AccueilGouvernance locale et mutations socio-spatiales dans les Hautes Terres au début du XXIe siècle

Gouvernance locale et mutations socio-spatiales dans les Hautes Terres au début du XXIe siècle

Local governance and socio-spatial mutations in the Highlands in the early 21st century

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Publié le lundi 05 septembre 2011 par Loïc Le Pape

Résumé

Pour son prochain numéro, la Revue des Hautes Terres lance un appel à contribution dont la thématique de base s’articulera autour du concept de gouvernance locale et les mutations socio-spatiales induites dans les Hautes Terres au début du XXIe siècle. Impliquant la conduite ou l’utilisation d’un mécanisme quelconque afin d’assurer à la société une direction cohérente, la gouvernance désigne l’ensemble des règles, procédures et organes de décision qui conditionnent le bon fonctionnement d’un État, d’une institution publique ou d’une structure privée. Elle tend à s’affranchir de ses limitations institutionnelles à tendance réductionniste à l’étatique, pour s’accommoder d’une démarche plus holistique mettant en scène autant les sociétés à travers leurs organisations diverses (économiques, sociales, culturelles et communautaires), que les espaces à travers leurs structurations et agencements (infra-étatiques tels que terroirs, chefferies, collectivités territoriales), étatiques et supra-étatiques.

Annonce

Argumentaire

Pour son prochain numéro, la Revue Des Hautes Terres lance un appel à contribution dont la thématique de base s’articulera autour du concept de Gouvernance locale et les mutations socio-spatiales induites dans les Hautes Terres au début du 21ème siècle.

Impliquant la conduite ou l’utilisation d’un mécanisme quelconque afin d’assurer à la société une direction cohérente, la gouvernance désigne l’ensemble des règles, procédures et organes de décision qui conditionnent le bon fonctionnement d’un Etat, d’une institution publique ou d’une structure privée. Elle fait donc appel à de nouveaux modes de gestion en réseau, fondés sur le partenariat et la concertation entre une pluralité d’acteurs. En effet, la gouvernance s’avère être un concept en pleine résurrection depuis le début du 20ème siècle. Elle tend à s’affranchir de ses limitations institutionnelles à tendance réductionniste à l’étatique, pour s’accommoder d’une démarche plus holistique mettant en scène autant les sociétés à travers leurs organisations diverses (économiques, sociales, culturelles et communautaires), que les espaces à travers leurs structurations et agencements (infra-étatiques tels que terroirs, chefferies, collectivités territoriales,  étatiques à l’image des Etats-nation, et supra-étatiques tels que  Organisations Intergouvernementales, Organisations internationales etc..).

Repérée en tant qu’outil pertinent pour une mise en place d’un développement durable par la base et partant une stratégie efficace de lutte contre la pauvreté, la gouvernance locale fait référence à des formes de coordination incluant une pluralité d’acteurs : coopération, réseau, alliance, partenariat… L’action publique locale n’est plus le seul fait d’une seule autorité (locale ou nationale), mais implique des acteurs non-étatiques (ANE) dans les processus décisionnels. Également appelée « gouvernance territoriale », la gouvernance locale instaure une nouvelle vision du « territoire » dans le développement économique, social et écologique. Elle réfère à une gestion participative des programmes et projets locaux de développement, dont l’objectif est l’accès équitable aux services essentiels pour tous (santé, eau, éducation, habitat…).

Par ailleurs, la gouvernance locale s’avère actuellement indissociable du processus de décentralisation. Elle procède ainsi par  transfert de certaines compétences aux collectivités locales (régions, communes, communautés rurales) permettant  à ces dernières d’acquérir une vraie autonomie de gestion. L’Etat centralisé n’apparaît plus comme un instrument adéquat pour assurer le développement à la base. Il est dessaisi d’un pan de sa mission régalienne au profit de collectivités locales désormais estimées aptes à prendre en charge la conception, la programmation et la mise en œuvre des actions de développement économique, éducatif, social et culturel d'intérêt régional, communal ou rural. Constituant alors le cadre institutionnel de la participation des citoyens à la gestion des affaires publiques, ces collectivités locales sont ainsi généralement appelées à associer les mouvements associatifs et les groupements à caractère communautaire dans un partenariat à la réalisation des projets de développement économique, éducatif, social et culturel.

Somme toute, la gouvernance locale suppose un brassage d’acteurs, ancrés d’une part dans la société civile et d’autre part dans les appareils de gestion publique. Elle implique donc un partage du pouvoir dans le processus décisionnel et la reconnaissance d’une multiplicité de parties prenantes dans la construction d’un développement durable et dans la lutte contre la pauvreté.

Les contributions attendues peuvent s’ancrer autour des grands axes suivants :

1 Les trois objectifs majeurs de la gouvernance locale que sont :

  • le renforcement des pouvoirs des acteurs locaux pour assurer un meilleur équilibre des politiques de développement sur l’ensemble du territoire ;
  • la stimulation d’une démocratie de proximité en impliquant les citoyens dans la gestion des affaires locales ;
  • la préférence de l’échelon local pour tenir compte des besoins de la population et améliorer leur niveau de vie

2 Les acteurs de la gouvernance locale que sont :

  • Les acteurs institutionnels à savoir l’Etat à travers ses structures ministérielles en charge de l’aménagement du territoire, les collectivités locales à différentes échelles (qu’elles soient communautaire, communale ou régionale)
  • Les Acteurs Non Etatiques (ANE) au titre d’organisations de la société civile (OSC), regroupant notamment les Organisations Non Gouvernementales (ONG), les organisations communautaires de base (OCB) et leurs associations représentatives, les partenaires sociaux (syndicats, associations d’entrepreneurs…), les associations du secteur privé, les organisations confessionnelles, les universités, etc.

3 Les réflexions autour des facteurs clés d’une bonne gouvernance, à savoir entre autres :

  • la consolidation du cadre institutionnel ; la transversalité des pratiques ; l’instauration d’un cadre de coordination ; le renforcement des capacités des ressources humaines ; la participation des citoyens à l’action publique.

Modalités de soumission

Ainsi présentés de manière non exhaustive, ces axes peuvent être traités et enrichis individuellement ou transversalement. Les propositions de contribution attendues pour le  22 Septembre 2011 au plus tard, devront comporter le titre de la contribution, nom et qualité du ou des auteurs, un résumé d’environ 300 mots, accompagné d’environ 5 mots clé. Elles devront être présentées en format Word, police Times New Roman, caractère 12, et envoyées simultanément aux adresses suivantes :

Temporalités :

  • Appel à Contribution : 25 Août 2011 
  • Date limite de réception des résumés : 22 Septembre 2011
  • Date limite de réponse aux propositions : 30 Septembre 2011
  • Date limite de réception de texte intégral : 30 Novembre 2011
  • Date de parution du numéro : Fin Janvier 2012

 Contacts :

Comité scientifique  

  • Pr Martin Kuété, Université de Dschang
  • Pr Charles Dimi, Université de Dschang
  • Pr Maurice Tsalefac, Université de Yaoundé I
  • Pr René Joly Assako Assako, Université de Yaoundé I
  • Pr Patrick Gonin, Université de Poitiers
  • Dr Abdoul Hammeth Ba, Université d’Evry Val-d’Essonnes
  • Pr Laurien Uwizeyimana, Université de Toulouse 2 Le Mirail
  • Dr Pierre Kamdem, Université de Dschang
  • Dr Moïse Moupou, Université de Yaoundé I
  • Dr Emil Hatcheu, Université de Dschang
  • Dr Alexandre Nono, Université de Dschang
  • Dr J.  Asongkeng, Université de Dschang
  • Pr Alphonse Yapi Dihaou, Université de Paris VIII
  • Pr Paul Tchawa, Université de Yaoundé I
  • Dr Jean-Paul Tchou-Bayo, Université de Dschang
  • Pr Valentin Nga Ndongo, Université de Yaoundé I
  • Pr Etienne Tazo, Université de Dschang
  • Pr Kengne Fodouop, Université de Yaoundé I
  • Pr Cornelius Lambi, Université de Buéa
  • Pr Albert Dikoume, Université de Douala
  • Dr Mesmin Tchindjang, Université de Yaoundé I
  • Dr Aristide Yemmafouo , Université de Dschang
  • Dr Manasse Aboya, Université de Douala
  • Dr Isidore Miendjem, Université de Dschang 

Comité de Rédaction 

  • Dr Pierre Kamdem, Université de Dschang
  • Dr Aristide Yemmafouo , Université de Dschang
  • Dr Emil Hatcheu, Université de Dschang
  • Mme Béatrice Lengue, Université de Dschang
  • Mr Chrétien Ngouanet,  Université de Dschang
  • Mlle Nadine Yemelong, Université de Dschang
  • Mlle Charlotte Pamboundam, Université de Dschang
  • Mr Ndoki Désiré, Université de Dschang
  • Mlle Josephine  Lemougoue, Université de Dschang
  • Mr Joseph N. Tépoulé, Université de Dschang
  • Mlle Louisette Nsangou,  Université de Dschang
  • Mr Gideon Samba, Université de Dschang

Dates

  • jeudi 22 septembre 2011

Mots-clés

  • Gouvernance locale,mutations socio-spatiales, hautes terres,

Contacts

  • Pierre Kamdem
    courriel : pierre [dot] kamdem [at] yahoo [dot] fr
  • Moïse MOUPOU
    courriel : mmoupou [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Revue Des Hautes Terres
    courriel : revuedeshautesterres [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Gouvernance locale et mutations socio-spatiales dans les Hautes Terres au début du XXIe siècle », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 05 septembre 2011, http://calenda.org/205185