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Faveurs, influence et corruption

Favors, influence and corruption

Culture et politique à l'époque contemporaine (19e-20e siècles)

Culture and politics in modern and contemporary times (19th-20th centuries)

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Publié le lundi 07 février 2011 par Natalie Petiteau

Résumé

Au cours des vingt dernières années, les débats collectifs sur la corruption politique ont pris une importance considérable. Dans de nombreux pays, comme au plan international, ces débats ont abouti à la création de nouvelles normes, visant à éradiquer la corruption, au nom de la transparence. Par contraste, l’étude historique du phénomène est encore à ses débuts, particulièrement les recherches comparatistes. Cet appel à contribution concerne un projet comparatiste qui veut montrer comment les phénomènes de corruption, dans leurs formes actuelles, sont apparus, en Europe, entre le début du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle, avant d'évoluer fortement au cours du XXe siècle.

Annonce


Appel à contributions


Faveurs, influence et corruption: culture et politique à l'époque contemporaine.


Deux colloques doivent avoir lieu dans le cadre d'un programme de recherche franco-allemand sur la « corruption politique: pratiques de la faveur et débats publics aux XIXe et XXe siècles ». Ce programme, soutenu par l'ANR (agence nationale de la recherche) et la DFG (deutsche forschungsgemeinschaft), est coordonné par Jens Ivo Engels (université technique de Darmstadt) et Frédéric Monier (université d'Avignon), avec Natalie Petiteau (université d'Avignon), Andreas Fahrmeir (université Goethe de Francfort) et Olivier Dard (université de Metz).
Le comité scientifique est composé en outre de Giorgio Blundo (EHESS), Pierre Lascoumes (CNRS) et Christophe Prochasson (EHESS).

Ces deux colloques sont prévus en France, à l'université de Metz (septembre 2012) et à l'université d'Avignon (mai 2013). La synthèse des travaux sera présentée en Allemagne, à l'université de Francfort, en octobre 2013.

Ces manifestations s'inscrivent dans le fil de débats ouverts aux colloques de Darmstadt (mars 2009, Legitimation, Integration, Korruption: Patronage in früher Neuzeit und Moderne, dirigé par R. G. Asch, B. Emich et J. I. Engels) et d'Avignon (mai 2010, Les Européens et le pouvoir politique, dirigé par N. Petiteau et F. Monier).

Les colloques de Metz (2012) et d'Avignon (2013) sont organisés avec le soutien du centre Norbert Elias (UMR 8562), du centre régional universitaire lorrain d'Histoire (CRULH), du séminaire d'histoire de l'université de Darmstadt, notamment.

Présentation générale


Au cours des vingt dernières années, les débats collectifs sur la corruption politique ont pris une importance considérable. Dans de nombreux pays, comme au plan international, ces débats ont abouti à la création de nouvelles normes, visant à éradiquer la corruption, au nom de la transparence (pour la France, Monier, 2011). Par contraste, l’étude historique du phénomène est encore à ses débuts, particulièrement les recherches comparatistes (Engels, 2006 et 2008). Ce projet comparatiste veut montrer comment les phénomènes de corruption, dans leurs formes actuelles, sont apparus, en Europe, entre le début du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle, avant d'évoluer fortement au cours du XXe siècle. Des éclairages mériteraient d'être apportés sur d'autres aires culturelles – notamment nord-américaines -.

Rompant avec les systèmes d’Ancien régime marqués par les patronages aristocratiques, la politisation des sociétés et l’institutionnalisation de l'État créent une critique absolue de la corruption, à partir du tournant des XVIIIe et XIXe siècles (Engels, 2006). Loin d’être atemporelle, la corruption politique a d’abord une histoire. Aujourd’hui, le sens commun y voit l’abus d’une position publique à des fins privées. L’un des objectifs de ces colloques est de montrer comment, dans différents pays, la notion de corruption renvoie à des pratiques d'influence, ainsi qu'à leurs perceptions par le public: pratiques et perceptions varient selon les temps et les lieux.

Le projet appréhende les phénomènes de corruption dans leurs deux dimensions constitutives: des pratiques politiques dominées par des faveurs; des modes de publicisation qui, avec l’essor des médias de masse ou de la « visibilité médiatisée », constituent les scandales et les affaires en moments des débats publics (Thompson, 2000, Engels, 2009).

Cela fait surgir des interrogations sur la morale publique et sur la construction culturelle de modèles idéaux, concernant le bien commun et l'intérêt général. Compte tenu des modèles étatiques et des traditions politiques propres aux différents pays, on attend de la recherche comparative certains éclairages: sur les particularités nationales et les tendances généralisables – ce sur quoi la recherche sur la corruption s'est peu étendue jusqu'ici -.

Thématiques et perspectives scientifiques

Quatre thématiques ont été choisies pour les deux colloques prévus.
1/L'économie politique des faveurs: normes publiques et pratiques privées
2/Les réseaux d'influence: patronages, clientélismes et intérêts
3/La corruption en débats: les scandales et leurs acteurs
4/ Les usages de l'indignation: morales civiques, mythes collectifs et stratégies politiques.

Si une perspective historique – et constructiviste - a été retenue, les appels à contribution s'adressent à l'ensemble des chercheurs en sciences sociales – sociologie, anthropologie, science politique -, comme aux spécialistes d'histoire du droit. Dans le même esprit, si le projet est axé sur l'ensemble de la séquence historique, ouverte dans les années 1800, les colloques peuvent accueillir des contributions traitant de l'histoire très récente – depuis les années 1980 -. Enfin, si l'aire ouest-européenne est au cœur de l'enquête, des propositions portant sur d'autres pays européens, ou nord-américains, peuvent être adressées.
L'hypothèse générale est que les phénomènes relevant des faveurs et de la corruption politiques ne correspondent ni à des constantes anthropologiques, ni à des formes de déviance définies a priori. Ces postulats scientifiques pourront être discutés dans les contributions.
En bref, ce sont les objectifs scientifiques qui détermineront, en pratique, l'agencement intellectuel des colloques.

Objectifs de recherche

Les débats sur la corruption sont un moyen d'accès qui permet d'analyser les modifications progressives des paysages politiques. On peut penser notamment aux périodes de guerre, qui, sur le plan économique, se présentent comme des moments caractérisés par des pratiques corrompues, ainsi que par de vifs débats sur les « profiteurs de guerre ». De façon générale, les différentes sociétés, - ouest-européennes en particulier -, sont marquées par une exigence de pluralisme. Souvent, des acteurs nouveaux sur la scène publique se sont faits les porte-drapeaux d'une morale politique face à la corruption attribuée au pouvoir en place. On peut, par exemple, estimer que les révolutions, ou les changements de systèmes politiques, cristallisent ces débats, autour de la corruption attribuée aux « privilégiés », membres d'anciennes élites.
Enjeux de conflits politiques, modes – souvent paradoxaux – de production de normes disputées, les débats sur la corruption méritent donc d'être revisités.

La question doit être soulevée, dans une autre perspective, des processus qui ont fait évoluer les pratiques de faveur entre gouvernants, fonctionnaires et milieux d'affaires, mais aussi entre gouvernants, fonctionnaires et simples sujets, et/ou citoyens (Monier, 2007). Des enquêtes récentes, à l'échelle nationale, confirment que les pratiques ordinaires de favoritisme pèsent sur les perceptions de la corruption politique (Lascoumes, 2010). Dans une perspective historique, on constate une réorganisation des structures de clientèle et de patronage. Celle-ci est liée à l'évolution des normes de conduite qui règlent l'économie politique des faveurs et le maintien des loyautés, ou des fidélités. On peut ainsi penser aux transformations des réseaux locaux, ou communaux, qui, en particulier dans les villes, régulent l'attribution des contrats (immeubles, marchés publics).
Mais au-delà, ces exigences croissantes induisent la modification d'habitudes acquises par les élites. Ainsi en va-t-il, par exemple, pour la diplomatie: la modification des pratiques de faveur, comme les changements de nature des cadeaux diplomatiques, s'inscrivent dans un processus général marqué par la professionnalisation de la diplomatie et l'acquisition de nouvelles normes.

A la croisée des pratiques de faveurs et des débats publics, le scandale est un lieu d'observation des réactions du plus grand nombre. Objet de recherches en cours venues, côté français, de sociologues du politique et des médias (De Blic/Lemieux 2007), les scandales de corruption n'ont fait l'objet d'aucune approche comparatiste, à de rares exceptions près (Bösch, 2009). Toutefois, des études comparatives concernant l'histoire des médias sont disponibles, dans lesquelles des scandales sont traités ( Requate 2009).
Si l'on adopte la perspective selon laquelle un scandale existe d'abord et avant tout par son public, l'analyse de ces publics successifs fait émerger les mécanismes de mobilisation et d'indignation (Jankowski 2008). Se dessinent ainsi, en creux, les seuils de tolérance à la corruption propres à chacune des sociétés à différents moments. L'analyse de ces publics permet de relire les représentations culturelles, morales, civiques que les sujets et les citoyens se font du pouvoir et des hommes qui l'exercent.

Organisation

Les propositions de contributions pourront être adressées en trois langues: allemand, anglais et français. Une présentation en anglais sera demandée.
Les propositions pourront être adressées jusqu'au 30 juin 2011, à Jens Ivo Engels et à Frédéric Monier.
engels@pg.tu-darmstadt.de
Frederic.monier@univ-avignon.fr

Le comité scientifique apportera une réponse avant le 15 septembre 2011.
Les propositions retenues seront publiées sur la page de présentation du projet « Politique et corruption » (POC/K). Cette page sera disponible sur le site du projet, à http://hypotheses.org, ainsi que sur le internet du centre Norbert Elias, à l'EHESS (école des hautes études en sciences sociales), à. http://Centre-norbert-elias.ehess.fr
Le comité scientifique s'engage à suivre les règles académiques de respect de la déontologie et de lutte contre la fraude, définies par l'équipe dirigée par Michelle Bergaada de l'université de Genève http://responsable.unige.ch

Call for papers


Favors, influence and corruption: culture and politics in modern and contemporary times (19th-20th centuries).



Two conferences will take place within the framework of a Franco-German research program dedicated to the "Political Corruption: Practices of favor and public debates in the nineteenth and twentieth centuries”. This program, supported by the ANR (National Agency of Research) and DFG (Deutsche Forschungsgemeinschaft), has two coordinators: Jens Ivo Engels (Darmstadt University of Technology) and Frédéric Monier (University of Avignon), in partnership with Natalie Petiteau (University of Avignon), Andreas Fahrmeir (Goethe University of Frankfurt) and Olivier Dard (University of Metz).
Besides the organizers, Giorgio Blundo (EHESS), Pierre Lascoumes (CNRS) and Christophe Prochasson (EHESS) belong to the scientific committee.
These two conferences are planned in France, at the University of Metz (September 2012) and the University of Avignon (May 2013). A third meeting will present the synthesis of the whole work. It will take place in Germany, at the University of Frankfurt, in October 2013.
These conferences will pursue and extend the discussions started at previous meetings, in Darmstadt (March 2009, Legitimation, Integration, Korruption: Patronage in früher Neuzeit und Moderne, led by RG Asch, B. Emich and JI. Engels) and Avignon (May 2010, Les Européens et le pouvoir politique, led by N. Petiteau and F. Monier).

Both conferences, in Metz (2012) and Avignon (2013), are organized with support from the Norbert Elias research center (UMR 8562), the Lorraine University Regional Center of History (CRULH), the history seminar at the University of Darmstadt, among others.


Overview

Over the past twenty years, discussions on political corruption have taken on considerable importance. In many countries, as well as within international organizations, these debates have led to the creation of new standards, designed to eradicate corruption in the name of transparency (for France, see Monier, 2011). By contrast, the historical study of the phenomenon is still in its infancy, especially as regards comparative research (Engels, 2006 and 2008).
This comparative project aims to show how the phenomena of corruption have emerged in their current forms, in Europe between the early nineteenth and the first half of the twentieth century. It will take a close look at the deep, longer-term changes which affected patterns of political corrution, from the 1970s onwards, and will attempt to take on board insights derived from the study of other cultural areas - particularly North America -.
Breaking with the Old Regime system marked by aristocratic patronage, the politicization of society and the institutionalization of the state created an 'absolute' criticism of corruption, at the turn from the eighteenth to the nineteenth century (Engels, 2006). Far from being timeless, political corruption has a history.
Today, common sense defines it as the abuse of public position for private purposes. One objective of these meetings is to show how the concept of corruption refers to practices of favor and uses of influence on the one hand , and their perception by the public on the other, in different countries at various times: perceptions and practices vary over time and space.
The project captures the phenomena of corruption in their two constituent dimensions: practices dominated by political favors; and the processes of publicity which, together with the rise of the mass media or the “new visibility”, have transformed the scandals into a recurring form of public debates (Thompson, 2000, Engels, 2009).
This raises questions about public morality and the cultural construction of “indignation”, in defence of the common good and general interest (Jankowski, 2008). Taking into account the differences between political models and national traditions in various countries, one expects that comparative studies can provide certain spotlights : on national characteristics and common trends, which have not hitherto been emphasised in scientific research on corruption.


Thematic and scientific perspectives

Four themes are scheduled for these meetings.
1 / The political economy of favors: public standards and private practices
2/ The networks of influence: patronage, clientelism and interests
3/ The corruption debates: scandals and their actors
4/ Uses of “indignation”: civic morals, collective myths and political strategies.

The organizers have adopted a historical and constructivist perspective. Nevertheless, the call for papers is addressed to specialists of various social sciences - sociology, anthropology, political science, and history of law as well-.

In the same vein, the project focuses on the whole historical sequence, from around 1800 and can accommodate contributions analysing very recent history - from the 1980s -.
Lastly, although the west European area is at the heart of the investigation, proposals dealing with other European countries or North America, are very welcome.
The general assumption is that phenomena related to patronage and corruption are neither anthropological constants, nor forms of deviance, which can be defined a priori. The papers are welcome to discuss and criticise these scientific postulates.


Organization

Paper proposals, up to 400 words, can be submitted in German, English and French. We would expect (short) presentations to be in English.

Proposals should be submitted until 30 June 2011, to Jens Ivo Engels and Frederic Monier.
engels@pg.tu-darmstadt.de
Frederic.monier@univ-avignon.fr

The Scientific Committee will respond by September 15, 2011.

Successful proposals will be published on the website of the "Politics and Corruption" program ( les carnets de POC / K, at http://hypotheses.org -under construction).
The organizers commit themselves to follow the academic rules of respect for ethics and the fight against fraud, as Michelle Bergaada, at University of Geneva, defined them ( http://responsable.unige.ch /)

Begünstigung und Korruption: Zur politischen Kultur im 19. und 20. Jahrhundert


Im Lauf der nächsten Jahre finden zwei internationale Tagungen statt, die im Rahmen eines deutsch-französischen Kooperationsprojekts veranstaltet werden. Das von DFG und ANR finanzierte Projekt firmiert unter dem Titel „Politische Korruption. Praktiken der Begünstigung und öffentliche Debatten in Deutschland und Frankreich (19. – 20. Jahrhundert). Die Projektleitung liegt bei Frédéric Monier (Avignon), Jens Ivo Engels (Darmstadt), Olivier Dard (Metz), Andreas Fahrmeir (Frankfurt) und Natalie Petiteau (Avignon).
Dem Organisationskomitee der Tagungen gehören außerdem an: Giorgio Blundo (EHESS), Pierre Lascoumes (CNRS) et Christophe Prochasson (EHESS).
Die Tagungen werden in Metz (September 2012) und Avignon (Mai 2013) stattfinden. In Frankfurt wird im Oktober 2013 eine weitere Tagung mit gesondertem Call for papers organisiert.
Diese Veranstaltungen setzen die bereits abgehaltenen Tagungen in Darmstadt (im März 2009 über Legitimation, Integration, Korruption: Patronage in früher Neuzeit und Moderne, veranstaltet von R. G. Asch, B. Emich und J. I. Engels) sowie von Avignon (Mai 2010 über Les Européens et le pouvoir politique, organisiert von N. Petiteau et F. Monier) fort.


Vorhaben

Im Lauf der letzten zwei Jahrzehnte ist die öffentliche Debatte über politische Korruption immer wichtiger geworden. Dies führte in vielen Ländern und auf internationaler Ebene zur Etablierung neuer Rechtsvorschriften, die Korruption verhindern und Transparenz fördern sollen (zu Frankreich Monier 2011). Dagegen befindet sich die historische Erforschung dieses Themas noch in ihrem Anfangsstadium, insbesondere was die komparatistische Perspektive betrifft (Engels 2006, 2008). Das vergleichend angelegte Forschungsprojekt fragt nach den Entstehungsbedingungen und Vorläufern der aktuellen Debatte seit dem frühen 19. und bis zur Mitte des 20. Jahrhunderts. Während die Forschergruppe sich dem deutsch-französischen Vergleich widmet, sollen die Tagungen die Perspektive auf weitere europäische Gesellschaften, aber auch die außereuropäische Welt erweitern helfen.
In der Projektarbeit wird ein historischer Ansatz verfolgt, der Korruption als historisches und variables Phänomen betrachtet. Das trifft vor allem auf gewandelte Vorstellungen von dem zu, was Korruption bedeutet. Wir gehen davon aus, dass der – zumindest als solcher erklärte – Bruch mit der häufig aristokratisch geprägten Patronagekultur der Frühen Neuzeit, die Verwaltungsmodernisierung und die zunehmende Fundamentalpolitisierung großer Teile der europäischen Gesellschaften von Entstehung einer „absoluten“ Korruptionskritik begleitet wurden (Engels 2006). Wenn man davon ausgeht, dass Korruptionskritik sich in der Regel auf konkrete Begünstigungspraktiken bezieht, müssen zwei Perspektiven im Mittelpunkt stehen: Die Untersuchung der Praktiken politischer Begünstigung wie auch die der Debatten hierüber, insbesondere in Form von Skandalen.
Anhand dieser Themen lassen sich unter anderem die kollektiven Vorstellungen über das Gemeinwohl rekonstruieren. Die komparative Perspektive auf mehrere Länder soll dazu beitragen, nationale Besonderheiten wie auch generalisierbare Aussagen hierüber zu treffen.

Themenfelder

Folgenden Themenfeldern soll das besondere Augenmerk auf den zwei Tagungen gelten:
1. Politische Begünstigung: Normen und Praktiken
2. Netzwerke der Macht: Patronage, Klientelismus, Interessenpolitik
3. Korruptionsdebatten: Skandale und ihre Akteure
4. Die Logik der Empörung: Bürgertugenden, kollektive Mythen, politische Strategien.

Neben Historikerinnen und Historikern des 19. und frühen 20. Jahrhunderts erhoffen sich die Initiatoren die Teilnahme von Kolleginnen und Kollegen aus Zeitgeschichte, Soziologie, Kulturwissenschaft, Politikwissenschaft und aus der Rechtsgeschichte. Außerdem soll der Blick nicht allein auf Westeuropa gerichtet sein: Insbesondere Nordamerika, Ost- und Südeuropa sowie die Kolonien sind von großem Interesse.

Forschungsinteresse

Die Debatten über Korruption bilden die Möglichkeit einer Sondierung der sich im historischen Prozess verändernden politischen Kultur. Hier können einzelne Phasen der Verdichtung besonders aufschlussreich sein: Beispielsweise resultieren Phasen des Krieges nicht zuletzt in veränderten Praktiken der Verflechtung zwischen Industrie und Politik, wie auch in intensiven Debatten über Kriegsprofiteure unter dem Stichwort Korruption. Ein weiteres Moment ist das Auftauchen neuer Akteure auf der politischen Bühne, die sich häufig als Anwälte einer höheren politischen Moral und Ankläger korrupter Praktiken bei den etablierten Kräften profilieren. Zudem gibt es – insbesondere in revolutionären Phasen – eine Ähnlichkeit in den Debatten über Korruption und Privilegien für alte Eliten.
Neben den Debatten sollen die Praktiken im Verhältnis zwischen Regierenden, Amtsträgern und Unternehmern, aber auch im Verhältnis zwischen Verwaltung und Verwalteten beleuchtet werden (Monier 2007). Diese Beziehungen sind nicht nur, aber auch durch Klientel- und Patronagestrukturen gekennzeichnet, welche ebenfalls nicht statisch sind, sondern sich im historischen Verlauf permanent verändern und dabei die Variabilität von politischen Verhaltensnormen, dem Verständnis von Loyalität und Verlässlichkeit zeigen. Untersuchungsgegenstand könnten etwa jene Netzwerke auf kommunaler Ebene sein, die den Umgang mit Konzessionen oder öffentlichen Immobilien aushandelten.
Tatsächlich sind auch die sich wandelnden Verhaltensweisen der politischen Eliten zu untersuchen, etwa unter Diplomaten: Veränderungen im Umgang mit diplomatischen Geschenken verweisen auf die Professionalisierung der Diplomatie, insbesondere im frühen 19. Jahrhundert.
Politische Korruptionsskandale als Kreuzungspunkte von Debatte und Praktiken erlauben es, jenseits der Elitendiskurse auch die Reaktionen größerer Bevölkerungsgruppen zu untersuchen. Zwar ist die historische Skandalforschung mittlerweile recht breit aufgestellt (De Blic/Lemieux 2007; Requate 2009). Von seltenen Ausnahmen abgesehen (Bösch 2009) liegen international vergleichende Untersuchungen über Korruptionsskandale jedoch kaum vor. Skandale zeigen die Mechanismen politischer Mobilisierung durch Entrüstung und lassen möglicherweise Schlüsse darüber zu, wie sich die Grenzen der ‚Korruptionstoleranz‘ in einer bestimmten Gesellschaft verschieben – und damit auch Rückschlüsse auf die moralischen Anforderungen, die diese Gesellschaft an das politische System und seine Amtsträger stellt.

Organisation

Vorschläge für einen Vortrag können auf Deutsch, Französisch oder Englisch eingereicht werden. Es wird die Gelegenheit bestehen, den Beitrag vor Ort auf Englisch zu präsentieren.
Vorschläge sind bis zum 30.6.2011 zu richten an Frédéric Monier oder Jens Ivo Engels.
engels@pg.tu-darmstadt.de
Frederic.monier@univ-avignon.fr

Das Organisationskomitee entscheidet über die eingeladenen Beiträge bis zum 15. September 2011. Diese Beiträge werden auf der Internetplattform des Projekts veröffentlicht, und zwar unter http://hypotheses.org sowie auf der Homepage des centre Norbert Elias an der EHESS http://Centre-norbert-elias.ehess.fr


Références bibliographiques – Literatur- References and citations


BÖSCH, Franck, (2009), Öffentliche Geheimnisse: Skandale, Politik und Medien in Deutschland und Großbritannien, 1880-1914, München.
DE BLIC, Damien, et LEMIEUX, Cyril, (2005), « Le scandale comme épreuve. Éléments de sociologie pragmatique », in: Politix 3, N° 71 , P.9-38.
ENGELS, Jens Ivo, (2006), « Politische Korruption in der Moderne. Debatten und Praktiken in Großbritannien und Deutschland im 19. Jahrhundert », in: Historische Zeitschrift 282, p. 313-350.
ENGELS, Jens Ivo (2008), „Corruption as a Political Issue in Modern Societies: France, Great Britain and the United States in the Long 19th Century”, in: Public Voices X, N° 2, p.68-86.
ENGELS, Jens Ivo (2009), „Revolution und Panama. Korruptionsdebatten als Systemkritik in Frankreich vom 18. Jahrhundert bis zur Dritten Republik“, in: ENGELS, Jens Ivo/ FAHRMEIR, Andreas/ NÜTZENADEL, Alexander (Hrsg.) (2009), Geld – Geschenke – Politik. Korruption im neuzeitlichen Europa (Beihefte der Historischen Zeitschrift 48), München, p.143-174.
JANKOWSKI, Paul, (2008), Shades of indignation : political scandals in France, past and present, New York /Oxford.
LASCOUMES, Pierre, [dir.], (2010), Favoritisme et corruption à la française: petits arrangements avec la probité, Paris.
MONIER, Frédéric, (2007), La politique des plaintes. Clientélisme et demandes sociales dans le Vaucluse d'Edouard Daladier (1890-1940), Paris.
MONIER, Frédéric, (2011), Corruption et politique: rien de nouveau?, Paris.
REQUATE, Jörg (dir.) (2009): Das 19. Jahrhundert als Mediengesellschaft – Les médias au XIXe siècle, München.
THOMPSON, John B., (2000), Political scandal: power and visibility in the Media age, Cambridge.

Lieux

  • Metz, France
  • Avignon, France

Dates

  • jeudi 30 juin 2011

Mots-clés

  • corruption, faveurs, histoire politique

Contacts

  • Frédéric Monier
    courriel :
  • Jens Ivo Engels
    courriel : engels [at] pg [dot] tu-darmstadt [dot] de

Source de l'information

  • Natalie Petiteau
    courriel : natalie [dot] petiteau [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Faveurs, influence et corruption », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 07 février 2011, http://calenda.org/203325