AccueilSéminaire de l'École doctorale de science politique – Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne (2010-2011)

Séminaire de l'École doctorale de science politique – Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne (2010-2011)

École doctorale de science politique – Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne Political Science Seminar (2010-2011)

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Publié le jeudi 27 janvier 2011 par Loïc Le Pape

Résumé

L'École doctorale de science politique - Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne - organise un cycle de séminaires durant toute l'année universitaire 2010-2011 ouvert au public.

Annonce

Ecole Doctorale de Science Politique - Paris 1 Sorbonne-Panthéon

Vendredi 17 décembre 2010 (19h00-21h00)

Intervenant : LINDEMANN  Thomas

Intitulé : Les origines de la guerre. La lutte pour la reconnaissance

Enseignant discutant : GAXIE Daniel

Doctorant discutant : CUADROS Daniela

Présentation : Le propos de notre communication est d'intégrer la rationalité symbolique dans l'explication de la guerre. Celle-ci peut être définie comme le désir d'obtenir la reconnaissance d'une identité et d'une image valorisée de soi auprès des autres.  La « lutte pour la reconnaissance » a été thématisée dans des travaux philosophiques (Axel Honneth) et « constructivistes » (A. Wendt). Notre contribution principale est de montrer comment ces perspectives peuvent être appliquées à l'étude empirique des conflits armés. Selon notre thèse principale, la probabilité d'une guerre ou la préservation de la paix dépend aussi des coûts et des gains symboliques associés à l'option « belliqueuse ». Plus particulièrement, nous défendons la thèse selon laquelle l'issue pacifique ou belliqueuse d'un grand nombre de crises internationales dépend souvent de la capacité des acteurs à s'engager dans une politique de reconnaissance. Une telle politique de reconnaissance doit confirmer les exigences identitaires universelles et plus spécifiques. Tel est notamment le cas si les acteurs s'engagent dans une crise internationale non pas par sentiment d'opportunité (par exemple le désir de gains territoriaux, économiques ou de prestige) mais par sentiment de vulnérabilité à la fois sécuritaire et identitaire (la peur de perdre la face). Nous avonss choisi deux crises internationales pour la démonstration : l'une  a culminé dans une guerre (la crise entre les Etats-Unis et l'Irak entre 2001 et 2003)  tandis que l'autre a pu être résolue de manière pacifique (la crise entre la Libye et les Etats-Unis entre 1986 et 2004).

Lundi 17 janvier 2011 de 19h00 à 21h00

Intervenant : ÜSTEL Füsun, professeure de l'université de Galatasaray (Turquie), invitée à Paris 1, du 10 janvier au 10 février 2010.

Intitulé : A la poursuite du "citoyen convenable" : un siècle d'éducation civique scolaire en Turquie

Enseignant discutant : BRIQUET Jean-Louis

Doctorant discutant : KAYA Sümbül

Présentation : L'école comme appareil idéologique d'État a toujours joué en Turquie un rôle premier dans l'éducation à la citoyenneté. L'étude du contenu des manuels de "Morale et d'instruction civique" en usage dans les écoles primaires et secondaires à partir de la Seconde Monarchie Constitutionnelle en 1908, permet de recenser l'ensemble des prescriptions  qui s'attache au rôle du "citoyen convenable" et d'analyser les transformations sémantiques majeures concernant les concepts de patrie, nation, et État. La compréhension du "citoyen convenable", évolue au fil des décennies vers une conception subjectiviste et essentialiste de la nation se distanciant par rapport au discours officiel de nation contractuelle. La conférence vise à faire le point sur les implications de ce double discours sur la citoyenneté, tant au sein de l'École qu'au sein de la société turque.

Lundi 14 février 2011 (19h00-21h00)

Intervenant : BARGEL Lucie

Intitulé : Jeunes socialistes, jeunes UMP. Lieux et processus de socialisation politique

Enseignant discutant : SAWICKI Frédéric

Doctorants discutants : LE MAZIER Julie - LEBOEUF Aline

Présentation : Comment apprend-on le métier politique, métier qui, apparemment, « ne s'apprend pas » ? La thèse de Lucie Bargel, en prenant pour objet les deux organisations de jeunesse que sont le Mouvement des jeunes socialistes et les Jeunes populaires, ouvre la « boîte noire » de la socialisation politique, en s'attachant à l'une des filières d'accès à ce métier. Plutôt que de déduire rétrospectivement le rôle de ces organisations dans l'acquisition de savoir-faire spécifiques par leur présence dans la trajectoire des leaders en place, elle se concentre sur ces « avant-postes » bien moins souvent étudiés que les partis, pour montrer si et surtout comment les organisations de jeunesse fabriquent des professionnels de la politique.
Par une enquête combinant plusieurs méthodes (archives, analyse quantitative, entretiens et observation participante) et en particulier par une démarche ethnographique, l'auteure rend ainsi compte des apprentissages concrets qui se jouent dans la « carrière » des membres du MJS et des Jeunes populaires. En analysant la socialisation en train de se faire, elle donne à voir ce qui, dans le capital militant, tient aux dispositions préexistantes de jeunes gens qui sont souvent des hommes issus de milieux sociaux favorisés, et à la façon dont les organisations les façonnent. En effet, le MJS et les Jeunes populaires produisent de l'homogénéité sociale à la fois par les apprentissages qui s'y dispensent que par la sélection que les membres les plus expérimentés y opèrent en repérant celles et surtout ceux qui ont le meilleur profil pour gravir les échelons de l'organisation. Lucie Bargel intègre à toutes les étapes de cette analyse la dimension du genre, contribuant à l'étude de la sexuation des compétences politiques, mais montrant aussi que le genre n'est pas uniquement un objet d'étude en soi, mais un outil pour comprendre n'importe quel fait social.
La comparaison entre les organisations de jeunesse des deux partis dominants de la vie politique française, Parti socialiste et UMP, offre quant à elle l'intérêt de ne pas concentrer l'analyse sur les seuls militants de gauche, objets privilégiés de l'étude des partis politiques. Surtout, elle permet de saisir comment les caractéristiques institutionnelles respectives des deux organisations (dépendance à leur « organisation-mère », mode de légitimation des dirigeants, structuration interne) font varier les modes de socialisation qui s'y jouent, contribuant ainsi à la sociologie des institutions. La configuration socio-politique dans laquelle elles sont prises, c'est-à-dire l'évolution de leurs relations avec d'autres groupes syndicaux ou politiques et avec le parti, ainsi que la position variable de ce dernier dans le champ politique, influent également sur les trajectoires et les chances de professionnalisation de leurs membres.

Lundi 21 mars 2011 (19h00-21h00)

Intervenants : MARIOT Nicolas et ZALC Claire

Intitulé : Face à la persécution

Enseignant discutant : MATONTI Frédérique

Doctorant discutant : LE GALL Arnaud et GUDONIS Marius

Présentation :  L'histoire de la Shoah en France envisagée dans une nouvelle perspective. S'appuyant sur un formidable travail d'archives et décrivant l'éventail des parcours des victimes, entre la vie et la mort, voici l'histoire des 991 Juifs de Lens entre 1940 et 1945, au jour le jour, famille par famille. Chaque temps de la discrimination antisémite en France est scruté du côté des persécutés : l'identification, l'aryanisation, l'arrestation, la déportation. Au total, que fallait-il faire ? Se déclarer comme juif ou se taire ? Fuir ou se cacher ?

 Présentation des auteurs : Nicolas Mariot est chercheur au CNRS. II a notamment publié Bains de foule. Les voyages présidentiels en province, 1888-2002 et, avec A. Loez, Obéir/désobéir. Les mutineries de 1917 en perspective. Claire Zalc est chercheuse au CNRS. Elle a codirigé 1931, les étrangers au temps de l'exposition coloniale (2008), le catalogue de l'exposition du même nom dont elle était commissaire et qui s'est tenue à la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, et a publié Melting Shops. Une histoire des commerçants étrangers en France.

Jeudi 7 avril 2011 (19h00-21h00)

Intervenant : COLE Alistair

Intitulé : Governing and Governance in France

Enseignant discutant : GERVAIS Julie

Doctorant discutant :  TERCERIE Orianne

Presentation :  As a leading European nation with a particular state tradition and historical legacy, France has long fascinated foreign observers. In recent decades, the 'orthodox model' of French politics and policy-making has been challenged by powerful forces of globalization, Europeanisation, decentralization, administrative reform and changing patterns of state-society relations. In this compelling examination of French politics since the 1970s, Alistair Cole discusses these key challenges and identifies the key drivers of change. He argues that French-style governance is an untidy affair, rather than a neatly ordered and organized hierarchy, and that, though changes in France are comparable to those in other European Union countries, its governance is mediated by domestic institutions, interests and ideas. The pressures facing France are viewed through nationally specific lenses and mediated in ways that ensure that the French polity retains distinctive characteristics.

Reviews :

'Cole's book is a tour de force bringing together up to date research perspective on public policy and governance together with clear pedagogical presentation of complex changes within France. Far from old debates and characterisation of French exceptionalism, the book provides a unique analysis of the governance of France, based upon massive field work, a systematic use of the main comparative European literature and an original fine grain understanding of social and political changes. From champagne producers, education elites, Britanny cultural leaders, to regulatory agencies or the Council of the state, a different French society is governed through the instruments of a restructured state.' Patrick Le Galès, Directeur de recherche au CNRS, CEVIPOF and Professor of Sociology and Public Policy, Sciences Po2, Paris 

'Built upon the firm foundations of exhaustive fieldwork and an immensely detailed grasp of both the contours of the French state, and the debates surrounding its contemporary evolution, Governing and Governance in France combines admirable empirical depth with impressive and insightful theoretical sophistication. Systematically situating French governance and state capacities in a broader comparative and conceptual context, Cole's outstanding book lucidly explores the dilemmas and difficulties of the profound political and economic transition from dirigiste market-steering state to France's contemporary regulatory, market-supporting state. This theoretically and empirically ambitious book also masterfully synthesises and critiques an impressive range of political science literature, and it will be compulsory reading for all serious scholars of the evolving nature of governance, and of contemporary French politics.' Dr Ben Clift, Associate Professor of Political Economy, University of Warwick. 

Lundi 16 mai 2001 (19h00-21h00)

Intervenant : GEAY Bertrand

Intitulé : La protestation étudiante. Le mouvement du printemps 2006

Enseignant discutant : SOMMIER Isabelle

Doctorants discutants : BARRAULT Lorenzo, GANTOIS Mailys

Présentation : Au printemps 2006, une mobilisation étudiante et lycéenne de grande ampleur, au centre d'un mouvement interprofessionnel réunissant la quasi-totalité des grandes organisations syndicales, conduisait au retrait du "contrat première embauche" (CPE). Cette victoire marquait une rupture après des années de reculs sur le terrain de la défense de l'Etat social et permettait d'espérer en la reprise du "mouvement social". Cette mobilisation de la jeunesse scolarisée a surpris et démenti la représentation commune d'une jeunesse " dépolitisée" et repliée sur elle-même. Surgissait au contraire une génération intéressée aux questions sociales et économiques, préoccupée de son avenir, et soucieuse de la conduite des choses politiques. Produit d'une recherche collective, cet ouvrage dissèque de l'intérieur le déroulement de cette mobilisation en s'appuyant sur un dispositif d'enquêtes multiples, à la fois monographique et statistique, local et national. La décomposition analytique de ce qui apparaît comme une sorte de fait social total devient possible : toute une série d'aspects traités le plus souvent de façon séparée peuvent être saisis dans leur logique d'ensemble, et l'on est en mesure de comprendre ce qui conduit d'ordinaire la jeunesse scolarisée à supporter le sort qui lui est fait ou, dans certaines circonstances, à ne plus l'accepter. Ces analyses se révèlent précieuses pour comprendre la crise du système scolaire et universitaire, ainsi que les mouvements qui sont en train de se développer face à des réformes actuelles.

 

Lieux

  • Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 12 place du Panthéon (salle 216, centre Panthéon)
    Paris, France

Dates

  • lundi 14 février 2011
  • lundi 21 mars 2011
  • jeudi 07 avril 2011
  • lundi 16 mai 2011
  • vendredi 17 décembre 2010
  • lundi 17 janvier 2011

Mots-clés

  • Science politique, Sociologie politique

Contacts

  • FADIME DELI
    courriel : fadime [dot] deli [at] univ-paris1 [dot] fr

Source de l'information

  • FADIME DELI
    courriel : fadime [dot] deli [at] univ-paris1 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Séminaire de l'École doctorale de science politique – Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne (2010-2011) », Cycle de conférences, Calenda, Publié le jeudi 27 janvier 2011, http://calenda.org/203179