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Workplace Studies et environnements techniques – regards croisés

Workplace studies and technical environnements: fresh perspectives

Appel à contribution pour le n°5 de la revue Cahiers d'ethnométhodologie

Call for papers for issue 5 of the Cahiers d'Ethnométhodologie journal

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Publié le mardi 23 août 2011 par Karim Hammou

Résumé

Ce dossier spécial des Cahiers d'ethnométhodologie sur les « Worplace studies » ambitionne de contribuer aux approches descriptives des activités sociotechniques . Les soumissions pourront couvrir des aspects théoriques et méthodologiques des études de situations de travail. Dans l’éventail large des analyses des pratiques professionnelles, nous nous focaliserons sur la relation entre technologie (système d’information, logiciels, machines) et interaction sociale.

Annonce

Thèmes du dossier

  • Thème 1 : Epistémologies des workplace studies : théories et méthodes
  • Thème 2 :  Workplace studies pour l’analyse des usages et des pratiques
  • Thème 3 : Workplace studies pour l’évaluation et le design des technologies

Présentation du dossier

Ce dossier spécial sur les « Worplace studies » ambitionne de contribuer aux approches descriptives des activités sociotechniques . Ici, la notion de travail n’est pas réduite aux activités professionnelles, elle est comprise comme toute pratique productrice d’un sens qui participe à l’accomplissement d’une activité (Garfinkel & Sacks, 1990 ; Suchman, 1994).

Les soumissions pourront couvrir des aspects théoriques et méthodologiques des études de situations de travail. Dans l’éventail large des analyses des pratiques professionnelles, ce dossier se focalise sur la relation entre technologie (système d’information, logiciels, machines) et interaction sociale. De manière plus générale, les workplace studies  (WPS) ne sont pas restreintes aux situations informatisées. Elles ont néanmoins le point commun de proposer des études empiriques et descriptives, en situation réelle, des activités de travail et des environnements matériels qui contribuent à (au moins supporte) l’activité. L’intégration accélérée des technologies de l’information et de la communication et des systèmes informatiques dans les activités humaines nécessite une meilleure compréhension de leur impact, voire de leur rôle ; ces objets demandent par conséquent une attention particulière et forment la grande majorité des études actuelles. Luff, Hindmarsh & Heath résument ainsi les WPS :

« [Ces études] produisent des corpus riches d’observations et de résultats, basés sur des recherches empiriques détaillées, [décrivant] comment les individus organisés utilisent les technologies pour informer la production et la coordination de leur actions et de leurs activités » (2000, p.xiii).  

Les WPS ne se réduisent néanmoins pas à une contribution empirique à l’étude du travail, elles ont permis de remettre en question des concepts clés des sciences humaines et sociales en confrontant les modèles généralisant à la complexité des situations réelles (information, communication, collaboration, cognition et technologie par exemples); comme une brèche dans l’approche déterministe, les WPS ont permis de transformer le concept d’ « usager » préalablement considéré comme un agent passif soumis à un système de stimuli/réactions, devenu un agent pensant dont la subjectivité et les motivations participent à la construction de l’action (Suchman, 1994). Dans ce cadre, les auteurs sont invités à proposer des analyses de cas empiriques complétées de développement théoriques ou conceptuels. Les WPS ont la prétention d’offrir une alternative aux théories traditionnelles du travail (Garfinkel, 2002 ; Rawls, 2008).

Les WPS ont participé au « tournant social » (turn to the social) dans les pratiques de recherche et de développement technologique (Bannon, 1991 ; Crabtree, 2003). Les travaux de Suchman chez Xerox ont certainement contribué à la diffusion de méthodes sociologique en ingénierie (1994) mais aussi à l’essor du courant anglo-saxon du « Computer Supported Cooperative Work » (CSCW). Ces recherches, fondées sur des approches pluridisciplinaires, veulent produire des connaissances sur l’implication du social et de la technique, notamment informatique, au cours des activités.

Plowman, Rogers & Ramage (1995) ont défini quatre grandes catégories d’objectifs dans l’étude des situations de travail informatisées :

La production de recommandations spécifiques à une situation (catégorie la plus importante), la production de recommandations « générales » (des orientations et des scénarios types d’usage), la recherche fondamentale sur l’interaction homme-technologie, et l’analyse de l’implémentation d’une technologie au sein d’une activité et son évaluation.

La préoccupation essentielle des WPS concerne les raisonnements employés par les acteurs pour adapter leur usage des technologies à leurs finalités pratiques. L’action est couplée à une instruction au cours de l’activité, et cette instruction varie et s’élabore dans l’action, il s’agit donc de mettre en lumière les manifestations de ce processus réflexif afin d’en tirer des enseignements et des connaissances sur une activité de travail (Garfinkel, 2002).

Souvent assimilé au courant du CSCW et à l’ethnométhodologie (Luff, Hindmarsh & Heath, 2000), les WPS recouvrent pourtant un intérêt commun à plusieurs disciplines telles que l’analyse des pratiques (Perriault, 2008 ; Ihadjadene & Chaudiron, 2009), l’ergonomie et l’anthropologie cognitive (Rabardel et al., 2008 ; Falzon, 2004 ; Theureau, 2006 ; Brassac et al., 2008), la sociologie de la traduction (Latour, 2007). Les auteurs pourront ainsi contribuer à l’analyse et l’explicitation des distinctions et des points de convergence, tant au niveau théorique que méthodologique, de ces différents courants de pensée. L’objectif sous-jacent de ce dossier est de créer un espace dans lequel des chercheurs et des praticiens issus de communautés épistémiques différentes croisent leurs points de vue et leurs approches de l’activité (ethnométhodologie, ergonomie, information-communication, sociologie, …).

Procédure de soumission

Guide de rédaction

Les articles complets (de 20 000 à 30 000 signes espace compris), rédigés selon le guide de rédaction et au format DOC, seront soumis sur le site web de la revue : http://cahiers.ethnomethodologie.net.
Pour soumettre un article, il faut créer un compte utilisateur.
Un guide précis est accessible à cette adresse :
http://cahiers.ethnomethodologie.net/index.php/cahiers/about/submissions#authorGuidelines
Un modèle de document est disponible au téléchargement sur le site de la revue. Les propositions seront évaluées en double aveugle par les membres des comités de lecture de la revue et du dossier.

Consigne spécifique : le document doit être anonyme (toutes les mentions des noms sont remplacées par « Auteur » et les publications des auteurs retirés de la bibliographie).
Calendrier

  • 15 Octobre 2011 : date limite de soumission de l’article complet

  • 15 novembre 2011 : réponse du comité de lecture et recommandations faites aux auteurs le cas échéant.
  • 30 novembre 2011 : date limite de soumission de l’épreuve finale de l’article
  • Fin décembre : Publication du numéro en version papier et électronique

Comité scientifique permanent

Catégories

Dates

  • samedi 15 octobre 2011

Mots-clés

  • worksite studies, travail, ethnométhodologie, ergonomie, technologies, information

Contacts

  • Pierre Quettier
    courriel : pierre [dot] quettier [at] univ-paris8 [dot] fr
  • Hakim HACHOUR
    courriel :

URLS de référence

Source de l'information

  • Pierre Quettier
    courriel : pierre [dot] quettier [at] univ-paris8 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Workplace Studies et environnements techniques – regards croisés », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 23 août 2011, http://calenda.org/205092