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Gouverner le vivant : savoirs, cultures et politiques de la biodiversité

Governing nature – Knowledges, Cultures and Politics of Biodiversity

Programme du premier semestre du séminaire (2011-2012)

Program of the first semester 2011-2012

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Publié le mardi 15 novembre 2011 par Claire Ducournau

Résumé

Ce séminaire interdisciplinaire explore la diversité des dispositifs que mettent en place les sociétés humaines pour gouverner le vivant, du gène à la biosphère. La biodiversité, comme façon de définir le bon usage de la nature, est tout à la fois objet de savoirs et de pouvoir, dans des contextes culturels qui déterminent en partie les représentations qui y sont associées. L’intérêt de ce séminaire est d’éclairer l’objet biodiversité depuis les perspectives de disciplines différentes, de l’histoire et l’épistémologie des sciences à l’économie, en passant par l’anthropologie, la sociologie et les sciences politiques. On s’intéressera aux façons de se représenter, de connaître et de manipuler le vivant, aux dynamiques de socialisation et de politisation de la biodiversité, ainsi qu’aux rapports complexes que celle-ci entretient avec l’économie de marché.

Annonce

 

Présentation

Ce séminaire interdisciplinaire explore la diversité des dispositifs que mettent en place les sociétés humaines pour gouverner le vivant, du gène à la biosphère. La biodiversité, comme façon de définir le bon usage de la nature, est tout à la fois objet de savoirs et de pouvoir, dans des contextes culturels qui déterminent en partie les représentations qui y sont associées. L’intérêt de ce séminaire est d’éclairer l’objet biodiversité depuis les perspectives de disciplines différentes, de l’histoire et l’épistémologie des sciences à l’économie, en passant par l’anthropologie, la sociologie et les sciences politiques. On s’intéressera aux façons de se représenter, de connaître et de manipuler le vivant, aux dynamiques de socialisation et de politisation de la biodiversité, ainsi qu’aux rapports complexes que celle-ci entretient avec l’économie de marché.

Cette année, nous porterons une attention particulière aux évolutions de la gouvernance mondiale de l’environnement (Sommet de la Terre Rio+20, rôle des acteurs industriels, ethnographie des négociations globales, devenir des savoirs traditionnels suite au Protocole de Nagoya…), aux différents instruments de marché pour gouverner la biodiversité (Droit de Propriété Intellectuels, Paiement pour Services environnementaux, économie verte, …), ou encore aux expressions localisées de cette gouvernance (articulation avec les savoirs locaux, mobilisation par les acteurs locaux de la diversité bio-culturelle). Ce séminaire espère devenir un lieu de rapprochement entre les communautés des sciences sociales et des sciences de la vie sur la gestion de la biodiversité, et un lieu de réflexivité sur la place des savoirs dans celle-ci.

Séminaire de recherche proposé par

Sarah Benabou (Projet R2DS « Mesurer pour conserver », Centre A. Koyré), Valérie Boisvert (IRD, UMR GRED), Christophe Bonneuil (CNRS, Centre A. Koyré), Elise Demeulenaere (CNRS, Eco-anthropologie & Ethnobiologie), Jean Foyer (CNRS, ISCC) et Frédéric Thomas (IRD, PALOC)

PROGRAMME DU 1er SEMESTRE DE L’ANNéE 2011-2012

Mercredi 9 novembre 2011

17h-19h, Muséum national d’Histoire naturelle, Amphi de paléontologie

Autour du livre d’Amandine Orsini, La biodiversité sous influence ? Les lobbies industriels face aux politiques internationales d’environnement. Éditions de l’Université de Bruxelles, Science Politique, 2010.

Présentation du livre par Jean Foyer, puis réaction de l’auteure. Amandine Orsini-Bled est chargée de recherche au laboratoire « Recherche et enseignement en politique internationale » (REPI) de l'Université Libre de Bruxelles (ULB)

Cet ouvrage propose de manière convaincante la thèse d’une influence très limitée des firmes sur les négociations qui ont suivi l’adoption de la Convention sur la Diversité Biologique (protocole sur la biosécurité de Carthagène et sur l’Accès aux Ressources Génétiques de Nagoya), remettant en cause les théories de l’Economie Politique Internationale sur le rôle dominant des acteurs industriels. Au-delà de ce constat, peut-on quand même parler d’un régime marchand de l’environnement et, si c’est le cas, qui en est le porteur principal ?

Mardi 15 novembre 2011

17h-19h, Muséum national d’Histoire naturelle, Amphi de paléontologie

Recherche écologique et nouveaux instruments de marché de gestion des services écosystémiques

  •  Fabien Quetier (écologue, LECA, UFJ Grenoble, CDC-Biodiversité et Biotope)
  •  Katia Karousakis (économiste, OCDE)

Discutant : Christophe Bonneuil

De nouveaux instruments de marché sont apparus pour gérer la biodiversité et les services écosystémiques. Ils impliquent une isolabilité, une quantification, une additionnalité et une substituabilité des processus écologiques. Quels nouveaux outils et concepts la  recherche en écologie a-t-elle développés pour rendre possible ces nouveaux agencements ? Quelles nouvelles métrologies des services écosystémiques émergent ?

Mercredi 30 novembre 2011

17h-19h, Muséum national d’Histoire naturelle, Amphi de paléontologie

Autour du livre de Manuela Carneiro da Cunha, Savoir traditionnel, droits intellectuels et dialectique de la culture. Eclat. 2010.

Présentation du livre par Elise Demeulenaere, puis réaction de l’auteure. Manuela Carneiro da Cunha est professeure émérite au département d’anthropologie de l’Université de Chicago. Elle sera professeure invitée au Collège de France au printemps 2012.

Dans cet ouvrage, Manuela Carneiro da Cunha se penche sur les conséquences culturelles en Amazonie d’une gouvernance de la nature qui depuis 20 ans s’est attachée à conserver et valoriser les savoirs écologiques traditionnels. La volonté de placer les savoirs naturalistes indigènes sous la coupe des régimes de propriété intellectuelle internationaux n’entre-elle pas en contradiction avec la manière dont les populations amazoniennes considèrent leurs propres connaissances ? Dans le même temps, les représentants de ces communautés ont intégré les enjeux liés à la mise en avant de leur diversité culturelle, comme en témoigne l’adoption dans leur vocabulaire du terme portugais cultura. L’auteure propose de distinguer la culture, cette catégorie que la tradition anthropologique s’attache à objectiver, et la « culture » (entre guillemets), notion réflexive qui se réfère à ce que les communautés disent de leur culture. La production de ce métalangage est favorisée par tout contexte interculturel, et notamment par le régime de protection de la diversité biologique et culturelle instauré par la CDB. La proposition conceptuelle de Manuela Carneiro da Cunha pose inévitablement la question des relations dialectiques entre culture et « culture ».

Mercredi 14 décembre 2011

17h-19h, Muséum national d’Histoire naturelle, Amphi de paléontologie

Vers une financiarisation de la biosphère ? (séance commune avec séminaire Climat)

  • Jeremy Walker (University of Technology of Sydney, Cosmopolitan Civil Societies Research Centre)
  • Discutant : Fabian Muniesa  (Ecole des Mines, Centre de Sociologie de l’Innovation)

Spécialiste des circulations de concepts et métaphores entre l’écologie et l’économie depuis les années 1960, J. Walker analysera l’émergence des marchés des services écosystémiques de la biosphère à la croisée de l’économie néoclassique des ressources, de l’écologie des fonction des écosystèmes et d’initiatives des grandes ONG de conservation dans un contexte de « néolibéralisation » de la nature.

Mercredi 11 janvier 2012

17h-19h, Muséum national d’Histoire naturelle, Amphi de paléontologie

Vingt ans après, que sont les droits (de propriété intellectuelle) des populations autochtones et locales devenus ?

  • Jean-Dominique Wahiche (MNHN, UMR Eco-anthropologie & Ethnobiologie)
  • Jean-Patrick Le Duc (MNHN, chargé des affaires internationales)

Discutant : Frédéric Thomas (IRD, UMR Paloc)

La séance rappellera brièvement l’histoire de l’étrange compromis postmoderne de Rio en 1992 qui a prétendu pouvoir poser sur une même table d’opération les puissants droits de propriété intellectuelles des industriels et les vagues droits communautaires de populations autochtones sur leurs savoirs traditionnels. Elle examinera, ensuite et principalement, les derniers avatars (protocole de Nagoya et sa mise en place dans les réglementations nationales, code éthique de respect du patrimoine culturel et intellectuel...). On s’interrogera enfin sur le devenir de la protection des savoirs traditionnels fondée sur l’outil APA (Accès et Partage des Avantages), alors que le protocole de Nagoya est une belle façon diplomatique de refermer la page des APA pour faire place à une gouvernance mondiale de la biodiversité par les paiements pour services écosystémiques (mécanismes REDD+ notamment). Comment les savoirs traditionnels et les droits des populations autochtones et locales vont-ils se recomposer dans ce nouveau régime ?

Programme du 2e semestre de l’année 2011-2012

Mardi 7 février

14h-18h (au Centre Koyré. 27 rue Damesme, 75013, 5e étage cour, M° Tolbiac) 

La gouvernance environnementale mondiale : quelles analyses des sciences politiques ?

  • Daniel Compagnon (IEP Bordeaux)
  • Björn-Ola Linnér (Environmental Studies, Linköping Univ. Suède)

Mercredi 15 février 2012

15h30-18h30, Muséum nat. d’Histoire naturelle, Amphi de paléontologie

Des sciences participatives : la production des données naturalistes, à la frontière entre amateurs et scientifiques.

  • Vanessa Manceron (CNRS, UMR Eco-anthropologie & Ethnobiologie)
  • Morgan Meyer (Centre de Sociologie de l’Innovation)
  • Discutant : Florian Charvolin (Université Saint-Etienne, Centre Max Weber)

De nombreux muséums d’histoire naturelle dans le monde, et le MNHN en fait partie, développent des programmes de ce qu’il est convenu d’appeler « science participative », ou selon la tradition anglo-saxonne « science citoyenne », qui reposent sur l’implication d’amateurs dans l’observation de la nature, dans le but de produire des données de suivi de la biodiversité. Cette co-production des savoirs à l’interaction entre scientifiques et « amateurs » implique un travail de frontière, entendue à la fois comme séparation et comme zone de contact. Cette séance se penchera sur la construction de cette frontière, sur ses dynamiques ; et ce, alors que les programmes de plus en plus dédiés à la nature ordinaire cherchent à enrôler un nombre plus large d’observateurs, se substituant progressivement aux naturalistes éclairés des sociétés savantes.

Mercredi 7 mars 2012

15h30-18h30, Muséum nat. d’Histoire naturelle, Amphi de paléontologie

Séance méthodologique sur l’ethnographie des grandes conférences / Collaborative Event Ethnography

  • Kenneth Iain MacDonald (University of Toronto, Dep. Geography & Planning)
  • Discutante : Irène Bellier (LAIOS, CNRS-EHESS)

Cette séance est organisée en préparation du Sommet de la Terre, qui aura lieu en juin prochain à Rio, et auquel une partie des personnes associées à ce séminaire se rendront. Le suivi de « Rio+20 » s’annonce particulièrement difficile du fait du caractère foisonnant et simultané (multilocalisé, multithématique) des événements organisés. Comment un groupe de chercheurs en sciences sociales peut coordonner ses efforts pour suivre de façon pertinente une grande conférence comme Rio+20, quand elle touche à tant de thèmes, d’enjeux et d’arènes différents ? Cette interrogation méthodologique s’ancre dans une réflexion plus générale de l’anthropologie, dont les objets de recherche se sont profondément renouvelés depuis les années 90 (cf. anthropologie du proche, ethnographie multi-site, anthropologie des institutions…). Nous accueillons pour en discuter Ken McDonald, instigateur avec Peter Brosius, de programmes collaboratifs de recherche, appliqués à ce jour au suivi du World Conservation Congress 2008, et de la COP 10 de la CDB, et comme discutante, Irène Bellier, qui suit le mouvement international des Peuples Autochtones à partir de l’étude des instances onusiennes en charge des questions autochtones. La séance sera en anglais. 

Mercredi 14 mars 2012

15h30-18h30, Muséum nat. d’Histoire naturelle, Amphi de paléontologie

L’économie verte : entre marketing écologique et green new deal ?

  • Jean-Pierre Thébault (Ambassadeur délégué à l'environnement, Ministère des Affaires Etrangères et Européennes)
  • Geneviève Azam (Economiste, UMR Dynamiques rurales, U. Toulouse 2, Conseil Scientifique d’ATTAC)

L’ "économie verte" est l'une des deux thématiques majeures à l'agenda du Sommet de la Terre de Rio en juin prochain. Le Programme des Nations Unies pour l'Environnement la définit comme "une économie qui entraîne une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources". Comme le développement durable il y a 20 ans, cette notion est encore loin d’être stabilisée et fera l’objet d’appropriations très différentes de la part des divers acteurs de la gouvernance environnementale. Réforme profonde du capitalisme, internalisation des externalités environnementales ou verdissement superficiel de l’économie de marché? Continuité ou rupture ? L’Economie Verte pose, sous une nouvelle terminologie, la question des liens entre économie et écologie. Cette séance aura pour objectif de clarifier la notion et d’en présenter les principales acceptions afin d’éclairer les enjeux des discussions à venir à Rio+20.

Mercredi 21 mars 2012

15h30-18h30, Muséum nat. d’Histoire naturelle, Amphi de paléontologie

Des marchés pour gérer la biodiversité ? Emergence et bilan des banques de compensation aux USA

  • Morgan Robertson (Ass. Professor U. Kentucky)
  • Discutante: Sarah Benabou (Centre Koyré)

En 1989, George Bush popularise pendant sa campagne électorale le principe d’une flexibilisation marchande de la conservation des zones humides et de la biodiversité, et met en avant le mot d’ordre du « no net loss », que son administration met en place dans les années 1990. D’où vient ce modèle de gestion de la nature et comment s’est-il affirmé ? Comment a-t-il infléchi les savoirs et les débats des écologistes ? Dans quelles conditions peut-on réparer là-bas ce que l’on détruit ici ? En quoi peut-on parler de « néoliberalisation » des politiques environnementales ? Quel est le bilan de ce nouvel instrument ? La séance sera en anglais.

Mercredi 4 avril 2012

15h30-18h30, Museum National d’Histoire naturelle, Amphi de paléontologie

L’évaluation économique de l’environnement

  • Marion Fourcade, (Université de Californie, Berkeley)
  • Discutante : Christelle Gramaglia (Cemagref, G-EAU, Montpellier)

L’évaluation économique de l’environnement est aujourd’hui souvent présentée comme un impératif pragmatique : elle serait nécessaire pour démonter l’importance des valeurs en jeu, la gravité des pertes subies. Elle s’inscrit dans le droit avec le développement des régimes de responsabilité environnementale et la nécessité de déterminer de justes montants de réparation ou de compensation. Pourquoi et comment attribue-t-on une valeur économique à la nature ? Quels sont les impacts de l’expression monétaire des valeurs sur les représentations de la nature ?

Mercredi 11 avril 2012

15h30-18h30, Muséum nat.d’Histoire naturelle, Amphi de paléontologie

Un nouvel esprit de la conservation ?

  • Dan Brockington (University of Manchester, Institute for Development Policy and Management)
  • Estienne Rodary (IRD, UMGRED)
  • Bram Büscher (Institute of Social Studies, La Haye, Dep. Rural Development, Environment and Population)

Des travaux pionniers en anthropologie et géographie critique ont récemment été consacrés à la thématique émergente de la « conservation néolibérale ». L’effort de conservation, présenté jusqu’alors comme un rempart à la nature destructrice du capitalisme, participerait aujourd’hui pleinement à sa reproduction. Quelles sont les modalités de cette nouvelle alliance entre conservation et logiques de marché et quelles contradictions porte-t-elle ? La séance sera partiellement en anglais. 

Mercredi 25 avril 2012

15h30-18h30, Muséum nat. d’Histoire naturelle, Amphi de paléontologie

Les Indications géographiques : instruments de maintien de la biodiversité ou vecteurs de standardisation ?

  • Claire Delfosse (Université Lyon II, Laboratoire d’études rurales)
  • Laurence Bérard (CNRS, UMR Eco-anthropologie & Ethnobiologie),
  • Delphine Marie-Vivien (CIRAD, UMR Innovations et développement dans l’agriculture et l’agroalimentaire)
  • Discutant : Frédéric Thomas (IRD, UMR Patrimoines locaux

Comment protéger un nom géographique peut permettre d’attacher un produit à un territoire et à une communauté et par ricochet assurer la conservation de variétés locales ou de races animales exceptionnelles, de systèmes agraires et de paysages riches en diversité biologique ? Pour aborder cette interface complexe entre propriété intellectuelle et conservation de la biodiversité cultivée, la séance réunira une géographe, une anthropologue et une juriste pour tenter de dresser l’inventaire des conditions nécessaires à la réalisation de tels effets vertueux ; sans oublier de pointer, inversement, les systèmes réglementaires relatifs aux AOP et IGP qui peuvent avoir, au contraire, des effets de standardisation.

Mercredi 6 juin 2012

15h30-18h30, Muséum nat. d’Histoire naturelle, Amphi de paléontologie.

L’exploitation des ressources naturelles aujourd’hui. Nouvelles opportunités environnementales et marchandes. L’exemple des forêts du Gabon et du parc national d’El Kala (Algérie).

  • Tarik Dahou (UMR Paloc, IRD)
  • Emeric Billard (UMR Eco-anthrolologie, Mnhn)
  • Discutant : Guillaume Blanc (à confirmer

Comment les exploitants de ressources naturelles s’accommodent-ils aujourd’hui de la multiplication des règles du développement durable et des normes environnementales mises en place par les Etats? Comment ces derniers les imposent-ils pour respecter leurs engagements internationaux ? Ces contraintes environnementales constituent-elles de frein à la mise en valeur ou au contraire des opportunités ? Tarik Dahou prendra l’exemple des différentes formes d’accès aux ressources du parc national d’El Kala à la frontière de l’Algérie et de la Tunisie (une des plus grande zone humide de Méditerranée régie par la convention RAMSAR et bénéficiant du label réserve de biosphère de l’UNESCO). Emeric Billard montrera la plasticité des normes environnementale dans le cas des exploitations forestières au Gabon et des accords entre l’Etat et les opérateurs privés.

Mercredi 27 juin 2012

15h30-18h30, Institut des Sciences de la Communication, 20 rue Berbier du Mets, 75013, M° Gobelins

Retour de Rio+20

  • Intervention collective des chercheurs associés au programme de recherche "Controverse autour de l'Economie Verte à Rio" (ECOVERIO)
  • Discutant: Alain Lipietz, député européen EELV

Le retour, vingt ans après, du Sommet de la Terre à Rio marque la volonté de retrouver une dynamique proactive en ce qui concerne la gouvernance mondiale de l'environnement. Ce sommet vise deux objectifs principaux: la redéfinition du cadre institutionnel international du développement durable et la promotion d'une économie verte. C'est cette dernière thématique qui a fait l'objet d'un suivi particulier lors du Sommet par un groupe de chercheurs lié à notre séminaire. Cette séance, faisant écho à celles du 7 et du 14 mars, vise à livrer une analyse "à chaud" des négociations menées lors du Sommet, à présenter les premiers résultats de notre recherche sur l'émergence de la thématique de l'économie verte, et, d'un point de vue plus méthodologique, à faire un premier bilan d'une expérience d'ethnographie collective d'un évènement international. 

Accueil et soutien

Ce séminaire est accueilli par le Muséum national d’Histoire naturelle.

Il est soutenu financièrement par l’UMR PALOC (IRD-MNHN), l'ISCC (Institution des Sciences de la Communication du CNRS) et la région Ile-de-France (projet Centre Koyré R2DS : "La mise en nombre dans la gouvernance globale de la biodiversité")

Lieux

  • Muséum national d’Histoire naturelle (Amphi de paléontologie)
    Paris, France

Dates

  • mercredi 09 novembre 2011
  • mardi 15 novembre 2011
  • mercredi 30 novembre 2011
  • mercredi 14 décembre 2011
  • mercredi 11 janvier 2012
  • mardi 07 février 2012
  • mercredi 15 février 2012
  • mercredi 07 mars 2012
  • mercredi 14 mars 2012
  • mercredi 21 mars 2012
  • mercredi 04 avril 2012
  • mercredi 11 avril 2012
  • mercredi 25 avril 2012
  • mercredi 06 juin 2012
  • mercredi 27 juin 2012

Mots-clés

  • biodiversité, nature, environnement, science, économie, politique, culture

Contacts

  • Sarah Benabou, Valérie Boisvert, Christophe Bonneuil, Elise Demeulenaere Jean Foyer et Frédéric Thomas ~
    courriel : gouvernerlevivant [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Sarah Benabou, Valérie Boisvert, Christophe Bonneuil, Elise Demeulenaere, Jean Foyer et Frédéric Thomas ~
    courriel : gouvernerlevivant [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Gouverner le vivant : savoirs, cultures et politiques de la biodiversité », Séminaire, Calenda, Publié le mardi 15 novembre 2011, http://calenda.org/206133