AccueilHier und dort: Ressourcen und Verwundbarkeiten in der multilokalen Lebenswelt

Ici et là : ressources et vulnérabilités de la vie multilocale

Hier und dort: Ressourcen und Verwundbarkeiten in der multilokalen Lebenswelt

Here and there: resources and vulnerabilities of multi-local life

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Publié le lundi 21 novembre 2011 par Loïc Le Pape

Résumé

Phénomène ancien et pluriel (bergers transhumants, ouvriers saisonniers, noblesse, etc.) l’éclatement des lieux de vie et les modes d'habiter multilocal gagnent aujourd’hui en importance dans nos sociétés (migrants transnationaux, navetteurs professionnels, enfants en garde alternés, etc.). L’habiter multilocal ménage des potentialités d’action et de résilience face à des changements localisés (politiques, sociaux, familiaux, etc.) en mobilisant savoir et pouvoir être mobile, savoir se faire d’ici et de là-bas, avoir accès à des ressources en infrastructures et services, maîtriser les techniques. Mais la multilocalité rend aussi vulnérable (désintégration familiale et local, dépendance aux moyens techniques, dépendance aux aléas des marchés de l’emploi, épuisement psychique et physique, etc.). L’objet de cet atelier avant tout de sociologues et d'historiens est de mettre en lumière ce champ de recherche.

Annonce

Ici et là: Ressources et vulnérabilités de la vie multilocale 
Hier und dort: Ressourcen und Verwundbarkeiten in der multilokalen Lebenswelt

L’objet de cet atelier avant tout de sociologues et d'historiens est de mettre en lumière ce champ de recherche et d’approfondir quatre axes fondamentaux :

  1. Quels types de multilocalité pour quelles ressources ?
  2. Quelles dynamiques biographiques et collectives ? 
  3. Que nous enseignent les moments de rupture sur la pérennité, la résilience et la vulnérabilité des situations multilocales ?
  4. Que nous dit la multilocalité des sociétés d’hier et d’aujourd’hui ?

Argument

Atelier / Workshop, 17.05. – 19.05.2012

Lieu / Ort : Universität Basel

Organisation : Cédric Duchêne-Lacroix, Institut für Soziologie, Universität Basel, und Pascal Maeder, Historisches Seminar, Universität Basel

Deadline: 22.12.2011

Version française [deutscher Text untenstehend]

L’éclatement des lieux de vie et les modes de vie multilocaux gagnent en importance dans nos sociétés. Une multitude de pratiques en témoigne : migrants transnationaux, navetteurs hebdomadaires professionnels, enfants pendulaires entre les foyers de parents séparés, résidents secondaires ou encore couples non-cohabitants. Situé à mi-chemin entre mobilité, déménagement et sédentarité, l’habiter multilocal se construit sur des motifs intriqués familiaux, professionnels, citoyens ou de loisir se réalisant en des lieux éloignées les uns des autres. Des exemples montrent que le phénomène est ancien et pluriel : familles de marins, colporteurs, enfants placés en ferme (‘Verdingkinder’, ‘Schwabenkinder’), mercenaires, commerçants, bergers transhumants, ouvriers saisonniers, des artisans apprentis en voyage, noblesse ou bourgeoisie prenant ses quartiers d’hiver ou d’été. Mais au fil du temps et face à l’avancée de nouvelles technologies et des relations sociales, les formes d’habiter multilocal se transforment et le phénomène toucherait plus de profils sociaux aujourd’hui.

Cette vie multilocale mobilise des compétences et des ressources particulières. Savoir et pouvoir être mobile savoir se faire d’ici et de là-bas, avoir accès à des ressources en infrastructures et services font partie des conditions de la multilocalité. En retour, l’habiter multilocal ménage des potentialités d’action et de résilience face à des changements localisés (politiques, sociaux, familiaux, etc.) mais il a aussi son revers. Eloignement familial et local plus ou moins long, dépendance aux moyens techniques, dépendance aux aléas des marchés de l’emploi peuvent par exemple rendre les individus plus vulnérables à la désocialisation, à l’exclusion ou au déclassement social tout comme à l’épuisement psychique et physique.

Bien que le phénomène ait pris de l’ampleur dans les sociétés modernes et contemporaines et qu’il touche dans sa variété un grand nombre de personnes et de ménages, et que le thème de la vulnérabilité soit aborder dans les études sur les migrations internationales, il y a encore peu d’études d’ensemble et d’études historiques réalisées sur les ressources et vulnérabilités de la vie multilocale. L’objet de cet atelier est de mettre en lumière ce champ de recherche et d’approfondir en particulier quatre axes fondamentaux :

1- Quels types de multilocalité pour quelles ressources ?

Toute pratique multilocale mobilise des savoirs-circuler, des compétences et capitaux spatialisés. Mais chaque type de situation multilocale peut activer au niveau local et multilocal des habitudes mobiles, situées, logistiques, communicationnelles, sociales et/ou familiales ainsi que des ressources individuelles et collectives différentes. Il y a besoin de mieux décrire pratiques et ressources, de tenter mêmes des typologies pour comprendre les situations multilocales, leurs forces et leurs faiblesses.

2- Quelles dynamiques biographiques et collectives ?

Il s’agit ici pour les intervenants de situer les modes de vie multilocaux dans des dynamiques individuelles et collectives. Certaines multilocalités débutent à certaines phases des parcours de vie, selon certains contextes sociaux et culturelles, peuvent correspondre à certains motifs, certaines contraintes socio-culturelles, politiques ou économiques localisées dans un ici ou/et un là-bas et enfin disparaître avec un changement social ou s’installer sur le long terme, voire de façon intergénérationnelle.

3- Que nous enseignent les moments de rupture sur la pérennité, la résilience et la vulnérabilité des situations multilocales ?

Les situations de multilocalité peuvent être des situations de force ou de vulnérabilité. Ces situations travaillent les rapports sociaux au-delà de la distance et de l’absence physique posant la question de l’intégration familiale et locale (configurations familiales, citoyenneté, etc.) et de la légitimité des multilocaux par rapport à des classements sociaux locaux. Les situations de multilocalité forcent à s’accommoder des distances physiques, produire certaines formes de territorialité, activer certaines manières de faire pour s’intégrer et produire du social. Que se passe t-il lorsque les conditions sociales, physiques, techniques changent? Que disent ces moments de rupture des situations multilocales ?

4- Que nous dit la multilocalité des sociétés d’hier et d’aujourd’hui ?

Certains modes de vie multilocales émergent dans certaines sociétés quelles soient anciennes ou modernes et les bouleversent. Ces modes de vie multilocaux remettent en cause les normes de vie monolocales, réinventent les façons d’être ensemble. Ils interrogent aussi sur les rapports à la distance et à la sédentarité des sociétés d’hier et d’aujourd’hui. Nos sociétés modernes avancées se vivent dans la schizophrénie de la mobilité et de la sédentarité croyant avoir dépassé la question des distances physiques. La multilocalité d’aujourd’hui se vivrait-elle davantage dans l’immédiateté et moins dans la successivité que les formes plus anciennes? Qu’est ce que cela change pour nos sociétés ?

Participation

Nous invitons les chercheurs en sciences humaines et sociales intéressés par le sujet, en particulier en sociologie, anthropologie ou histoire, à nous envoyer une proposition de contribution (max. 3000 signes) correspondant à l’un des quatre axes et s’appuyant sur une base empirique historique ou contemporaine. Une brève présentation du profil du chercheur accompagnera la proposition à envoyer conjointement à

d’ici au 22 Décembre 2011

Les contributions de l’atelier pourront être présentées en allemand, français ou anglais. Les frais de transports et de nuitées des contributeurs seront pris en outre en partie en charge par l’école doctorale d’histoire de Bâle. Une publication dans une revue spécialisée de tout ou partie de l’atelier est prévue.

Deutsche Version des Calls for Paper

Hier und dort: Ressourcen und Verwundbarkeiten in der multilokalen Lebenswelt

Atelier / Workshop, 17.05. – 19.05.2012

Lieu / Ort : Universität Basel

Organisation : Cédric Duchêne-Lacroix, Institut für Soziologie, Universität Basel, und Pascal Maeder, Historisches Seminar, Universität Basel

Deadline: 22.12.2011

Multilokale Lebensformen gewinnen zusehends an Bedeutung: transnationale MigrantInnen, WochenaufenthalterInnen, Scheidungskinder, die über zwei Heime verfügen, ZweitwohnbesitzerInnen oder auch getrennt lebende Lebensgemeinschaften, sie alle leben und/oder arbeiten über kurz oder lang an verschiedenen Orten. Zwischen Mobilität, Umzug und Sesshaftigkeit situiert, liegen dem multilokalen Leben komplexe familiale, berufliche, staatsbürgerliche oder freizeitliche Motive zugrunde. Dass diese Erscheinung nicht neu und vielfältig ist, zeigen einige Beispiele: Seeleute, Hausierende, Verding- und Schwabenkinder, Kaufleute, Söldner, transhumante Hirten, Saisonarbeiter, wandernde Handwerksgesellen oder wohlhabende Adelige und Bürger mit unterschiedlichen Sommer- und Winterresidenzen. Über die Epochen hinweg und angesichts neuer Technologien hat sich diese Erscheinung indes verändert und schliesst heute ein sich ausweitender Personenkreis ein.

Das multilokale Leben hebt bestimmte Kompetenzen und Ressourcen hervor. Wissen und im Stande sein, mobil zu sein, das Handhaben von hier und dort sowie der durch dir räumliche Bewegung  multiplizierte Zugang zu Ressourcen sind Teil dieser Multilokalität. Das multilokale Leben potenziert Handlungs- und Widerstandsoptionen gegenüber lokalen politischen, sozialen oder familialen Entwicklungen, allerdings nicht ohne Kehrseiten. Die Entfernung zur Familie und zum Hauptlebensmittelpunkt oder die Abhängigkeit zu Transport- und Kommunikationsmitteln sowie von den Risiken der Arbeitsmärkte machen Menschen verwundbar und führen möglicherweise zu deren Desozialisierung, sozialen Ausgrenzung und Deklassierung wie auch zur physischen und psychischen Erschöpfung.

Obschon das multilokale Leben in der neuesten Geschichte und Gegenwart an Bedeutung gewonnen hat und in seiner Vielfalt weite Teile der Bevölkerung tangiert, und die Forschung einzelne Aspekte der internationalen Migrationen aufgegriffen und teils untersucht hat, fehlt es an sozialwissenschaftlichen und historischen Untersuchungen, die diese Art und Weise zu leben, deren Ressourcen und Verwundbarkeiten, zum zentralen Thema machen. Ziel des Workshops ist es deshalb, Licht auf dieses Untersuchungsfeld zu werfen und zwar entlang von vier verschiedenen Forschungsachsen:

1- Welche Art von Multilokalität steht im Zusammenhang mit welcher Ressource?

Multilokale Praxen mobilisieren räumliches Mobilitätswissen, -kompetenzen und -kapitale. Sie beruhen auf individuellen und kollektiven Ressourcen und rufen im Sinne Bourdieus sowohl im lokalen wie auch im multilokalen Rahmen mobile, situierte, logistische, kommunikative, soziale und/oder familiale Eigenheiten und Gewohnheiten hervor. Um ein besseres Verständnis über die vielfältigen, multilokalen Lebenswege zu gewinnen, gilt es, die Verknüpfungen zwischen Ressourcen und Praxen zu differenzieren und womöglich Typologien zu konturieren.

2- Welche individuelle und kollektive Dynamiken stehen dahinter?

Es wird um Eingaben gebeten, die das multilokale Leben in Zusammenhang mit individuellen und kollektiven Dynamiken stellen. Bestimmte multilokale Lebensformen beginnen mit bestimmten Lebensphasen, je nach sozialen und kulturellen Kontexten; sie entsprechen gewissen Motiven, bestimmten sozio-kulturellen, politischen oder wirtschaftlichen Zwängen, die im hier und/oder dort situiert sind, und wieder vergehen oder möglicherweise über Generationen hinweg dauerhaft wirken.

3- Was sagen uns Brüche über die Dauer, Widerstandsfähigkeit und Verwundbarkeiten multilokalen Lebens?

Multilokale Lebensformen mögen aus Zwangs- und Notsituationen hervortreten. Diese nehmen Einfluss auf die sozialen Beziehungen über die Distanzen und der physischen An-/Abwesenheit hinweg und werfen damit die Frage der familialen und lokalen, beispielsweise zivilgesellschaftlichen Einbindung auf. Gleichzeitig wird auch die Stellung multilokaler MigrantInnen gegenüber lokalen Gegebenheiten und Hierarchien in Frage gestellt. Multilokale Lebenssituationen zwingen zur Überwindung von grösseren Distanzen und generieren bestimmte Territorialitäts- und Verhaltensformen, um sich hier und/oder dort einzubinden und Soziales zu produzieren. Was passiert, wenn die sozialen, politischen oder technischen Umstände sich lokal verändern? Verändern sich dann auch die multilokalen Lebensformen und deren Interdependenzen?

4- Was sagt uns die Multilokalität über Gesellschaften in Geschichte und Gegenwart?

Die Multilokalität entsteht in vormodernen und modernen Gesellschaften. Sie stellt monolokale Lebensformen in Frage und perspektiviert neu, die Art und Weise zusammen zu leben. Sie beleuchtet ebenfalls Bezüge vormoderner und moderner Gesellschaften zu Distanzen und Sesshaftigkeit. Gegenwartsgesellschaften leben im Spannungsfeld zwischen Mobilität und Sesshaftigkeit im Glauben, unüberbrückbare Entfernungen scheinbar überwunden zu haben. Spielt sich deshalb die Multilokalität heute im unmittelbar Gleichzeitigen ab und ist im Vergleich zu älteren Formen weniger die Folge sukzessiver Bewegungen im Raum?

Es werden um Paper Proposal (max. 3000 Zeichen) aus den Geistes- und Sozialwissenschaften, insbesondere der Soziologie, Sozialanthropologie oder der Geschichte, erbeten, die historischen und/oder gegenwartsbezogenen Beispiele entlang der vier skizzierten Achsen diskutieren. Bitte einsenden zusammen mit kurzen Angaben zur Person an

bis zum 22. Dezember 2011.

Die Präsentationen können am Workshop in Deutsch, Französisch oder Englisch gehalten werden. Die Reise- und Übernachtungskosten der aktiven TeilnehmerInnen werden dank der Unterstützung u.a. der Basel Graduate School of History zum Teil übernommen. Im Anschluss an den Workshop ist eine Publikation geplant, die möglichst alle Beiträge in einem Zeitschriftenband vereint.

Catégories

Lieux

  • Université de Bâle
    Bâle, Confédération Suisse

Dates

  • jeudi 22 décembre 2011

Mots-clés

  • Multilocalité, habiter multilocal, migration, mobilité, savoir circuler, intégration, résilience, vulnérabilité, capital social, capital culturel, capital spatialisé, sociologie de l'espace

Contacts

  • Cédric Duchêne-Lacroix
    courriel : c [dot] duchene [at] unibas [dot] ch
  • Pascal Maeder
    courriel : pascal [dot] maeder [at] unibas [dot] ch

Source de l'information

  • Cédric Duchêne-Lacroix
    courriel : c [dot] duchene [at] unibas [dot] ch

Pour citer cette annonce

« Hier und dort: Ressourcen und Verwundbarkeiten in der multilokalen Lebenswelt », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 21 novembre 2011, http://calenda.org/206228