AccueilLa construction sociale du « post-conflit » à travers les jeux d'acteurs

La construction sociale du « post-conflit » à travers les jeux d'acteurs

The social construction of "post-conflict" through the play of actors

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Publié le mardi 20 septembre 2011 par Karim Hammou

Résumé

Journée d'études organisée par des doctorants de l'atelier « Post-conflit » de l’Université Panthéon-Sorbonne, avec le soutien de l’École doctorale de science politique de l’Université Panthéon-Sorbonne et du Centre d’études des mondes africains (CEMAf). La journée d'études se déroulera le mercredi 9 novembre 2011 à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, salle 1 du Panthéon.

Annonce

Abondamment et indifféremment employée par et pour les acteurs comme les observateurs, la catégorie post-conflit est l’objet de cette journée d’études. Cette dernière conclut le cycle 2010-2011 de l’atelier éponyme de l’Ecole Doctorale de Science Politique de l’Université Panthéon-Sorbonne, où, depuis deux ans, la confrontation des terrains et des objets manipulés par un groupe de doctorants, organisateurs de cette manifestation, a mis en évidence l’importance d’une normalisation méthodologique de cette catégorie.
L’utilisation, et surtout la systématisation de celle-ci, dans la littérature scientifique, apparaissent problématiques : le risque existe pour les chercheurs en sciences sociales, travaillant sur les processus de sortie de crise, de participer à son objectivation. En effet, les caractéristiques des contextes dits « post-conflictuels », disqualifiant l’aspect formel, performatif et temporel de cette dénomination, sont connues [Richards, 2005]. Par ailleurs, un nombre croissant de travaux, s’inscrivant dans une « approche par le bas », questionnent, l’émergence et l’utilisation - à des fins de légitimation - de cette catégorie. Enfin, si la nécessité d’interroger le post-conflit d’un point de vue épistémologique est clairement posée, l’enjeu de cette journée d’études est de déconstruire la catégorie, moins en tant que norme ou label, que comme un ensemble de pratiques et de techniques spécifiques à un espace social [Berger et Luckmann, 1986].
A partir d’une approche comparatiste, de terrains variés et de perspectives méthodologiques novatrices, les communications s’attacheront à mettre en avant la logique interactionniste à l’oeuvre dans la constitution d’un espace social et d’une expertise professionnelle entre acteurs du post-conflit. Elles souligneront donc l’enchevêtrement des dynamiques exogènes et endogènes, institutionnelles et informelles, provenant de divers secteurs encore largement autonomes et structurés (élites politiques, armées, diplomaties, groupes belligérants, organisations internationales et confessionnelles, ONG, bailleurs de fonds, experts, industriels, universitaires, historiens, entrepreneurs de mémoire…).
L’organisation scientifique de cette journée se présente sous la forme de trois ateliers complémentaires, dont les axes ont précisément été conçus pour rendre compte de quelques-unes de ces interactions.

PROGRAMME

8h : Accueil des participants

8h30-8h45 : Introduction de la journée : Richard Banégas (Paris 1, CEMAF)

Atelier n° 1. Diffusion et circulation des expertises et des ingénieries pacificatrices

9h-10h30

Modérateur : Grégory Daho (Paris 1, CESSP)
Discutant : David Ambrosetti (ISP-Nanterre)
  • Delphine Lecombe (Science Po Paris, CERI), La mobilisation pour la loi des victimes en Colombie : sociologie d’une coalition hétéroclite.
  • Juliana Lima (Paris 1, CEMAF), L’absence de justice de transition en Angola : pistes de recherche sur la fabrique sociale et politique de la paix.
Pause

Atelier n° 2. "Trajectoires combattantes": les dynamiques de reconversion individuelle

11h-12h30

Modérateur : Mehdi Belaid (Paris I, CEMAF)
Discutante : Marielle Debos (ISP-Nanterre)
  • Valéria Alfieri (Paris I, CEMAF), Le Palipehutu-Fnl au Burundi. Evolution du contexte et changement des modes et motivations de recrutement
  • Aude Merlin (Université libre de Bruxelles-CEVIPOL), Les combattants nord-caucasiens, des profils en mutation dans un contexte de 'ni guerre, ni paix'

Pause

Atelier n° 3. Mémoires des confits, conflits de mémoires. Luttes symboliques et identitaires autour des passés violents

14h30-16h30

Modérateur : Juan E. Serrano-Moreno (Paris 1, CESSP)
Discutante : Sarah Gensburger (CNRS, ISP)
  • Karine Vanthuyne (EHESS-Ottawa), D’une « concurrence des victimes » à la renégociation d’un vivre-ensemble au quotidien.
  • Cécile Jouhanneau (Science Po Paris, CERI), Au delà de la "guerre des mémoires". Eléments pour une sociologie de l'expression des souvenirs de la guerre de 1992-1995 en Bosnie-Herzégovine.
  • Renaud Hourcade (Sciences Po Rennes-CRAPE), Violence du passé et luttes du présent à Liverpool. Les relations raciales et la mémoire de l'esclavage dans un ancien port négrier.

16h30-17h : Conclusions

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Comité d’organisation de la journée d'études :

  • Mehdi Belaid (Paris I, CEMAF)
  • Grégory Daho (Paris I, CRPS/CESSP)
  • Juliana Lima (Paris I, CEMAF)
  • Ariane Nougoua (Paris I, CRPS/CESSP)
  • Juan E. Serrano-Moreno (Paris I, CRPS/CESSP)
  • Sandrine Vinckel (Paris I, CEMAF)

Pour tout renseignement : postconflitparis1@yahoo.fr

Lieux

  • Université Paris I Panthéon-Sorbonne (salle 1 du Panthéon)
    Paris, France

Dates

  • mercredi 09 novembre 2011

Mots-clés

  • post-conflit, approche interactionniste, épistémologie

Contacts

  • Comité d'organisation de la journée d'étude sur le "post-conflit" ~
    courriel : postconflitparis1 [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Sandrine Vinckel
    courriel : sandrine [dot] vinckel [at] mailoo [dot] org

Pour citer cette annonce

« La construction sociale du « post-conflit » à travers les jeux d'acteurs », Journée d'étude, Calenda, Publié le mardi 20 septembre 2011, http://calenda.org/205293