AccueilSéminaire du Laboratoire parole et langage (2011)

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Publié le vendredi 11 février 2011 par Karim Hammou

Résumé

Programme du cycle de conférences du Laboratoire parole et langage, Aix-en-Provence.

Annonce

CYCLE DE SEMINAIRES DU LABORATOIRE PAROLE ET LANGAGE 

Programme :

17/03/2011, 16h00

Salle A-103 (sous-sol bâtiment A), LPL, 5 av. Pasteur, Aix-en-Provence

 Marie-Christine JAMET (Université Ca'Foscari de Venise)

L’intercompréhension: pratiques et recherches sur l’oral

L’intercompréhension est un concept apparu dans le champ de la didactique des langues depuis les années 90 afin de promouvoir le plurilinguisme en Europe. La nécessité de trouver des stratégies nouvelles pour donner les moyens d’accéder à au moins deux langues en plus de la sienne, selon les objectifs du livre blanc du Conseil de l’Europe, a stimulé la recherche de solutions. La possibilité de n’apprendre qu’à comprendre une langue sans devoir la parler dans le but ultime que chacun puisse parler dans sa langue et être compris de l’autre est effectivement stimulante. Des méthodes sont nées pour développer essentiellement les compétences réceptives à l’écrit, cherchant leurs fondements dans les recherches sur les processus mentaux de la compréhension des textes et sur les la comparaison entre langues voisines. Or pour l’oral, il y a à la fois peu de recherches et peu de produits. Le but de cette intervention est de montrer comment le besoin de trouver des solutions concrètes à un problème concret – apprendre à comprendre une ou plusieurs langues étrangères à l’oral – doit en amont stimuler la recherche en direction des autres disciplines qui pourraient enrichir la problématique posée et inciter à la mise en place d’expérimentations pour valider des hypothèses ponctuelles et précises, et en aval, doit conduire à la réalisation de produits qui non seulement aient un fondement scientifique, mais puissent atteindre vite et de façon satisfaisante les objectifs d’apprentissage préfixés.

18/3/2011, 10h30

Salle de conférences B011, LPL, 5 av. Pasteur, Aix-en-Provence

Saveria COLONNA (Université Paris VIII et Structures Formelles du Langage (UMR 7023 CNRS))

Le rôle de la structure informationnelle dans la résolution d’une anaphore pronominale : une comparaison inter-langue français / allemand

Une question centrale pour les études psycholinguistiques sur la compréhension du discours est de déterminer comment les marques linguistiques, comme les anaphores, permettent au locuteur d’établir les liens entre les différentes entités du discours. Le traitement d’une anaphore implique de trouver un antécédent et le plus souvent, plusieurs antécédents sont disponibles. Quelles sont les stratégies mises en œuvre pour déterminer l’antécédent d’une expression anaphorique ? Ces stratégies dépendent-elles des propriétés de la langue du locuteur ? Pour répondre à ces questions, nous nous intéressons au cas d’un pronom anaphorique ambigu tel que « il » dans « Pierre a frappé Jean quand il était jeune ». Alors qu’en allemand, on observe que le pronom ambigu est préférentiellement relié au premier référent mentionné et sujet de la proposition principale ; en français, il est préférentiellement relié au second référent et objet (Hemforth et al., 2010). Afin de mieux comprendre cette différence inter-langue, nous avons conduit une série de questionnaires ainsi que des expériences utilisant le paradigme du monde visuel (enregistrement des mouvements oculaires) en français et en allemand, variant différents facteurs susceptibles d’influencer le processus de résolution. Les résultats montrent que le rôle syntaxique des antécédents n’a pas le même effet dans les deux langues étudiées. En revanche, l’effet de la structure informationnelle va dans le même sens : dans les deux langues, les antécédents topicalisés sont préférés aux antécédents focusés.

18/3/2011 - 14h

Pierre ESCUDÉ (IUFM Midi Pyrénées)

Le manuel d'apprentissage disciplinaire Euromania : un exemple de didactisation du contact des langues en milieu scolaire

En classe comme dans toute société, le contact des langues peut être objet de conflit. Les textes institutionnels scolaires du domaine européen en ont fait un objet de normalisation. Une fois normalisé, que fait-on du contact des langues? En général pas grand chose : 97% des élèves de France étudient l'anglais au primaire, 98,8% au secondaire. Or, le plurilinguisme est une règle dans la réalité du monde comme dans le développement des activités humaines, économiques ou poétiques. Le dernier pas à la normalisation semble donc être la "didactisation du contact des langues". Sur ce point, l'intercompréhension offre une démarche neuve et efficace. Démarche intuitive et ancienne, formalisée par le linguiste Jules Ronjat dès 1913, didactisée par des programmes notamment français dans les années 1990 (citons en particulier le programme Eurom4 piloté par Aix-en-Provence), comment l'intercompréhension peut-elle être greffée dans les curricula scolaires? Le manuel euro-mania (cf. www.euro-mania.eu ) est une illustration de ces problématiques.

Travaux de P. ESCUDÉ :

  • Œuvres Complètes traduites de Pèire Godolin (1580-1649), Privat, Toulouse, 2009
  • Euromania, méthode d'apprentissage disciplinaire en intercompréhension des langues romanes, EACEA-Bruxelles/CNDP/LIDEL/HUMANITAS (6 éditions de 6 langues différentes + site web), octobre 2008.
  • « Programme Euromania : un outil scolaire au service de l'intercompréhension », colloque Dialogos en intercompreensao, Lisbonne, 5-8 septembre 2007, Actes publiés par Universidade Catolica Editora, pp. 39-47.

25/3/2011, 10h30

Salle de conférences B011, LPL, 5 av. Pasteur, Aix-en-Provence

Angèle BRUNELLIERE (Laboratoire Parole et Langage)

Le cerveau et sa capacité à traiter et anticiper des signaux de parole

Comprendre ce qu'un interloucteur veut nous dire nécessite pour le cerveau d'effectuer très rapidement un grand nombre d'activités cognitives à partir du signal de parole. Or, le cerveau doit faire face aux nombreuses variations présentes dans le signal de parole comme par exemple les variations régionales dans une langue. Dans ce sens, je présenterai les études en électroencéphalographie que j'ai menées pour explorer la capacité du cerveau à s'adapter à ce type de variations. Puis, j'exposerai mon projet de recherche qui a pour objectif d'examiner la capacité du cerveau à anticiper des informations phonologiques à partir d'informations contextuelles (verbales ou visuelles articulatoires). Au sein de ce projet, je m'intéressai également à identifier l'influence de l'attention et de l'interaction sociale dans le déploiement de processus d'anticipation et à caractériser les structures et mécanismes cérébraux sous-jacents. Ce projet sera donc décrit dans une approche neurocognitive du traitement du langage oral qui intègre la variabilité et la multimodalité de la parole et la capacité du cerveau à anticiper des informations à venir.

28/3/2011 - 10h30

Salle A003, LPL, 5 av. Pasteur, Aix-en-Provence

Christopher Cieri (University of Pennsylvania, Linguistic Data Consortium)

Very Large Scale Linguistic Analysis: Adapting Methods from Resource Development for Human Language Technologies

Recent improvements in desktop computing, network infrastructure and standards for the processing and exchange of multimedia data have sparked interest among language scholars in the collection and analysis of audiovisual data on a very large scale. This shift in attention promises to advance research in linguistics and language learning if scholars in those fields can overcome the challenges of scaling existing processes and managing what have previously been seen as overwhelming volumes of data. Fortunately, developers of Human Language Technologies have already addressed many of these challenges successfully. The Linguistic Data Consortium has spent roughly the last two decades at the intersection of linguistics and language engineering and distributed more than 80,000 copies of more than 500 corpora many of which were also developed at LDC. This presentation will briefly outline LDC goals and operations and then survey methods used to create, annotate and analyze very large scale data sets focusing on transcription, annotation consistency and inter-annotator agreement, modeling annotated data for analysis, data sharing and re-use.

  • En savoir plus : http://www.ldc.upenn.edu
  • Christopher Cieri received his Ph.D. in Linguistics from University of Pennsylvania in 2005. His areas of focus are sociolinguistics and language contact analyzing phonetic, phonological and morphological phenomena using computational methods. He has been LDC’s Executive Director since 1998 and overseen its expansion into corpus collection and annotation.

1/4/2011, 10h15

Salle de conférences B011, LPL, 5 av. Pasteur, Aix-en-Provence

Chotiga PATTAMADILOK (Post-doctorante, Unité de recherche en Neurosciences Cognitives (UNESCOG), Université libre de Bruxelles)

Listening with reading brain: The locus and nature of orthographic influence in speech processing /

The orthographic effects on spoken word processing were first observed in metaphonological tasks. These pioneering findings led to a long-standing debate on the automaticity of the effects. Despite a huge amount of work devoted to tease apart the automatic vs. strategic account of the orthographic influence on speech processing, this issue remains difficult to resolve in the context of the metaphonological tasks. More recently, many research groups have started using spoken word recognition tasks to probe the orthographic effects. Along with this methodological change, the focus of the debate has progressively shifted from the automaticity issue to the loci of the orthographic effects at different speech processing stages. During the talk, I will present the studies that shed light on this debate as well as on the mechanisms underlying the occurrence of the orthographic effects in different speech processing situations. The implications of these findings on speech processing models will be discussed.

1/4/2011, 14h

Salle de conférences B011, LPL, 5 av. Pasteur, Aix-en-Provence

Philippe BLANCHET (Université Rennes 2, EA 3207 PREFics)

Contexte, situation, contextualisation en sociodidactique : éléments pour une clarification épistémologique et méthodologique

L’intervention proposera de ré-examiner la notion de contexte largement utilisée en sciences sociales et humaines, et notamment en sociolinguistique / sociodidactique, pour en dégager un concept scientifique opératoire. Cela nécessite la clarification du type de démarche de connaissance à la fois comme épistémologie (qu’est-ce que connaitre ? qu’est-ce qui est connaissable ?) et comme méthodologie (comment connaitre ?). L’ancrage d’une sociodidactique dans une perspective ethnographique dite « de terrain » et donc dans une théorie sociolinguistique des phénomènes langagiers, appelle trop évidemment l’emploi de concepts tels que contexte(s), situation(s). Mais comment décide-t-on de ce qui est « contexte » et de ce qui ne l’est pas ? De ce qui est contexte (= « périphérique » ?) et de ce qui constitue le phénomène principal (= « central » ?) sur lequel porte la recherche ? Le contexte est-il un « donné » ou un « construit » et si c’est un construit, l’est-il comme état ou comme processus ? Comment divers « niveaux de contextes » sont-ils mis par le ou la chercheur-e en inter-relation ? La typologie usuelle macro <—> micro (= « contexte <—> situation » ?) est-elle généralisable (« satisfaisante ») ? Enfin, dans cette perspective épistémologique où connaitre c’est construire des significations, comment réalise-t-on cette opération de contextualisation qui ressemble tant à une inférence interprétative ? Avec quels présupposés et quels objectifs ?

Travaux de Ph. BLANCHET :

  • Introduction à la complexité de l'enseignement du Français Langue Etrangère, Louvain, Peeters, 1998.
  • Linguistique de terrain, méthode et théorie (une approche ethno-sociolinguistique), Presses Universitaires de Rennes, 2000, 145 p., réédition 2009.
  • [Avec Calvet, L.-J. et Robillard, D. de], Un siècle après le Cours de Saussure, la Linguistique en question, Paris, L’Harmattan, 2007. En ligne sur : http://www.u-picardie.fr/LESCLaP/spip.php?rubrique55.
  • (Dir.) [en collaboration avec Safia Asselah-Rahal], Plurilinguisme et enseignement des langues en Algérie. Rôles du français en contexte didactique, Fernelmont (B), EME, 2007.
  • (Dir.) [en collaboration avec Danièle Moore et Safia Asselah-Rahal], Perspectives pour une didactique des langues contextualisée, Paris, Editions des Archives Contemporaines / Agence Universitaire de la Francophonie, 2008, 210 p. ; 2e édition augmentée, 2009, 224 p.
  • (Dir.) [en collaboration avec Kh. Taleb-Ibrahimi], Plurilinguismes et expressions francophones au Maghreb, Cahiers de Linguistique, Revue de sociolinguistique et de sociologie de la langue française n° 34/1, 2009.
  • [en collaboration avec Kebbas, M. et Kara-Abbes A. Y.] (éds), Influences et les enjeux des contextes plurilingues sur les textes et les discours, Limoges, Lambert-Lucas, 2010.
  • [en collaboration avec Martinez, P.] (Dir.), 2010, Pratiques innovantes du plurilinguisme, émergence et prise en compte en situations francophones, Paris, Éditions des Archives Contemporaines & AUF.
  • [en collaboration avec P. Chardenet] (Dir.), Guide pour la recherche en didactique des langues et des cultures. Une approche contextualisée, Editions des Archives Contemporaines / Agence Universitaire de la Francophonie, 2011 (sous presse)

8/4/2011 - 10h30

Marie SKROVEC (Université de Freiburg, Allemagne)

Syntaxe en temps réel et rhétorique ordinaire : rôle cohésif des répétitions dans des énoncés longs

Dans cette étude, on examinera les répétitions de fragments d'énoncé sous l'angle de leur implication dans les stratégies mises en place par les locuteurs pour créer de la cohésion dans les productions en temps réel. La répétition constitue en effet, en français, un outil puissant guidant la planification en temps réel de l'événement de parole car elle permet de signaler le lien entre le morceau d'énoncé en cours et son contexte antérieur proche, c'est-à-dire qu'elle permet au locuteur de matérialiser un retour en arrière sur l'axe syntagmatique et de réinstancier un créneau syntaxique (slot). On montrera, à l'aide d'exemples tirés d'un corpus diversifié, que la répétition de fragments fait ressortir l'articulation des axes paradigmatique et syntagmatique propre à l'organisation de la production orale en temps réel, que ce soit au sein des procédures de réparation et de reformulation (analysées traditionnellement comme des turbulences dans la linéarité de la production), ou dans l'élaboration progressive des constructions syntaxiques (cf. les notions d'émergence, Hopper 1998 ; d'émergence événementielle, Dermarkar et al. 2008 ; de constructions émergentes, Auer & Pfänder 2010). Cette contribution se situe dans le cadre des travaux récents sur la syntaxe en interaction (Ochs & Schegloff & Thompson 1996, Günthner & Imo 2006) et la syntaxe en temps réel (planification en temps réel, Auer 2009 ; jeu des axes syntagmatique et paradigmatique, Blanche-Benveniste 2000, 2010).

15/4/2011, 10h30

Salle de conférences B011, LPL, 5 av. Pasteur, Aix-en-Provence

Benjamin MASSOT (Département de romanistique de l'université d'Erlangen (Allemagne))

Le patron diglossique de variation grammaticale en français

On commencera par poser la problématique de la variation grammaticale en français autour de deux postulats méthodologiques d'inspiration générativiste critique. Le premier est que la variation ne peut pas ne pas avoir de limites. Le second est que la description de «la langue française» comme objet grammatical doit être réductible à des idiolectes, tandis que «la langue française» non réductible à des idiolectes (c'est-à-dire comme fait social) est un état de choses (cf. Barra-Jover 2010). On proposera ensuite une définition des variantes grammaticales permettant de dépasser le blocage de la non-synonymie par la formulation «ce n'est pas parce qu'on ne dit (=signifie) pas la même chose que l'on n'a pas la même chose à dire (= le même message à transmettre)». On verra enfin une double série d'arguments appuyant l'hypothèse d'une diglossie grammaticale en français. D'une part, la descriptabilité n'est pas toujours entachée par une description de faits partiels (càd par ex. seulement les variantes familières), mais en général plutôt soulagée. D'autre part, une étude de corpus monolocuteur montrera que l'observation précise de la covariation diaphasique peut induire les deux grammaires supposées par l'hypothèse.

Références directes:

Massot: «Le patron diglossique de variation grammaticale en français», et Barra-Jover: «Introduction», in Langue Française n°168 (déc. 2010), Le(s) français: modéliser la variation.

22/4/2011, 10h30

Salle de conférences B011, LPL, 5 av. Pasteur, Aix-en-Provence

Elizabeth Allyn SMITH (Northwestern University (États-Unis))

Une étude expérimentale du sens projectif

Depuis Frege (1892), les présuppositions sont distinguées des assertions par le fait qu’elles projettent (project) dans un contexte tel qu’une négation. Pour une phrase comme (1), (a) est une implication sémantique de (1), tandis que (b) est une présupposition de (1).

(1) Le chien a bu de l'eau

(a) Quelque chose a bu de l'eau

(b) Il existe un chien.

Dans cet exemple si l'on nie la phrase (1) comme en (2), (b) est toujours impliqué (il a « projeté »), tandis que (a) n'est plus impliqué.

(2) Le chien n'a pas bu d'eau.

Le déclencheur de la présupposition dans (1) est l'article défini, mais il y en a beaucoup d'autres comme le verbe savoir (et tous les verbes factifs), les phrases clivées, le verbe gagner et d'autres réalisations avec une phrase de préparation, par exemple. Plus récemment, les implicatures conventionnelles ont été classées comme une catégorie de sens projectif aussi.

Dans cet exposé, je présente les résultats d'une expérience qui étudie dans quelle mesure les différents types de sens projectif projettent, démontrant qu'il existe des différences entre les divers déclencheurs et qu'ils ne correspondent pas aux catégories précédemment posées comme la distinction d'Abusch (2010) entre déclencheur « fort » (strong) et déclencheur « faible » (weak). Je démontre également que les déclencheurs « forts » comme les phrases clivées sont les moins projectifs.

http://faculty.wcas.northwestern.edu/~eas957/Home.html

6/5/2011, 10h30

Salle de conférences B011, LPL, 5 av. Pasteur, Aix-en-Provence

Piet MERTENS (Département de linguistique, Université de Louvain (Belgique))

Annotation tonale automatique

On propose un système de transcription automatique de la prosodie en tons (ou niveaux de hauteur) et en mouvements mélodiques. Les approches existantes sont basées sur une analyse globale de la fréquence fondamentale de séquences de l’ordre de l’énoncé. Certaines approches cherchent à définir des niveaux de hauteur qui restent constants tout au long de l’énoncé ou du tour de parole (comme dans la portée musicale). D’autres tentent de détecter un niveau de référence, qui évolue au cours de l’énoncé (pensons à la ligne de déclinaison) et par rapport auquel les variations observées sont interprétées. Notre approche est basée sur l’analyse locale des variations mélodiques, tant à l’intérieur de la syllabe qu’entre syllabes successives. Ce mécanisme central est complété par un deuxième qui vise à identifier les limites du registre du locuteur. Par ces aspects, cette notation peut être rapprochée d’INTSINT. L’annotation tonale est basée sur une stylisation préalable (Prosogram), dont elle hérite la segmentation en syllabes (et en sons, si l’alignement phonétique est disponible) et l’application de seuils perceptifs (glissando, glissando différentiel).

13/5/2011, 10h30

Salle de conférences B011, LPL, 5 av. Pasteur, Aix-en-Provence

Alejandrina CRISTIA (Laboratoire des sciences cognitives et de Psycholinguistique à Paris)

Impact of accent on speech perception in early childhood

Infants face a daunting task in language acquisition, whereby they must process the spoken signal in order to find abstract linguistic categories. That spoken signal is inherently variable, with one source of variance being the talker’s individual and social identity. Some of this variability is due to the physiological conditioning of speech, and may thus be undone rather easily through innate language-specific or domain-general constraints on speech perception. An example of this is normalization for gender: Both 6-month-old human infants and chinchillas can discriminate vowels when presented with tokens spoken by multiple talkers of both genders. However, other variation cannot be as easily resolved. There is nothing intrinsically social or physical to the pronunciation of "r" as [ʀ] or [r], given that languages across the world vary on which of these instantiations they select, just as French dialects do. Since much of accent is embedded directly in the linguistic form, it is unclear how children learn to process such phonetic characteristics as linguistically relevant, socially relevant, or both. In this talk, I will summarize a series of studies using behavioral and neuroimaging methods to document developmental and experience-based changes in young children's processing of speech in unfamiliar accents.

18/5/2011, 9h30-11h30

Salle de conférences B011, LPL, 5 av. Pasteur, Aix-en-Provence

Antonella SORACE (University of Edinburgh)

Linguistic and executive function effects in early and late bilinguals

Recent research on bilingual language development has revealed some convergent developmental paths among different early and late bilingual groups, such as child bilinguals, advanced adult second language speakers, and native speakers affected by attrition due to long-term use of another language. All these bilingual speakers, which have traditionally been studied separately, show variability in linguistic intuitions and behavior that (a) appears to be restricted to the interfaces between syntax and other cognitive systems and (b) tends to selectively concern one language, but not the other. I will illustrate these patterns of variability with experimental data from bilinguals speaking different language combinations, focusing in particular on the syntax-pragmatics interface and the use of anaphoric forms. All bilingual groups show similar patterns because of a complex interplay of linguistic and executive function factors; this suggests the need to distinguish between the influence of one language on the other and the general effects of bilingualism. A 'big tent' interdisciplinary approach is the best way to explain these data.

10/6/2011 - 10h30

Salle de conférences B011, LPL, 5 av. Pasteur, Aix-en-Provence

Marion TELLIER (Laboratoire Parole et Langage) et Gale STAM (National Louis University,  États-Unis)

Gesture Space Differences in the Gestures of Future Language Teachers

Speakers adapt their speech to their interlocutors, and when they talk to non-native speakers: they tend to engage in foreigner talk (Ferguson, 1975). They use more basic vocabulary, shorter sentences, and present tense. They articulate more, speak more slowly, talk more loudly, and use gestures. Within second language acquisition research, the adjustments that speakers make in addressing non-native speakers (Wesche & Ready, 1985) and their effectiveness in facilitating acquisition (Long, 1980) have been explored. However, gesture in foreigner talk has only been examined by Adams (1998). Adams showed that gesture production and the types of gestures speakers use are also affected by the presence of non-native interlocutors. He found significant differences for deictic gestures in the two conditions but the same amount of metaphorics and emblems, but he did not look at the use of gesture space.
In this paper, we will discuss the study we conducted to explore the differences in the gestures of future French foreign language teachers when they engage in a vocabulary explanation task with native and non-native speakers of French. We will report on the differences observed in both conditions, i.e., gesture rate, use of gesture space and types of gestures. For instance, preliminary results show that when speaking to a non native, future language teachers tend to use a larger gesture space. McNeill’s (1992) flat two-dimensional grid was used to code gesture space. However, this grid did not adequately convey all dimensions of the space speakers used when they produced gestures, and we had to add further refinements to the grid. Based on what we found useful, we will present suggestions for what should be included in a more fine-grained measurement of gesture space.

References:

  • Adams, T. W. (1998). Gesture in foreigner talk. Unpublished Ph.D. Dissertation. University of Pennsylvania.
  • Ferguson, C. (1975). Toward a characterization of English foreigner talk. Anthropological Linguistics, 17, 1-14.
  • Long, M. H. (1980). Input, Interaction and second language acquisition. Unpublished Ph.D. Dissertation. University of California, Los Angeles.
  • McNeill, D. (1992). Hand and mind. Chicago: The University of Chicago Press.
  • Wesche, M. B. and Ready, D. (1985). Foreigner talk in the university classroom. In S. M. Gass and C. G. Madden (Eds.), Input in second language acquisition (pp. 89-114). Rowley, MA: Newbury House Publishers, Inc.

05/7/2011 - 9h30

Salle de conférences B011, LPL, 5 av. Pasteur, Aix-en-Provence

Caroline SMITH, University of New Mexico

La perception des frontières prosodiques dans le français spontané : facteurs acoustiques et structuraux

En savoir plus : http://www.lpl.univ-aix.fr/index.php?id=93

Annie RIALLAND, Laboratoire de Phonétique et Phonologie, UMR 7018, Paris

Intonations de question totale et zones phonologiques en Afrique

En savoir plus : http://www.lpl.univ-aix.fr/index.php?id=93

Date de la dernière actualisation : 20/06/2011. Programme non contractuel, peut être soumis à modifications. Info en temps réel : http://www.lpl.univ-aix.fr/index.php?id=93 et horaire des séminaires / conférences :

Laboratoire Parole et Langage (LPL)
5 avenue Pasteur
13100 Aix-en-Provence

http://www.lpl-aix.fr  

Entrée libre 

Contact :

  • Bernard BEL bernard.bel@lpl-aix.fr
  • Martine FARACO martine.faraco@lpl-aix.fr

Catégories

Lieux

  • 5 avenue Pasteur
    Aix-en-Provence, France

Dates

  • vendredi 01 avril 2011
  • vendredi 08 avril 2011
  • vendredi 22 avril 2011
  • vendredi 13 mai 2011
  • mercredi 18 mai 2011
  • vendredi 25 mars 2011
  • vendredi 06 mai 2011
  • vendredi 18 mars 2011
  • jeudi 17 mars 2011
  • vendredi 15 avril 2011
  • vendredi 10 juin 2011
  • mardi 05 juillet 2011
  • vendredi 11 mars 2011

Contacts

  • Bernard Bel
    courriel : bernard [dot] bel [at] lpl-aix [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Claudia Pichon-Starke
    courriel : claudia [dot] starke [at] lpl-aix [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Séminaire du Laboratoire parole et langage (2011) », Séminaire, Calenda, Publié le vendredi 11 février 2011, http://calenda.org/203363