AccueilFéminismes allemands (1848-1933)

*  *  *

Publié le mardi 29 novembre 2011 par Claire Ducournau

Résumé

Le colloque « Féminismes allemands (1848-1933) » proposé par l’ équipe d’accueil «Langues et cultures européennes » (Anne-Marie Saint-Gille, Lyon 2), le « Centre d’études et de recherches sur l’espace germanophone (Patrick Farges, Paris 3) ainsi que par l’ENS de Lyon (Anne Lagny) et le CIERA vise à porter un regard renouvelé sur une historiographie du féminisme qui, tout en devant beaucoup aux travaux des années 1970-1980, se trouve depuis quelques années dans une phase de renouveau thématique et épistémologique.

Annonce

Présentation

Le colloque « Féminismes allemands (1848-1933) » proposé par l’ équipe d’accueil «Langues et cultures européennes » (Anne-Marie Saint-Gille, Lyon 2), le « Centre d’études et de recherches sur l’espace germanophone (Patrick Farges, Paris 3) ainsi que par l’ENS de Lyon (Anne Lagny) et le CIERA vise à porter un regard renouvelé sur une historiographie du féminisme qui, tout en devant beaucoup aux travaux des années 1970-1980, se trouve depuis quelques années dans une phase de renouveau thématique et épistémologique.

Comptant au nombre des grandes « questions » traversant le XIXe siècle allemand, la « question des femmes», issue de la révolution de 1848 a été sans cesse reconfigurée par les grandes idéologies politiques qui traversèrent l’époque : libéralisme, nationalisme, socialisme.

La naissance et la structuration progressive d’un espace public (Öffentlichkeit) au féminin se sont traduites par des prises de position, des revendications d’ordre politique et juridique, ainsi que par la constitution de débats d’opinion tranchés. Par ailleurs, l’histoire des engagements féministes est celle d’un mouvement social spécifique, mais dont les relations avec d’autres mouvements sociaux contemporains sont également à prendre en compte. Si l’historiographie s’est longtemps contentée de distinguer différentes « vagues » de féminismes et de féministes, et a donc porté sur les questions de générations et de transmission entre les générations, les travaux plus récents ont mis en avant la «mesohistoire» complexe des associations, des institutions et des lieux de sociabilités des féministes. L’accent est également mis sur la présence de réseaux imbriqués de personnes, liées entre elles par un « champ » social micro-historique qui se structure à plusieurs niveaux: à l’échelle locale, nationale et internationale.

Afin de faire le bilan de la recherche sur le sujet, le colloque fera place aux analyses en termes d’histoire croisée des mouvements féministes dans les pays de langue allemande. Ces mouvements ont en effet largement subi des influences croisées (entre « mouvement bourgeois » et « mouvement prolétaire » par exemple), mais aussi bénéficié d’une circulation internationale des idées et des modèles d’organisation après l’émergence de mouvements féministes dans d’autres aires culturelles, notamment dans le monde anglo-saxon.

Un autre aspect important semble être l’intersectionnalité, c’est-à-dire une réflexion alliant l’analyse de l’émancipation des femmes à celle de la structuration du social dans les contextes historiques considérés. Une place sera faite aux analyses ancrées dans l’intermédialité, par exemple par l’étude des représentations photographiques et cinématographiques suscitées par l’essor des féminismes. On posera enfin la question de l’apport de l’appareil théorique des Gender Studies à l’analyse historique des mouvements féministes, notamment par le biais de l’étude des reconfigurations de la masculinité qui ont été entraînées par l’essor et la structuration des féminismes.

Programme

Vendredi 27 janvier 2012

ENS de Lyon – Site Descartes - Salle F 08

14h : Ouverture

  • 14h30 : - Hélène Quanquin (angliciste, Paris 3) : les féminismes allemand et américain, 1848-1920 : regards croisés.
  • 15h15 : - Alice Primi (historienne, Paris 8): Le journal Neue Bahnen (1866-1870) de Louise Otto-Peters.

Pause

  • 16h30 : - Annette Keilhauer (historienne, Erlangen) : Internationalisation ou dialogue des sourds? Négociations transnationales autour du premier Congrès international du droit des femmes de 1878.
  • 17h15 : - Sylvie Marchenoir (germaniste, Dijon) : La contribution des féministes allemandes à l'éducation des jeunes filles  dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

Samedi 28 janvier

Université Lyon 2, Amphi Benveniste

  • 9h15 : -Anne-Laure Briatte-Peters (germaniste, Strasbourg) : La fabrique des intellectuelles. (Minna Cauer, Anita Augspurg , Lida Gustava Heymann).
  • 10h00- Jennifer Meyer (historienne, Erfurt/Lyon): Mouvement völkisch et féminismes en Allemagne. Une approche intersectionnelle à partir de l’exemple de Sophie Rogge-Börner (1878-1955).

Pause

  • 11h 00 : -Marie-Claire Hoock-Demarle (germaniste, Paris 3) : Bertha von Suttner et les mouvements féministes internationaux.
  • 11h45 - Anne-Marie Saint-Gille (germaniste, Lyon 2) : Les féministes pacifistes et la Première Guerre mondiale: entre stratégie essentialiste et revendications universalistes.

Pause déjeuner

  • 14h15 : - Véronique Dallet-Mann (germaniste, Aix-en-Provence) : Frauen von Format ? Les féminismes allemands et les nouveaux media (photographie et film).
  • 15h00 :- Agathe Bernier-Monod (germaniste, ENS Lyon/Berlin) : L’institut de sciences de la sexualité de Magnus Hirschfeld et le féminisme.

Pause

  • 16h00 - Patrick Farges (germaniste, Paris 3) : Masculinités et 'masculinisme' ?

16h45 : Conclusions. Discussion finale.

Lieux

  • ENS de Lyon – Site Descartes et Université Lyon 2
    Lyon, France

Dates

  • vendredi 27 janvier 2012
  • samedi 28 janvier 2012

Contacts

  • Anne-Marie Saint-Gille
    courriel : amsaint-gille [at] wanadoo [dot] fr
  • Patrick Farges
    courriel : patrick [dot] farges [at] univ-paris3 [dot] fr

Source de l'information

  • Annette Schläfer
    courriel : schlafer [at] ciera [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Féminismes allemands (1848-1933) », Colloque, Calenda, Publié le mardi 29 novembre 2011, http://calenda.org/206373