Accueil(Se) décider ? Ressorts et pratiques de la décision

(Se) décider ? Ressorts et pratiques de la décision

Troisième printemps des sciences humaines et sociales

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Publié le jeudi 24 mars 2011 par Loïc Le Pape

Résumé

La décision est un acte commun qui concerne aussi bien l'individu que les groupes constitués (sociétés, collectivités, entreprises). L'actualité nous le montre, des changements parfois soudains apparaissent, le monde se réoriente par crises et décisions qu'il faut apprendre à lire, à déchiffrer, à analyser. Les individus sont amenés au quotidien à (se) décider, à opérer des choix conscients, inconscients, rationnels ou irrationnels. Les ressorts de la décision et les pratiques mises en œuvre, qu'il s'agisse d'art, d'économie, de politique, de statistiques, de médecine, de stratégie militaire, de philosophie, de psychologie, de sociologie ou de neurosciences seront interrogés tout au long de ce Printemps des SHS, ouvert à tous, organisé pour la troisième année consécutive par la Maison européenne des sciences de l'homme et de la société (MESHS - Lille nord de France).

Annonce

Toutes les conférences de ce 3e Printemps des sciences humaines et sociales se déroulent à la MESHS - espace Baïetto (2, rue des Canonniers à Lille), à l'exception de la conférence inaugurale.

Lundi 28 mars 2011 - 18 h — conférence inaugurale

De la décision en politique

Hubert VÉDRINE, ancien ministre des Affaires étrangères

18 h — Maison de l’éducation permanente (1, place George Lyon à Lille)
Conférence organisée en collaboration avec la ville de Lille. Elle ouvre le 3e Printemps des SHS ainsi que le cycle « Savoirs citoyens », porté par la ville de Lille, l’Université du temps libre, l’Université populaire de Lille, CitéPhilo et la MESHS.

Présentation : Fabienne BLAISE, directrice de la MESHS, professeur de littérature grecque à l’université Lille 3 (STL, UMR 8163 ; CNRS - Lille 3 - Lille 1) et Pierre MATHIOT, directeur de l’IEP, Sciences Po Lille, professeur à l’université Lille 2 (CERAPS, UMR 8026 ; CNRS - Lille 2).

La question de la décision se situe, en politique comme dans d’autres domaines, en cet endroit critique où la théorie et les principes rencontrent l’action et l’incertitude de son inscription dans le réel. Tout avait été pensé, mais... dira-t-on. La décision est un point de passage et de risque entre la prévision, l’anticipation et l’effectivité d’une pensée.
La MESHS a proposé à Hubert Védrine de décrire et d’analyser les processus concrets de prise de décision dans lesquels s’inscrit l’action d’un homme politique, d’un diplomate — homme de l’argumentation, s’il en est. Où se situent les enjeux entre décision individuelle, engagement personnel et protocoles politiques ou diplomatiques ? Si la question de la place de l’individu dans l’écriture de l’histoire ou de son effacement devant l’enchaînement de règles qui lui échappent est, sans doute, schématique, elle signale néanmoins la difficulté de penser en même temps l’exercice éminemment personnel de la réflexion et son inscription dans une histoire commune ou une stratégie politique.

Après des études à Sciences Po et une licence d’histoire, Hubert Védrine rejoint l’ENA. Il intègre ensuite le ministère de la culture puis celui des affaires étrangères. Il participe en 1974 à la campagne de François Mitterrand, qui le nomme, en mai 1981, conseiller diplomatique à l’Élysée. En 1988, il devient porte-parole de la Présidence de la République et en 1991, secrétaire général, jusqu’à la fin du second mandat de François Mitterrand, en 1995. Cette même année, il entre au Conseil d’État. En 1997, Lionel Jospin, alors premier ministre, le nomme ministre des affaires étrangères. Il conservera ce ministère jusqu’en 2002. En 2003, Hubert Védrine crée une société de conseil en stratégie géopolitique « Hubert Védrine Conseil ». Il préside aujourd’hui l’Institut François Mitterrand et enseigne à Sciences Po Paris.

Mardi 5 avril 2011 - 18 h

2e rencontre — Rationalité et irrationalité  de la décision

Présentation : Bruno AMBROISE, chargé de recherche au CNRS (CURAPP, UMR 6054 ; CNRS - université de Picardie), membre de l’équipe de direction de la MESHS.

Réflexions sur le partage rationnel/ irrationnel

Par Emmanuel PICAVET — Professeur de philosophie à l’université de Franche-Comté

La tradition des analyses en termes de choix rationnel privilégie des modèles de l’action et de la décision humaines qui ont pu sembler parachever une vision «instrumentale» de l’action, dans laquelle celle-ci est seulement au service de l’obtention de bons résultats. Pourtant, l’interprétation de l’action et la prise en compte des raisons de l’action jouent également un rôle important dans le partage entre le rationnel et l’irrationnel. De plus, des formes d’action liées à la tradition et à l’engagement, qui peuvent parfois conduire à l’irrationalité, entretiennent des rapports plus complexes avec la rationalité qu’on ne pourrait le penser de prime abord. On examinera, dans les grandes lignes, ce que l’analyse philosophique peut en dire.

Ouvrir une brèche et canaliser le flux : à propos de la décision en Chine

Par Françoise LAUWAERT — Sinologue, professeur à l’université libre de Bruxelles

Certains textes médicaux et littéraires anciens présentent la décision comme l’émanation directe d’émotions enracinées dans la profondeur du corps. Il suffirait donc d’ouvrir la brèche au flux des affects et de les laisser suivre leur cours naturel. Ces théories semblent confirmer le cliché selon lequel les Chinois se seraient épargné le dualisme entre l’âme et le corps qui marqua si lourdement l’histoire de la pensée occidentale. Par des exemples empruntés au domaine juridique et à certains courants de la pensée confucéenne, nous tenterons de montrer que le clivage existe bien, même s’il se produit en d’autres lieux et s’exprime en d’autres termes, et que le recours à la « volonté » permet de mater les corps.

Mercredi 6 avril 2011 - 18 h

3e rencontre — La décision médicale, entre méthode et dilemmes

Présentation : Régis MATRAN, médecin, professeur de médecine et vice-président, chargé du conseil scientifique, de l’université Lille 2.

Les ressorts du jugement médical

Par Alain-Charles MASQUELET — Professeur et chirurgien des hôpitaux de Paris

Nombreuses sont les tensions conflictuelles qui quadrillent le champ de la médecine contemporaine : perspectives prométhéennes des thérapeutiques et insatisfaction grandissante des patients, rationalisation technoscientifique et surgissements éthiques, hyperspécialisation et individuation… Comment dès lors, au travers de ces injonctions paradoxales, peut se forger une décision médicale à la fois éclairée et sans concession ?

Sauver, laisser mourir, faire mourir

Par Véronique GUIENNE — Professeur de sociologie à l’université de Nantes

Comment se prennent les décisions médicales en « fin de vie » ? Quelles normes et quelles valeurs structurent ces choix ? Jusqu’où les lois récentes sur le consentement éclairé font-elles du « patient » le décideur de sa mort et non les médecins ? Il s’agira de mettre en discussion une meilleure prise en compte des intentions pour des décisions plus démocratiques en matière de santé, de vie et de mort.

Jeudi 7 avril 2011 - 18 h

4e rencontre — Décision politique, décision stratégique

Présentation : Gabriel GALVEZ-BEHAR, maître de conférences en histoire à l’université Lille 3 (IRHiS, UMR 8529 ; CNRS - Lille 3), membre de l’équipe de direction de la MESHS.

Guerre et décision politique à l’âge des armées nationales

Par Jean-François CHANET — Professeur d’histoire à Sciences Po Paris

Chacun connaît la formule de Clausewitz selon laquelle la guerre est « la continuation de la politique par d’autres moyens ». En partant du regain d’intérêt pour la pensée de Clausewitz qui se manifeste dans plusieurs domaines des sciences sociales, la conférence proposera de confronter la célèbre formule, née dans le contexte des guerres de la Révolution et de l’Empire, à des travaux récents d’historiens désignant cette période comme celle de «l’invention de la guerre totale» qui a atteint ses formes paroxystiques au XXe siècle.

Les fondements de la décision politique

Par Pierre MATHIOT — directeur de l'IEP, Sciences Po Lille, professeur à l'université Lille 2 (CERAPS, UMR 8026 ; CNRS - Lille 2)

La décision politique est volontiers présentée, par les décideurs eux-mêmes, comme parée de toutes les vertus de la rationalité. Le décideur agirait partout et toujours en connaissance de cause, saurait identifier parfaitement les problèmes posés et produire les solutions idoines. Ce modèle du décideur thaumaturge procède davantage de la mythologie que de l'observation raisonnée des pratiques et des faits. Non pas que le décideur, pour autant que l'on sache de qui l'on parle, ne sache pas décider ou décide "mal". Il est très simplement pris au piège d'un nombre tellement important de variables et de contraintes (agenda saturé, information incomplète, pression médiatique, perspectives électorales...) qu'il ne peut le plus souvent faire autrement que prendre la moins mauvaise décision possible. Cette perspective est sans doute désenchantée mais point cynique. Elle cherche aussi, au-delà de la réflexion de l'universitaire, à restaurer une vision réaliste et possibiliste de l'action publique.

Lundi 11 avril 2011 - 18 h

5e rencontre — La décision à l’œuvre

Présentation : Marianne MASSIN, maître de conférences en philosophie de l’art et esthétique à l’université Lille 3, membre du laboratoire Savoirs, textes, langage (STL, UMR 8163 ; CNRS - Lille 3 - Lille 1).

L’(in)achèvement du texte :  fiction critique et processus génétiques

Par Pierre-Marc DE BIASI — Directeur de recherche en littérature au CNRS

« FINI! mon vieux! — Oui, mon bouquin est fini! (...) Je suis à ma table depuis hier, 8 heures du matin. — La tête me pète. N’importe ! J’ai un fier poids de moins sur l’estomac. »
Quand Flaubert écrit ce petit billet à son ami Jules Duplan, le 16 mai 1869, à « 5 heures moins quatre du matin » après 21 heures de travail ininterrompu, il semble bien convaincu que L’Éducation sentimentale, en chantier depuis près de cinq ans, et qui aura exigé 9000 pages de brouillons et documents, est enfin « achevée »… Mais parler d’« achèvement » n’est qu’une façon de désigner la fin toute provisoire d’une phase (ici la phase « rédactionnelle ») dans les métamorphoses peut-être inachevables de l’écriture. Entre l’état du manuscrit définitif « achevé » ce 16 mai 1869 et le texte publié à la fin de la même année, des milliers de transformations (autographes et allographes) auront encore lieu. Et de l’édition de 1869 à celle de 1880, des milliers d’autres modifications, parfois majeures, viendront à nouveau transformer le texte de l’œuvre. Sans parler, bien entendu, de toutes celles qui ne manqueront pas de s’y ajouter après la mort de l’écrivain… Rapporté à ce que montrent les manuscrits et les états variants du texte, « l’achèvement » n’est qu’une fiction aussi nécessaire et insuffisante que son contraire, l’inachèvement. Le texte n’existe pas, l’achèvement non plus, si ce n’est comme concepts heuristiques et régulateurs d’une certaine vision historique de l’écrit.

L’inscription de la décision dans l’œuvre.  De Francis Ponge à Pierre Michon

Par Dominique VIART — Professeur de littérature française à l’université Lille 3

Depuis Francis Ponge, l’hésitation — et donc la décision — de l’écrivain devant sa page ne se dissimule plus : elle s’affiche, devient partie intégrante de l’œuvre, qui l’énonce et parfois en joue. Bien des textes contemporains formulent ainsi explicitement leurs enjeux, les décisions formelles et les choix esthétiques qu’ils opèrent. C’est ce geste que l’on se propose de mettre en évidence et d’interpréter à travers les livres de quelques écrivains majeurs de notre temps : Annie Ernaux, Pierre Michon, Patrick Deville, François Bon…

Mardi 12 avril 2011 - 18 h

6e rencontre — Ressorts psycho-sociaux et neurologiques de la décision

Présentation : Yvonne DELEVOYE, professeur de psychologie à l’université Lille 3 (URECA, EA 1059), membre de l’équipe de direction de la MESHS.
Et le vainqueur emporte la mise !

La prise de décision résulte de phénomènes de compétition entre plusieurs réseaux neuronaux distribués.

Par Thomas BORAUD — Directeur de recherche en neurosciences au CNRS

Les corrélats neuronaux des processus de décisions sont un des enjeux majeurs des neurosciences de cette décennie. Depuis une dizaine d’années, plusieurs disciplines, parmi lesquelles les neurosciences, la microéconomie et la psychologie expérimentale ont convergé pour étudier ces processus donnant naissance à un nouveau champ pluridisciplinaire un peu pompeusement baptisé neuroéconomie. De nouveaux paradigmes expérimentaux issus des protocoles de microéconomie associés à des investigations électrophysiologiques ou d’imagerie fonctionnelle ont permis de mettre en évidence les structures impliquées et de suggérer des mécanismes sous-jacents. Nous les passerons succinctement en revue et proposerons une théorie intégrative pour expliciter ces mécanismes qui résultent de processus de compétition entre plusieurs réseaux distribués entre le cortex et les structures profondes du cerveau.

Nos décisions sous influences : leurs origines et leurs conséquences sociales

Par Astrid MIGNON — Maître de conférences en psychologie sociale à l’université Lille 3

La psychologie sociale expérimentale nous permet d’analyser les origines et les conséquences sociales de la décision en intégrant trois aspects. 1. Des facteurs sociaux interviennent dans nos décisions sans que nous en ayons forcément conscience. De plus, les décisions prises permettent de remplir diverses fonctions sociales qui nous échappent. Par exemple, nous pouvons publiquement prendre une décision fausse dans le but implicite et non conscient de ne pas apparaître comme déviants par rapport aux autres. 2. Le fait de prendre une décision a des conséquences sociales inattendues car non supposées par la décision elle-même. Par exemple, décider librement et seul peut conduire paradoxalement à un rétrécissement progressif du champ décisionnel. 3. Prendre une décision ne garantit pas sa mise en œuvre sous forme d’action concrète. Par exemple, le fait de décider en toute bonne foi de changer d’hygiène de vie n’est que rarement converti en action réelle. L’ensemble des travaux présentés permettront de montrer que la fonction des décisions doit être appréhendée dans les contextes sociaux où elles sont prises.

Jeudi 14 avril 2011 - 18 h

7e rencontre — Les jeux de la décision  (économie et risques)

Présentation : Frédéric JOUNEAU-SION, professeur d’économie à l’université Lille 3 (EQUIPPE, EA 4018 ; Lille 1 - Lille 2 - Lille 3)

Sommes-nous rationnels ?

Par Ivar EKELAND — Mathématicien et économiste, ancien président de l’université Paris Dauphine

La théorie économique moderne repose sur l’hypothèse que les individus sont rationnels en un sens très précis : ils choisissent les meilleurs moyens pour atteindre leurs objectifs, et ils savent que les autres sont comme eux. Est-ce vrai ? Peut-on concevoir des expériences qui confirment ou infirment cette théorie ? On étudiera l’exemple des penalties au football.

Incertitude et décisions économiques

Par Gabrielle DEMANGE — Mathématicienne et économiste, directrice d’études à l’EHESS

Les décisions économiques sont prises, pour la plupart, en présence d’incertitudes : sur la rentabilité d’un investissement, sur les actions de concurrents, sur l’information d’intervenants concernant les marchés boursiers, leur anticipation, etc... Dès lors, comment ces décisions sont-elles prises ? Quelles organisations peuvent y aider  ? Acquérir de l’information avant décision est-elle toujours bénéfique ? Peut-on définir une valeur à cette information ? De telles questions ont fait l’objet d’un très grand nombre de travaux dans les trente dernières années, en théorie des jeux et en économie de l’information. Notre objectif est d’introduire quelques-uns de ces travaux à l’aide d’exemples types.

Vendredi 15 avril 2011 - 18 h

8e rencontre — Statistiques, société et décision

Présentation : Hubert JAYET, professeur d’économie à l’université Lille 1, directeur adjoint de la MESHS, directeur d’EQUIPPE (EA 4018 ; Lille 1 - Lille 2 - Lille 3)

Avant, pendant et après : l’argument statistique dans le processus de décision

Par Alain DESROSIÈRES — Statisticien au Centre Alexandre Koyré

La statistique n’est pas seulement une aide à la décision. Elle est elle-même le produit d’une cascade de décisions préalables : choix et définition des variables, construction de nomenclatures, codage des cas douteux, forme des tabulations et des modèles d’analyse statistique. Les «décideurs» qui mettent en avant des arguments statistiques pour «justifier leurs décisions» sont eux-mêmes fortement contraints par ces décisions antérieures, dont non seulement ils ne sont pas maîtres, mais que, le plus souvent, ils ignorent. Plutôt que d’aide à la décision, il vaut mieux penser en termes de mise en forme conventionnelle de la réalité, à l’intérieur de laquelle se meuvent et argumentent les acteurs sociaux. Des exemples seront donnés : l’évaluation des postes du bilan des entreprises, la quantification du produit intérieur brut (PIB), de l’inflation, des taux d’emploi et de chômage, le «benchmarking» des politiques européennes, les «rangs» des universités classées dans le palmarès de Shangaï.

Du bon usage des rapports officiels

Par François HÉRAN — Statisticien, directeur de recherche à l’INED

À quoi servent les rapports d’experts que la puissance publique commande régulièrement aux chercheurs ou aux administrateurs de la recherche ? François Héran abordera la question à partir de son expérience personnelle. Il a eu l’occasion de rédiger ou de coordonner plusieurs « rapports officiels », dont les uns ont été suivis d’effets tandis que les autres sont restés lettre morte : « Questionnaires du recensement rénové » (2001), « Démographie et économie » (2002), « Immigration, marché du travail, intégration » (2002), « Inégalités et discriminations : pour un usage critique et responsable de l’outil statistique » (2010), etc.Il tentera de cerner les facteurs qui influencent la production et la destinée de ce type de documents.

Informations :

Toutes les rencontres sont libres d’accès et gratuites, dans la limite des places disponibles.

Une réservation est conseillée ; elle est indispensable pour la conférence inaugurale.

Informations complémentaires : www.meshs.fr ou 03 20 12 58 30 

Catégories

Lieux

  • 2, rue des Canonniers
    Lille, France

Dates

  • lundi 28 mars 2011
  • mardi 05 avril 2011
  • mercredi 06 avril 2011
  • jeudi 07 avril 2011
  • lundi 11 avril 2011
  • mardi 12 avril 2011
  • jeudi 14 avril 2011
  • vendredi 15 avril 2011

Fichiers attachés

Mots-clés

  • anthropologie, argumentation, art, économie, épistémologie, histoire, littérature, management, marchés, philosophie, psychologie, sciences cognitives, sociologie

Contacts

  • Amandine Briffaut
    courriel : amandine [dot] briffaut [at] meshs [dot] fr

Source de l'information

  • Amandine Briffaut
    courriel : amandine [dot] briffaut [at] meshs [dot] fr

Pour citer cette annonce

« (Se) décider ? Ressorts et pratiques de la décision », Cycle de conférences, Calenda, Publié le jeudi 24 mars 2011, http://calenda.org/203845