AccueilL'Antiquité expliquée et représentée en figures (1719-1724) de dom Bernard de Montfaucon : genèse et réception

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Publié le jeudi 08 décembre 2011 par Claire Ducournau

Résumé

La publication à Paris en 1719 des dix volumes de L’Antiquité expliquée et représentée en figures a constitué un véritable événement éditorial, avec un chiffre de tirage imposant au regard de l’histoire du livre, et plus particulièrement du livre illustré – dans sa version finale, augmentée de cinq volumes de suppléments, l’ouvrage intègre plus de 1300 planches reproduisant œuvres d’art, monnaies, objets et monuments de l’Antiquité. Ce succès en concrétise un autre : celui, intellectuel, du long travail de collecte et d’érudition mené par le bénédictin dom Bernard de Montfaucon pour rassembler dans un monumental « musée de papier » les connaissances de l’époque sur l’Antiquité. La place remarquable occupée par cette « histoire visuelle » dans l’évolution de l’antiquarisme et de ses réseaux en Europe est indiscutable : au XVIIIe siècle comme au XIXe encore, nombreux sont ceux qui citent le languedocien Montfaucon et s’y réfèrent, explicitement ou implicitement, pour construire et étayer leur propre regard sur le passé, soit au travers d’une filiation soit en se démarquant de leur modèle. Dans le même temps, l’influence de l’ouvrage déborde le champ de l’histoire, infléchi par les deux disciplines émergentes de l’archéologie et de l’histoire de l’art, pour s’exercer aussi dans le domaine littéraire, une part de son rayonnement aujourd’hui encore sous-estimée.

Annonce

Argumentaire

La publication à Paris en 1719 des 10 volumes de L’Antiquité expliquée et représentée en figures a constitué un véritable événement éditorial, avec un chiffre de tirage imposant au regard de l’histoire du livre, et plus particulièrement du livre illustré – dans sa version finale, augmentée de 5 volumes de suppléments, l’ouvrage intègre plus de 1300 planches reproduisant œuvres d’art, monnaies, objets et monuments de l’Antiquité. Ce succès en concrétise un autre : celui, intellectuel, du long travail de collecte et d’érudition mené par le bénédictin dom Bernard de Montfaucon pour rassembler dans un monumental « musée de papier » les connaissances de l’époque sur l’Antiquité.

La place remarquable occupée par cette « histoire visuelle » dans l’évolution de l’antiquarisme et de ses réseaux en Europe est indiscutable : au xviiie siècle comme au xixe encore, nombreux sont ceux qui citent le languedocien Montfaucon et s’y réfèrent, explicitement ou implicitement, pour construire et étayer leur propre regard sur le passé, soit au travers d’une filiation soit en se démarquant de leur modèle. Dans le même temps, l’influence de l’ouvrage déborde le champ de l’histoire, infléchi par les deux disciplines émergentes de l’archéologie et de l’histoire de l’art, pour s’exercer aussi dans le domaine littéraire, une part de son rayonnement aujourd’hui encore sous-estimée.

Les deux journées d’études envisagées se donnent pour objectif de réévaluer la place de l’œuvre de Montfaucon dans l’histoire des idées et des savoirs, à la croisée des champs de l’histoire, de l’archéologie, de l’histoire de l’art et de la littérature ; elles proposent de mener une réflexion sur la genèse et les réceptions de l’AERF depuis sa parution. La première de ces deux journées, qui portera sur l’élaboration et la publication de l’œuvre, se déroulera à la Bibliothèque Carré d’Art de Nîmes le vendredi 12 octobre 2012 : il s’agira de contextualiser l’entreprise de Montfaucon en clarifiant son arrière-plan intellectuel (vie culturelle, littéraire et savante au début du xviiie siècle ; Montfaucon et la congrégation de Saint-Maur ; sources et références de l’AERF) et en examinant l’ouvrage en lui-même (intentions, genre, démarche scientifique, méthodes à l’œuvre, représentation véhiculée de l’Antiquité). La seconde de ces journées, qui s’intéressera aux réceptions, jusqu’à nos jours, de l’AERF, se déroulera à la Médiathèque du Grand Narbonne le vendredi 22 mars 2013 : y seront précisées les influences directes ou obliques de l’œuvre sur des ouvrages et/ou démarches ultérieures, à partir d’une réévaluation de son audience (public visé/public réel, réception critique, « autorité » de l’auteur, etc.).

Modalités de soumission et de sélection

Les propositions de contribution (300 mots environ) sont à adresser

avant le 15 avril 2012 à

Le souci de favoriser une approche pluridisciplinaire du sujet (par les historiens, archéologues, historiens de l’art et littéraires) guidera le choix des communications retenues.

Les propositions de contribution aux deux journées d'études ainsi qu'au livre qui en sera issu seront sélectionnées par les deux responsables, Véronique Krings et Magali Soulatges.

Catégories

Lieux

  • Nîmes, France
  • Narbonne, France

Dates

  • dimanche 15 avril 2012

Mots-clés

  • histoire visuelle, musée de papier, histoire des savoirs

Contacts

  • Véronique Krings
    courriel : shmcng [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Véronique Krings
    courriel : shmcng [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« L'Antiquité expliquée et représentée en figures (1719-1724) de dom Bernard de Montfaucon : genèse et réception », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 08 décembre 2011, http://calenda.org/206489