AccueilLes recherches en éducation et en formation : enjeux et défis aujourd’hui

Les recherches en éducation et en formation : enjeux et défis aujourd’hui

Researches on Education and Training: Issues and Challenges today

XVIIe Congrès de l'AMSE-AMCE-WAER

XVIIth Conference of AMSE-AMCE-WAER i

*  *  *

Publié le mardi 04 octobre 2011 par Claire Ducournau

Résumé

L’AMSE-AMCE-WAER tiendra son dix-septième congrès international du 3 au 8 juin 2012 à Reims. Le thème sera « Recherches en éducation et en formation : enjeux et défis aujourd'hui dans le monde ». Vous pouvez dès à présent soumettre une proposition de communication ou de colloque. L'événement sera international et accueillera des chercheurs et chercheuses en sciences de l'éducation du monde entier. Les conférences seront données dans les trois langues officielles de l'association : français, espagnol et anglais.

Annonce

Argumentaire

Durant ces dernières décennies, la recherche en éducation et en formation a connu un essor important pour accompagner notamment les processus de développement économique (nécessité de disposer d’une main d’œuvre de plus en plus formée dans l’économie post-industrielle) mais aussi pour répondre à une demande politique et sociale (démocratisation et massification de l’enseignement). (De Landsheere, 1986). Enjeu à l’échelle nationale, la recherche en éducation est l’est aussi devenue à l’échelle internationale dans la seconde moitié du XXe siècle. Des commissions, des conférences internationales ont été organisées pour confronter les résultats obtenus, impulser de nouvelles thématiques et organiser le recherche en éducation au plan international (Rencontre Internationale d’experts de la recherche pédagogique, Atlantic City, 1956, XXIXè session de la Conférence Internationale de l’Instruction Publique, Genève, 1966, L’organisation de la recherche pédagogique, Institut de l’Unesco pour l’Education, Rôle de la recherche pédagogique face aux changements éducatifs, 1967, Conférence internationale sur la Recherche en Education, mai 1967 à Melbourne).. Dans le contexte actuel, et notamment celui de la mondialisation (Congrès AMSE de 2008), on peut penser que les recherches en éducation et en formation sont appelées à jouer un rôle majeur et croissant.

C’est pourquoi, les organisatrices et organisateurs du 17ème Congrès de l’AMSE-AMCE-WAER ont adopté pour thématique les enjeux et les défis des recherches en éducation et en formation dans un monde aujourd’hui globalisé (cf 15ème Congrès de l’AMSE). Sans prétendre couvrir l’ensemble des dimensions de cette problématique, les organisatrices et organisateurs ont retenu quatre sous-thèmes de manière à permettre une exploration approfondie de certaines des questions posée par la thématique du congrès. L’objectif est de faire émerger des questions vives, et de tenter d’éclairer des points aveugles. Les organisatrices et organisateurs ont choisi d’organiser les sous-thèmes autour d’enjeux.

Pour chacun de ces quatre sous-thèmes, nous attendons des propositions de communication qui interrogent l’un ou l’autre enjeu au travers de toute recherche en éducation et en formation, quels que soient :

  • les adossements disciplinaires (sciences de l’éducation, comme histoire, sociologie, psychologie, économie, droit, épistémologie des sciences, didactiques disciplinaires, professionnelles, sciences de l’information et de la communication, sciences du langage …),
  • l’objet, ou le champ couvert. Fourniront matière à analyser les enjeux les recherches sur l’école entendue au sens large (l’offre préscolaire, l’école de base, l’enseignement secondaire, l’enseignement supérieur), les recherches sur les types d’enseignement (enseignement technique et/ou professionnel, enseignement scientifique, apprentissage/alternance …), les recherches sur la formation des personnels de l’éducation et de l’intervention socio-éducative (enseignants, personnels de direction, médecins, infirmières scolaires, travailleurs sociaux …), les recherches sur la formation des personnels, en particulier les enseignants-e-, les recherches sur les situations et les pratiques d’enseignement et/ou d’apprentissage, les recherches sur la construction des savoirs, les recherches sur les processus d’apprentissage et d’enseignement, les recherches sur les usages des TIC dans l’enseignement et la formation, sur leurs effets en termes d’appropriation, de conduite de classe, les recherches sur les pratiques non scolaires d’acquisition de connaissances ou de compétences, les recherches sur la gestion de classe, sur l’autorité, sur la violence, les incivilités, la mixité, les inégalités, etc…
  • les types de recherche ou de démarche (les recherches expérimentales, les recherches praxéologiques …).

Ce sont les recherches en éducation et en formation dans toute leur diversité qui pourront être mobilisées.

Les sous-thèmes

1. La recherche en éducation et en formation : enjeux politiques

Le premier sous-thème soulève la question des enjeux politiques de la recherche en éducation et en formation. Nous pouvons identifier différents niveaux, qui tiennent aux sens à donner au terme de « politique ».

Quels liens entretiennent les politiques d’éducation et de formation et les recherches ? Quel pilotage de l’un par l’autre ? Quel adossement de la définition des politiques d’éducation et de formation aux résultats de recherches en éducation et en formation ? Comment la recherche en éducation et en formation s’insère-t-elle dans le processus de planification et de gestion des instances politiques ? Au niveau national comme au niveau international ? Comment les recherches internationales et leurs résultats impactent-ils l’élaboration des politiques nationales ? Dans quels sens les recherches en éducation et en formation sont-elles au service des politiques ? Dans le sens d’une instrumentalisation ? Dans celui d’un éclairage pour penser les orientations et les actions les plus efficaces en regard des objectifs à atteindre ? Comment l’attente de résultats, l’exigence d’efficacité, d’identification (pour diffusion) des « bonnes pratiques », l’agenda politique national et international jouent-ils sur les recherches en éducation et en formation ? Formes de domestication ou de contrôle de la recherche ? « Mode privilégié de gouvernance douce » de l’éducation (Van Zanten, 2010) ? Espace renforcé de libertés critiques ? Pour reprendre Samuel Roller (1977) : « la recherche en éducation : serve ou instituante » ?

Ces questions, parmi d’autres possibles, seront abordées dans ce premier sous-thème.

2. La recherche en éducation et en formation : enjeux épistémologiques

L’éducation constituant un enjeu anthropologique majeur pour nos sociétés humaines, on comprend combien la recherche en éducation et en formation a pu être confrontée dans son histoire à la question de sa légitimité sur le plan scientifique.

  • De manière récurrente, d’un pays à l’autre, on a reproché à la recherche en éducation son manque de rigueur scientifique, de preuve, de cumulativité en termes de résultats. Après des décennies de développement, qu’en est-il aujourd’hui ? La recherche en éducation et en formation a-t-elle développé un corpus théorique cohérent ? Des concepts propres ? Des paradigmes fédérateurs ? Des théories ? Des méthodologies ? Des outils de recueil susceptibles d’asseoir la validité de sa production ? Quels rapports entretient aujourd’hui le monde de la recherche en éducation et en formation avec les différentes disciplines contributrices ?
  • Où en sommes-nous aujourd’hui dans le développement des recherches (en) didactiques disciplinaires ? Comment ce « nouveau champ de recherche » (Reuter, 2010) s’est-il structuré, dans son rapport aux disciplines instituées ou académique et aux sciences de l’éducation ?
  • Comment cet ensemble hétérogène, touffu s’est-il structuré sur le plan disciplinaire ? Observe-t-on des logiques de disciplinarisation convergentes entre les différents pays ? Comment comprendre les histoires de développements différents ? Comment dialoguent les différentes traditions ou modes de structuration ?
  • Quels impacts ont sur la production, les invitations à collaboration internationale, interdisciplinaire appelées par les sources de financement ? Comment le caractère transnational des recherches, des acteurs de la recherche en éducation et formation impacte-t-il le corpus théorique, les méthodologies, le rapport aux autres champs de recherche ?
  • La question des politiques de recherche, nationales comme internationales, soulève des enjeux épistémologico-politiques. Comment l’enjeu de compétitivité, la mise en avant de l’excellence scientifique travaillent-ils le monde et les pratiques de la recherche en éducation et en formation ? L’internationalisation des recherches, appelée et renforcée par les logiques de financement actuels, constitue-t-elle un carcan (par un contrôle des objets, des méthodologies, de l’appareil théorique, des résultats, en somme de la production de connaissances) ? une source de renouvellement théorique, paradigmatique, méthodologique … ?
  • Quels impacts les modalités d’évaluation actuelles de la recherche (classement des universités, des revues, calcul du facteur d’influence etc.) tant au niveau national qu’international ont-elles sur la production ? sur la diffusion des savoirs de recherche ?

C’est pour répondre à ces questions et d’autres que des Colloques s’inscriront dans ce deuxième sous-thème.

3. La recherche en éducation et en formation : enjeux pragmatiques

L’éducation étant investie de demandes sociales fortes, quasi généralisées, on comprend qu’est particulièrement cruciale la relation entre recherches et pratiques. De manière récurrente, dans différents pays, revient la question de leur articulation. Les recherches en éducation et formations sont travaillées par des enjeux de transformations des pratiques et des acteurs, des enjeux de développement professionnel.

  • Quels impacts ont les recherches en éducation sur les pratiques, les situations d’éducation et la formation ? Par exemple, dans l’objectif de l’universalisation de la scolarisation, quels effets ont eu les résultats des recherches sur les inégalités sociales et sexuées ? dans la formation des différents professionnels de l’éducation et de la formation ? dans le matériel didactique ? dans les pratiques éducatives ? dans les pratiques enseignantes ? …
  • Quels liens entre recherche, formation et profession ? Comment la formation à la recherche participe-t-elle de la formation professionnelle ? Comment les résultats de recherche se (re)traduisent-ils dans la conception ou les programmes de formation ? L’exemple de la formation des enseignants pourra alimenter cet axe de questionnement.
  • Une tension quasi permanente a marqué les rapports entre chercheurs et praticiens (Weiss, 1996). Une critique récurrente porte sur l’utilité sociale des produits de recherche. Ces dernières années, cette critique a donné lieu à d’intenses controverses parmi les chercheurs en éducation britanniques, les uns (Hargreaves, 1996) appelant à une recherche qui ait une influence sur les pratiques, qui impliquent les différents acteurs dans tout le processus de recherche, les autres (Tooley, 1998), soulignant l’inaccessibilité des résultats de recherche aux professionnels concernés, le manque de consistance scientifique (marquée par exemple par des faiblesses sur le plan méthodologique).
  • Comment ces questions discutées depuis des décennies se (re)formulent-elles aujourd’hui ? A quelles (nouvelles ?) controverses donnent-elles lieu ? Quels (nouveaux) modèles d’articulation peut-on dégager ?
  • Une telle direction prise, avec le primat des enjeux pragmatiques, prescriptifs, sous-tendue par une conception applicationniste des recherches en éducation et en formation interroge sur « le risque d’une dérive normative des modèles de recherche » (Bru, 2002). On se demandera par exemple ce que génère le développement de recherches collaboratives, associant étroitement les acteurs au processus de recherche ? Gagne-t-on en compréhension ou en intelligibilité sur le plan scientifique ? en légitimité sociale ? en efficacité ? en inventivité ou innovation sur le plan des pratiques ?… La présentation et l’analyse de telles expériences pourront nourrir cet axe de questionnement.

Ces questions vives parmi d’autres possibles, seront abordées dans ce troisième sous-thème.

4. La recherche en éducation et en formation : enjeux philosophiques et idéologiques

Les recherches en éducation et en formation, par leur objet, sont traversées par les interrogations sur les finalités, la référence à des valeurs (Charlot, 1997 ; Lessard, 2006), au registre axiologique et/ou idéologique.

  • Un des reproches constant fait aux recherches en éducation et en formation porte sur des biais idéologiques, dans le sens d’un parti-pris (partisanship, Tooley) de la part des chercheurs ou d’une remise en question possible des normes, des valeurs établies (Debeauvais). Il s’agira ici d’interroger les rapports entre les recherches en éducation et formation et le politique. En effet, la recherche en éducation et en formation, par son objet, ne peut exclure de son travail la dimension politique, dans le sens de la référence à la dimension axiologique voire utopique. Et d’autre part, le caractère inexorablement idéologique de la science (Ardoino, 1999) invite à repenser les rapports entre science et politique, entre recherches en éducation et politique, dans le sens de leur imbrication ou intrication.
  • On pourra interroger les enjeux idéologiques du développement de standards, tant dans les recherches que dans les pratiques en éducation et en formation à l’échelle mondiale, de quête des « bonnes pratiques », de la « qualité » de la recherche en éducation et en formation.

C’est pour répondre à ces questions et d’autres que des Colloques s’inscriront dans ce dernier sous-thème.

Le programme scientifique pour chacun des sous-thèmes est structuré selon trois modalités de fonctionnement. D’une part, des colloques spécialisés, portant sur des questions spécifiques de recherche en lien avec l’un ou l’autre des quatre sous-thèmes, sont organisés sous la responsabilité directe d’un comité scientifique ad hoc. Les séances organisées par les différents colloques seront publiques. D’autre part, le programme scientifique comprend également des séances de présentation de communication libres relatives à l’un des quatre sous-thèmes. Enfin, il est possible de présenter aussi des travaux par affiches.

Comment contribuer au Congrès

Toutes les soumissions s’effectuent en ligne au moyen de la plateforme Conftool:

http://www.univ-reims.fr/site/evenement/amse/participer-au-congres/s-isncrire-et-soumettre,11359.html?

La personne utilisatrice doit créer un login en s’inscrivant sur la plateforme pour y accéder. Cela n’équivaut pas à une inscription au congrès.

La plateforme de soumission est disponible depuis juin 2011 et jusqu'au 1er décembre 2011. Passé ce délai, il ne sera plus possible de soumettre des contributions mais vous pourrez toujours vous inscrire pour participer au congrès.

Les soumissions de colloque et de poster se font via le formulaire en ligne. Les communications libres  prennent la forme de propositions rédigées par les contributeurs à partir du formulaire et d'un fichier pré-défini à sauvegarder en fichier rtf (le fichier est joint ci-dessous).

Les propositions doivent être présentées sous des formes spécifiques selon la modalité de contribution retenue (colloque, communication libre ou communication affichée).Les propositions peuvent être rédigées dans l’une des trois langues officielles de l’Association : français, anglais ou espagnol

Un mode d’emploi pour l’enregistrement et la soumission de communication sous Conftool est téléchargeable:

http://www.univ-reims.fr/site/evenement/amse/participer-au-congres/s-isncrire-et-soumettre,11359,22062.html?

Pour soumettre un colloque

Un colloque consiste en un groupe d’au moins six présentations sur un thème commun qui couvre généralement les données les plus récentes dans un domaine particulier en lien avec l’un des 4 sous-thèmes du Congrès.

Un colloque est d’une durée minimale d’une demi-journée et d’une durée maximale de deux jours, en fonction du nombre de contributions. Chaque colloque doit inclure des contributions en provenance d’au moins deux pays.

Les colloques sont soumis par au moins deux responsables scientifique plusieurs pays différents, avec l’un d’eux qui prend en charge l’ensemble de la procédure de soumission et de suivi de l’organisation. Cette personne doit donc récolter auprès des auteur-e-s toutes les informations et les textes nécessaires. On peut prévoir un ou une discutant-e.

Après l’inscription sur la plateforme, la personne coordinatrice d’un colloque doit fournir les éléments suivants:

  • Le titre du colloque
  • Un résumé de 250 mots minimum et 500 mots maximum à saisir en ligne sur
  • Le sous-thème principal de la soumission
  • 5 mots-clés
  • Les informations concernant les responsables scientifiques du colloque : nom,
  • adresse e-mail, institution.
  • Le cas échéant, les informations concernant la ou le discutant-e : nom, adresse e-mail, institution.
  • Les informations générales concernant chacune des contributions incluses : l’identité  de/des auteur-e-s, le titre de la contribution et un résumé de 200 mots, le tout dans le formulaire sur la page Conftool prévue à cet effet. (Voir mode d’emploi de Conftool)
  • Conftool présentant la problématique du colloque

Pour soumettre une communication libre

Les communications libres sont soumises par leur-e-s auteur-e-s. Après l’inscription sur la plateforme, les auteur-e-s doivent fournir les éléments d’information suivants:

  • Le nom des éventuels co-auteur-e-s ainsi que leur appartenance institutionnelle
  • Le titre de la communication
  • Un résumé de 200 mots maximum à saisir en ligne
  • Les domaines thématiques concernés
  • 5 mots-clés
  • Le fichier pré-défini servant à proposer la communication détaillée (1800 – 2500 mots max.).
  • Une fois complété, ce fichier doit être enregistré en format RTF puis il est à charger sur la plateforme Conftool après l’enregistrement des données de base.

Seules les soumissions comportant l’ensemble de ces éléments seront prises en compte pour la procédure d’évaluation.

Les propositions de communication peuvent être modifiées jusqu’à la date de clôture des soumissions (fin janvier 2012).

Pour soumettre une communication affichée (poster)

Les communications affichées sont soumises par leur-s auteur-e-s.

Après l’inscription sur la plateforme, les auteur-e-s doivent fournir les éléments d’information suivants:

  • Le nom des éventuels co-auteur-e-s ainsi que leur appartenance institutionnelle
  • Le titre de la communication affichée
  • Un résumé de 200 mots max. à saisir en ligne
  • domaines thématiques concernés (sujets)
  • 5 mots-clés

Seules les soumissions comportant l’ensemble de ces éléments seront prises en compte pour la procédure d’évaluation.

Les propositions peuvent être modifiées jusqu’à la date de clôture des soumissions.

Le calendrier

Appel à communication : fin mars 2011

Ouverture de la plateforme de soumission : juin 2011

Date limite de soumission : 1er décembre 2011

Attention, les personnes participante extérieures à l'UE et ayant besoin d'un visa sont invitées à soumettre le plus tôt possible.

Notification aux auteur-e-s : mars 2012

Le comité scientifique figure en fichier attaché.

Catégories

Lieux

  • Centre des Congrès
    Reims, France

Dates

  • vendredi 03 août 2012

Mots-clés

  • éducation, enjeux, défis, monde, actuel

Contacts

  • Pierre Masson
    courriel : pierre [dot] masson [at] univ-reims [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Pierre Masson
    courriel : pierre [dot] masson [at] univ-reims [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les recherches en éducation et en formation : enjeux et défis aujourd’hui », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 04 octobre 2011, http://calenda.org/205475