AccueilTransformation des modes de production dans les sciences du vivant : biologie à haut débit, plateformes, brevets

Transformation des modes de production dans les sciences du vivant : biologie à haut débit, plateformes, brevets

Transformation of production modes in life sciences: high-speed biology, platforms and patents

Deuxième colloque « Sciences de la vie en société »

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Publié le lundi 19 septembre 2011 par Loïc Le Pape

Résumé

Au cours des quarante dernières années, la biologie a connu une révolution de ses modes de production de connaissances : émergence des biotechnologies et imbrication entre production des connaissances académiques fondamentales et applications commerciales ; organisation de la recherche en grands programmes de séquençage des génomes ; mise à disposition d’outils et d’instruments pour une biologie à haut débit quasi-industrialisée… L'objectif de ce second Colloque Genopole®-IFRIS est d'analyser les effets de cette révolution dans trois grands aspects : les relations entre recherche, entreprises et marchés ; les infrastructures et le travail des chercheurs ; les dimensions épistémologiques.

Annonce

Présentation

Au cours des quarante dernières années, la biologie a connu une révolution de ses modes de production de connaissances : émergence des biotechnologies et imbrication entre production des connaissances académiques fondamentales et applications commerciales ; organisation de la recherche en grands programmes de séquençage des génomes ; mise à disposition d’outils et d’instruments pour une biologie à haut débit quasi-industrialisée…

L'objectif de ce second Colloque Genopole®-IFRIS est d'analyser les effets de cette révolution dans trois grands aspects : les relations entre recherche, entreprises et marchés ; les infrastructures et le travail des chercheurs ; les dimensions épistémologiques.

Que dire de ces changements du point de vue de la coproduction de la science et de la société, perspective qui constitue le fil rouge de cette série de colloques ?*

La série de cinq journées — sur un cycle de cinq ans — organisées par Genopole® et l’IFRIS se propose de prendre au sérieux la question de la co-évolution science / société, en invitant quelques-uns des meilleurs spécialistes mondiaux en ‘Science, technologie, société’ à débattre sur les dispositifs qui se sont mis en place au cours de la dernière décennie, avec des spécialistes des sciences de la vie, mais aussi des élus, des journalistes, des associations, des gestionnaires de recherche, etc.

Programme prévisionnel

8:30 – 9:00 / Accueil des participants

9:00 – 9:15 / Ouverture et Introduction du colloque :

  • Pierre Tambourin, directeur général de Genopole®
  • Catherine Paradeise, professeur, Université Paris Est-Latts, Présidente de l'IFRIS

9:15 – 11:00 / Session 1 : Les biotechnologies comme laboratoire du capitalisme académique ?

Depuis les années 1970, tout se passe comme si la production de connaissances en biologie avait lié son sort aux logiques de marché, au Nasdaq, aux grandes entreprises et aux brevets. Pour les sciences sociales, les biotechnologies ont constitué un véritable « laboratoire » pour l'analyse des transformations de la science en société ; c'est principalement à leur sujet qu'a été débattue la thèse du capitalisme académique.

Comment l'imbrication entre recherche et industrie modifie-t-elle les normes de la communauté académique ? Les conditions de la compétition scientifique et technique ? La circulation des connaissances et la détermination des agendas de recherche ? Quelle est la portée des initiatives visant à restaurer les « communs de la science »? Jusqu'où peut aller cette remise en cause de la marchandisation des savoirs ?

  • Présidence de séance : En cours
  • Conférence invitée – Michel Vivant (à confirmer), professeur des Universités à Sciences Po et Directeur scientifique de la spécialité «Propriété intellectuelle» du master Droit économique
  • Rapport de l'atelier - Fabienne Orsi, docteur en sciences économiques, chercheur IRD, UMR 912 Marseille et Christian Pinset, directeur de recherche, Groupe Maladies musculaires, I-Stem
  • Discussion générale

11:00-11:30 : Pause

11:30 - 13:15 / Session 2 Biologie à haut débit et organisation de la recherche – une nouvelle économie des données ?

Les grands programmes de séquençage des génomes ont marqué l'entrée de la biologie dans le domaine de la « big science ». Les robots, les grands calculateurs, les bases de données, les outils de production et d’analyse de données de masse peuplent les laboratoires et conditionnent les programmes de recherche. On estime que le volume des données brutes double tous les sept mois, ce qui provoque une incertitude stratégique liée à une obsolescence rapide de certaines approches et de certaines compétences.

Quelles sont les implications en termes de politiques et d'économie des données ? En termes d'organisation, de gestion des compétences et de division du travail dans les laboratoires ? En termes de dynamiques d'agglomération ? Dans un tel contexte, comment anticiper et gérer l'organisation de la recherche, les plateformes de production et traitement des données, les trajectoires professionnelles ?

  • Présidence de séance : En cours
  • Conférence invitée – Alberto Cambrosio (à confirmer), Professor
(Chair - Social Studies of Medicine), McGill
  • Rapport de l'atelier – Ashveen Peerbaye, Latts, Unité mixte de recherche CNRS 8134, Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, université de Marne-la-Vallée, et Dr Pierre Le Ber, CEA/DSV/Institut de Génomique/Genoscope
  • Discussion générale

13:15 -14:30 / Déjeuner

14:30 - 16:15 / Session 3 : Façons de connaître – un nouveau paradigme pour la recherche en biologie ?

Comment qualifier les changements de la façon de produire des connaissances en biologie au cours des 30 dernières années ? Peut-on considérer que la simulation numérique, la modélisation, l'analyse des données de masse se substituent (tout en les complétant) aux pratiques expérimentales ? Peut-on repérer et caractériser des inflexions concernant ce qui fait preuve et les processus de validation des connaissances ? Quels sont les nouveaux objets de la biologie, les nouvelles ontologies, les nouvelles façons du vivant liées à ces façons de connaître ? Au fond, peut-on considérer qu'il y a un changement de paradigme en biologie ?

  • Présidence de séance : En cours
  • Conférence invitée – En cours
  • Rapport de l'atelier- Jean-Paul Gaudillière, historien, directeur de recherche Inserm, CNRS UMR 8169, Inserm U750, EHESS, université Paris XI et Michel Morange, biologiste moléculaire et historien des Sciences, professeur de biologie à l’ENS et à l’université Paris 6, directeur du Centre Cavailles d’histoire et de philosophie des sciences de l’ENS.
  • Discussion générale

16:30-17:30 / Table ronde

17:30-18:00 / Conclusion

Informations

Programme complet, information et inscription : http://www.genopole.fr/sdv-en-societe-2011.html / Mail : communication@genopole.fr

[ Les exposés se feront en anglais ou en français selon les orateurs mais une traduction simultanée sera disponible dans les deux langues. ]

Frais de participation : 120 € incluant l’accès au colloque, les pauses et le déjeuner, les documents congressistes (recueil abstracts, programme, documentation), un service d’interprétariat (français/anglais), la retranscription, l’édition et l’envoi des actes à l’issue de la manifestation.

Lieux

  • 3 square Max Hymans
    Paris, France

Dates

  • jeudi 08 décembre 2011

Mots-clés

  • sciences du vivant, biologie, sciences et société, organisation de la recherche, biotechnologies, économie des données

Contacts

  • Nicole Chémali
    courriel : nicolechemali [at] genopole [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Nicole Chémali
    courriel : nicolechemali [at] genopole [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Transformation des modes de production dans les sciences du vivant : biologie à haut débit, plateformes, brevets », Colloque, Calenda, Publié le lundi 19 septembre 2011, http://calenda.org/205264