AccueilPour une histoire comparée des régulations du risque industriel, XVIIIe-XIXe siècles

Pour une histoire comparée des régulations du risque industriel, XVIIIe-XIXe siècles

For a comparative history of industrial risks regulation, 18th – 19th c.

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Publié le lundi 28 novembre 2011 par Loïc Le Pape

Résumé

Le programme de recherche « Histoire des risques et des accidents industriels, France, Grande-Bretagne, fin XVIIe – fin XIXe siècle » propose de réfléchir à la question des risques industriels sur le long terme. Cette journée d'étude a pour but de réfléchir à la question des douleurs de l'industrie dans une perspective comparative.

Annonce

Version française

Journée d’étude, 18 juin 2012, Oxford (Maison Française d’Oxford) : Pour une histoire comparée des régulations du risque industriel, XVIIIe-XIXe siècles

Le programme de recherche « Histoire des risques et des accidents industriels, France, Grande-Bretagne, fin XVIIe – fin XIXe siècle », réunit une équipe d’historiens afin de caractériser la généalogie des risques et accidents industriels durant ce moment d’acclimatation industrielle qui s’écoule de la fin du XVIIe à la fin du XIXe siècle, et pour rassembler des problématiques souvent disjointes (techniques, économiques, juridiques, médicales, urbaines, etc.) dans une compréhension globale de leur émergence et de leur incidence sur nos sociétés. Il s’ancre au Centre de Recherches Historiques (EHESS/CNRS) et notamment au Groupe de Recherche en histoire environnementale (GRHEn). Il est financé par la Ville de Paris, dans le cadre de son dispositif Emergence(s), de 2011 à 2013. Site Internet : http://risks.hypotheses.org/

Argumentaire

Si la comparaison entre nations ou entre régions a généralement informé l’historiographie de la révolution industrielle, et si l’histoire environnementale a d’emblée été écrite dans une perspective globale, l’histoire de la gestion environnementale du risque technologique est largement tributaire des cadres nationaux, régionaux ou locaux des instances régulatrices. L’objet de cette journée d’étude est au contraire d’inviter les historiens à considérer ce que la démarche comparative peut apporter à la compréhension des modes de régulation.

Un référent extérieur permet en effet de gagner en acuité analytique et de dénaturaliser des pratiques (de gouvernement, de preuve, de contrôle…) qui paraîtraient sinon aller de soi. Par exemple, au XIXe siècle, le recours généralisé du gouvernement français à la norme de sécurité, à l’expertise académique et au droit administratif paraît beaucoup plus problématique une fois prise en compte la régulation britannique ancrée dans la jurisprudence et les polices locales. La comparaison permettra donc de recenser la variété des outils du gouvernement du risque : intervention administrative, procès, normes de sécurité, cahiers des charges, assurance, arènes publiques de médiation, etc.

On pourra également comparer les effets contrastés des modes de régulations variés sur les choix économiques, les formes techniques, les modes de production, la gestion de la main d’œuvre, les taux d’accidents ou la dégradation environnementale (liste non exhaustive). Enfin, un troisième type d’approches étudiera les circulations internationales produisant les régulations nationales : circulations des entrepreneurs, des mécaniciens, des experts, des textes ou des normes.
Les objets d’étude peuvent être divers (localités, secteurs industriels, outils de régulation, législations…) mais doivent impérativement être abordés dans une perspective comparative (entre localités, régions ou nations) : à ce titre, des interventions à deux voix sur deux terrains différents seront également les bienvenues.

Modalités de soumission

  • La langue de la journée d’étude sera l’anglais.
  • Les propositions de jeunes chercheurs sont bienvenues, et tous les frais d’hébergement et de transport seront pris en charge par le programme de recherche.

 Les propositions de communication (titre, résumé de 2000 signes maximum, court CV) devront être envoyées à Jean-Baptiste Fressoz, j.fressoz@imperial.ac.uk, et Thomas Le Roux, tleroux@ehess.fr ou thomas.leroux@history.ox.ac.uk

avant le 15 février 2012,

Une réponse sera donnée le 25 février 2012.

English version

Workshop, 18th June 2012, Oxford (Maison Française d’Oxford) : For a comparative history of industrial risks regulation, 18th – 19th c.

The research programme “History of industrial accidents and risks, France/Great Britain, end 17th – end 19th c.” gathers a team of researchers in order to provide a better understanding of the rise of industrial risk during the first industrialization. Il discusses its social implications at different stages: regulating policies (prevention, control, repression), security norms, geographic and urban dynamics, liabilities, refunding (insurances, allowances), first help and cure. Based at the Centre de Recherches Historiques (EHESS/CNRS), with the Groupe de Recherche en histoire environnementale (GRHEn), this research programme is funded by the City of Paris. Website : http://risks.hypotheses.org/

Presentation

If comparison between national or regional contexts has been a driving force for the historiography of the « industrial revolution », and if environmental history has been immediately written on a global scale, the evolution of environmental and risk regulation is often studied according to the national, regional or local scales of the institutions producing the regulations. The aim of this workshop is to invite historians to consider how comparison could advance our understanding of the different ways of regulating risk and environment.

Indeed, having another country as a point of reference improves analytical acuity by denaturalising practices of government, proof or control which would otherwise remain self-evident. For instance, during the nineteenth century, the French government generally resorted to safety norms, academic expertise and administrative law. This strategy of securitization appears much more problematic when one takes into account the British way of regulating based on jurisprudence and local polices. Thus this comparison will help to identify the variety of the tools used for governing risks: administrative intervention, trials, safety norms, technical specifications, insurance etc. We will also be able to compare the contrasted effects of the different regulatory regimes on economic choices, technical forms, modes of production, workforce management, accident statistics, environmental damages, etc. Lastly, another kind of approach will study the international circulations that produce national regulations: exchanges between entrepreneurs, mechanics, experts, texts or norms.

The objects of study can be extremely varied: (locations, industrial sectors, tools of regulation, legislations…) but they must be approached in a comparative perspective (between localities, regions, nations). In this way, shared papers on a common object studied in two different countries are more than welcome.

Submissions

  • Workshop language will be English.
  • Proposals of young researchers are welcome.
  • The research programme will reimburse travel and accommodation costs.

Proposals (title, abstract 350 words maximum, short CV) should be sent to Jean-Baptiste Fressoz, j.fressoz@imperial.ac.uk, and Thomas Le Roux, tleroux@ehess.fr or thomas.leroux@history.ox.ac.uk

before February 15th 2012

An answer will be given on February 25th.

Lieux

  • Oxford, Grande-Bretagne

Dates

  • mercredi 15 février 2012

Mots-clés

  • Industrie, accidents, risques, prévention, assurance, indemnisation, politique de soin

Contacts

  • Thomas Le Roux
    courriel : oekoomeo [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Thomas Le Roux
    courriel : oekoomeo [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Pour une histoire comparée des régulations du risque industriel, XVIIIe-XIXe siècles », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 28 novembre 2011, http://calenda.org/206353