AccueilLe tableau et la scène. Peinture et mise en scène du répertoire héroïque autour dʼAntoine et Charles Coypel

*  *  *

Publié le mardi 03 mai 2011 par Karim Hammou

Résumé

Journées d’étude organisées par Adeline Collange-Perugi (musée des Beaux-Arts de Nantes), Marie-Pauline Martin et Julie Ramos (INHA), Jérôme de La Gorce et Jean-Noël Laurenti(ACRAS) et le Printemps des arts.

Annonce

Que la Cléopâtre avalant le poison de Charles-Antoine Coypel, ou le Portrait de Mademoiselle Clairon en Médée de Carle Vanloo, soient empreints d’un imaginaire lié au théâtre, semble une évidence. Mais la formulation positive de leur « théâtralité » pose question. Trop souvent réduite à une qualité seulement sensible, désignant toute recherche ostentatoire de l’effet (la grandiloquence des mouvements, l’exacerbation des sentiments ou encore la pompe des décors), la « théâtralité » se déplace au contraire dans le paysage historique en fonction d’idées et d’expériences concrètes relatives aux arts dramatiques. Elle peut dès lors être repérée, et même définie par l’examen du théâtre lui-même, dans son authentique perspective du XVIIIe siècle – à travers l’étude de sa dramaturgie, de ses décors et de son espace scénique, du jeu ou du costume de ses acteurs… Toutefois, si l’oeuvre d’un Coypel ou d’un Fragonard emprunte indéniablement à l’imaginaire théâtral, cette « source » s’affirme-t-elle, au sein du tableau, comme une simple référence, ou devient-elle « ressource » – soit l’occasion, pour l’artiste, de découvrir au contact du théâtre des qualités expressives propres à l’art de peindre ?

La seconde journée prolongera cette réflexion, en s’appuyant sur des ateliers de mise en scène réunissant praticiens et chercheurs. L’hypothèse est que la tension entre « sources » et « ressources » est également féconde pour le travail scénique contemporain. Dans quelle mesure les tableaux peuvent-ils être considérés comme des documents susceptibles d’aider à la connaissance, voire à la restitution des pratiques scéniques en usage à la même époque? Les ateliers examineront, à partir d’un tableau donné, les éléments qui, soit repris tels quels et prolongés, soit adaptés, peuvent nourrir l’interprétation d’une scène en spectacle vivant.

Sans conclure hâtivement de l’influence d’un art sur l’autre, les deux journées questionneront les rapprochements entre peinture et scène, la manière de les raisonner, mais aussi de les expérimenter.

Programme

Lundi 16 mai

Président de séance : Marie-Pauline Martin

10h45 Accueil et introduction par Blandine Chavanne (directrice du Musée des Beaux-Arts de Nantes) et Adeline Collange-Perugi (conservatrice au Musée des Beaux-Arts de Nantes)

  • 11h Gaëlle Lafage (Université Paris-Sorbonne) : Quand la Peinture et la Poésie étaient soeurs : les représentations d’Esther et d’Athalie
  • 11h45 Pierre Frantz (Université Paris-Sorbonne) : Scène de théâtre et moment du peintre

Président de séance : Marc Bayard

  • 14h30 Esther Bell (Morgan Library and Museum, New York) : Une amitié au Théâtre italien : Charles-Antoine Coypel et Luigi Riccoboni
  • 15h15 Laurence Marie (Université de Paris-Sorbonne) : Quelle influence de la peinture héroïque sur les premières théorisations des passions théâtrales au XVIIIe siècle ?

16h Pause

  • 16h30 Emmanuelle Hénin (Université de Reims) : De l’héroïque au pathétique : l’excès théâtral dans la peinture du XVIIIe siècle
  • 17h15 René Démoris (Université de Paris 3-Sorbonne nouvelle) : De l’usage des passions dans les grands genres au théâtre et en peinture, théorie et pratique, au temps du rococo

Mardi 17 mai

Président de séance : Jean-Noël Laurenti

  • 9h Jérôme de La Gorce (CNRS, Centre André Chastel) : Comparaison entre les tableaux et les témoignages attestés de scénographie
  • 9h45 Mickaël Bouffard-Veilleux (Université de Montréal) : Dispositif narratif et attitude corporelle dans la peinture française de la première moitié du XVIIIe siècle

10h30 Pause

10h45 Atelier : Une scène à partir de l’apport de l’oeuvre des Coypel : le monologue d’Armide, sous la direction de Jed Wentz

Président de séance : Jérôme de La Gorce

14h Rebecca Harris-Warrick (Cornell University) : Roland apprenant l’infidélité d’Angélique :
les différentes versions du divertissement de l’acte IV de Roland au fil des reprises
(communication lue par Irène Ginger)

14h45 Atelier : Roland apprenant l’infidélité d’Angélique, essai de mise en espace : partitions, livrets et autres sources confrontés au tableau de Charles Coypel

  • Jed Wentz, mise en scène
  • Mickaël Bouffard-Veilleux, civilité, mise en scène et étude des tableaux
  • Irène Ginger et Hubert Hazebroucq, danse

16h45 Conclusions

Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Inscription recommandée au 02 51 17 45 70
Pour participer aux ateliers du mardi 17 mai 2011, prière d’écrire à l’adresse suivante :
spectacles17e18e@gmail.com

www.museedesbeauxarts.nantes.fr

Musée des Beaux-Arts de Nantes
10 rue Georges Clemenceau
44000 Nante

Lieux

  • 10 rue Georges Clemenceau
    Nantes, France

Dates

  • lundi 16 mai 2011
  • mardi 17 mai 2011

Fichiers attachés

Mots-clés

  • Coypel, tableau, scène, Nantes, théâtralité, peinture, théâtre

Contacts

  • Marie-Pauline Martin
    courriel : paulinart [at] yahoo [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Léonard Pouy
    courriel : leonard [dot] pouy [at] inha [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Le tableau et la scène. Peinture et mise en scène du répertoire héroïque autour dʼAntoine et Charles Coypel », Journée d'étude, Calenda, Publié le mardi 03 mai 2011, http://calenda.org/204212