AccueilParole et addiction

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Publié le vendredi 29 juillet 2011 par Marie Pellen

Résumé

Depuis son étymologie, l’addiction est affaire de parole, de rapport à l’autre et de dépendance. Etait déclaré addictus et adjugé à un maître celui n’avait pu tenir ses engagements, tenir la parole donnée. Mais, surtout, on sait qu’une conduite addictive a pour corollaire une altération de la parole. Soit qu’elle s’éteigne, soit qu’elle se fige et tourne sur elle–même. Une certaine répétition des propos (ou des modalités relationnelles) fait souvent comme un écho à la répétition de la conduite addictive. En portant l’accent sur la parole dans les phénomènes de l’addiction, les organisateurs de cette journée d’étude souhaitent questionner la diversité des écoutes de cette parole qu’entendent à tour de rôle médecins, linguistes, soignants, psychanalystes, formateurs…

Annonce

Le vendredi 30 septembre 2011, deux équipes universitaires (PRAXILING UMR5267 - univ. Montpellier III - CNRS) et DIPRALANG EA 739 - univ. Montpellier III) et l'Irema organisent une journée d’études sur le thème « parole et addiction ».

Depuis son étymologie, ad-dicere, l’addiction est affaire de parole, de rapport à l’autre et de dépendance. Etait déclaré addictus et adjugé à un maître celui n’avait pu tenir ses engagements, tenir la parole donnée.

Mais, surtout, on sait qu’une conduite addictive a pour corollaire une altération de la parole. Soit qu’elle s’éteigne, soit qu’elle se fige et tourne sur elle–même. Une certaine répétition des propos (ou des modalités relationnelles) fait souvent comme un écho à la répétition de la conduite addictive.

En portant l’accent sur la parole dans les phénomènes de l’addiction, les organisateurs de cette journée d’étude (un institut de formation et de recherche et deux laboratoires universitaires de sciences du langage) ont souhaité questionner la diversité des écoutes de cette parole qu’entendent à tour de rôle médecins, linguistes, soignants, psychanalystes, formateurs…

Que dire, à notre tour, des modalités de cette parole qui révèle le travail constant de positionnement en lien à l’autre, à soi et au monde de la part de ceux qui « ont le sentiment d’être seuls, isolés, incomplets narcissiquement » (Hautefeuille et Véléa) ?

Quelle est sa nature discursive, rhétorique, narrative, interactionnelle ?

Quel est son statut : doit-on l’envisager comme un élément de plus du tableau clinique ou considérer qu’elle recèle une vérité anthropologique comme le croyait Simenon écrivant que buvaient ceux « qui ont entrevu quelque chose, quelque chose qu’ils ne pouvaient pas atteindre, quelque chose dont le désir leur faisait mal jusqu’au ventre » ?

Mobilisant l’alcoologie, la psychologie, la psychanalyse, la linguistique et la philosophie, elle visera à mettre en commun différents travaux et questionnements privilégiant, chacun à sa manière, l’intersubjectivité et la parole du sujet addicté.

Nous étudierons les propositions jusqu'au 2 septembre

800 signes max, avec présentation des domaines théoriques, terrains et questionnement.

Catégories

Lieux

  • Université Paul Valéry (Montpellier III, salle Pierre Jourda Bred)
    Montpellier, France

Dates

  • vendredi 02 septembre 2011

Mots-clés

  • addiction, langage, subjectivité

Contacts

  • François Perea
    courriel : francois [dot] perea [at] univ-montp3 [dot] fr
  • Marc Levivier
    courriel : m [dot] levivier [at] irema [dot] net

URLS de référence

Source de l'information

  • Marc Levivier
    courriel : m [dot] levivier [at] irema [dot] net

Pour citer cette annonce

« Parole et addiction », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 29 juillet 2011, http://calenda.org/205062