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Formes de mobilités et inclusions, quelles relations ?

Forms of mobility and inclusions, what relations?

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Publié le mercredi 04 janvier 2012 par Loïc Le Pape

Résumé

L’Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal et l’Observatoire de la mobilité durable organisent le colloque « Formes de mobilités et inclusions, quelles relations ? » dont l’objectif est d’aborder la mobilité dans son rôle de facilitateur d’accès à la ville. La mobilité sera abordée à la fois comme source d’inclusion et d’exclusion, mais surtout comme génératrice et tributaire de pratiques spatiales émergentes. Ce faisant, le colloque s’intéressera particulièrement aux échanges et aux possibilités d’interactions que la mobilité permet… ou ne permet pas.

Annonce

Argumentaire

Longtemps considérée comme le simple résultat des effets de friction de l’espace sur le degré d’accessibilité des territoires, la mobilité est de plus en plus perçue comme un facilitateur dans l’accès aux ressources disponibles au sein des territoires. Comme Kaufmann (2004, 2008) ou Lévy (2008) le proposent, la mobilité contribuerait ainsi à la constitution du capital territorial chez les individus, un capital qui varie en fonction du territoire de référence, des ressources disponibles et des compétences individuelles. Pour l’individu, avoir la maîtrise de sa mobilité constitue ainsi une source de pouvoir, tout en contribuant au développement et au maintien des identités individuelles et collectives. Or, l’étalement urbain, rendu possible notamment par l’évolution des technologies de transport et plus visible avec le phénomène de métropolisation, crée des espaces de vie complexes et étendus, où les déplacements sont nombreux, les échanges en face à face de plus en plus difficiles, et où divers conflits peuvent émerger. Dans ce contexte, l’accès à la mobilité contribue de plus en plus à la qualité de vie, mais aussi à l’inclusion des individus dans la société (Orfeuil, 2004; Urry, 2002). Le droit à la mobilité serait-il devenu le nouveau droit à la ville ? Les potentiels de mobilité individuels risquent-ils de créer et d’accentuer des inégalités spatiales au sein des sociétés, voire d’engendrer de nouvelles situations d’exclusion qui s’ajouteraient à celles déjà bien connues? Voilà quelques-unes des questions que le colloque cherche à répondre.

Les recherches qui portent sur le lien entre formes de mobilité et formes d’inclusions et d’exclusions, notamment au niveau du positionnement social que peut donner l’accès à la mobilité, peuvent être identifiées à trois catégories. La première catégorie met de l’avant le lien entre mobilité physique et accessibilité spatiale (Talen, 2003). La mobilité est ici un déplacement en lien avec l’accessibilité aux équipements, services et emplois au sein du territoire. Les recherches de la deuxième catégorie portent plutôt sur les stratégies individuelles ou collectives qui répondent aux besoins d’accessibilité et aux aspirations à se déplacer au sein des espaces, permettant ainsi de diminuer l’exclusion de certains groupes (Mignot et Rosales-Montano, 2006). Ces études abordent la mobilité selon une perspective individuelle, changeant et pouvant évoluer avec le temps. Elles s’intéressent particulièrement aux immobilités, qui parfois reflètent une inadéquation entre l’accessibilité du territoire et les capacités motiles des individus. Finalement, le développement majeur des technologies de communication a impulsé une troisième catégorie de recherches sur les mobilités virtuelles (Gordon et De Souza, 2011). Ici la mobilité est une interaction où les contraintes spatiales des échanges sont surmontées par les technologies : on peut être mobile sans se déplacer physiquement. La ville contiendrait ainsi des espaces hybrides où cette mobilité serait appréciable, mais qui peuvent demeurer accessibles à un nombre restreint d’individus.

Le comité scientifique du colloque souhaite recevoir des communications qui abordent ces trois thématiques. Les communications pourront toucher autant les questions d’accessibilité spatiale que les questions entourant la réalisation d’échanges au sein de la ville, mais toujours en abordant la mobilité comme outil d’inclusion ou d’exclusion. Les communications devront notamment chercher à répondre aux questions suivantes :

  • Quelles stratégies adoptent les individus pour exploiter au maximum leur potentiel de mobilité?
  • Quelles stratégies mettent de l’avant les villes pour atténuer les iniquités qu’entraînent les différentes mobilités?
  • Quelles opportunités d’inclusion offrent les mobilités urbaines contemporaines?

Participation

Le comité scientifique vous invite à lui soumettre votre proposition de communication de 400 mots maximum accompagnée d’une notice biographique d’environ 150 mots

au plus tard le 15 janvier 2012

à l’adresse de courriel p.negron-poblete@umontreal.ca.

La réponse aux auteurs sera transmise le 10 février 2012. Les conférenciers qui seront retenus devront s’inscrire au congrès annuel de l’Acfas au plus tard le 14 février 2012 et transmettre l’adresse courriel utilisée pour l’inscription à p.negron-poblete@umontreal.ca.

Comité scientifique

  • Paula Negron (Institut d’urbanisme, Université de Montréal)
  • Sébastien Lord (Institut d’urbanisme, Université de Montréal. CEPS/INSTEAD, Luxembourg)
  • Juan Torres (Institut d’urbanisme, Université de Montréal)
  • Éric Champagne (Université d’Ottawa)
  • Philippe Gerber (CEPS/INSTEAD, Luxembourg)

Lieux

  • 1001 Place Jean Paul Riopelle (Palais des congrès de Montréal)
    Montréal, Canada

Dates

  • dimanche 15 janvier 2012

Mots-clés

  • mobilités, inclusions, modes de vie, exclusions

Contacts

  • Paula Negron
    courriel : p [dot] negron-poblete [at] umontreal [dot] ca

Source de l'information

  • Paula Negron
    courriel : p [dot] negron-poblete [at] umontreal [dot] ca

Pour citer cette annonce

« Formes de mobilités et inclusions, quelles relations ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 04 janvier 2012, http://calenda.org/206667