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La justice dans la société ottomane : institutions, acteurs et pratiques

Justice in Ottoman society. Institutions, Actors and Practices

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Publié le mardi 01 février 2011 par Loïc Le Pape

Résumé

L’objectif de ce séminaire est de contribuer à une meilleure compréhension de l’interaction des différentes institutions et acteurs de la justice dans la société ottomane lors des processus de réconciliation entre individus ou bien au cours de l’établissement de la justice en général.

Annonce

Présentation :

La justice dans la société ottomane était pratiquée au sein d’une configuration complexe, faite de l’interaction de différentes institutions, références judiciaires (chéria, kanun, coutumes) ou acteurs et donnait lieu à une multiplicité de pratiques différentes. Les personnes qui étaient en désaccord, voire impliquées dans un conflit, disposaient de plusieurs voies alternatives pour résoudre leur différend. À l’échelle de l’Empire il y avait les tribunaux des cadis auxquels les sujets (musulmans ou non) pouvaient s’adresser mais ceux-ci ne représentaient pas la seule institution ou instance distribuant les droits ou sanctions parmi les sujets. Il y avait par ailleurs le divan impérial ou bien les autorités des différentes communautés religieuses ou professionnelles, auquel les personnes pouvaient faire appel en cas de conflit. Et le pouvoir judiciaire ou exécutif des uns (tel les cadis) pouvait être corrigé, complété ou bien contrebalancé par celui des autres (tels les vali, le şeyhülislam ou les muftis).

L’objectif de ce séminaire est de contribuer à une meilleure compréhension de l’interaction de ces différentes institutions et acteurs lors des processus de réconciliation entre individus ou bien au cours de l’établissement de la justice en général. À travers l’intervention d’historiens travaillant sur différents aspects du fonctionnement de la justice au sein de la société ottomane, nous souhaitons avoir de nouveaux éclairages sur le déroulement des pratiques relatives au procédures juridiques, punitives ou bien réconciliatrices. L’interaction entre les tribunaux des cadis et les divans des gouverneurs ou bien du divan impérial nous intéressera particulièrement à cet égard mais aussi la place faite aux opinions des juristes (tels les muftis), tout au long des processus de la réconciliation. Les pratiques judiciaires qui étaient opératoires hors des institutions feront également partie de notre discussion. Qu’il s’agisse des pratiques punitives (kan davası) ou bien réconciliatrices (telle la pratique du sulh), c’est encore une fois l’interaction entre ces différentes sphères de justice, qu’elles soient «informelles» ou bien plus institutionnalisées qui retiendra notre attention.

Programme des séances :

Mardi 2 novembre

Işık Tamdoğan (CNRS)
Sulh anlaşmalarından hareketle, Kadı mahkemesi önünde ve dısında uzlaşma

Mardi 14 décembre

Yavuz Aykan (EHESS / Université de Münich)
Les absents, les muftis et les conflits juridiques

Mardi 11 janvier

Suraiya Faroqhi (Université de Bilgi)
Ottoman kadis acting as notaries in state-enforced dispute resolution between villagers and nomads

Mardi 15 février

Alp Yücel Kaya (İstanbul Teknik Üniversitesi)

Lieux

  • Institut Français d'Études Anatoliennes, Nur-i ziya sokak 10 PK54
    Istanbul, Turquie

Dates

  • mardi 02 novembre 2010
  • mardi 14 décembre 2010
  • mardi 11 janvier 2011
  • mardi 15 février 2011

Mots-clés

  • Empire ottoman, justice, cadi, divan impérial, réconciliation

Contacts

  • I??k Tamdo?an ~
    courriel : isik [at] netcourrier [dot] com
  • Juliette Dumas
    courriel : dumas [dot] ju [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Isabelle Gilles
    courriel : isabelle [dot] gilles [at] ifea-istanbul [dot] net

Pour citer cette annonce

« La justice dans la société ottomane : institutions, acteurs et pratiques », Séminaire, Calenda, Publié le mardi 01 février 2011, http://calenda.org/203208