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Internationalisation dans le champ éducatif, XVIIIe-XXe siècle

Internationalization in Education, 18th-20th Centuries

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Publié le vendredi 20 mai 2011 par Loïc Le Pape

Résumé

L’historiographie contemporaine porte un intérêt renouvelé aux phénomènes de transferts, circulations, diffusions, flux et échanges entre différents espaces. Pour tenter de les décrire, diverses notions comme internationalisation, mondialisation, globalisation sont convoquées. Tout en historicisant et en problématisant de telles conceptions, cette conférence propose d’interroger la manière dont ces processus opèrent dans le monde de l’éducation.

Annonce

  • Internationalisation dans le champ éducatif (18e – 20e siècles)
  • Appel à contributions   
  • Date limite pour les soumissions : le 31 Octobre 2011

Argumentaire

L’historiographie contemporaine porte un intérêt renouvelé aux phénomènes de transferts, circulations, diffusions, flux et échanges entre différents espaces. Pour tenter de les décrire, diverses notions comme internationalisation, mondialisation, globalisation sont convoquées. Tout en historicisant et en problématisant de telles conceptions, cette Conférence propose d’interroger la manière dont ces processus opèrent dans le monde de l’éducation.

Qu’est-ce qui est diffusé, échangé ou transféré? S’agit-il de mouvements linéaires, circulaires, différés? Par quelles médiations – acteurs⋅trices, réseaux, institutions – et dans quelles    conditions sociales et historiques les pratiques et savoirs éducatifs débordent-ils des cadres strictement nationaux ? Quelles sont les contraintes et impulsions – économiques, politiques, culturelles, territoriales – qui structurent ces échanges ? Quel-le-s sont les principaux-ales bénéficiaires de ces processus d’internationalisation et quelles dynamiques – d’émancipation, d’exclusion, de résistance – génèrent-ils ?

A des titres et à des rythmes divers, ces phénomènes touchent tous les ordres d’enseignement, les diverses scènes extrascolaires ainsi que les multiples acteurs⋅trices individuel⋅le⋅s et collectifs du champ éducatif. Ils s’exercent au niveau des systèmes, modèles, théories, curricula et institutions autant que sur les pratiques éducatives. De nouvelles dialectiques se développent entre internationalisme et nationalisme, homogénéité et hybridation, universalisme et particularisme, ouverture et repli, solidarité et exclusion, qui s’accompagnent d’une redéfinition des savoirs, pratiques et discours éducatifs. Repérables de longue date, ces phénomènes revêtent des configurations spécifiques suivant les époques et contextes, comme en témoigne par exemple la manière dont le projet universaliste des Lumières a été fabriqué, propagé, réceptionné, contredit et retraduit dans les différentes contrées du globe.

La Conférence invite tout⋅e chercheur⋅euse intéressé⋅e, à contribuer à cette réflexion, en revisitant ses domaines d’étude pour en interroger les inscriptions et dimensions internationales. Sont encouragées les propositions de contribution qui utilisent les approches d’histoire comparée, d’histoire croisée et d’histoire transnationale dans les domaines de l’éducation, des enfants et de la jeunesse et des handicaps. Le Comité d’organisation est tout particulièrement intéressé à recevoir des contributions qui croisent l’approche théorique des concepts de classe, genre et race/ethnicité.

Les communications proposées pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des sous-thèmes suivants :

1) Acteurs⋅trices collectifs et individuel⋅le⋅s : implications et champs d’action

  • Acteurs⋅ trices    visibles    et    invisibles    de    l’internationalisation.
  • Grandes figures : fabrication, réception, (dé)mythification.
  • Groupes de pression : organisation et désorganisation.
  • Associations professionnelles et syndicats, groupements politiques, sociétés scientifiques, associations philanthropiques, etc.
  • Rôle des mouvements internationaux : Education Nouvelle/New Education/Neue Erziehung/Escuela Nueva, mouvement ouvrier, de jeunesse, féminin/féministe, religieux, etc.

2) Modes de l’internationalisation : transferts culturels, concepts voyageurs, savoirs pluriels

  • Transformation et circulation des savoirs, changements de leur signification au moment de leur passage d’un pays et d’une culture à l’autre.
  • Discours privilégiés, logiques et connotations des processus d’internationalisation, mondialisation, globalisation, continentalisation, système-monde, cosmopolitisme, inter- trans- supra-nationalité, etc.
  • Canaux de transmission des idées sur l’éducation, vers les public-cibles, vers les professionnel⋅le⋅s de l’éducation.
  • Fabrication et variations de la forme scolaire d’une époque et/ou d’une contrée à l’autre.

3) Structures institutionnelles et impacts de l’internationalisation : entre coordination et coercition

  • Nature et fonctionnement des organisations gouvernementales et non gouvernementales dans le champ éducatif.
  • Rôle des organismes transnationaux légiférant et/ou comparant l’efficience des systèmes éducatifs.
  • Evolution des réseaux internationaux inter- et extra-scolaires : densification, rivalités et collaborations.
  • Multiplication ou disparition de réseaux de communication, supports éditoriaux, cercles de sociabilités.
  • Uniformisations et distinctions des législations des systèmes éducatifs.
  • Interactions entre systèmes d’enseignement supérieur de divers pays et contrées.

4) Espaces, temps et jeux d’échelles: interaction entre sphères géographiques, périodisation et structures éducatives

  • Histoire longue, périodisation et temporalités de l’internationalisation des pratiques et savoirs éducatifs.
  • Dialectiques entre les différentes sphères, locales, régionales, nationales, continentales, internationales.
  • Traductions/interprétations locales de phénomènes internationaux et répercussions en retour sur ceux-ci.
  • Rapports de domination, résistances, regards croisés entre différentes aires géographiques.
  • Apports de l’éducation comparée et d’analyses variant les échelles.
  • Effets des migrations, anciennes et nouvelles mobilités, citoyenneté(s) sur les modes d’internationalisation des pratiques et savoirs pédagogiques locaux.

5) Enjeux économiques et politiques : l’éducation comme vecteur et instrument des rapports de pouvoir

  • Apports et contradictions des projets éducatifs des Lumières, des révolutions, durant le colonialisme, le post- colonialisme, les guerres mondiales, la guerre froide, etc.
  • Impact du processus d’internationalisation sur la scolarisation de différents groupes sociaux et populations.
  • Construction et (re)définition du rôle des Etats Enseignants, redistribution des pouvoirs éducatifs entre les
  • autorités politiques locales, nationales et internationales.
  • Logiques de marchandisation de l’éducation vs enseignements publics et/ou alternatifs.
  • Importance des rapports de domination entre pays et forces sociales sur l’internationalisation de l’éducation.

6) Vers une autre internationalisation : utopies et rébellions

  • Valorisation d’innovations pédagogiques ; persistance des modèles anciens.
  • Espace d’initiative par les professionnel⋅le⋅s de l’éducation.
  • Manières dont des groupes et populations dominés et non conformes – personnes et groupes Lesbiennes-
  • Gays-Bisexuelles-Transgenres-Queer-Intersexes, minorités religieuses et linguistiques, public défini comme « à besoins spécifiques » – se réapproprient, rejettent ou questionnent les modèles éducatifs dominants.
  • Place de l’éducation dans les mouvements de contestation : luttes sociales et ouvrières, décolonialisation, anti-racisme, altermondialisme, etc.

7) Nouvelles sources et approches historiographiques : histoire de l’internationalisation comme outil pour l’histoire de l’éducation

  • Renouvellement – ou non – des problématiques de recherche : les objets et méthodes de l’histoire de l’internationalisation : spécificités, emprunts, divergences, convergences.
  • Les archives d’une analyse critique des phénomènes d’internationalisation : matérialités et virtualités, nouvelles sources et modalités de leurs conservation et circulation.
  • Apports et écueils de l’étude des processus d’internationalisation de l’éducation sur l’histoire des systèmes nationaux.
  • Inscription de l’histoire de l’internationalisation des phénomènes éducatifs dans les changements sociétaux globaux et dans l’historiographie contemporaine : possibilités d’échanges réciproques.
  • Débats historiographiques sur les concepts relatifs à l’internationalisation.

Soumission de contribution

Le Comité d’organisation invite les chercheur⋅euse⋅s à soumettre des propositions de contribution individuelle ou de symposium, en anglais ou en français.

Les contributions acceptées pourront être faites dans une des langues officielles d’ISCHE – français, anglais, allemand, espagnol – ou la langue des signes.

Sont encouragées tout particulièrement les soumissions de symposia réunissant des chercheur⋅euse⋅s issu⋅e⋅s des trois associations organisatrices du Congrès. Les jeunes chercheurs⋅euses, les doctorant⋅e⋅s et les post doctorant⋅e⋅s sont spécialement incité⋅e⋅s à répondre à cet appel.

Toute personne présentant une proposition de contribution, qu’elle soit individuelle ou faisant partie d’un symposium, doit le faire sur la page suivante :
https://cms2.unige.ch/outils/limesurvey190/index.php?sid=41195〈=fr

au plus tard le 31 octobre 2011.

Les propositions de contribution individuelle doivent contenir :

  • Titre de la présentation.
  • Nom de l’intervenant⋅e.
  • Institution de rattachement.
  • Sous-thème(s) relié(s).
  • Résumé de maximum 500 mots. Les résumés ne doivent contenir que du texte.
  • Bibliographie de maximum 8 titres.
  • 5 mots clés.
  • Langue de la présentation (pour la langue des signes, préciser laquelle).

Les propositions de symposium doivent réunir au minimum 3 et au maximum 6 contributions, présentées par des chercheur⋅euse⋅s de plusieurs groupes de recherche, de différents pays.

Pour chaque contribution du symposium, voici les informations à fournir par chaque intervenant⋅e :

    • Titre de la contribution.
    • Nom(s) et prénom(s) du⋅de la contributeur⋅trice.
    • Institution de rattachement du⋅de la contributeur⋅trice.
    • Résumé de la contribution de maximum 500 mots. Les résumés ne doivent contenir que du texte.
    • Bibliographie de maximum 8 titres.
    • Langue de la présentation (pour la langue des signes, préciser laquelle).
    • Titre du symposium.
    • Nom(s) et prénom(s) de la⋅le⋅les coordinateur⋅trice⋅s du symposium.

    Pour chaque symposium, à remplir par le⋅la (les) coordinateur⋅trice⋅(s) :

    • Titre du symposium.
    • Nom(s) et prénom(s) du⋅de la (des) coordinateur⋅trice⋅(s).
    • Institution de rattachement du⋅de la (des) coordinateur⋅trice⋅(s).
    • Nom(s) prénom(s) et institution de rattachement d’un⋅e discutant⋅e du symposium.
    • Sous-thème(s) relié(s).
    • Résumé du propos du symposium de maximum 500 mots. Les résumés ne doivent contenir que du texte.
    • Bibliographie de maximum 8 titres.
    • 5 mots clés du symposium.
    • Liste avec les noms et prénoms des participant⋅e⋅s au symposium, de leur institution de rattachement et du titre correspondant à leur contribution.
Le Comité scientifique de la Conférence examinera les propositions anonymisées (pour la composition du Comité scientifique voir http://cms2.unige.ch/ische34-shcy-dha/crbst_15.html).

Les auteurs⋅trices, et dans le cas des symposia les coordinateur⋅trice⋅s, seront informé⋅e⋅s de l’acceptation ou non de leurs propositions au plus tard le 1er mars 2012.

Quelle que soit la langue de présentation des contributions, les intervenant⋅e⋅s sont priée⋅s de l’accompagner de support informatique ou/et sur papier en anglais. Nous vous informons d’ores et déjà que toutes les salles sont équipées d’un ordinateur et d’un beamer. De plus, les intervenant⋅e⋅s sont encouragé⋅e⋅s à rendre leur présentation accessible aux participant⋅e⋅s à vision ou audition réduite. Pour plus de détails et de conseils pratiques voir le site recommandé par la DHA : http://www.w3.org/WAI/gettingstarted/Overview.html.

Tous⋅tes les contributeurs⋅trices s’acquittent de la taxe d’inscription après acceptation de leur présentation ; c’est ce qui rend l’inscription définitive. Les frais d’inscriptions sont fixés à:
  • 450 francs / 300 euros s’ils sont acquittés avant le 30 avril 2012;
  • 500 francs / 350 euros si le paiement se fait après le 30 avril 2012. 
Pour les doctorant⋅e⋅s, la taxe est de :
  • 75 francs / 50 euros lorsqu’elle est payée avant le 30 avril 2012;
  • 130 francs / 100 euros pour un règlement après le 30 avril 2012.
Outre l’accès à la Conférence, ces frais comprennent :
  • Kit congressiste avec programme détaillé ;
  • Cocktail dinatoire de Bienvenue ;
  • Les repas de midi tout au long de la Conférence ;
  • Les pauses cafés tout au long de la Conférence ;
  • Traduction de/en langue des signes (sur demande).
Pour plus d’informations, voir le site web de la Conférence : http://cms2.unige.ch/ische34-shcy-dha/

Lieux

  • UniMail (Universite de Genève)
    Genève, Confédération Suisse

Dates

  • lundi 31 octobre 2011

Mots-clés

  • internationalisation, education, histoire, formation, enfance, genre, disability

Contacts

  • Nora Natchkova
    courriel : Nora [dot] Natchkova [at] unil [dot] ch

Source de l'information

  • Nora Natchkova
    courriel : Nora [dot] Natchkova [at] unil [dot] ch

Pour citer cette annonce

« Internationalisation dans le champ éducatif, XVIIIe-XXe siècle », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 20 mai 2011, http://calenda.org/204421