AccueilFondements théoriques, représentations, réalités de l’expression communication dans les Instituts universitaires de technologie

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Publié le lundi 12 décembre 2011 par Loïc Le Pape

Résumé

L’objet de ce colloque est d’identifier les cadres de référence pluridisciplinaires de la matière enseignée. L’historique de cette dernière, une meilleure connaissance de l’enseignant, l’approche de paramètres tels que les représentations des étudiants, celles des collègues intervenant dans les domaines relevant des cœurs de compétences des formations en IUT, et enfin, les représentations des intervenants en Expression-Communication eux-mêmes permettront d’apporter les premiers éléments de réponse à ces questions et de repérer les enjeux actuels et à venir. Ce travail de terrain s’inscrit évidemment dans une réflexion sur les modèles théoriques de référence et vise à élaborer des propositions pour une posture épistémologique commune.

Annonce

1er Colloque international AECiut, Toulouse 9, 10, 11 mai 2012 : FONDEMENTS THÉORIQUES, REPRÉSENTATIONS, RÉALITÉS DE L’EXPRESSION-COMMUNICATION DANS LES INSTITUTS UNIVERSITAIRES DE TECHNOLOGIES. BILANS ET PERSPECTIVES

ARGUMENT

L’AECiut travaille depuis 10 ans sur les enseignements en sciences humaines, expression et communication proposés en DUT. Le moment est venu de questionner ce qui peut légitimer les contenus dispensés et de mettre à profit la richesse des provenances disciplinaires multiples des intervenants (sections CNU 7 ; 9 ; 10 ; 16 ; 17 ; 18 ; 70 ; 71). Plus radicalement, il s’agit de s’interroger sur les fondements épistémologiques de ce cours, de s’intéresser à son statut dans le champ général du savoir et à celui de l’enseignant. En effet, les rencontres annuelles organisées par l’AECiut autant que les échanges informels entre collègues au sein des établissements mais aussi des départements des mêmes spécialités (Génie Electrique et Informatique Industrielle, Informatique, Techniques de Commercialisation, …) indiquent non seulement le besoin d’harmonisation, mais surtout de rationalisation de ces enseignements. Premier moment de clarification des postures scientifiques qui fondent les pratiques professionnelles actuelles des intervenants, une mise en perspective des bases théoriques sur lesquelles ceux-ci s’appuient selon leurs origines disciplinaires, diverses certes, mais convergentes assurément, et les objectifs, identiques, voire partagés devient ainsi une impérieuse nécessité. L’élaboration d’un cadre de référence commun permettant de mettre en relation paradigmes scientifiques et applications sur le terrain s’impose donc également.

La dénomination même des enseignements pose question : Expression-communication, Techniques d’expression, Formation générale, Culture-communication, autant d’intitulés, dans les Programmes Pédagogiques Nationaux (PPN), pour une même matière. Le terme générique de « communication » qui désigne le cours soulève à lui seul un premier questionnement. De fait, ni enseignement des sciences de l’information et de la communication, ni enseignement du français, pas plus que de la psychologie ou d’autres disciplines, le cours est le lieu d’un croisement et d’une appropriation d’un ensemble constitutif de l’action de communiquer. Quelle(s) réalité(s) l’ensemble de ces termes recouvre-t-il ? Existe-t-il une convergence des contenus ? Sur quelles disciplines fondamentales ces enseignements s’appuient-ils ? Comment nommer cet ensemble de manière plus appropriée ? Une harmonisation est-elle vraiment nécessaire, souhaitable ? Sur quels éléments tangibles, dans un champ pluridisciplinaire à déterminer, asseoir une cohérence nationale ? La question, ici, n’est, dans tous les cas, ni de savoir quels contenus doivent nourrir le cours d’Expression-Communication, ni de développer des méthodologies ou des solutions pédagogiques car ce colloque n’est pas le lieu d’échanges de pratiques, objet précisément des rencontres traditionnelles de l’AECiut.

L’objet de ce colloque est d’identifier les cadres de référence pluridisciplinaires de la matière enseignée. L’historique de cette dernière, une meilleure connaissance de l’enseignant, l’approche de paramètres tels que les représentations des étudiants, celles des collègues intervenant dans les domaines relevant des cœurs de compétences des formations en IUT, et enfin, les représentations des intervenants en Expression-Communication eux-mêmes permettront d’apporter les premiers éléments de réponse à ces questions et de repérer les enjeux actuels et à venir. Ce travail de terrain s’inscrit évidemment dans une réflexion sur les modèles théoriques de référence et vise à élaborer des propositions pour une posture épistémologique commune.

Les propositions de communication pourront s’inscrire dans les quatre axes suivants :

1- L’historique

  • Quelle est l’histoire de la discipline souvent nommée « techniques d’expression et de communication » ? Quel sens cette dénomination a-t-elle aujourd’hui ? Quelle est son actualité ? Quelles sont les définitions successives de l’enseignement de l’expression ? de la communication ? de la culture ?
  • Existe-t-il un/des référentiel(s) de compétences ? Est-il national ? local ? Peut-on dégager une évolution dans sa/leur conception ? Si oui, quelle analyse peut-on en faire dans la perspective du renouvellement des PPN ?
  • Quelles disciplines scientifiques ont été convoquées au fil de cette histoire ? Lesquelles seront invitées ou serait-il souhaitable d’inviter dans une dimension prospective à envisager au plan national ?

2- Les intervenants

  • Qui est l’enseignant de communication ? D’où vient-il (discipline, parcours et expérience professionnelle…) ? Quelle est l’influence de l’origine disciplinaire de l’enseignant sur ses enseignements ? De quelle manière les enseignants sont-ils recrutés (chef de département ? Comités de sélection ? Composition de ces comités ?...) ? Quelle a pu être l’influence de la présence d’un laboratoire en Sciences de l’information et de la communication sur le recrutement et sur l’orientation disciplinaire des enseignements ? Quelles représentations les enseignants d’expression-communication ont-ils d’eux-mêmes, de leurs enseignements ? Quelles représentations les enseignants des autres disciplines ont-ils de l’enseignant de communication et de ses enseignements ? Pourquoi l’enseignant d’Expression-Communication est-il le plus souvent considéré comme professeur de français ?
  • Les modèles théoriques disciplinaires font-ils partie des références des acteurs de ces enseignements ? Si oui, lesquels, dans quelle mesure et de quelle manière ? Faut-il privilégier des choix épistémologiques ? Si oui, lesquels ? En conséquence, sur quels paradigmes peut-on construire une formation des enseignants en communication pour une mise en cohérence nationale des enseignements ?

3- Les représentations sur les contenus de formation

  • Quelles sont les représentations des étudiants de filières IUT sur les enseignements en SHS et communication ? Quelles sont les représentations des enseignants des secteurs technologiques sur ces enseignements ? Existe-t-il un lien entre les SIC et les techniques de communication ? Si oui, de quelle nature ? Si non, comment expliquer cette proximité de dénomination ?
  • Les objectifs visés par les enseignants peuvent-ils être concordants avec les finalités du PPN et avec les besoins des étudiants ? A partir de quels postulats théoriques l’enseignant résout-il cette équation ?

4 – Les enseignements similaires à l’étranger

  • Existe-t-il, dans des formations similaires, à l’étranger, des enseignements en expression et communication ? Comment ces enseignements s’intitulent-ils ? Quel est leur contenu ? Sont-ils rattachés à une discipline fondamentale ? Si oui, laquelle, ou lesquelles ?

MODALITÉS DE SOUMISSION

Les communications s’inscriront dans l’une des trois catégories suivantes :

  • Compte rendu de recherche Seront présentées des analyses de terrain comportant une discussion des résultats. 
  • Exposé de synthèse ou de réflexion Ces communications se consacreront aux travaux théoriques.
  • Etude de cas Les interventions ne seront pas des lieux d’échanges de pratiques d’enseignement, mais proposeront une perspective analytique des cas présentés.

Les intentions d’intervention doivent être saisies sur le site de l’AECiut au plus tard le 30 janvier 2012.

au lien suivant : http://www.aeciut.fr/spip.php?article259

  • L’(les) auteur(s) soumettra(ont) son (leur) texte complet à l’adresse : colloque2012@aeciut.fr 2) Les propositions comporteront 25 000 caractères (espaces et bibliographie comprises) maximum, et feront apparaître le titre, et selon la catégorie choisie, la problématique, le cadre théorique, les matériaux, la méthode et les résultats ainsi que la bibliographie. Tous les ancrages disciplinaires (sciences de l’information et de la communication, sciences de l’éducation, psychologie, sociologie, philosophie…) sont les bienvenus dans la mesure où les propositions font bien valoir – prioritairement – des enjeux épistémologiques par rapport à notre matière.
  • Format : Word, Times 12, interligne 1,5
  • Toutes les communications, examinées en double aveugle par le comité scientifique et acceptées après d’éventuelles corrections, seront publiées dans des actes du colloque. La publication dans les actes est conditionnée à l’inscription effective de l’auteur (ou de l’un des auteurs) et à la livraison du texte définitif modifié avant le 7 avril 2012, ainsi qu’à la participation de l’auteur (ou de l’un des auteurs) aux journées du colloque.
  • Un protocole de rédaction précis sera communiqué sur le site de l’AECiut.

INFORMATIONS PRATIQUES

TARIF

  • Communicants : 42€ (dont 12€ de cotisation à l’AECiut)
  • Etudiants : 22€ (dont 12€ de cotisation à l’AECiut)
  • Participants : 32€ (dont 12€ de cotisation à l’AECiut)

CALENDRIER

  • 30 janvier 2012 Date limite de réception des intentions de communication via le formulaire d’inscription
  • 10 février 2012 Envoi des textes définitifs
  • 16 mars 2012 Notification aux auteurs
  • 06 avril 2012 Envoi des textes définitifs modifiés
  • 15 avril 2012 Date limite de réception du paiement des inscriptions au colloque

COMITE DE PILOTAGE 

  • ARIUT Midi-Pyrénées
  • Directions des IUT A et B
  • AECiut

COMITÉ SCIENTIFIQUE

  • 71ème Section du CNU :
    • Elisabeth BOUGEOIS, Université Toulouse 2, IUT B Blagnac, LARA
    • Stefan BRATOSIN, Montpellier 3, Directeur du LERASS, Directeur de l’Equipe Technopolis, Président du CS
    • Michèle CARIA, Université Toulouse 3, IUT A, LERASS, Equipe MICS
    • Catherine GHOSN, Université Toulouse 3, IUT A, LERASS, Equipe Technopolis
    • Pascal LARDELLIER, Université de Bourgogne, LIMSIC, EA 4177 CIMEOS
    • Pierre MOLINIER, Université Toulouse 2, Responsable Equipe Communication
  • 6ème
    • Yvan LERAY, Université de Bretagne Occidentale, Laboratoire Information Coordination Incitations
  • 7ème / 9ème / 10ème
    • Stéphanie BOULARD, Georgia Institute of Technology, Atlanta, États Unis
    • Bernard-Marie GARREAU, Université d’Orléans, Laboratoire ETTOSS
    • Jacques GILBERT, Université de Nantes, Laboratoire AMO (Postérités de l’Antique, Généalogies du Moderne) – Equipe Transmission et transferts culturels
    • Luis GONÇALVES, Université Aberta, Portugal
    • Dominique MAINGUENEAU, Université Paris XII, Laboratoire CEDITEC
  • 16ème / 70ème
    • Zohra GUERRAOUI, Université Toulouse 2, LCPI
    • Silvia SIGALES, Université de Colima, Mexique
  • 17ème
    • Bernard STIEGLER, Institut de Recherche et d’Innovation, Paris, Centre Georges Pompidou 
  • 18ème
    • Amanda RUEDA, Institut de la communication, Toulouse 2, LARA
  • Autres
    • 61ème section, Génie informatique, automatique et traitement du signal,
      • Rafic HAGE, Université libanaise, IUT de Saïda

COMITÉ D’ORGANISATION

  • Isabelle BOUCHARDY, Université Toulouse 3, IUT A, LERASS, Equipe Technopolis, présidente du CO
  • Céline BRYON-PORTET, Université Toulouse 3, ENSIACET, LERASS, Equipe Technopolis
  • Rodolphe DALLE, Université de Nantes, IUT de Nantes, Président de l’AECiut, CELLF 17e-18e
  • Jérôme HENNEBERT, Université de Lille 1, IUT A de Lille, ALITHILA
  • Anne-Marie HINAULT, Université de Paris X, IUT de Ville d’Avray
  • Mohamed Anouar LAHOUIJ, Université Toulouse 3, LERASS, Equipe Technopolis
  • Mathilde NOUAILLER, Université de Rennes, IUT de Rennes
  • Anne PARIZOT, Université de Reims, IUT de Reims Châlons Charleville, RFC
  • Dominique TROUCHE, Université Toulouse 3, IUT A, LERASS, Equipe MICS
  • Mihaela TUDOR, Université Paul Valéry Montpellier 3, LERASS, Equipe Technopolis

Catégories

Lieux

  • Blagnac, France

Dates

  • lundi 30 janvier 2012

Mots-clés

  • Expression-Communication, IUT, fondements théoriques, représentations, réalités

Contacts

  • Catherine Ghosn
    courriel : catherine [dot] ghosn [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Catherine Ghosn
    courriel : catherine [dot] ghosn [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Fondements théoriques, représentations, réalités de l’expression communication dans les Instituts universitaires de technologie », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 12 décembre 2011, http://calenda.org/206566