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Le tourisme et la réduction de la pauvreté

Tourism and the Reduction of Poverty

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Publié le lundi 07 février 2011 par Loïc Le Pape

Résumé

Appel à contributions de la revue Téoros sur le tourisme comme outil de réduction de la pauvreté

Annonce

Rédacteurs responsables du dossier :

  • Olivier Dehoorne (Université des Antilles et de la Guyane)
  • François Vellas (Université de Toulouse)

Date de soumission des textes : 1er mai 2011

Date de publication : 1er trimestre 2012

Argumentaire

La réflexion sur le tourisme et la réduction de la pauvreté prend une nouvelle dimension en début de millénaire, marquée par des rencontres internationales majeures, comme le Sommet du millénaire des Nations Unies (New York, 2000) et le Sommet Mondial sur le Développement Durable (Johannesburg, 2002), qui ont arrêté des objectifs précis pour réduire la pauvreté. Le défi est colossal : 1.4 milliards de personnes survivent avec moins d’un dollar par jour (en 2005). Du même coup, la pauvreté est un phénomène complexe et multidimensionnel qui ne se limite pas seulement à un manque de revenus.

Le secteur touristique, dès l’origine, a été intégré aux politiques de développement, tant dans les projets de revitalisation des campagnes d’Europe occidentales confrontées à l’exode rural que dans les pays nouvellement indépendants. Il s’agissait de concevoir des projets qui encourageaient des consommations touristiques soutenant l’aménagement d’une région ou au développement d’un pays. La Banque Mondiale et l’UNESCO ont financé de tels projets dès les années 1970 comme en témoigne le recueil de travaux publiés sous la direction d’Emmanuel de Kadt, intitulé Tourism – Passeport to Development ? (1979).  

Désormais la problématique ne porte plus sur les processus de développement. L’accent est plutôt mis sur les possibilités de réduction de la pauvreté et les possibilités afin d’aider les populations les plus vulnérables. La Conférence des Nations-Unies sur les Pays les Moins Avancés (Bruxelles, 2001)  souligne que le tourisme international est « l’un des rares secteurs économiques ayant permis aux PMA d’accroître leur participation à l’économie mondiale. Il peut servir de moteur à la création d’emplois, à la lutte contre la pauvreté, à l’instauration de l’égalité entre les sexes et à la protection du patrimoine naturel et culturel ». (cf. paragraphe 63 du Programme d’action de Bruxelles -A/CONF.191/11). Lors du Sommet Mondial sur le développement durable, à Johannesburg (2002), l’OMT a présenté l’initiative ST-EP («Sustainable Tourism – Eliminating Poverty ») qui entend employer le tourisme comme un outil au service de la lutte contre la pauvreté. Cette volonté a été confirmée lors du Sommet Mondial des Nations Unies tenu à New York (2005) avec l’adoption de la Déclaration sur « Le tourisme au service des objectifs de développement du Millénaire ».

L’objectif de ce dossier spécial de Téoros est de présenter les méthodes et les indicateurs permettant d’évaluer l’impact des revenus du tourisme sur la pauvreté. Dans quelle mesure ce secteur d’activité peut-il contribuer à améliorer les conditions de vie des populations les plus démunies, comment peut-il s’inscrire dans une stratégie de développement durable et donc dans  une perspective de lutte contre la pauvreté ?

Il s’agit de croiser les résultats d’études conduites à partir de variables macro classiques et des  retours d’expériences. Le recours à des démonstrations empiriques, de diagnostics territoriaux, au-delà de l’inventaire des bonnes pratiques, permet d’identifier des freins et des blocages à l’échelle micro qui mettent en évidence la complexité des situations et l’expliquent partiellement les contradictions de certains résultats.

Les questionnements portent également sur le fonctionnement du secteur touristique dans la destination, sur les segments de la filière touristique qui lui sont les plus profitables, les pratiques les plus bénéfiques (tourisme de masse ou tourisme haut de gamme ?), sans négliger les stratégies qui permettent de réduire les fuites et l’analyse des mécanismes de croissance et de redistribution.

Modalités pratiques

Les auteur(e)s doivent faire parvenir un manuscrit rédigé préférablement en français présenté selon les règles de la revue, disponibles au www.teoros.revue.org/.

Les textes qui ne respectent pas le format de la revue (sources dans le texte, pas de notes de bas de page et bibliographie selon les normes de la revue) seront rejetés.

Les textes soumis en format Word (pas de PDF), doivent compter environ 6 000 à 8 000 mots et doivent comprendre un objectif (question) de recherche clairement énoncé; un descriptif de la méthodologie de recherche employée, et un volet théorique. Une étude de cas peut s’ajouter à ces éléments. Chaque article doit inclure les nom et prénom de tous les auteur(e)s, leur titre principal et leur affiliation (une seule), leur adresse électronique (courriel) et postale, un résumé de 150 à 200 mots maximum en français, ainsi qu'une une liste des mots clés (maximum de 5). Les auteurs sont invités à fournir 3 ou 4 illustrations, libres de droits et en haute résolution (300 dpi) en indiquant clairement la légende de la photo et le nom de l’auteur(e) de la photo.

Les manuscrits soumis pour la publication dans Téoros doivent être originaux. Les auteur(e)s restent responsables du contenu et des opinions exprimés ainsi que de la correction des données et des références bibliographiques.

La date limite pour soumettre un texte est le 1er mai 2011. 

Les propositions de textes doivent être adressées à la revue : teoros@uqam.ca.

Veuillez inscrire « Tourisme et pauvreté » dans la ligne de sujet.

Dates

  • dimanche 01 mai 2011

Mots-clés

  • tourisme, pauvreté, développement

Contacts

  • Revue Téoros
    courriel : teoros [at] uqam [dot] ca

Source de l'information

  • Revue Téoros
    courriel : teoros [at] uqam [dot] ca

Pour citer cette annonce

« Le tourisme et la réduction de la pauvreté », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 07 février 2011, http://calenda.org/203289