AccueilDouala : histoire et patrimoine

Douala : histoire et patrimoine

Douala : history and heritage

*  *  *

Publié le jeudi 23 juin 2011 par Loïc Le Pape

Résumé

Par son site, sa position géographique, son cosmopolitisme, l’histoire de la ville de Douala dans le Cameroun est singulière. De son histoire multiforme, Douala a hérité un patrimoine riche et varié, à la fois matériel et immatériel qui fait d’elle une exception plurielle au Cameroun et en Afrique. Seulement ce patrimoine est aujourd’hui en pleine décrépitude. L’on se demande même s’il n’y a pas une crise de la mémoire à Douala ? Nous avons pour ambition d’écrire l’histoire de la ville de Douala à travers son patrimoine historique, ses lieux de mémoire, ses sites historiques afin de contribuer à réconcilier cette ville avec son passé.

Annonce

APPEL A CONTRIBUTION POUR LA PUBLICATION D’UN OUVRAGE COLLECTF : Douala : Histoire et patrimoine

I- PROBLEMATIQUE

Par son site, sa position géographique, son cosmopolitisme, l’histoire de la ville de Douala dans le Cameroun est singulière. En effet, Douala, ville portuaire a été et est toujours la principale porte d’entrée et de sortie du Cameroun. Son adossement à l’Océan Atlantique va l’arrimer très tôt au monde atlantique d’abord par la traite puis plus tard par le commerce dit légitime (ivoire, huile de palme).

Les Portugais, qui sont les premiers européens à visiter l’espace occupé par les Duala donnent au fleuve wouri, le nom de Rio dos Cameroes, qui par altération devient Cameroons, puis Kamerun et enfin Cameroun. C’est dans cette ville que les premiers missionnaires de la Baptist Missionary Society (Joseph Merrick, Jackson Fuller, Alfred Saker,) s’installent et développent une importante activité pastorale : évangélisation des peuples de la côte, construction des temples, traduction de la bible en langue duala, formation des premiers pasteurs camerounais. C’est ici également que les Allemands signent le traité de protectorat. Ce traité entre les chefs duala et les Allemands, signé le 12 juillet 1884 donne le coup d’envoi de la colonisation et de la constitution progressive de l’entité territoriale camerounaise. Le gouverneur allemand Von Puttkamer par un décret signé le 1er janvier 1901, fait de Douala, la première capitale du Cameroun. Sur ces mêmes faits, elle lègue son nom d'origine (Kamerunstadt) à l'ensemble du pays.

Sous les administrations allemande et française, Douala devient le siège des grandes firmes coloniales (Woermann, Jantzen und Thörmalhen, PZ, RW King, SCOA, SHO, CFAO…), et la tête de ligne de la plupart des transports du territoire. Les activités économiques qui se diversifient provoquent les migrations des peuples de l’intérieur en quête d’emploi. Grâce à ce vivier, Douala devient le creuset du mouvement ouvrier, puis de la contestation politique.

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, Douala accueille le quartier général de la France Libre en Afrique, et est également le point de départ de plusieurs missions militaires conduites par le Colonel Leclerc en route pour l’Afrique du Nord et l’Europe. Les populations de Douala particulièrement frondeuses jouent un rôle d’avant-garde dans le combat pour l’indépendance et la réunification.

De son histoire multiforme, Douala a hérité un patrimoine riche et varié, à la fois matériel et immatériel qui fait d’elle une exception plurielle au Cameroun et en Afrique. Par exemple, une partie de la ville reste jusqu’aujourd’hui marquée par la volonté des pouvoirs coloniaux successifs d’inscrire chacun son action dans les rues et les places publiques et d’exposer les faits glorieux de son histoire.

La question que l’on peut d’ores et déjà se poser est celle de savoir si le temps s’est arrêté à Douala depuis cette époque coloniale ? Qu’ont fait les pouvoirs postcoloniaux successifs pour inscrire notre propre histoire dans du marbre ? Or c’est un truisme que de dire que les lieux de mémoire, sont indispensables à la construction d’une conscience nationale. Peut-on parler d’une crise de la mémoire historique à Douala ?

Aujourd’hui, une immense et urgente tâche de sauvegarde et d’inventaire de ce patrimoine considérable s’impose aux historiens camerounais. Car, sa perte constituerait un dommage irréparable pour la mémoire collective des Camerounais. Or, à l’observation, force est de constater que la « bataille » de l’architecture est en passe d’être perdue car nombre de pièces de ce patrimoine historique ont été détruits ou sont dans un état de dégradation très avancée. Les archives publiques et privées ont disparus et dans le cas où elles existent, elles sont dans un état de déliquescence avancé. Nous n’oublions pas le patrimoine immatériel qui subit chaque jour l’usure du temps et les attaques de la modernité.

Au demeurant, écrire l’histoire de Douala à travers son patrimoine historique, ses lieux de mémoire, ses sites historiques est l’ambition du livre pour lequel, nous lançons cet appel à contribution.

Quelques sous-thèmes (non exhaustifs)

  • La mémoire de l’esclavage
  • Le patrimoine immobilier
  • Le patrimoine artistique (plastique)
  • Le patrimoine musical
  • Le patrimoine commercial(les grandes maisons de commerce)
  • Le patrimoine industriel
  • Le patrimoine portuaire
  • Les monuments et leurs histoires
  • La vie religieuse
  • La vie politique (Douala, une ville fondeuse)
  • La vie syndicale
  • Les quartiers de Douala et leur histoire
  • Les étrangers (Africains, Européens, asiatiques)
  • Itinéraire intellectuel, politique, économique et sociale de quelques acteurs de l’histoire de Douala
  • Douala dans l’économie et la géopolitique de l’Afrique Centrale
  • L’expansion spatiale de Douala

Coordinateurs

  • Dr Emmanuel TCHUMTCHOUA Chef du département Histoire Université de Douala BP 636 Douala nueltchum@yahoo.fr
  • Prof Albert François DIKOUME Maître de conférences associé Université de Douala dikaafranco@yahoo.fr

II- RECOMMANDATIONS

Cet appel à contribution s’adresse aux historiens, géographes, sociologues, anthropologues, musicologues, spécialistes de sciences politiques, linguistes, urbanistes, philologues, muséologues, psychologues …

a) Le contenu des articles Le ou les articles doivent avoir un lien direct avec le sujet ou l’un des aspects de la problématique.

b) Délais: la date limite d’envoi des contributions est fixée au 30 octobre 2011.

Les textes doivent être envoyés en fichier attaché à monsieur Emmanuel TCHUMTCHOUA : nueltchum@yahoo.fr

Le livre sera publié en avril 2012

c) Protocole de rédaction

La première page doit contenir (avant le résumé)

  • 1) Le titre et éventuellement le sous titre (Que nous nous réservons le droit de réduire), vos noms et prénoms, votre établissement et département d’attache.
  • 2) Votre adresse (Téléphone, email, Boite postale)

La version définitive de votre travail doit être comprise entre 15 et 25 pages

  • la police : Times New Roman -Corps du texte
  • La taille de la police du corps du texte : 12
  • l’interligne : 1,5
  • Longues citations (Plus de trois lignes) : Taille de la police (10), interligne (1), Retrait à gauche (1,25 cm).
  • Courtes citations (moins de trois lignes) : Texte entre guillemets « ; », Taille de la police (12), Interligne (1).
  • Les intertitres doivent être présentés de la manière suivante : (I., A, B, II, A, B etc..)
  • Illustrations : Titre au dessus (centré taille 10), Sources en dessous (centré taille 10)
  • Les titres des ouvrages, revues et journaux en italique
  • Les titres des thèses, mémoires, articles, communications sont entre guillemets et sans italique
  • Les notes de bas de page (Références bibliographiques, sources, et notes explicatives diverses). Taille de la police (10), Interligne (1). La numérotation de ces notes de bas de page en chiffres arabes (1,2,3) en continue. Exemple 1 Ralph A. Austin et Jonathan Derrick, The middlemen of the Cameroons Rivers. The Duala and their Hinterland: c.1600-C.1960, Cambridge, Cambridge University Press, 1999, 252 P

Dates

  • dimanche 30 octobre 2011

Mots-clés

  • histoire, patrimoine, lieux de mémoire, monuments, Douala

Contacts

  • Emmanuel Tchumtchoua
    courriel : nueltchum [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Emmanuel Tchumtchoua
    courriel : nueltchum [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Douala : histoire et patrimoine », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 23 juin 2011, http://calenda.org/204842