AccueilRegards catholiques sur les capitales, XIXe et XXe siècles : Bruxelles, Paris, Québec, Rome

Regards catholiques sur les capitales, XIXe et XXe siècles : Bruxelles, Paris, Québec, Rome

Catholic perspectives of capitals, 19th and 20th century: Brussels, Paris, Quebec and Rome

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Publié le mardi 28 juin 2011 par Loïc Le Pape

Résumé

Le colloque international « regards catholiques sur les capitales, XIXe et XXe siècles : Bruxelles, Paris, Québec, Rome » entend reprendre la question complexe du rapport des catholiques à la ville par le bout des capitales nationales. Comment se fait-il que, même dans des pays profondément catholiques et influencés par un clergé puissant, les capitales nationales aient été perçues par certaines élites comme des havres du libéralisme et des lieux privilégiés de tolérance religieuse tandis que pour d’autres elles symbolisaient toutes les subversions ? Il s’agit d’objectiver cette tension à partir de l’étude de différents contextes historiques régionaux en Belgique, en France, au Québec et en Italie. Le colloque se tiendra à l’Université Libre de Bruxelles (ULB), le 23 mars 2012. Les propositions de communication devront être envoyées avant le 15 novembre 2011 à : cecile.vanderpelen@ulb.ac.be.

Annonce

Regards catholiques sur les capitales, XIXe et XXe siècles : Bruxelles, Paris, Québec, Rome (23 mars 2012)

Présentation

Jugées irrémédiablement corrompues et décadentes, les villes ont été la cible précoce des catholiques conservateurs. Aux XIXe et XXe siècles, des métropoles comme Montréal, Paris, Bruxelles, Londres, New York et Milan ont été accusées de servir de refuges à des individus louches et impies, ou encore d’asiles à des révolutionnaires en exil, en contraste avec les villages des campagnes où auraient été jalousement préservées les traditions anciennes. Plusieurs historiens ont su dégager les formes et arguments de ce courant ruraliste et réactionnaire, tout en reconnaissant, à côté, un courant urbain et progressiste toujours vivace au sein même de la pensée catholique

Le colloque Regards catholiques sur les capitales entend reprendre la question complexe du rapport des catholiques à la ville par le bout des capitales nationales. Comment se fait-il que, même dans des pays profondément catholiques et influencés par un clergé puissant, les capitales nationales aient été perçues par certaines élites comme des havres du libéralisme et des lieux privilégiés de tolérance religieuse tandis que, pour d’autres, elles symbolisaient toutes les subversions ? Il s’agit d’objectiver cette tension.

Pourquoi, par exemple, Montréal – avec son cosmopolitisme et son dynamisme économique – a-t-elle été dominée par une pensée ultramontaine, puis pétainiste, alors que Québec – ville isolée et austère – fut un centre provincial de la pensée libérale? Ce qui est vrai du Canada français l’est également d’autres pays et nations. Cependant ce clivage général ne trace pas des frontières géographiques, idéologiques et politiques identiques selon que l’on se situe au Canada, en Belgique, en France ou en Italie. En Belgique, Bruxelles a longtemps constitué un bastion libéral fortement municipaliste. La ville a dès lors été une véritable « terre de mission » pour les catholiques. En France, les chefs-lieux situés en province sont l’objet de luttes plus vives qu’à Paris, laquelle n’est pas forcément perçue comme le centre rayonnant d’un pays catholique mais peut inspirer de vrais « croisades » pastorales et urbanistique. Dans le même temps, la capitale et surtout sa banlieue peuvent apparaître comme le lieu de toutes les audaces apostoliques, de toutes les expérimentations. En Italie, Rome se dresse devant le Vatican dans un face-à-face original. Zola tenta ainsi d’opposer trois villes, Lourdes, Rome et Paris, dans un roman où le héros, Pierre Froment, passe de la foi à la science, de la charité à la justice, de la mystique et de l’amour divin stérile au travail et à l’amour humain fécond.

Quelles sont les dynamiques qui ont historiquement déterminé le rapport particulier des catholiques aux capitales nationales? Quelles tensions ont innervé les rapports entre le bas clergé et le haut clergé? Quelles alliances et quels conflits ont existé entre les gouvernements, les municipalités et l’Église ? Quelle évolution observe-t-on du XIXe au XXe siècle? Quelles lectures du monde urbain et quels imaginaires des villes les catholiques ont-ils proposés? Quelles stratégies de conquêtes ont-ils formulées, conscients que l’avenir du catholicisme se jouait aussi ici au centre? Voilà quelques-unes des questions auxquelles le colloque Regards catholiques sur les capitales voudrait répondre en invitant des spécialistes provenant de diverses disciplines (science politique, littérature, sociologie, histoire).

Le colloque se tiendra à l’Université Libre de Bruxelles (ULB), le 23 mars 2012.

Modalités de soumission

Les propositions de communication (250 mots), accompagnées d’une notice biographique, devront être envoyées à l’adresse électronique suivante : cecile.vanderpelen@ulb.ac.be

avant le 15 novembre 2011

Comité scientifique

  • Serge Jaumain (Université libre de Bruxelles)
  • Jean-Philippe Warren (Concordia University)
  • Frédéric Gugelot (Université de Reims)
  • Gilles Pécout (ENS)
  • Matteo Sanfilippo (Università della Tuscia)
  • Cécile Vanderpelen-Diagre (Université libre de Bruxelles).

Lieux

  • Université libre de Bruxelles
    Bruxelles, Belgique

Dates

  • mardi 15 novembre 2011

Mots-clés

  • histoire des villes, histoire du catholicisme, histoire comparée, Québec, Paris, Bruxelles, Rome

Contacts

  • Cecile Vanderpelen
    courriel : cecile [dot] vanderpelen [at] ulb [dot] ac [dot] be

Source de l'information

  • Cecile Vanderpelen
    courriel : cecile [dot] vanderpelen [at] ulb [dot] ac [dot] be

Pour citer cette annonce

« Regards catholiques sur les capitales, XIXe et XXe siècles : Bruxelles, Paris, Québec, Rome », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 28 juin 2011, http://calenda.org/204872