AccueilEquus Meeting Tourism : cheval, tourisme, loisirs

Equus Meeting Tourism : cheval, tourisme, loisirs

Horse, tourism and leisure. Continuities, transformations and change

Transformations, permanences et ruptures

Changes, continuity and revolutions

*  *  *

Publié le vendredi 22 juillet 2011 par Karim Hammou

Résumé

L’objectif est de proposer des débats à échelle internationale entre des chercheurs issus des différentes disciplines de sciences humaines et sociales et les acteurs concernés par l’essor des loisirs et des tourismes, liés au cheval et aux pratiques équestres. Le dessein de ce colloque consiste à identifier les enjeux de cette dynamique, notamment en termes de développement local, mais aussi de permettre une meilleure connaissance des pratiques et pratiquants, qui induit une réflexion sur l’évolution de la formation et des métiers de l’encadrement de l’équitation dans le monde.

Annonce

Dans le cadre de la diffusion des loisirs, le développement significatif des pratiques équestres est attesté. En France, le nombre des licenciés a été multiplié par près de cinq ces vingt-cinq dernières années, entre 1984 (145 071) et 2010 (687 334 licenciés), selon la Fédération Française d’Equitation (FFE). Or, la place du « loisir » y est prépondérante : en 2010, à peine 10,5% de ces licences ont un fléchage compétition, ce qui signifie que près de 90% des pratiquants se concentrent sur le loisir dans sa pluralité. En effet, si le profil global des équitants est connu et témoigne d’une forte homogénéité (81,4% de femmes et 65,2% de jeunes de moins de 17 ans notamment en 2010 selon les licences délivrées par la FFE), les spécificités des pratiques doivent être davantage explorées, en raison de la diversité des activités que recouvre l’équitation, depuis les disciplines traditionnelles du dressage, de l’obstacle, du cross, des courses, jusqu’à la voltige, l’attelage, le polo, le horse-ball, le ski jöering, le pony games, l’endurance, le TREC, l’équitation western, le tourisme équestre, etc. Par ailleurs, tous les cavaliers ne sont pas référencés, en particulier les adeptes de l’équitation dite d’extérieur, ces pratiques ne nécessitant pas obligatoirement l’affiliation à la Fédération (obtention d’une licence) comme le requiert la monte en club.

Au-delà du constat de l’essor de l’équitation et de la diversification des modalités de usages, la connaissance et la compréhension des manières de pratiquer et des représentations relatives à l’équitation constituent un champ d’analyse encore peu exploité, en France, mais aussi à échelle internationale. En effet, on peut s’interroger sur la diffusion des pratiques et de l’offre équestre dans le monde, ainsi que sur leurs modalités d’accès : observe-t-on des phénomènes comparables, des transferts de modèles ; ou au contraire des pratiques et accès originaux, en fonction des spécificités culturelles des pays ou des régions concernées ?

Il est aussi nécessaire de s’intéresser aux métiers et l’adaptation des dispositifs de formations des professionnels encadrant les activités équestres. Les formations orchestrent-elles ou accompagnent-elles l’évolution d’une pratique originellement militaire et socialement élitiste vers un loisir sportif ouvert à différentes catégories sociales.

On s’interrogera plus particulièrement sur les ruptures et les permanences constatées dans l’enseignement de l’équitation à échelle internationale, en comparant notamment les pays dotés d’une école d’enseignement nationale (Ecole Nationale d’Equitation de Saumur, Ecole Royale Espagnole de Jerez, Ecole de Vienne) ou d’une institution en cours de création (l’Institut National du Cheval de Rabat) et les pays qui n’en sont pas pourvus.

Enfin, il conviendra d’identifier les effets socio-économiques des pratiques de loisirs équestres dans les territoires, en prenant en compte à la fois les destinations qui mobilisent cette image et cette activité depuis longtemps (Deauville, La Baule, Saumur, Chantilly, Badminton, Cirencester, Lexington –qui s’auto-proclame « capitale mondiale du cheval »-, Jerez, Vienne, Rabat, etc.), comme ceux qui y accèdent nouvellement.

Dans ce contexte, on questionnera le rôle des actions des politiques publiques et des initiatives privées, en étudiant les conditions de leur mobilisation et leurs dynamiques respectives – l’équitation étant entendue ici comme une ressource territoriale. Comment se combinent, dans cette perspective, les caractéristiques socio-économiques des lieux et l’historicité des pratiques équestres des territoires, en France et dans le monde ?

Trois axes de réflexions sont proposés :

I- Les acteurs et les pratiquants des loisirs et du tourisme dans le champ de l’équitation

  • Peut-on parler d’essor des pratiques de loisir et du tourisme à échelle internationale ? Quels sont les particularismes locaux et les tendances globales, qui déterminent une telle croissance ?
  • Les modalités de pratiques, les modes d’engagement et les profils sociaux. En quoi les différentes histoires sociales des pratiques équestres contribuent-elles à l’hétérogénéité de l’univers de l’équitation ? Existe-il des spécificités selon les pays ?
  • Quelles sont, dans les différents pays, les offres et les rôles des acteurs dans les transformations successives des modalités de pratiques ?

II- Formations et métiers dans les domaines de l’encadrement de l’équitation de loisirs et de compétitions amateurs

  • Transformations, ruptures et persistances de l’enseignement et des métiers du XIXe siècle à aujourd’hui en France et dans le monde.
  • Les processus et dynamiques de formations dans le monde.
  • Les mutations récentes des diplômes d’Etat en France : quels sont les enjeux poursuivis ? Quels sont les effets sur la structuration des pratiques et des offres ?

III- Le cheval et les pratiques équestres : un levier de développement socio-économique des territoires ?

  • Comment les différents facteurs se conjuguent-ils autour de la pratique équestre et du cheval pour construire du développement local en France et dans le monde ?
  • Quelles sont, aux fins de développement local, les conditions de la mobilisation des pratiques équestres par les collectivités territoriales ?
  • En quoi les initiatives des acteurs contribuent-elles au développement touristique, économique et social des territoires ?
  • Observe-t-on l’émergence de modèles internationaux ou les spécificités nationales restent-elles prédominantes ?

Votre proposition de communication doit nous parvenir, en français (avec résumé en anglais) ou en anglais, sous forme d’un fichier au format RTF ou Word aux adresses suivantes : sylvine.chevalier@univ-angers.fr et colloque.saumur@ifce.fr.

Elle comprendra :

  • le nom du ou des auteur(s), leur situation professionnelle, et leur rattachement institutionnel ;
  • le titre de la communication ;
  • 5 mots clés ;
  • un résumé ne devant pas dépasser 500 mots, présentant la problématique et les enjeux, la méthodologie et les résultats attendus.

Les réponses sont attendues pour le 15 octobre

les avis du comité scientifique seront envoyés pour le 15 décembre.

Comité Scientifique

  • Duhamel Philippe, Professeur des Universités, géographe, ITBS, Université d’Angers
  • Gouguet Jean-Jacques, Maître de Conférences, Économie et Sciences économiques et chercheur au CDES-OMIJ à la faculté de Limoges Université de Limoges et au Centre de Droit et d'Économie du Sport
  • Guibert Christophe, Maître de Conférences, sociologue, ITBS, Université d’Angers
  • James Joy, Phd, Appalachian State University.
  • Pickel-Chevalier Sylvine, Maître de Conférences, géographe, ITBS, Université d’Angers
  • Valade Gilles, Thompson Rivers University, Bristish Columbia, Canada
  • Vial-Pion Céline, Ingénieur de recherche de l’Institut du Cheval et de l’Equitation
  • Violier Philippe, Professeur des Universités, géographe, ITBS, Université d’Angers
  • Weddell Melissa, Phd, Appalachian State University

Comité d’Organisation :

Co-direction :

  • Doaré Sylvie, Chef du département diffusion du service diffusion de l’IFCE
  • Pickel-Chevalier Sylvine, Maître de Conférences, géographe, ITBS, Université d’Angers

Comité :

  • Blondeau Charlotte, Chargée de projet tourisme équestre
  • Duhamel Philippe, Professeur des Universités, géographe, ITBS, Université d’Angers
  • Guibert Christophe, Maître de Conférences, sociologue, ITBS, Université d’Angers
  • Leclerc Eric, Directeur de la formation IFCE ;
  • Rizo Sylvie, Déléguée nationale des chevaux de loisirs
  • Violier Philippe, Professeur des Universités, géographe, ITBS, Université d’Angers

Le colloque se déroulera à l’IFCE, Département Equitation, 49411 Saumur Cedex, France

Lieux

  • IFCE, Département Equitation
    Saumur, France

Dates

  • samedi 15 octobre 2011

Mots-clés

  • tourisme, loisirs, développement local, pratiques, pratiquants et acteurs

Contacts

  • Sylvine Pickel Chevalier
    courriel : sylvine [dot] chevalier [at] univ-angers [dot] fr

Source de l'information

  • Sylvine Pickel Chevalier
    courriel : sylvine [dot] chevalier [at] univ-angers [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Equus Meeting Tourism : cheval, tourisme, loisirs », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 22 juillet 2011, http://calenda.org/205023