AccueilLe sociologue bricoleur. Emprunts et innovations méthodologiques en sociologie des arts et de la culture

Le sociologue bricoleur. Emprunts et innovations méthodologiques en sociologie des arts et de la culture

The sociologist handyman. Methodological borrowing and innovation in the arts and culture

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Publié le vendredi 22 juillet 2011 par Karim Hammou

Résumé

Appel à communication pour la journée d'étude doctorale du thème « Culture et arts » du Centre de recherche sur les liens sociaux (CERLIS, Paris 3/Paris 5/CNRS, UMR 8070). « Le sociologue bricoleur, Emprunts et innovations méthodologiques en sociologie des arts et de la culture ».

Annonce

JOURNÉE D'ÉTUDE DOCTORALE

Thème Culture et Arts du Centre de Recherche sur les Liens Sociaux (CERLIS, Paris 3/Paris 5/CNRS, UMR 8070)

Lundi 5 décembre 2011

Salle Claude Simon, Maison de la Recherche de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

Le sociologue bricoleur. Emprunts et innovations méthodologiques en sociologie des arts et de la culture

Journée parrainée par :

  • Le Centre de Recherche sur les Liens Sociaux (CERLIS, Paris 3/Paris 5/CNRS, UMR 8070)
  • Le GDR Opus (Œuvres, Publics et Société - Groupe de recherche international, CNRS n°1958)
  • L’École Doctorale Arts et Médias de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 (ED 267)
  • Le RT14 (Sociologie des arts et de la culture) de l’Association Française de Sociologie

Comité scientifique et d’organisation

  • Chloé Delaporte (Docteure en sociologie – IRCAV/associée au CERLIS)
  • Léonor Graser (Doctorante en sociologie – CERLIS)
  • Jacques-Erick Piette (Doctorant en sociologie – CERLIS)
  • Marie Sonnette (Doctorante en sociologie – CERLIS)

Argumentaire

« Le chercheur, artisan qui s'ignore, n'apprécie guère que l'on entrevoit le désordre de son atelier ; seul compte pour lui le résultat final, son bel ouvrage. Il fait donc disparaître salissures et copeaux. À l'occasion de ce grand ménage, de discrets trésors sont malheureusement perdus. »
Jean-Claude Kaufmann

Si la sociologie apparaît, au moins en partie, fondée sur l’emprunt méthodologique, l’affirmation nous semble particulièrement juste en sociologie des arts et de la culture. La proximité avec des disciplines telles que l'esthétique, la philosophie et l'histoire des arts, l'anthropologie ou la psychologie invite les sociologues à une transdisciplinarité qui se révèle le plus souvent féconde.
Lors de cette journée d’étude, nous souhaitons postuler la légitimité des sociologues à travailler sur les mondes de l'art et de la culture et ses objets symboliques. En effet, il n'est pas a priori nécessaire d'être musicologue pour travailler sur le domaine musical, théoricien de la littérature pour analyser les faits littéraires, ou encore urbaniste pour s'intéresser aux représentations spatiales. Il ne saurait être question de rupture ou d'opposition avec ces champs et disciplines, mais bien de penser l'interdisciplinarité. Les véritables innovations ne portent pas sur la production de données nouvelles, mais bien sur de nouvelles articulations de données ; à dessein ou sous la contrainte, le travail d'enquête devient souvent un véritable bricolage. Nous nous intéresserons ainsi à la manière dont le chercheur en sociologie des arts et de la culture importe et transforme des méthodologies propres à des espaces de recherche connexes au sien.

S'il ne s'agit pas de s'affranchir des considérations épistémologiques, ce sont les questionnements d'ordre méthodologique qui seront ici privilégiés. En invitant les communicants à observer leur propre pratique, nous entendons réunir diverses formes d'expériences, de témoignages, de profils, susceptibles d'interroger de manière originale la pratique sociologique empirique appliquée à des objets culturels et artistiques.

Comment s’adapter à son champ d’investigation ? Comment questionner son terrain dans et avec ses spécificités ? Différents axes de réflexion sont à envisager :

L’ajustement de méthodes éprouvées venues d’autres champs.

De larges emprunts sont faits à l'ensemble des sciences humaines et sociales. Qu'ils soient inédits ou issus de l'hybridation de différentes méthodes, il est possible de mettre en place de nouveaux procédés de recherche aux croisements de ces disciplines. Par quels processus, parfois transgressifs, passe ce travail d'innovation ? Comment bricoler en sociologie des arts et de la culture ? Nous considérerons également avec attention les propositions relevant d'emprunts ou métissages plus inattendus ; comment les sociologues adaptent-ils à leurs besoins une méthode développée à d’autres fins ?

L’adaptation au terrain.

Travaillant sur des domaines qui leur tiennent à cœur et desquels ils ont une connaissance empirique et/ou théorique, les sociologues des arts et de la culture sont amenés à développer de nouvelles compétences pour pouvoir récolter et analyser des données concernant leur champ d’investigation. Comment parviennent-ils à mettre en adéquation un terrain spécifique et des problématiques sociologiques ?

Échecs et hasards des emprunts méthodologiques.

La recherche est faite de tâtonnements, plus encore dans les premières années du travail doctoral. Nous serons particulièrement attentifs aux propositions visant à examiner rétrospectivement les tentatives d'hybridations disciplinaires, avortées ou maintenues. Soulevant la question de la sérendipité, les propositions sur ces « hasards de la recherche » – qu'ils se soient révélés pertinents ou non – seront considérées avec intérêt.

Cette journée d'étude organisée dans le cadre du thème Culture et Arts du laboratoire CERLIS, sous la responsabilité scientifique de Bruno Péquignot et Jacqueline Eidelman, aura pour intérêt de permettre aux étudiants chercheurs en sociologie des arts et de la culture de se mettre en relation et d’échanger sur leurs approches méthodologiques. Nous faisons ainsi prioritairement appel aux doctorants, sans pour autant exclure les chercheurs plus confirmés. 

Modalité de soumission d’une proposition

Les propositions de communication (3 000 signes maximum, espaces compris, titre + résumé) devront nous parvenir

avant le 15 septembre 2011

par courriel à l'adresse je.sociologuebricoleur@gmail.com. La proposition devra être accompagnée d'une courte présentation bio-bibliographique (contact, affiliation institutionnelle, statut, directeur de thèse, principaux axes de recherche). Les résultats de la sélection seront communiqués courant octobre 2011.

Catégories

Lieux

  • Maison de la Recherche de l'Université Sorbonne Nouvelle
    Paris, France

Dates

  • jeudi 15 septembre 2011

Mots-clés

  • sociologie des arts et de la culture, méthodologie, innovation

Contacts

  • Marie Sonnette
    courriel : marie [dot] sonnette [at] neuf [dot] fr

Source de l'information

  • Marie Sonnette
    courriel : marie [dot] sonnette [at] neuf [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Le sociologue bricoleur. Emprunts et innovations méthodologiques en sociologie des arts et de la culture », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 22 juillet 2011, http://calenda.org/205025