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L'angle mort des années cinquante

Journées internationales d’études du séminaire « Archives de la philosophie française »

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Publié le mercredi 12 octobre 2011 par Claire Ducournau

Résumé

Le séminaire « Archives de la philosophie française » présente « L'angle mort des années cinquante », journées internationales d’études organisées par G. Bianco (Univ. of Warwick / CIEPFC) et F. Fruteau de Laclos (Univ. Paris-I Panthéon-Sorbonne, CHSPM) sous le patronage de la Fondation Singer-Polignac, qui se tiendra les vendredi 14 Octobre, à l'École normale supérieure, 45, rue d’Ulm, Paris, à l'amphithéâtre Rataud, le samedi 15 Octobre, à l'Université Paris-I, 17 rue de la Sorbonne, Paris, salle Halbwachs (escalier C, 1er étage droite).

Annonce

Le séminaire ‘Archives de la philosophie française’ présente:

L’ANGLE MORT DES ANNÉES CINQUANTE

Journées internationales d’études organisées par G. Bianco (Univ. of Warwick / CIEPFC) et F. Fruteau de Laclos (Univ. Paris-I Panthéon-Sorbonne, CHSPM) sous le patronage de la Fondation Singer-Polignac.

Programme

Vendredi 14 Octobre

Ecole normale supérieure,  45, rue d’Ulm, Paris. Amphithéâtre Rataud

9h Accueil des participants

9h15 Introduction

  • 9h30 Vincent de Coorebyter (Bruxelles) « La force des choses ou l’aporie du communisme »
  • 10h30 Marylin Maeso (Paris-I, ENS) « Nouvelles réflexions sur la violence : Camus entre Sartre et Merleau-Ponty »

11h30 pause

  • 11h45 Frédéric Fruteau de Laclos (CHSPM, Paris-I) : « Logos et historia : la psychologie de François Châtelet »
  • 14h30 José Luis Moreno Pestaña (Universidad de Cádiz) « Qu’est-ce qu’un héritage intellectuel ? A propos du corps et de la politique chez Merleau-Ponty et Foucault »
  • 15h30 Maryvonne Saison (Paris Ouest) « Mikel Dufrenne 1946-1953 : une place difficile à trouver »

16h30 pause

  • 16h45 Giuseppe Bianco (University of Warwick / CIEPFC) : « Philosophie et histoire de la philosophie. Sur Gilles Deleuze»       

Samedi 15 Octobre

Université Paris-I, 17 rue de la Sorbonne, Paris. Salle Halbwachs (escalier C, 1er étage droite)

  • 9h30 Florence Hulak (Institut d'études avancées - Paris) « L’objectivité en histoire. Retour sur le débat Ricœur/Althusser (1952-1953) »
  • 10h30 Atilla Akmut (ENS) « Georges Canguilhem et la sociologie historique : homme d’institution ou homme de science ? (1948-1960) »

11h30 pause

  • 11h45 Luca Paltrinieri (ENS Lyon/CIEPFC) « Philosophie et psychologie dans les années 1950 : Maladie mentale et personnalité de M. Foucault comme analyseur »
  • 14h30 Claire Pagès (Nancy-II) « Quel maître ? Quel esclave ? Hegel en débat »
  • 15h30 Danilo Scholz (EHESS) « Adorno en France »16h30 Clôture du colloque ‘L’angle mort’

ARGUMENTAIRE

La seconde guerre mondiale et l’immédiat après-guerre, ce fut l’existentialisme, le recours massif à la phénoménologie de Husserl et de Heidegger, et bientôt des couplages avec la dialectique, via la relecture de Hegel et Marx. Quelques années plus tard, au cœur des Trente glorieuses, l’élan du vécu est retombé ; l’existentialisme et la phénoménologie refluent face à la pensée des structures. Le moment du sujet, de la conscience ou de l’existence semble désormais bien loin.Arrivé en ce point de son récit, l’historien de la philosophie sera peut-être tenté de poser la question suivante : mais que s’est-il donc passé entre l’immédiat après-guerre et le milieu des années soixante, pour que s’observe un tel renversement des perspectives philosophiques ? Il faut toutefois prendre garde, car en deçà de la réponse susceptible d’être avancée, la formulation de la question présuppose une certaine conception de l’histoire de la pensée. Selon cette conception, la vogue de l’existence d’un côté, la vague structuraliste de l’autre, sont des touts historiques à étudier dans la plénitude de leurs réalisations conceptuelles, cependant que les années cinquante représentent une décennie de transition, en laquelle s’épuise l’ancien paradigme philosophique et se prépare le suivant, à travers esquisses plus ou moins réussies de dépassement du vécu, tentatives satisfaisantes ou avortées de pensée des structures. La réponse à la question posée consisterait alors en l’analyse d’une transmutation dans la période intermédiaire.Tout le problème est de savoir si ce manque de visibilité de la période provient de la valeur réelle de ce qui s’est alors produit en philosophie, ou s’il ne s’agit pas plutôt d’un problème de focale, dépendant du regard que nous portons sur elle. Loin d’être une époque vide, ou sans vie, les années cinquante ne souffrent-elles pas des perspectives qui sont les nôtres, et des angles morts que recèlent ces perspectives  ? Nous voudrions, à l’occasion de ces deux Journées, évoquer quelques-unes des positions originales apparues dans les années cinquante ; prendre en considération les essais autant que les erreurs, les efforts avortés ou les constructions achevées, que ces ouvertures singulières aient ultérieurement donné des fruits théoriques ou qu’elles n’aient débouché sur rien, tout en méritant d’être reprises aujourd’hui.S’il s’avérait que nous sommes confrontés ici à une difficulté « subjective », liée à l’aveuglement provoqué par les doctrines « éclatantes » qui encadrent la période, nous devrions pouvoir tirer un grand profit réflexif de l’organisation de ces Journées. L’effort pour appréhender l’angle mort des années cinquante donnera en effet l’occasion de saisir l’insuffisance de nos catégories historiographiques habituelles. Les notions de « courant », « mouvement », « paradigme », « génération » ne sont peut-être pas adéquates pour rendre raison de la réalité des productions intellectuelles, de la nouveauté de l’invention dans la pensée. En reprenant un chantier ouvert pour la première fois il y a plus de vingt ans au Centre Pompidou , et récemment travaillé dans une perspective d’histoire littéraire, nous souhaitons soumettre à une enquête historienne plus attentive une période qui dort encore dans l’obscurité de l’archive , mais aussi nous interroger sur les méthodes que la philosophie, l’histoire, la théorie littéraire, la sociologie et l’économie mobilisent pour décrire des objets complexes comme le travail, la stabilisation et la transformation des concepts.

G. Bianco & F. Fruteau de Laclos

Lieux

  • 45 rue d'Ulm et 17 rue de la Sorbonne
    Paris, France

Dates

  • samedi 15 octobre 2011
  • vendredi 14 octobre 2011

Fichiers attachés

Mots-clés

  • philosophie contemporaine, sociologie des intellectuels, épistémologie, histoire contemporaine, psychologie

Contacts

  • Giuseppe Bianco
    courriel : bepz [at] libero [dot] it

URLS de référence

Source de l'information

  • Giuseppe Bianco
    courriel : bepz [at] libero [dot] it

Pour citer cette annonce

« L'angle mort des années cinquante », Colloque, Calenda, Publié le mercredi 12 octobre 2011, http://calenda.org/205593