AccueilLes interfaces : enjeux de nature, de sciences et de sociétés (LIENS)

Les interfaces : enjeux de nature, de sciences et de sociétés (LIENS)

Interfaces: the stakes of nature, sciences and societies (LIENS)

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Publié le mardi 10 janvier 2012 par Claire Ducournau

Résumé

Le Colloque LIENS a pour vocation de réunir des scientifiques d’horizons divers venus échanger leurs points de vue et expériences autour du concept d’interface.

Annonce

Argumentaire

Enjeux de Natures

Les espaces d’interface sont porteurs de richesse, de diversité, de variété, de complexité aussi, « Les espaces d’interface sont généralement caractérisés par une plus grande variété que les espaces non-interfacés. L’espace d’interface terre/mer présente ainsi une biodiversité supérieure à celle des espaces qui sont uniquement terrestres ou marins» (Groupe Interface, 2008).

De plus, le changement climatique avec un glissement vers le nord des aires de répartition de certaines espèces d’oiseaux, ou bien la montée en altitude des plantes alpines mettra en situation d’interfaces des espèces qui n’avaient jusque là pas l’habitude de cohabiter (phénomènes de compétition). 

Tout comme, la montée de températures associée à des pluies plus fréquentes, seront des conditions idéales pour l’éclosion de larves de moustiques, et l’émergence de maladies nouvelles dans certaines régions (dengue sur la Cote d’Azur).

Enjeux de Sociétés

A l’heure de la mondialisation, de la mobilité, de la diffusion, la mise en contact de systèmes spatiaux de natures différentes devient de plus en plus fréquente, tout comme la valorisation de ces mises en contact, par le biais des interfaces (réseaux de transports, inter-modalités, équipements touristiques etc.).

En outre, c’est bien au niveau des interfaces que nous allons observer en avant-garde les crises, les tensions, voire les ruptures entre les éléments naturels et humains mis directement en contact avec d'un côté les hommes et leurs biens (vulnérabilité) et de l'autre la forêt, l'eau, le climat et les risques associés (incendies, inondations, tempêtes etc...). La société doit anticiper plutôt que de subir, elle doit s'adapter. Les interfaces représentant alors les lieux d’expérimentation de ces solutions adaptatives, d’où l’enjeu de connaissances lié.

Si nous prenons le cas de la tempête Xynthia la réaction des pouvoirs publics a été dans un premier temps de sortir des zones noires qui ont été révisées par la suite face à la colère des habitants. Mais ne pouvons-nous pas imaginer une adaptation du bâti en créant par exemple un étage supplémentaire qui permettrait aux habitants en cas de montée des eaux de s'y réfugier plutôt que de décider de manière arbitraire (zones tampons artificielles sorties d'un SIG) que ces secteurs sont inhabitables ?

 Face à la montée des eaux annoncée à l’horizon 2050 sur certaines parties du littoral français il est préconisé que les éléments du patrimoine soient protégés, tandis que les nouvelles constructions devront, quant à elles, se replier vers l’intérieur des terres. Des interfaces considérées comme trop dangereuses seront donc abandonnées redessinant alors de nouvelles configurations où se récréeront peut-être d’autres interfaces… plus loin… ailleurs….

 Certains mécanismes, propres à la globalisation et à l’internationalisation de l’économie, ont des fonctionnements similaires aux précédents. Des flux touristiques spécialisés se mettent en place dans des territoires privilégiés, interfaces entre le local et le global, valorisant rencontres et échanges de toutes natures et de toutes tailles… Des espaces économiques pouvant faire office d’interfaces entre des coûts de productions moindres et une clientèle mondialisée, apparaissent ou disparaissent selon les besoins … plus loin… ailleurs, avec, à chaque fois, des conséquences sur les habitants qui sont en lien avec ces interfaces délaissées ou bien recréées.

Enjeux de Sciences

Le Groupe interfaces travaille depuis plusieurs années à une meilleure connaissance des interfaces en Géographie. La rencontre avec d’autres disciplines qui utilisent ou pourraient appliquer ce concept qu’elles soient issues des Sciences Humaines ou des Sciences dites plus « dures » (Mathématiques, Physiques, Biologie, Ecologie) sera sans doute très fructueuse, sans oublier que c’est bien souvent à l’interface entre plusieurs disciplines que des innovations apparaissent…

Dates importantes

  • Résumé d'une page (maxi) : 1er mars 2012

  • Notification d'acceptation : 15 mars 2012
  • Date limite envoi des contributions: 11 mai 2012

A envoyer à : perez@unice.fr *

Comité scientifique du Colloque LIENS :

  • Paul ALLARD, Professeur Université, Aix-Marseille Université
  • Daniel BLEY, Directeur Recherche CNRS, UMR ESPACE 6012 CNRS
  • Jean-Paul FERRIER, PR ém. Université AIX-Marseille Université
  • Corinne LAMPIN, Adjointe Délégation Territoriale des Flandres
  • Philippe MARTIN,Professeur Université, Université Avignon et Pays du Vaucluse
  • Christine VOIRON, Professeur Université, Université de Nice Sophia-Antipolis

Lieux

  • 5, rue du château de l'horloge, BP 647 (MMSH)
    Aix-en-Provence, France

Dates

  • jeudi 01 mars 2012

Mots-clés

  • interfaces, milieu, nature, crise, catastrophes naturelles

Contacts

  • sandra perez
    courriel : perez [at] unice [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • sandra perez
    courriel : perez [at] unice [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les interfaces : enjeux de nature, de sciences et de sociétés (LIENS) », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 10 janvier 2012, http://calenda.org/206755