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Publié le mercredi 26 octobre 2011 par Claire Ducournau

Résumé

De la lecture à l’écriture. Appel à contributions pour le numéro thématique De la lecture à l’écriture de la revue Mélanges francophones, à paraître début 2013 aux Presses Universitaires de l’Université Dunărea de Jos de Galaţi, en Roumanie. Les propositions d’articles, d’une page maximum, accompagnées d’une courte biobibliographie (coordonnées, affiliation, sujet de recherche, publications) sont à envoyer, avant le 8 janvier 2012, par courrier électronique au responsable du numéro, Anca CĂLIN, et au rédacteur en chef de la revue, Alina GANEA, aux deux adresses suivantes : anca.calin@ugal.ro ; alina.ganea@ugal.ro. Calendrier de l’appel : octobre 2011 (lancement de l’appel à articles) ; 8 janvier 2012 (date limite d’envoi des propositions d'une page maximum) ; 5 février 2012 (réponse d’acceptation ou de refus des propositions) ; 20 mai 2012 (date limite d’envoi des articles de 40 000 signes maximum) ; jusqu’au 15 août 2012 (expertise des articles, allers et retours entre les auteurs et le responsable du numéro) ; janvier 2013 (parution du numéro).

Annonce

De la lecture à l’écriture

Appel à contributions pour le numéro thématique De la lecture à l’écriture de la revue Mélanges francophones, à paraître début 2013 aux Presses Universitaires de l’Université Dunărea de Jos de Galaţi, ROUMANIE.

Argumentaire

De nos jours, il est parfois inévitable de parler de littérature sans insister sur son origine, sur la nature de l’écriture, de la lecture, autrement dit poser la question de ce qu’est la littérature. C’est pourquoi nous nous sommes proposé de réaliser un numéro consacré au rapport que la lecture et l’écriture entretiennent dans la création de l’œuvre littéraire.

Objet de nombreuses recherches, la lecture est vue le plus souvent comme un plaisir ou une simple habitude, voire une obsession. Mais qu’est-ce que représente la lecture ? A quel moment peut-on parler d’un véritable acte de lecture ? Il y a aussi des individus qui vivent par des livres, pour qui la lecture est dépendance et devient un mode d’existence. Par leur acte, ils dépassent la simple lecture d’une œuvre car ils réussissent à intégrer celle-ci dans leur expérience littéraire antérieure. Le lecteur découvre et / ou construit des ponts entre œuvres et il crée ainsi son propre édifice. La lecture n’est plus pour lui une addition d’idées, elle devient plutôt une soustraction car de tout ce qu’il a ajouté par la lecture, il commence à choisir les éléments importants et à éliminer le surplus pour faire découvrir une autre œuvre, il fait « le pas du maçon à l’architecte » (Mircea Cărtărescu). Entre livres différents, il forme des liens et au moment où cet embranchement prend contour, l’œuvre est prête, elle se trouve déjà à l’esprit de l’ancien lecteur devenu écrivain qui essaie de la mettre au jour par l’acte de nomination.

Une question qui se pose concerne l’élément déterminant dans la façon de percevoir un texte. Cela tient-il à l’importance donnée à l’œuvre par le lecteur ou est-ce que cela tient à l’attirance de l’œuvre ? Ou les deux voies sont plutôt complémentaires et indispensables et s’unissent dans un processus mental qui détermine le lecteur à s’exprimer ?

Il y a des commentateurs qui considèrent qu’une bonne œuvre est un incontestable événement de culture puisque sa plus forte prétention est de donner une raison d’être au mot commencement (Maurice Blanchot). Elle pose la question de la possibilité même de l’acte d’écriture, ce qui prend la forme de l’impossible nomination. Quand les mots reculent devant la vérité, ils offrent au lecteur le point de commencement de sa propre œuvre. Autrement dit, l’œuvre provoque le lecteur, lui donne à penser, à agir, le transforme en écrivain en fin de compte.

Une autre question qui se pose est de savoir si l’expression choisie couvre entièrement les pensées, si ce que l’écrivain écrit nomme exactement ce qu’il a vécu naturellement à l’intérieur, sur le trajet de la lecture à l’écriture. Est-ce que la langue, un système conventionnel, stable, qui se construit selon des règles précises, peut exprimer « la fuite muette et ahurie » (Herta Müller) qui se trouve à l’esprit de tout lecteur-écrivain ?

La littérature se situerait plutôt dans un espace qui s’ouvre entre « le pouvoir et l’impossibilité, entre le pouvoir lié au moment de la lecture et l’impossibilité liée au moment de l’écriture » (Maurice Blanchot). Sous les yeux du lecteur, l’œuvre se met en branle, se transforme, devient quelque chose de possible, tout en sentant le potentiel d’une future écriture qui l’absorbe, l’englobe et a la prétention de la dépasser.

De tels questionnements seront amenés à être développés dans le cadre du numéro thématique De la lecture à l’écriture de la revue Mélanges francophones.

Les propositions d’articles,

d’une page maximum, accompagnées d’une courte biobibliographie (coordonnées, affiliation, sujet de recherche, publications) sont à envoyer,

avant le 8 janvier 2012,

par courrier électronique au responsable du numéro, Anca CĂLIN, et au rédacteur en chef de la revue, Alina GANEA, aux deux adresses suivantes :

Calendrier de l’appel :

  • octobre 2011 : lancement de l’appel à articles ;
  • 8 janvier 2012 : date limite d’envoi des propositions (une page maximum);
  • 5 février 2012 : réponse d’acceptation ou de refus des propositions ;
  • 20 mai 2012 : date limite d’envoi des articles (40 000 signes maximum) ;
  • jusqu’au 15 août 2012 : expertise des articles, allers et retours entre les auteurs et le responsable du numéro ;
  • janvier 2013 : parution du numéro.

Dates

  • dimanche 08 janvier 2012

Mots-clés

  • lecture, écriture, lecteur, écrivain, nomination

Contacts

  • Anca Calin
    courriel : anca [dot] calin [at] ugal [dot] ro

Source de l'information

  • Anca C?lin ~
    courriel : anca [dot] calin [at] ugal [dot] ro

Pour citer cette annonce

« De la lecture à l’écriture », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 26 octobre 2011, http://calenda.org/205868