AccueilPhilosophie & ingénierie. Le formel face à l’histoire, la technologie et la matérialité

Philosophie & ingénierie. Le formel face à l’histoire, la technologie et la matérialité

Atelier des vingt-deuxièmes Journées francophone d’ingénierie des connaissances

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Publié le lundi 21 février 2011 par Karim Hammou

Résumé

L’ingénierie des connaissances a depuis longtemps repris à son compte une partie du questionnement philosophique. On pourrait aller jusqu’à ajouter qu’elle n’est rien d’autre que la poursuite de la philosophie par d’autres moyens. Au passage, les objets dont elle hérite subissent des changements notables. Il y a donc, pour la philosophie, un enjeu majeur à penser les modifications que subissent ses concepts dans ce contexte. Le web ajoute à cette problématique une illustration et une complexification inattendues, comme en atteste Tim Berners-Lee parlant, à propos des concepteurs du web, de « philosophical engineers ». L'atelier se propose d'examiner les liens entre ces disciplines à l'aune des changements induits par le web, du point de vue de la théorie comme de la pratique.

Annonce

Responsable : Alexandre Monnin.

Sponsor :  International Association for Computing and Philosophy (IACAP [http://www.ia-cap.org/conferences.php])

Comité de programme :

  • Bruno Bachimont [http://www.utc.fr/~bachimon/],
  • Nicolas Delaforge [http://www-sop.inria.fr/members/Nicolas.Delaforge/],
  • Fabien Gandon [http://www-sop.inria.fr/members/Fabien.Gandon/wakka.php?wiki=FabienGandon],
  • Alain Giboin [http://www-sop.inria.fr/teams/edelweiss/wiki/wakka.php?wiki=AlainGiboin],
  • Harry Halpin [http://www.w3.org/People/all#hhalpin],
  • Alexandre Monnin [http://execo.univ-paris1.fr/spip.php?article67],
  • Jean Sallantin [http://www.lirmm.fr/~js/],
  • François Scharffe [http://www.scharffe.fr/],
  • Eddie Soulier [http://tech-cico.utt.fr/fr/membres/soulier.html],
  • Milan Stankovic [http://lalic.paris-sorbonne.fr/MEMBRES/page_perso.php?nom=Stankovic&prenom=Milan],
  • Manuel Zacklad [http://dicen.cnam.fr/jsp/fiche_pagelibre.jsp?STNAV=&RUBNAV=&CODE=48985139&LANGUE=0&RH=].

Argumentaire :

L’ingénierie des connaissances a depuis longtemps repris à son compte une partie du questionnement philosophique. On pourrait aller jusqu’à ajouter qu’elle n’est rien d’autre que la poursuite de la philosophie par d’autres moyens. Au passage, les objets dont elle hérite, en particulier la connaissance ou l’ontologie, subissent un changement notable qu’indiquent des variations typographiques tel le passage au pluriel : “les connaissances”, “les ontologies”, ou la perte de la majuscule : “Ontologie” et “ontologie”[1]. Loin d’être sans signification, ce décalage marque la spécificité de l’IC par rapport à la philosophie : les objets qu’elle manipule y sont en effet des unités discrètes que l’on peut élever au pluriel, comme il sied à des artefacts – à la différence d’abstractions ou d’idées. Aussi y a-t-il, pour la philosophie, un enjeu majeur à penser les modifications que subissent ses concepts dans ce contexte.

Le Web ajoute à cette problématique une illustration et une complexification inattendues. En effet, personne ne peut aujourd’hui ignorer à quel point la réflexion autour de l’architecture du Web est empreinte de philosophie. Il suffit ici de rappeler les propos de Henry S. Thompson : “le TAG (Technical Architecture Group du W3C) ne s’occupe que de questions philosophiques”. Au nombre de celles-ci figure en particulier la question emblématique pour toute la philosophie du langage des noms propres, repensée à nouveaux frais à partir des URIs.

Question fondamentale s’il en est car les URIs constituent indéniablement le socle principal sur lequel est bâti le Web (avec le protocole HTTP et les langage type HTML ou RDF), y compris dans sa déclinaison la plus récente, sous la forme d’un Web de données, portée par l’initiative Linked Data. Cette proximité immédiate avec les enjeux philosophiques, par l’entremise de la question du nom propre a fait l’objet de travaux pionniers (cf. les travaux de Harry Halpin, Patrick Hayes, Henry Thompson[2], cf. également les services destinés à promouvoir la vision d’un Web d’entités – le projet OKKAM[3], pour lequel la notion d’identité joue un rôle fondamental).

C’est uniquement en posant la question de la signification à travers la figure du nom propre que le Web prend tout son sens : celui d’un médium dans lequel la publication de ressources est assimilée à un acte de désignation/dénotation/signification. L’on retrouve ici l’une des principales idées derrière la notion d’“ingénierie philosophique” lancée par Berners-Lee lui-même et reprise plus tard par Nigel Shadbolt[4].

Initialement, Berners-Lee entendait opposer à la philosophie naturelle (la physique au temps de Newton – terme toujours en usage dans les grandes universités anglaises), l’activité des concepteurs du Web. Non une activité scientifique (experimental philosophy) mais un travail d’ “ingénieurs philosophiques” (philosophical engineers). Shadbolt a théorisé ce concept à la suite de Berners Lee en partant de l’héritage de philosophes tels que Frege, Russell ou Wittgenstein. Leur réflexion, explique-t-il, aboutit à une tentative “d’opérationnaliser la signification et la connaissance” qui trouva sa première concrétisation avec l’intelligence artificielle (IA). Bien entendu, aucun objet n’échappe à proprement parler à la réflexion philosophique. Cependant, en excipant d’une filiation aussi explicite, Shadbolt replace les enjeux de l’IA, du Web et aujourd’hui, a fortiori, du Web Sémantique, dans une perspective philosophique motivée par des considérations historiques. C’est en effet en vertu d’une histoire, événementielle donc forcément contingente, que la philosophie fut appelée à jouer un tel rôle dans l’écriture même des principaux standards du W3C. Mieux, ce n’est pas toute la philosophie qui est ici concernée mais, nous l’avons vu, certains concepts et courants en priorité. Une telle prééminence accordée à une tradition singulière est-elle toutefois entièrement justifiée ? Après tout, d’autres approches existent. Pourquoi donc mettre l’accent sur tels philosophes (Wittgenstein, Frege, Russell, aujourd’hui Kripke, Lewis, etc.), tels courants (la philosophie du langage, la philosophie analytique, la métaphysique) ou tels concepts (celui de nom propre en particulier) ?

D’autres conceptions étaient/sont bien entendu possibles, et il appartiendra à cet atelier d’en démontrer la pertinence. Il lui appartiendra également d’expliquer, de manière concomittante, pareil privilège. Au-delà de notions vague telles que l’“influence” qu’ont pu jouer les concepts philosophiques, l’hypothèse historique de Shadbolt permet d’aller plus loin en inscrivant, de fait (à défaut de la faire en droit), les concepts philosophiques (ontologie, nom propre, signification) dans une véritable généalogie technologique au sens de Gilbert Simondon[5], tels des rouages de l’activité de standardisation[6].

Elle oblige, du reste, à confronter la philosophie à la catégorie de la conception qui lui est pourtant si étrangère, offrant ainsi une assise à la notion d’ingénierie philosophique en la rapprochant du même coup du travail de l’artiste ou de l’artisan dans son rapport conflictuel mais dynamique avec la matière, dans une démarche d’individuation et de concrétisation (le rapprochement avec un courant récent de réhabilitation théorique du “faire”, porté par des auteurs tels que Richard Sennett ou Matthew Crawford[7], s’impose de lui-même ; si “faire c’est penser”, comme l’expliquent ces auteurs, on se demandera à l’inverse si “penser” ne revient pas également à “faire”, question majeure pour la philosophie dès lors qu’elle se pense et se pose telle une ingénierie).

Cette concrétisation donne d’ailleurs naissance à un paradoxe : résultant d’un conflit avec la matière, c’est au moment même où la philosophie voit ses concepts réalisés par la technologie que ceux-ci acquièrent une signification et des fonctionnalités nouvelles ; en somme, ils se modifient sous l’effet de cette nouvelle forme d’individuation(/concrétisation) qui, pourtant, les fait exister de manière concrète pour la première fois peut-être.

Ce constat exprime la tension entre l’ingénierie, sous toutes ses formes, et les disciplines établies : le bricolage caractérise l’ingénieur en ce qu’il est non-scientifique, c’est-à-dire dans le concret et non dans l’idéal. Il faut négocier avec cet état de chose et non le nier par une hypothèse idéalisante ou abstractive. L’ingénierie philosophique n’y échappe pas, d’où les modifications que subissent ses concepts une fois pris dans le processus d’individuation historique d’une généalogie technique particulière (dans le cas du Web).

S’ensuit une question pressante : la matérialité des systèmes techniques modifie-t-elle le savoir philosophique, souvent considéré comme un savoir (synthétique) a priori ? Ou faut-il au contraire penser les contraintes de l’a priori philosophique à partir de cette cet ancrage technologique en étendant la notion d’a priori matériel à l’arrière plan technologique ? De même qu’il existe des systèmes philosophiques, décrits par Jules Vuillemin[8], sans doute existent-il également des systèmes techniques dont la constitution et le dessein génèrent de nouvelles contraintes, de nouveaux a priori (matériels dans tous les sens du terme, ainsi qu’historiques) et, par conséquent, de nouveaux objets. Le Web a pour effet d’effacer les frontières entre ces deux types de systèmes, les problématiques philosophiques et ingénieriales se trouvant dès lors converger.

L’histoire complexe et inachevée de la sémantique de RDF reflète et exprime à elle seule les tensions rencontrées. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la notion d’ingénierie philosophique est née au cours d’un débat qui opposa Tim Berners-Lee à Patrick Hayes autour de la question de la crise d’identité du Web (Web Identity Crisis). L’objet de la dispute[9] : “une URI peut-elle signifier une chose et une seule ?”. Cette question, au yeux de Hayes, n’avait tout simplement pas de sens, pour des raisons philosophiques et logiques attestées et mises en évidence par la sémantique formelle au XXe siècle (et la théorie des modèles héritée des débats philosophiques de la première moitié du XXe siècle, qui forme le socle de la sémantique actuelle de RDF). Ce à quoi Berners-Lee répondit en expliquant que les ingénieur n’analysaient pas le monde mais le bâtissaient ; par conséquent, si la contrainte d’unicité découlait du protocole, alors il ne restait plus qu’à s’y conformer[10].

La position de Berners-Lee revient en fait à assimiler l’ingénieur à un Dieu créateu[11] qui, définissant le protocole, fixe les règles du jeu sans avoir à rendre de comptes. Le paradoxe de cette position qui voit la philosophie se transformer en une explicitation des méandre du protocole est que :
a) d’une part des concepts philosophiques ont présidé à la conception du protocole : il faut puiser les idée quelque part et l’ingénieur, plus qu’un Dieu créateur, est davantage à comparer au démiurge artisan qui s’affronte à la matière (ici une matière toute intellectuelle, des outils de la pensée) ;
b) d’autre part, l’histoire des standards du Web, en particulier les très nombreux louvoiement autour des URI/L/N/Cs[12], montre que la standardisation est tout autant affaire de décret, par stipulation, que de découvertes (découverte des contrainte intrinsèques du Web auxquelles répondent les descriptions des standards soumis à une perspective normative qui découle de la mise en avant et du respect des bonnes pratiques).

Cette question fut remise à l’ordre du jour en 2009 lors de la keynote presentation délivrée par Patrick Hayes. Celui-ci y proposait sa vision d’une logique du Web (“Blogic” pour “Web Logic”) prenant en compte son architecture de manière explicite (en remplaçant les noms propres dépourvus de signification par des URIs – ce qui fait toujours défaut à RDF qui ne traite les URIs que très partiellement). En somme, une hybridation entre un système technique générateur de contraintes, matériel, et la discipline la plus abstraite et formelle qui soit, la logique. Cette dichotomie n’est d’ailleurs pas résolue : son actualité est indéniable, notamment dans la perspective de l’évolution en cours de RDF[13] – second volet du keynote de P.Hayes.

Le rapprochement entre ces disciplines[14] est d’autant plus à l’ordre du jour qu’il fait suite à plusieurs initiatives allant dans le même sens : un récent numéro de la revue de philosophie The Monist[15] a en effet été consacré à la portée philosophique de l’ingénierie sous la direction de Peter Simons (grand spécialiste de l’ontologie et de la méréologie) ; la Royal Society a consacré plusieurs rencontres à la philosophie de l’ingénierie[16] ; enfin, le symposium international PhiloWeb 2010, tenu en Sorbonne, le 16 octobre 2010, a permis de poser les jalons d’une Philosophie du Web, déjà avancée par Harry Halpin. Toutes ces initiatives bénéficieraient grandement de l’apport de la réflexion française en la matière, que l’on sait particulièrement riche, et cette dernière ne manquerait pas, en retour, d’être fécondée par les nombreuses problématiques ouvertes par la Web[17].

Notes

1 De nombreuses approches philosophiques de l’ontologie, dites “déflationnistes”, pourraient toutefois tout autant prétendre à cette perte de majuscule.

2 Harry Halpin and Henry S.Thompson (2005). Web Proper Names: Naming Referents on the Web. The Semantic Computing Initiative Workshop (SEC, WWW 2005), Chiba, Japan. [PDF], Harry Halpin (2006) Identity, Reference, Meaning, and the Web. In Proceedings of the Identity, Reference, and the Web Workshop (IRW2006) at the World Wide Web Conference (WWW 2006), Edinburgh, UK., Patrick J. Hayes and H. Halpin (2008) In defense of ambiguity. International Journal of Semantic Web and Information Systems, 4(3), 2008.

3 Paolo Bouquet, Heiko Stoermer, Michele Mancioppi, Daniel Giacomuzzi (2006) OkkaM : Towards a Solution to the “Identity Crisis” on theSemantic Web In: Proceedings of SWAP 2006, the 3rd Italian Semantic Web Workshop, Pisa, Italy, December 18-20, 2006. CEUR Workshop Proceedings, ISSN 1613-0073, onlinehttp://ceur-ws.org/Vol-201/33.pdf, Heiko Stoermer (2008) OKKAM : Enabling Entity-centric Information Integration in the Semantic Web University of Trento, Paolo Bouquet, Heiko Stoermer (2008) OKKAM : Enabling an Entity Name System for the Semantic Web In: Proceedings of the I’ESA2008 Workshop on Semantic Interoperability, Paolo Bouquet, Heiko Stoermer, Claudia Niederee, and Antonio Mana. Entity Name System: The Backbone of an Open and Scalable Web of Data. In Proceedings of the IEEE International Conference on Semantic Computing, ICSC 2008, number CSS-ICSC 2008-4-28-25, pages 554-561. IEEE Computer Society, August 2008.

4 Philosophical engineering, in WORDS AND INTELLIGENCE II Text, Speech and Language Technology, 2007, Volume 36, 195-207, DOI: 10.1007/1-4020-5833-0_10

5 Du Mode d’existence des objets techniques, Aubier, Paris, 2001. On peut aller encore plus loin en avançant l’hypothèse selon laquelle le nom propre philosophique est lui-même un artefact, en attente de réalisation au regard des possibilités du langage ordinaire mais parfaitement réalisé dans le contexte de la logique (elle-même fut longtemps conçu comme une techno-logie, conception à laquelle se sont opposés tant Frege que Husserl au début du siècle dernier).

6 Les derniers travaux de Susan Leigh Starr ont justement porté sur l’importance des standards : Matha Lampland and Susan Leigh Star (eds.) Standards and their stories: How Quantifying, Classifying, and Formalizing Practices Shape Everyday Life, Cornell University Press (2008).

7 Richard Sennett, The Crafsman, Yale UP (2008), Matthew Crawford, Shop Class as Soulcraft, The Penguin Press (2009).

8 What are philosophical systems?, Cambridge UP, 1986.

9 Cf. http://lists.w3.org/Archives/Public/www-tag/2003Jul/0147.html,
http://lists.w3.org/Archives/Public/www-tag/2003Jul/0158.html.
Kendall Clark en a donné un compte rendu dans une série d’articles : The Social Meaning of RDF et Social Meaning and the Cult of Tim.

10 Le protocole comme système philosophique résulterait bien d’une décision, conformément à la vision défendue par Vuillemin au sujet de l’ancrage des systèmes philosophiques (au regard notamment des limites de l’applicabilité de la méthode axiomatique pour ce qui concerne les questions philosophiques, cf. “La substance” in Quelle philosophie pour le XXIe siècle, Folio, Gallimard,( 2001)) .

11 Cf. Entretien antre Tim Berners-Lee, Harry Halpin et Alexandre Monnin : http://www.dailymotion.com/PhiloWeb#videoId=xfisjf

12 RFCs 1630, 1737, 1738, 1808, 2141, 2396, 3986.
Sur cette histoire, voir l’article d’Alexandre Monnin et Nicolas delaforge, Modéliser la ressource Web, contextualiser la référence, (à paraître aux éditions INA-L’Harmathan).

13 “RDF next steps”. Certaines propositions visent justement à revenir en deçà du document composé par Hayes au profit d’une sémantique d’ingénieurs plus conforme à la première mouture de Lassila et Swick (Resource Description Framework (RDF) Model and Syntax Specification, W3C Recommendation, 22 February 1999, http://www.w3.org/TR/1999/REC-rdf-syntax-19990222/), dépourvue de référence à la théorie des modèles.
L’état actuel de la discussion est consultable à l’adresse suivante : http://www.w3.org/2009/12/rdf-ws/

14 Ce rapprochement n’est pas entièrement nouveau, cf. Carl Mitcham, Thinking Through Technology: The Path between Engineering and Philosophy, University of Chicago Press (1994).

15 Philosophy and Engineering, The Monist, 92:3, July 2009. http://www.themonist.com/wp-content/uploads/2010/05/92-3July2009.html

16 Philosophy of Engineering, Volume 1 of the proceedings of a series of seminars held at The Royal Academy of Engineering.
http://www.raeng.org.uk/news/publications/list/reports/Philosophy_of_Engineering_volume1.pdf

17 En tentant de dépasser les termes du débat qui ne s’est pas tout à fait ouvert en 2006, suite à la publication d’un article de Martin Mongin dans les pages de la revue Esprit autour du lien entre ingénierie des connaissances et philosophie analytique : http://www.blog-libre.net/resserver.php?blogId=327&resource=i2d_nouveaux_philosophes_analytiques.pdf
Débat qui se déroulait entre seuls philosophes…

Thématiques abordées :

  • Ingénierie, science et philosophie : tensions entre disciplines et nouveaux apports.
  • L’architecture du Web et son rapport à la philosophie.
  • Normes et standards : un objet de réflexion pour la philosophie, une porte d’entrée pour l’activité de conception ?
  • Réflexion sur l’intégration d’autres disciplines dans le cycle de vie d’un standard.
  • Comment penser le devenir-artefact des concepts philosophiques : concrétisation, chosification, réification (École de Francfort), remédiation, thingification (C.Lurry et S.Lash), artefactualisation… ?
  • La filiation avec la philosophie analytique et l’apport d’autres courants et branches de la philosophie (de la logique, du langage, de la technique, métaphysique, ontologie…)
  • Intégration de courants jusqu’alors ignorés et portage de leurs notions.
  • Un exemple : la sémantique de RDF et la Blogic ou la logique à l’épreuve du Web.
  • Le statut des représentations : mémoire, externalisation de l’esprit (extended mind), raisons graphiques et computationnelles à l’heure du Web.

Soumissions

Les modèles à respecter sont les suivants (fournis par les organisateurs de CAp [http://www.ceregmia.eu/CAp2011/fr/index.html]) :

  • Modèle LaTeX : template_latex_publibook.zip [http://ic2011.liris.cnrs.fr/site/lib/tpl/ic2011/images/template_latex_publibook.zip]
  • Modèle Pages : template_pages_publibook.pages.zip [http://ic2011.liris.cnrs.fr/site/lib/tpl/ic2011/images/template_pages_publibook.pages.zip]
  • Modèle Word : template_word_publibook.doc.zip [http://ic2011.liris.cnrs.fr/site/lib/tpl/ic2011/images/template_word_publibook.doc.zip]

Les auteurs sont invités à déposer leurs contributions au format PDF en ligne, sur Easychair[http://www.easychair.org/conferences/?conf=afia2011]. Attention à bien choisir la catégorie

“Atelier “Philosophie et Ingénierie. Le formel face à l’histoire, la technologie et la matérialité”.

Elles feront l’objet d’actes en version électronique.

Dates : 

  • Date limite de soumission (ferme) : 17 avril 2011.

  • Réponse aux auteurs : 28 avril
  • Envoi d’un résumé de 2 pages de la communication (qui sera publié dans les actes numériques) : 05 Mai
  • Dates de l’atelier : 16 mai (9h30-12h30 et 14h-18h)

One last thing…

Submissions in English are welcome!

Lieux

  • Palais des congrès, 331 rue de la République
    Chambéry, France

Dates

  • dimanche 17 avril 2011

Mots-clés

  • philosophie, ingénierie, web, web sémantique, connaissance, concepts, formel, matérialité, histoire, pratique, artisanat, numérique, technologie

Contacts

  • Alexandre Monnin
    courriel : alexandre [dot] monnin [at] inria [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Alexandre Monnin
    courriel : alexandre [dot] monnin [at] inria [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Philosophie & ingénierie. Le formel face à l’histoire, la technologie et la matérialité », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 21 février 2011, http://calenda.org/203466