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La rencontre du profane et du sacré dans les sociétés

The Encounter of the Profane and Sacred in Societies

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Publié le mardi 12 avril 2011 par Loïc Le Pape

Résumé

Bien que nous appartenions à des sociétés occidentales sécularisées, revendiquant une autonomie à l’égard des référents religieux, l’empreinte du profane et du sacré continue de s’exercer pour établir des frontières, des hiérarchies entre les valeurs tenues aujourd’hui pour inviolables et celles dont on croit percevoir et saisir la contingence. Un tel constat suggère plusieurs conclusions : le sacré ne se confond pas avec le religieux, sa réalité est structurelle mais les éléments qui le composent mouvants. Ces appréciations interrogent aussi l’historien des sociétés anciennes qui cherche à savoir de quels héritages procède la situation présente, à connaître les façons dont s’est fixée la limite entre profane et sacré et quels transferts de sacralité il est possible de repérer au cours de la période cruciale des temps modernes (XVIe-XVIIIe siècle).

Annonce

Mercredi 27 avril 2011 à 20h : conférence inaugurale

Les sociétés occidentales entre profane et sacré. Regard présent sur le passé

Animée par  Alain CABANTOUS (Université Paris I - Panthéon Sorbonne).

(Salle des fêtes de la Mairie de Montreuil, métro Mairie de Montreuil). Conférence ouverte au public.

Cycle de 4 cours

Le cycle débute le lundi 4 mai 2011, de 14h à 17h (Métro Croix de Chavaux, 35/37 avenue de la Résistance 93100 MONTREUIL).
Inscription préalable ou le jour des cours : http://www.ccefr.fr/?page_id=15

Mercredi 4 mai 2011 : cours 1 « Le sacré en islam. »

Cours animé par Hocine BENKHEIRA, directeur d'études Chaire "Histoire et anthropologie du droit musulman" École Pratique des Hautes Études (EPHE), Section des Sciences religieuses.

L’intervenant procèdera tout d’abord à l’examen de la notion de « sacré » dans la pensée islamique, qu’il illustrera ensuite au travers de différents exemples : rituel (pèlerinage, prière, etc.), vie sociale (politique, sexualité, etc.).

Lundi 9 mai 2011 : cours 2 « Au-delà du profane et du sacré : la notion de "Sainte Russie". »

 Cours animé par Michel DMITRIEV, Université Lomonossov, Moscou.

Cet exposé cherche à comprendre la logique (religieuse, confessionnelle, culturelle) du discours de " Sainte Russie " dans les textes russes des XVe - XVIIe siècles ainsi que dans la culture russe postérieure à cette époque. Bien que le thème de "Sainte Russie" n’apparaisse dans les textes russes de manière explicite qu’au XVIe siècle, il est possible d’en déceler les racines bien profondes dans les écrits (ainsi que dans les représentions et l’élément linguistique slavon) remontant à l’époque du baptême de la Rous’ et, en fin de compte aux sources byzantines. De l’autre côté, aux XVe - XVIIe siècles, ainsi que dans nos textes tardifs (XVIIIe – XIXe siècles), le discours et l’image de la "Sainte Russie" s’enchevêtrent avec les représentations de la Russie comme "Nouvel Israël", "Nouvelle Jérusalem " et "Nouvelle Rome ". Quel était son poids dans la culture russe ? On verra que la présence de la notion et de l’image de la "Sainte Russie" dans l’univers mental de la Russie, à partir de l’aube des Temps Modernes, est incontestable et assez considérable.  Plus tard cette expression est devenue un topos très largement présent dans les textes folkloriques ou parafolkloriques, enregistrés aux XVIIIe - XIXe siècles. Qu’est-ce que la "Sainte Russie" dans le contexte des discours de sacré et de profane, de "proto-national" et de "national" aux XVIIIe - XIXe siècles ? Nos sources nous permettent de consentir qu’il s’agit d’un système de représentations qui va au-delà de habitudes mentales qui nous sont propres, et qui échappe à notre logique de concevoir les rapports entre le sacré et le profane. La paradoxalité de cette logique mentale mérite d’être explorée en profondeur.

Mardi 17 mai 2011 : cours 3 « Le sacré dans la République laïque - France, XIXe-XXe siècles. »

Cours animé par Jacqueline LALOUETTE, professeur d’histoire contemporaine, Université Lille III.

En se laïcisant, la République a-t-elle renoncé à toute forme de sacré ? Durant les décennies suivant le triomphe de la troisième République, puis à diverses périodes, notamment durant les deux guerres mondiales, se développa une véritable religion de la patrie, dont les symboles, les cérémonies et les hauts lieux se coloraient d’une forme de transcendance, laquelle, pour être atténuée, n’a pas totalement disparu.

Mercredi 25 mai 2011 : cours 4 « La terre comme référence sacrée : l'exemple d'Israël. »

 Cours animé par Raphaël DRAÏ, agrégé de sciences politiques.

Lieux

  • 35-37 avenue la Résistance
    Montreuil, France

Dates

  • mercredi 27 avril 2011
  • mercredi 04 mai 2011
  • lundi 09 mai 2011
  • mardi 17 mai 2011
  • mercredi 25 mai 2011

Mots-clés

  • profane, sacré, religion, histoire, sciences politiques, islam, judaïsme, christianisme, laïque, Russie, France, Israël

URLS de référence

Source de l'information

  • CCEFR - Centre civique d'étude du fait religieux ~
    courriel : ccefr [at] free [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La rencontre du profane et du sacré dans les sociétés », Cycle de conférences, Calenda, Publié le mardi 12 avril 2011, http://calenda.org/204047