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Enseigner les traites, les esclavages, leurs abolitions et leurs héritages

Teaching slave trades, forms of slavery, abolitions and their legacies

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Publié le lundi 16 mai 2011 par Karim Hammou

Résumé

Dans une perspective d'articulation de la recherche et de l'enseignement, seront présentés à la fois des retours sur expérience d’enseignants et / ou de chercheurs qui ont constitué des réseaux de classes, entre Afrique, Amériques et Europe ou élaboré des stratégies et des outils pédagogiques, articulant cas concrets, récits de vie et perspectives globales, mais aussi des analyses et réflexions plus théoriques sur programmes, pratiques et enjeux de l'enseignement de ces questions sensibles, à tous les niveaux scolaires, en prenant en compte également les ressources des archives et des musées. Entre Afrique, Amériques - francophone et hispanophone - et Europe, les regards seront croisés sur l’enseignement d’une histoire commune dont les résonances sont toujours actuelles.

Annonce

Enseigner les traites, les esclavages, leurs abolitions et leurs héritages,  

18-20 mai 2011 

Paris – Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et Alliance française  

Programme 

Depuis une dizaine d’années, l’enseignement de l’histoire des traites, des esclavages et de leurs abolitions a pris dans certains pays une place plus importante à l’Ecole, qu’il s’agisse des plus jeunes ou d’adolescents sur le point de devenir des citoyens de plein droit. Ces questions restent cependant encore des points relativement aveugles dans les programmes scolaires d’autres Etats et leur reconnaissance ou leur persistance dans le champ des savoirs scolaires constituent des objectifs toujours actuels.

Le lancement en 1994 par l’UNESCO du projet «La Route de l’esclave », la proclamation par les Nations Unies en 1998 du 23 août comme Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, la reconnaissance en 2001 par la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée,, de la traite négrière et de l’esclavage comme crimes contre l’humanité (Déclaration de Durban), la célébration de 2004 comme « Année internationale de commémoration de la lutte contre l’esclavage et de son abolition » et la commémoration, depuis 2008, du 25 mars comme « Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage et de la traite négrière transatlantique » ont été des étapes décisives à l’échelle internationale.

En Grande Bretagne en 2007 et aux Etats-Unis en 2008, le bicentenaire de l’abolition de la traite a été l’occasion de nombreuses manifestations publiques et un moment important de diffusion des savoirs. En Afrique, les travaux sur les traites – orientales, transatlantiques et internes – se sont multipliés et des lieux clés d’histoire et de mémoire comme Ouidah, Gorée, Cape Coast, Louango, … sont au cœur de projets scientifiques, mémoriels et scolaires.

Dans plusieurs villes à travers le monde, actrices de cette histoire et de cette mémoire, d’importantes réalisations ont été menées à bien : parcours, expositions, ouverture ou rénovation de lieux de mémoire et  musées, comme à Matanzas (Cuba), Liverpool (Grande Bretagne), Nantes ou Bordeaux (France).

L’année 2011 a  été proclamée par l’ONU « Année internationale des personnes d’ascendance africaine ». Elle marque, en France, le dixième anniversaire de la loi Taubira qui a qualifié la traite négrière transatlantique, la traite dans l’océan indien et l’esclavage perpétrés à partir du XVe s. contre les populations africaines de « crime contre l’humanité » et  établi que  « les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l'esclavage la place conséquente qu’ils méritent », instaurant également le Comité pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage (CPMHE).

                L’Ecole se trouve ainsi à la conjonction de prescriptions curriculaires, d’une demande sociale, de processus de reconnaissances mémorielles ainsi que d’avancées de la recherche scientifique. Comment toutes ces demandes et toutes ces exigences disciplinaires ou interdisciplinaires peuvent-elles, pour les écoliers, les collégiens et les lycéens, se fondre dans le creuset d’une transmission commune, qui fasse sens collectif ? En quoi les intitulés des programmes scolaires ont-ils pris en compte les avancées de la recherche et dans quelle mesure les pratiques enseignantes et les savoirs scolaires sont-ils renouvelés ? Comment histoire et mémoires des traites, des esclavages et de leurs abolitions entrent-elles en résonance, en contradiction ou en dialogue ? Quels dispositifs d’apprentissage spécifiques les enseignements en relation avec les traites, les esclavages et leurs abolitions  peuvent-il conduire à mettre en place ? Dans quelle mesure prendre en compte la sensibilité, la maturité des élèves et leur réactivité à ces questions ? Comment l’Ecole peut-elle corroborer, entrer en contradiction, modifier les représentations, les héritages culturels et les mémoires de personnes ou de groupes porteurs d’une forte demande de reconnaissance de ces sujets, ou bien indifférents à ces thématiques, ou encore radicalement opposés à toute remise en cause des rapports serviles qui sont de l’ordre du vécu contemporain ?

                Après le colloque organisé à Toronto en novembre 2010 par le Harriet Tubman Institute, voici quelques unes des interrogations qui ont guidé les travaux des participants à ce colloque, soutenu par les projets EURESCL (7e PCRD), AFRODESC (ANR), le CIRESC, le projet La Route de l’esclave de l’UNESCO et le CPMHE. Seront présentés des retours sur expérience d’enseignants et/ou de chercheurs qui ont constitué des réseaux de classes, entre Afrique, Amériques et Europe ou élaboré des stratégies et des outils pédagogiques au service des enseignants ainsi que d’un plus large public, en articulant cas concrets, récits de vie et perspectives globales. Les communications feront ressortir aussi les spécificités des situations d’enseignement en Afrique, dans les Amériques francophone et hispanophone ainsi qu’en Europe, à tous les niveaux scolaires, en prenant en compte aussi les ressources des archives et des musées. Elles permettront ainsi de multiplier les regards croisés sur l’enseignement d’une histoire commune en partage et dont les résonances sont toujours actuelles.

Mercredi 18 mai 2011 

Matinée : 9h00- 12h00 

Amphithéâtre Gay Lussac
Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche
1 rue Descartes, 75005 Paris 

9h00     Accueil des participants 

9h30     Ouverture du Colloque

  • Myriam Cottias, Centre National de la Recherche Scientifique - CIRESC,  Coordinatrice du projet EURESCL
  • Maryse Condé, Ecrivaine
  • Laurent Wirth, Doyen du groupe histoire et géographie de l’IGEN
  • Ali Moussa Iye, UNESCO, Chef de la Section du dialogue interculturel, coordinateur du projet « La Route de l’esclave »
  • Françoise Vergès, Comité pour la Mémoire et l'Histoire de l'Esclavage
  • François-Joseph Ruggiu, Centre National de la Recherche Scientifique
  • Eric Mesnard, Marie-Albane de Suremain, axe pédagogique du projet EURESCL

10h45   Conférence de prestige du CIRESC

Bogumil Jewsiewicki, Université de Laval -Québec. Après la reconnaissance : patrimonialisation du traumatisme et circulation des mémoires de l’esclavage et de la traite 

Après-midi : 13h30- 18h00 

Alliance Française
101 boulevard Raspail, 75006 Paris

13h30   Accueil des participants 

14h00 – 16h00  Pratiques d’enseignement - regards croisés Afrique-Amérique-Europe

Présidence : Benoît Falaize, Equipe « Enseignement des sujets controversés de l’Histoire européenne » INRP 2006-2010, Université de Cergy-Pontoise / IUFM de Versailles 

  • Ulrike Storost, experte associée, UNESCO, Secteur de l’Education. Résultats de l’enquête auprès du réseau des écoles associées de l’UNESCO sur l’enseignement de la traite négrière transatlantique. 
  • Hadiza Lawaly Na Awache, directrice de l’école primaire Lazaret Nord Faisceau II, Niamey, Niger, Isabelle Unn Toc, CM2 école Joliot Curie, 94 Villejuif, Audrey Garcia, CM1 école Marcel Cachin, 94 Villejuif, Pascal Optaly, conseiller de circonscription, responsable du dossier "histoire à l'école, adaptation des programmes", du suivi et de la coordination du projet "Traite négrière" dans les classes de CM, et Sylvie Renel, CM1. Analyse d'un projet pédagogique sur l'étude de l'esclavage au cycle 3 
  • Cheikh Kaling, professeur histoire-géographie lycée Galandou Diouf de Dakar, Sénégal. Enseignements et apprentissages des traites et esclavages au Sénégal  
  • Youenn Cochenec , professeur d’histoire-géographie lycée Les Bourdonnières, Nantes, chargé de mission au service éducatif des Archives départementales de Loire-Atlantique. Enseigner à plusieurs voix : les traites et les esclavages au lycée, une expérience de réseau de   classes - avec Sarah Ebion, professeur d’histoire-géographie,  Seconde, lycée Gontran Damas, Rémyre Montjoly Guyane. 
  • Claire Tyl, professeur d’histoire géographie, lycée du Mont-Blanc, Passy. L’esclavage pour tenter de mieux comprendre le monde moderne avec des lycéens (France)  
  • Jean-Louis Donnadieu, docteur en histoire, professeur d’histoire-géographie lycée Pardailhan, Auch, Enseigner l’esclavage et ses abolitions : une décennie d’expérience d’éducation civique en classe de Seconde de lycée général (France) 

16h00 – 16h30 Pause 

16h30 – 18h00 Global, local et biographies - stratégies et outils pour enseigner

Présidence : Marie-Albane de Suremain, Université Paris-Est IUFM de Créteil, CIRESC, SEDET, EURESCL 

  • David Richardson, Professor of Economic History, Director of WISE, University of Hull. Harmonizing the global and the personal: a strategy for teaching transatlantic slavery 
  • Paul Vandepitte, Président honoraire de l’association des professeurs d’histoire en Belgique, membre du comité du Centre d’études sur le Cap Vert et petites îles, université du Salento. Enseigner les esclavages et les  traites à travers le projet : sur la piste des traites négrières à travers les petites îles de l’Afrique et de la Méditerranée (DVD, Belgique) 
  • Youenn Cochenec, professeur d’histoire-géographie lycée les Bourdonnières, Nantes, chargé de mission aux archives de Nantes. Les archives, un outil pédagogique unique pour l’enseignement de la traite atlantique et des esclavages : les sources disponibles, leur accès et leur mise en œuvre en classe. 
  • Eric Mesnard,  Université Paris-EST IUFM de Créteil, CIRESC, projet EURESCL. Site pédagogique EURESCL, un site pour des perspectives multiples 

Jeudi 19 mai 2011

Alliance Française
101 boulevard Raspail, 75006 Paris

Matinée : 9h00- 12h30. Afrique : programmes et enseignement

Présidence : Pierre Boilley, Professeur Université Paris I Panthéon Sorbonne, CEMAF

9h00 – 9h30     Accueil – café 

9h30 – 11h00

  • Ali Moussa Iye, Chef de la Section du dialogue interculturel, UNESCO, coordinateur du projet « La Route de l’esclave » (www.unesco.org/culture/slaveroute). Evaluation de l’enseignement de l’histoire africaine en Afrique : la place accordée à la traite et à l’esclavage 
  • Amina Saminou Sountalma, Institut National de la Documentation et de la Recherche Pédagogiques du Niger. Repenser l’enseignement de l’esclavage dans les écoles primaires nigériennes  
  • Hadiza Lawaly Na Awache, directrice de l’école primaire Lazaret Nord Faisceau II, Niamey, Niger. Les causes de la survivance des pratiques d’esclavages en Afrique : le cas du Niger 
  • Cheikh Kaling, professeur histoire-géographie, lycée Galandou Diouf, Dakar. Enseignements et apprentissages des traites et esclavages dans le programme d’histoire des collèges et lycées du Sénégal  

11h00 – 11H15 Pause 

11h15 – 12h30

  • Ibrahima Seck, MCF Histoire, université Cheikh Anta Diop, Dakar. La question de l'esclavage dans les manuels de première génération de l'Afrique Noire     francophone 
  • Abdoul Sow, MCF histoire, FASTEF, université Cheikh Anta Diop, Dakar. Les usages politiques des concepts de traite et d'esclavage dans l'enseignement de l'histoire au Sénégal 
  • Komi N’Kégbé Fogâ Tublu, ancien conservateur du musée national du Togo, chercheur à l’école du   patrimoine africain-EPA, Porto Novo, Bénin. Education et traite négrière au Togo, entre déni et construction de la mémoire : quels rôles pour   le musée national ? 

12h30 – 14h00 Déjeuner 

Après-midi : 14h00 – 18h00. Programmes et enseignement en Amérique - Espaces francophones

Présidence : Marie-Jeanne Rossignol, Professeur Université Paris Diderot, LARCA 

14h00 – 15h30

  • Georges-Eddy Lucien, professeur histoire géographie. Enseignement et usage de l’histoire en Haïti sous Duvalier 
  • Marc Desir, professeur histoire géographie. Pour un approfondissement de l’histoire de la traite et de l’esclavage au Nouveau Secondaire, en Haïti 
  • Isabelle Hidair, MCF Sciences de l’éducation IUFM de Guyane, CRILLASH Université Antilles-Guyane. Manuels scolaires et traite négrière : quelles places dans les enseignements en Guyane 
  • Louis-Pierre Lauzon, étudiant à la maîtrise en histoire et ancien enseignant, université de Sherbrooke, Canada. L’esclavage dans les manuels d’histoire de la réforme secondaire au Québec 

15h30 - 16h00 Pause 

16h00 – 18h00

  • Hugue Ngandeu Ngatta, UNESCO, spécialiste adjoint du programme, Secteur de la Culture, Présentation et projection du film « Routes de l’esclave : une vision globale», UNESCO,         2010. 

Vendredi 20 mai 2011

Alliance Française
101 boulevard Raspail, 75006 Paris 

Matinée : 9h00- 12h30. Programmes et enseignement en Amérique  -  Espaces hispanophones

Présidence : Odile Hoffmann, URMIS-IRD

Traductrice : Patricia Cardona , UPEC 

9h00 – 9h30     Accueil - café 

9h30 – 10h45

  • Dario Euraque, Professor of History and International Studies, Trinity College, Hartford, Connecticut USA, Yesenia Martinez Garcia, Universidad Nacional de Agricultura, Honduras. África y la Diáspora Africana en los Programas de Estudio en las Escuelas Primarias y   Secundarias en Centroamérica
  • Victorien Lavou Zoungbo, Professeur Université de Perpignan, Fondateur et Coordinateur du Groupe  de Recherche et d’Études sur les Noir-e-s d’Amérique Latine, GRENAL-CRILAUP, Marlene Marty, Docteure, ATER université de Perpignan, GRENAL-CRILAUP. L’"expérience du gouffre" : expériences pédagogiques universitaires et pratique critique des manuels scolaires centraméricains 

10h45 – 11H15 Pause 

11h15 – 12h30

  • Axel Rojas, Profesor titular del Departamento de Estudios Interculturales de la Facultad de Ciencias     Humanas y Sociales, Universidad del Cauca. Políticas curriculares en tiempos de multiculturalismo. Proyectos educativos de y para    afrodescendientes en Colombia
  • María Elisa Velázquez, INAH, AFRODESC, President of the International Committee Scientific of the Slave Route Project, UNESCO. Africans and African descendants: problems of invisibility in the official history of Mexico, challenges, and proposals
  • Cristina Masferrer León, Escuela Nacional de Antropologia e Historia (ENAH), Mexico, AFRODESC. Teaching About Slavery, Africans and Their Descendants in Mexican Elementary and Junior High Education 

12h30 – 14h00 Déjeuner 

Après-midi : 14h00 – 18h00. Programmes et enseignement en Europe

Présidence : Ibrahima Thioub, Professeur Université Cheikh Anta Diop, Dakar 

14h00 – 15h30 

  • Filipa Ribeiro da Silva, postdoctoral fellow, EURESCL project, WISE, University of Hull, UK. The forgotten past: slave trade, slavery and abolition in Portuguese High School Education
  • Seloua Luste Boulbina, CSRP Paris Diderot, Collège international de philosophie. Silence de la philosophie, philosophie du silence
  • Sébastien Ledoux, doctorant, Centre d’Histoire sociale du XXe siècle, Paris1 / INRP. Entre choix du passé et poids du présent : les acteurs invisibles de l'enseignement de l'esclavage
  • Charles Heimberg, Chargé de cours à l’université de Genève. La traite négrière et l'esclavage au coeur de la grammaire du questionnement de l'histoire scolaire 

15h30 - 16h00 Pause 

16h00 – 18h30

  • Bernard Gainot, MCF  Histoire moderne université Paris I, CRHM et Frédéric Régent, MCF  Histoire    moderne université Paris I. Des limites et des dangers du découpage en matière de traite, esclavage, abolitions dans les programmes
  • Nicole Lucas, docteure en histoire, formatrice IUFM UBO Rennes, chercheuse associée CERHIO Rennes 2, et Vincent Marie, docteur en histoire, Professeur d’histoire-géographie et cinéma-arts, lycée Lamour, Nîmes. Pourquoi et comment enseigner esclavages et histoire des arts ? (France)
  • Eric Mesnard, Formateur Histoire Université Paris Est Créteil IUFM, CIRESC, EURESCL. Traites, esclavages, abolitions et histoire des arts
  • Marie-Albane de Suremain, MCF histoire Université Paris Est IUFM de Créteil,  CIRESC, SEDET, EURESCL. Enseigner l’histoire des traites et des esclavages : histoire des « marges » coloniales, histoire en marge ? 

17h30 – 18h00

Conclusion : bilan et synthèse du colloque, perspectives

Myriam Cottias, Directrice de recherches CNRS-CIRESC, projet EURESCL

Catégories

Lieux

  • 1 rue Descartes (ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche) et 101 bd Raspail (Alliance française)
    Paris, France
  • 1 rue Descartes (ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche) et 101 bd Raspail (Alliance française)
    Paris, France

Dates

  • vendredi 20 mai 2011
  • mercredi 18 mai 2011
  • jeudi 19 mai 2011

Mots-clés

  • enseignement, traites, esclavages, histoire, mémoire, histoire des arts, philosophie

Contacts

  • Marie-Albane de Suremain
    courriel : marie-albane [dot] desuremain [at] univ-paris-diderot [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Marie-Albane de Suremain
    courriel : marie-albane [dot] desuremain [at] univ-paris-diderot [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Enseigner les traites, les esclavages, leurs abolitions et leurs héritages », Colloque, Calenda, Publié le lundi 16 mai 2011, http://calenda.org/204355