AccueilLes collectivités territoriales et l’appropriation des TIC pour la gouvernance et le développement local

Les collectivités territoriales et l’appropriation des TIC pour la gouvernance et le développement local

Territorial Collectivities and the Appropriation of IT Technologies for Local Governance and Development

Troisièmes rencontres de l'e-Atlas francophone d'Afrique de l'Ouest

The third Francophone West Africa e-Atlas conference

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Publié le mercredi 13 avril 2011 par Loïc Le Pape

Résumé

Après les rencontres de Dakar 2006, consacrées aux spécificités des sociétés africaines de l’information et de l’appropriation des TIC par les différents acteurs territoriaux, celles de Bamako 2009 qui ont traité du rôle des ONG dans l’appropriation des TIC, le réseau eAtlas FAO prépare actuellement ses troisièmes rencontres régionales. Programmées à Cotonou les 26, 27 et 28 octobre 2011, elles seront consacrées à l’appropriation et à l’usage des TIC par les collectivités territoriales pour la gouvernance et le développement local.

Annonce

PROBLÉMATIQUE

Une originalité de la construction des « sociétés de l’Information » en Afrique tient au fait qu’elles excèdent largement le rôle des acteurs publics étatiques.

La vague de décentralisation des années 90 situe les collectivités locales africaines dans un contexte particulier de transfert des compétences ; de carences infrastructurelles ; de rareté des moyens humains et financiers ; de dépendance vis à vis de l’APD  et de gouvernance locale multi acteurs. Le processus de décentralisation engagera  un double mouvement de modernisation et de démocratisation des collectivités locales.

C’est dans ce contexte que les villes et les collectivités territoriales africaines se sont positionnées comme un acteur de premier plan pour la construction locale des sociétés de l’information.

 En Afrique, la plupart des analyses menées sur les politiques de communication des collectivités territoriales font état d’un élan visant pour l’essentiel à promouvoir les différents périmètres d’intervention de ces acteurs, l’image et la notoriété des élus locaux. La recherche a aussi montré une différence fondamentale en fonction des aspects interne et externe de cette communication. En interne, les responsables tentent de fédérer les populations autour de valeurs collectives créant ou renforçant le sentiment d’appartenance au territoire. Sur le plan externe, la communication vise à attirer les acteurs économiques, mettre en avant des atouts distinctifs du territoire, favoriser le tourisme, valoriser l’image du territoire et de ses habitants.

Si la dimension ancienne de la communication territoriale ne disparaît pas, elle est fortement concurrencée par de nouvelles formes de communication apparues ces vingt dernières années et liées à la problématique du développement à l’ère du numérique : « e-gouvernance », « e-administration », « e-citoyen », « e-inclusion », « e-éducation » et autres.

L’originalité de ces nouvelles formes de communication tient au fait qu’elles semblent considérer la communication territoriale autant comme un point central que comme une finalité. Elles suscitent alors des questions sur les moyens mobilisés, les cibles envisagées et l’approche expérimentée. Le questionnement se construit sur la base des vécus extrêmement diversifiés des collectivités territoriales africaines en contact avec les TIC. Comment s’opère le positionnement de ces acteurs territoriaux face aux défis de la société de l’information (équipements, connectivité et infrastructures d’accès, contenus et usages adaptés, formation et renforcement des capacités,…)? Quels sont les types de partenariats qui se développent autour des TIC ? Qui en sont les instigateurs ? Quelles sont les logiques qui guident leurs interventions ? Quels sont les types d’usages consacrés aux TIC ?

Les troisièmes rencontres de l’eAtlas francophone de l’Afrique de l’Ouest visent à mettre en lumière ces nouvelles problématiques de la communication territoriale. Elles ont aussi pour objectif de débattre de la problématique de l’émergence de nouveaux enjeux d’une communication territoriale aux prises à une transformation technique depuis plus d’une dizaine d’années.

Dans cette perspective, ces rencontres croiseront le regard des universitaires chercheurs et acteurs du développement local autour des facteurs économiques, politiques, culturels et sociaux qui conditionnent ou accompagnent l’appropriation des TIC à des fins de gouvernance des territoires d’Afrique de l’Ouest. Elles réuniront deux  types de textes à savoir d’une part des articles répondant aux normes scientifiques et universitaires communément admises et d’autre part, des témoignages d’acteurs et des comptes-rendus d’expériences.

Ces rencontres contribueront ainsi à la compréhension des nouveaux processus de « territorialisation » et des enjeux de « re-territorialisation » des sociétés africaines de l’information, en lien avec les choix effectués par les pouvoirs publics dans les politiques de développement du numérique au niveau local.

FORMAT DES RENCONTRES

Ces rencontres se dérouleront sur trois jours suivant une organisation en séquences intégrant les trois dispositifs suivants.

I. CONTEXTUALISATION & EXPOSÉS INTRODUCTIFS :

  • Le référentiel de la Société de l’information et les collectivités locales : historique, enjeux politique, référentiels, etc,
  • Décentralisation et Sociétés locales de l’information en Afrique de l’Ouest : enjeux, synergies  et opportunités pour la gouvernance et le développement local.
  • L’Etat du numérique au niveau local : études de cas dans les villes africaines : Dakar, Ouagadougou, Cotonou, Bamako etc.

II. LES PANELS THÉMATIQUES

  •  eAdministration ou eGouvernance : quel modèle de référence, quelles pratiques pour les municipalités ? Etat des lieux critique des expériences en cours en matière de  finances publiques, gestion des services municipaux, etc.
  • TIC et développement économique local : bilan et perspectives ? Utilisation des TIC à des fins économique : Marketing territorial et tourisme ; Economie numérique (centres d’écoutes, technopoles, cyber centres, etc) ; Economie populaire, économie solidaire micro crédit  et TIC ; mobilisation économique de la diaspora pour le développement local.
  • TIC démocratie locale, citoyenneté et culture, processus électoraux, contrôle citoyen, promotion des cultures locales et des langues nationales, information locale ; etc.
  • Quels partenariats Collectivités locales – ONG - OSC  pour la gouvernance et le développement local ?: Renforcement des capacités TIC des collectivités locales ; construction de Sociétés africaines de l’information plus démocratiques, plus durables et plus solidaires.

III. LES ATELIERS

  • Atelier « Questions vives de la Recherche » : Appropriations des TIC ; question de l’expression de la demande ; TIC et mobilité,  usages innovants ; dynamique de l’action publique locale et  nouvelles gouvernances ; partenariats (notamment partenariats Public – Privé). ; modèles et indicateurs TIC de développement ; expérimentation et diffusion des modèles.
  • Atelier « Apport des TIC à la gouvernance démocratique des villes » : SIG participatifs, sites collaboratifs, budgets participatifs, web 2.0 et collectivités, etc.
  • Atelier « Usages du numérique par les collectivités locales » : bilan des formations TIC au niveau régional, internet territorial, applications et services mobiles pour les populations, etc.
  • Atelier « Coopération décentralisée et solidarité numérique » : Résultats, facteurs de réussite et d’échecs des projets de « solidarité numérique », stratégies et perspectives innovantes de « co-développement numérique » des territoires

DISPOSITIONS GÉNÉRALES

Les propositions de communication seront examinées par le comité scientifique des rencontres.  Pour être acceptées, les propositions de communication doivent s’inscrire dans la thématique centrale des rencontres. Elles doivent être concises et comporter une brève introduction situant l’expérience présentée dans son contexte, une présentation de la méthodologie, des principaux résultats, de l’analyse et des conclusions essentielles à retenir.

Les communications retenues feront l’objet d’une présentation d’une quinzaine de minutes, suivi d’un débat, pendant les Rencontres de Cotonou.

Consignes pour la présentation des propositions

  • Volume : une à deux pages (6000 signes maximum).
  • Éléments de contexte : auteur(s), structure, courriel, axe et thème de l’étude
  • Les propositions doivent être envoyées en format .doc ou .pdf à l’adresse : eatlascotonou@gmail.com

avant le 30 avril 2011

Calendrier et modalités

  • 30 avril 2011 : Dernier délai de réception des propositions de communication
  • 31 mai 2011 : Réponses et notifications aux auteurs
  • 15 septembre 2011 : Réception des textes définitifs de communication

Composition du Comité scientifique :

  •  Augustin CHABOSSOU:Enseignant-Chercheur, CEFRED, Université  Abomey Calavi,Bénin
  • Emmanuel EVENO ; Professeur, Université de Toulouse-Le Mirail, France
  • Sylvestre OUEDRAOGO ; Enseignat-Chercheur, Université de Ouagadougou, Burkina Faso
  • Jean TCHOUGBE : Directeur du Campus Numérique Francophone de Cotonou
  • Papa SAKHO ; Maître assistant, Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal
  • Olivier SAGNA ; Maître de Conférences, Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal
  • Philippe VIDAL  ; Maître de Conférences, Université du Havre, France.

Lieux

  • Palais des Congrès
    Cotonou, Benin

Dates

  • samedi 30 avril 2011

Mots-clés

  • Sociétés de l'information, TIC et Territoires, e-gouvernance et e-administration, collectivités, décentralisation, développement local, fractures numériques, coopération, solidarité, Nord-Sud

Contacts

  • Destiny Tchéhouali
    courriel : tchehouali [dot] destiny [at] uqam [dot] ca

Source de l'information

  • Destiny Tchéhouali
    courriel : tchehouali [dot] destiny [at] uqam [dot] ca

Pour citer cette annonce

« Les collectivités territoriales et l’appropriation des TIC pour la gouvernance et le développement local », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 13 avril 2011, http://calenda.org/204060