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Éducation et changement social : vers un réel développement humain

Education and social change: towards a real human development

VIème congrès de la Mediterranean Society of Comparatif Education

Sixth Congress of the Mediterranean Society of Comparatif Education

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Publié le mercredi 04 janvier 2012 par Claire Ducournau

Résumé

L'école nationale d'ingénieurs de Tunis organise le sixième congrès de la Mediterranean Society of Comparatif Education à Hammamet (Tunisie), les 01, 02 et 03 Octobre 2012. Ce congrès dont le titre est « Éducation et Changement Social: vers un réel développement humain » s'interroge sur la nature des liens qui existent entre éducation et changement lorsque d'une part, ce dernier est subi et d'autre part, l:orsqu'il est souhaité. Nous tenterons de comprendre en quoi l'éducation peut aider à changer les sociétés et à favoriser ainsi un réel développement humain, inscrit dans la durée, legs précieux que se transmetteront les générations futures.

Annonce

VIème Congrès Mondial de la MESCE :

Mediterranean Society of Comparative Education

Hammamet, Tunisie

1-2-3 octobre 2012

Education et changement social : Vers un réel développement humain.

Argumentaire

Si la relation intime entre le changement et l’éducation n’est plus à démontrer, il n’en demeure pas moins évident que l’éducation peine à se réaliser pleinement dans ses valeurs fondamentales d’accompagnement des individus vers un véritable développement basé sur les valeurs humaines. L’éducation n’arrive en effet pas à réconcilier cette visée - qui lui est pourtant intrinsèque -  avec les objectifs que lui assigne la tendance mondiale à favoriser la croissance économique et la culture tournée uniquement vers le profit. Il en résulte une négligence grave au niveau de la formation des individus à la pensée critique, à l’empathie, et à la solidarité.

Dans son entreprise de transmission des savoirs, l’école par exemple, est souvent centrée sur les connaissances purement scientifiques et technologiques au détriment de l’apprentissage à la citoyenneté et  à la gestion de l’altérité, aux humanités. Souvent, elle forme de très bons techniciens et de très bons ingénieurs, mais il lui manque à la base la capacité de préparer les citoyens au vivre ensemble, objectif pour lequel une économie avancée est certes nécessaire mais pas suffisante. Nombreux pays affichent un PNB élevé mais ils demeurent gangrénés de l’intérieur par des problèmes d’inégalités, d’exclusion, de malaise individuel et de souffrance sociale forte et de violences croissantes.

Les crises sociales, les révoltes et les révolutions multiples dont certaines se passent sous nos yeux en Méditerranée et ailleurs, sont une démonstration flagrante de notre impuissance à former simplement l’être humain à l’humain, à rendre effectifs des objectifs éducationnels de citoyenneté et de paix pourtant si évidents.

Nous savons qu’éduquer les individus, c’est les amener progressivement vers leur plein développement. Un développement qui vise une redistribution équitable des richesses, une juste répartition des pouvoirs à travers des mécanismes de solidarité entre les individus  à l’intérieur d’une même société et entre tous les autres hommes des autres sociétés.

Le sens profond d’un réel développement est avant tout humain. Il englobe et la croissance économique et les valeurs essentielles à l’équilibre de cet humain, la première devant être mises bien sûr au service des secondes.

Le développement réside dans la capacité des individus à agir sur les transformations personnelles et sociales pour les orienter et les rendre meilleures, sur les inégalités croissantes pour les freiner sinon les arrêter, sur l’injustice pour la diminuer sinon l’effacer, sur l’intolérance et le racisme pour les éradiquer, sur les conflits pour les éviter et pourquoi pas les endiguer. Le monde aujourd’hui a des possibilités énormes pour y parvenir. Il bénéficie d’une multiplication de moyens de communication, d’une importante mobilité des biens et des citoyens et d’un système d’échanges commercial performant.  Comment utiliser ces richesses à bon escient ? Comment les orienter et les mettre au service d’un développement humain, celui qui enfanterait des citoyens « complets », responsables d’eux-mêmes, des autres et de leur environnement ?

Comment transformer les normes en vigueur de ce monde, ceux de la compétition à outrance et de la convoitise, toutes deux génératrices d’injustice, de précarisation d’inégalités, de la peur de l’Autre, du sentiment d’insécurité, de l’enfermement, de l’exclusion nourrie de stéréotypes et de préjugés, de discriminations, de tensions multiples, et de multiples conflits à l’intérieur des sociétés et entre les différents pays ?

Comment aller vers un changement souhaité qui aura comme  centralité les individus eux-mêmes et leur capacité à choisir, à agir, à comprendre et à préserver leur environnement humain et naturel ?

C’est vers ces questionnements que s’orienteront nos débats lors du VI° Congrès de la MESCE. Nous interrogerons la nature des liens qui existent entre éducation et changement lorsque d’une part, ce dernier est subi et d’autre part, lorsqu’il est souhaité. Nous tenterons de comprendre en quoi l’éducation peut aider à changer les sociétés et à favoriser ainsi un réel développement humain, inscrit dans la durée, legs précieux que se transmettront les générations futures. 

Axes principaux :

De part l’importance du sujet, un large éventail d’axes de travail s’offre à nous. A titre indicatif et non exclusif, nous proposons les suivants :

I – Education et changement subi

Bilan(s) et interrogation(s) critique(s) sur les notions de changement et de développement

macro et micro analyses du développement tourné vers la croissance économique et le profit ; 

  1. démocratie : un idéal manqué ? ;
  2. crise de l’éducation, crise de la société ;
  3. rapport entre l’éducation et les autres facteurs du changement social subi ;
  4. l’école et la question sociale : inégalités scolaires et inégalités sociales ;
  5. l’école et la question du genre ;
  6. influence présente des résidus des idéologies coloniale et esclavagiste ;
  7. résistances au changement ;
  8. communautarisme et identités « meurtrières » ;
  9. cultures dominantes et cultures dominées ;
  10. question des minorités :
  11. discriminations et exclusion ;
  12. violences scolaires, violences urbaines, violences entre différentes nations ;
  13. évolution des pratiques délictueuses sur le plan national et international ;
  14. destruction progressive de l’environnement ; etc.

II – Education et changement « souhaité »

  1. Comparaisons nationales et internationales ;
  2. regards critiques sur la notion de changement ;
  3. changement dans la notion-même du développement ;
  4. éducation et mondialisation : orientations politiques et sociétales pour un développement humain ;
  5. Action(s) des sociétés civiles sur les décideurs ;
  6. Analyse globale des facteurs socio-économiques, linguistiques et culturels du changement ;
  7. les institutions extrascolaires et changement : analyse des plans gouvernementaux, des politiques de la ville, des dispositifs de formation, des politiques pour les jeunes, etc.
  8. actions associatives, gouvernementales, non gouvernementales et internationales dans le domaine de l’éducation pour un réel développement humain ;
  9. l’éducation formelle : objectifs, curricula, formation des enseignant(s), des acteurs socio-éducatifs, etc. ;
  10. éducation et égalité de sexes ;
  11. éducation informelle, éducation tout au long de la vie ;
  12. nouvelles TIC, alternatives au retard pris par les pays en développement dans le domaine informatique,  « le digital divide » ;
  13. éducation à une connaissance d’une histoire « transversale » et non uniquement nationale ;
  14. Education et spiritualité : regards sur les religions et leur place dans le changement social souhaité ;
  15. éducation à la citoyenneté : à la solidarité, à l’interculturalité, à l’environnement et à la paix : études théoriques et cas pratiques ;
  16. propositions et recommandations ; etc.

Qui peut participer ?

Nous espérons être nombreux à participer à ce  congrès qui est ouvert à tous les chercheurs toutes disciplines confondues, à tous les penseurs intéressés par la thématique, à tous les décideurs dans le domaine d’éducation et autres qui voudraient débattre des problèmes du changement social en rapport avec le facteur éducation.

Une publication électronique des textes soumis et des débats qui auront lieu, sera prête après la tenue du congrès. Une autre sur papier se fera par la suite après sélection des interventions les plus pertinentes.

Pour les résumés :

La proposition de communication : à établir sous la forme d’un bref résumé comportant le titre même provisoire,  de la contribution, l’axe dans lequel elle s’inscrit, ainsi qu’une présentation succincte du thème. Elle sera soumise au format Word en fichier attaché à l’adresse électronique : yassine.jelmam@yahoo.fr

Les résumés ne doivent pas excéder une page y compris les références (2500 signes, espaces compris).

Les propositions  de communication devront être adressées

avant le 30 Mars  2012.

Langues du colloque : Français, Anglais, Arabe

Droits d’inscription et calendrier des tarifs :

Normal 1 Mai au 30 Juillet

Tardif ou sur place          01 Aout  au 03 Octobre

Tarifs :

                Normal Tardif ou sur place

Plein tarif            250 €     300€

Etudiant              100€      150€

La journée                         80€

Accompagnant 1/3 des honoraires du registre qu’elle accompagne.

Remarque importante :

Pour permettre à tous les chercheurs et intéressés, ressortissants des pays du Sud de venir débattre de leurs idées dans ce Congrès, les droits d’inscription sont fixés à 250 dinars tunisiens soit l’équivalent de 120 euros.

Les frais d’inscription couvriront :

  • Les sacs de conférences et le matériel qui y est contenu ;
  • Le programme et le livret de résumé ;
  • Les déjeuners ;
  • Les pause-café ;
  • L’entrée à la cérémonie d’ouverture ;
  • L’entrée à la cérémonie de clôture.

Calendrier :

  • Publication de l’appel à communication international : 01 Janvier 2012
  • Date limite de recevabilité des résumés : 30 Mars 2011

  • Date de notification de l’acceptation des résumés : 30 Avril 2012
  • Inscription : à partir du 01 Mai 2012
  • Dates du colloque : 1-2-3 0ctobre 2012

Comité d’organisation :

  • Aïcha MAHERZI
  • JELMAM Yassine
  • HRAIRI Sameh
  • ZINEDDINE Dawsar
  • SEDDAOUI Fouzia

Comité scientifique international :

  • BEN ABDERRAHMAN Lamine, Professeur de Sciences de l’Education, ISEFC Tunis ?
  • CHAFIQUI Fouad, Professeur des Sciences de l’Education, Université de Marrakech,  directeur des Curricula, Royaume du Maroc ;
  • IANNACCONE Antonio, Professeur de psychologie de l’éducation,  directeur du groupe de recherches sur les interactions sociales, université de Salerne, Italie ;
  • MAHERZI Aïcha, Professeur Université d’Alger et Université Toulouse II, France,
  • Présidente de la MESCE ;
  • LAZREG Marnia, Professor of Sociology, Graduate Center and Hunter College City, University of New York.
  • NACEUR Abdelmajid, Maître de Conférences en psychologie cognitive, Directeur du laboratoire EDIPS, ISEFC Tunisie ;
  • PAMPANINI Giovanni, dirigeant sanitaire chargé de réhabilitation cognitive du service national de sante, chercheur en éducation comparée.

Contact pour le colloque :

  • Jelmam Yassine  -  Tel : 0021698202093  -  Mail : yassine.jelman@yahoo.fr
  • Hrairi Sameh    -  Tel : 0021698656444 

Responsables du  Congrès :

Lieux

  • Hammamet (Tunisie)
    Hammamet, Tunisie

Dates

  • vendredi 30 mars 2012

Fichiers attachés

Contacts

  • jelmam yassine
    courriel : yassine [dot] jelmam [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • jelmam yassine
    courriel : yassine [dot] jelmam [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Éducation et changement social : vers un réel développement humain », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 04 janvier 2012, http://calenda.org/206707