AccueilSouffrance au travail — mise au travail de la souffrance. Les réponses de la psychanalyse

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Publié le lundi 06 juin 2011 par Karim Hammou

Résumé

La souffrance au travail est un constat. Les média régulièrement s’en font l’écho insistant sur les drames qui s’y jouent. Pour le sociologue ou l’économiste cette souffrance est un fait social à traiter comme un objet (« les faits sociaux sont des choses » disait le père fondateur de la sociologie Émile Durkheim). Le verdict tombe : cette souffrance résulte des nouvelles conditions du travail – de ses exigences de rentabilité quantitative mais aussi, et peut-être surtout, de la précarité symbolique qu’elles promeuvent (le travailleur est sans place, sans reconnaissance, devenu objet interchangeable). Ces analyses sont justes et souvent fouillées. Qu’en dit le psychanalyste ? A-t-il à reprendre ces thèses en y ajoutant la touche du singulier, le point de vue des travailleurs eux-mêmes ?

Annonce

Souffrance au travail – Mise au travail de la souffrance.
Les réponses de la psychanalyse
Mercredi 14 & Jeudi 15 décembre 2011

Organisé par GÉRARD LANIEZ pour la Ville de La Rochelle, en collaboration avec HERVÉ CASTANET, membre de l’Ecole de la Cause freudienne, professeur des Université, psychanalyste à Marseille

La souffrance au travail est un constat. Les média régulièrement s’en font l’écho insistant sur les drames qui s’y jouent. Pour le sociologue ou l’économiste cette souffrance est un fait social à traiter comme un objet (« les faits sociaux sont des choses » disait le père fondateur de la sociologie Emile Durkheim). Le verdict tombe : cette souffrance résulte des nouvelles conditions du travail – de ses exigences de rentabilité quantitative mais aussi, et peut-être surtout, de la précarité symbolique qu’elles promeuvent (le travailleur est sans place, sans reconnaissance, devenu objet interchangeable). Ces analyses sont justes et souvent fouillées.
Qu’en dit le psychanalyste ? A-t-il à reprendre ces thèses en y ajoutant la touche du singulier, le point de vue des travailleurs eux-mêmes ? Le psychanalyste a à dire plus et mieux. D’abord, il doit savoir qu’il « n’entérine pas la réalité collective » selon l’expression de Jacques-Alain Miller. Ensuite, qu’il a à mettre cette souffrance au travail de la parole en accueillant (au cabinet, à l’hôpital et autres dispensaires) les plaintes prises une par une. Que produit un tel travail clinique ? En quoi prendre la parole pour un sujet fait passer de la généralité du constat à la particularité du symptôme ? Quel réel propre est rencontré dans cette souffrance ? Ce séminaire, à partir de cas cliniques, se propose de déplier les réponses de la psychanalyse orientée par Freud et Lacan. L’Autre social n’en sortira pas pour autant dédouané car, comme le martèle Lacan, « le collectif n’est rien que le sujet de l’individuel ».

Interventions de :

  • Rodolphe Adam, membre de l’Ecole de la Cause freudienne, psychologue, psychanalyste (Bordeaux)
  • Jean-Michel Carré, réalisateur (Paris)
  • Hervé Castanet, membre de l’ECF, professeur des universités, psychanalyste (Marseille)
  • Carole Dewambrechies-La Sagna, membre de l’ECF, psychiatre, psychanalyste (Bordeaux)
  • Geneviève Cloutour-Monribot, membre de l’ECF, psychologue, psychanalyste (Bordeaux)
  • Anne Ganivet-Poumellec, membre de l’ECF, psychologue, psychanalyste (Paris)
  • Fabien Grasser, membre de l’ECF, psychiatre des hôpitaux, psychanalyste (Paris)
  • François Leguil, membre de l’ECF, psychiatre, psychanalyste (Paris)
  • Bernard Porcheret, membre de l’ECF, psychiatre, psychanalyste (Nantes)
  • Yves-Claude Stavy, membre de l’ECF, psychiatre des hôpitaux, chef de service, psychanalyste (Paris)

Avec la participation de Gérard Seyeux, membre de l’ECF, médecin, psychanalyste (La Rochelle), à la lecture du film « J’ai (très) mal à mon travail » (Les Films Grain de Sable)

Participation : 30 euros (chèque libellé au nom de Monsieur le Comptable du Trésor)
A retourner à l’adresse :

Séminaires en Sciences de l’Homme et Sociétés, 5 rue de l’Aimable Nanette, 17000 La Rochelle - (SSHS@orange.fr - 05 46 31 60 10)

Catégories

Lieux

  • Quai louis prunier (hôtel mercure océanide)
    La Rochelle, France

Dates

  • mercredi 14 décembre 2011

Fichiers attachés

Contacts

  • Gérard Laniez
    courriel : himeros [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • Gérard Laniez
    courriel : himeros [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Souffrance au travail — mise au travail de la souffrance. Les réponses de la psychanalyse », Séminaire, Calenda, Publié le lundi 06 juin 2011, http://calenda.org/204560