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Premières journées de sociologie de l’énergie

First International Colloquium on the Sociology of Energy

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Publié le vendredi 03 février 2012 par Loïc Le Pape

Résumé

L’objectif de ces journées est de rassembler des scientifiques d’horizons institutionnels différents (laboratoires de recherche, entreprises publiques et privées, bureaux d’études) intéressés par la place des problématiques sociologiques dans les questions d’énergie, de mutualiser les connaissances et les approches sociologiques, mais aussi de contribuer au rapprochement entre les sciences de l’ingénieur et la sociologie / The aim is to convene scientists from different backgrounds (public and private companies, research laboratories, engineering/consulting firms), develop an international network with a view to holding regular meetings, as well as pool knowledge and theoretical and methodological approaches.

Annonce

Version française

Premières Journées Internationales de Sociologie de l’Energie, Université de Toulouse II-Le Mirail, France, 25 et 26 octobre 2012

Les premières journées internationales de sociologie de l’énergie organisées par le CERTOP CNRS, en partenariat avec les CR 16, 23 et 32 de l’AISLF (Association Internationale des Sociologues de Langue Française) et le RT1 de l’AFS (Association française de sociologie), se dérouleront les jeudi 25 et vendredi 26 octobre 2012 à l’université de Toulouse II-le Mirail, en France. Depuis plus d’une dizaine d’années, de nombreux travaux sociologiques émergent sur les questions de l’énergie, mais, jusqu’à présent, en l’absence d’une communauté scientifique structurée, ils restent dispersés. Compte tenu du contexte climatique et énergétique actuel et des débats qui en découlent, il apparaît désormais opportun de réunir et confronter, au niveau international, les contributions et les analyses dans le domaine. L’objectif est de rassembler des scientifiques d’horizons institutionnels différents (entreprises publiques et privées, laboratoires de recherche, bureaux d’études), de structurer un réseau international afin de mettre en place des rencontres régulières, de mutualiser les connaissances et les approches théoriques et méthodologiques. Ces premières journées internationales de sociologie de l’énergie s’organiseront autour de conférences plénières et d’ateliers thématiques. Il est aussi envisagé de faire appel à des « grands témoins » extérieurs à la discipline sociologique.

Un contexte d’urgence : la transition énergétique

Les questions énergétiques occupent une place croissante dans les préoccupations sociales et politiques. Les consommations énergétiques, les émissions de gaz à effet de serre, et les autres impacts environnementaux et sanitaires qui leur sont associés, relèvent de l’ensemble des activités humaines. Des contraintes physiques (raréfaction des ressources conventionnelles, augmentation de l’effet de serre…), techniques (effet structurant du marché, des macro-systèmes techniques, des innovations techniques, des innovations techniques), et politiques (conférences internationales, Grenelle de l’Environnement, politiques industrielles…), combinées à leurs conséquences socio-économiques (dérive technologique, précarité énergétique, exclusion sociale, absence de démocratie technique…), nécessitent des actions urgentes de diversification du bouquet énergétique et d’économie d’énergie. La maîtrise de la demande d’énergie s’est imposée comme une composante essentielle du référentiel de développement durable, et un enjeu central des programmes d’action publique dans les domaines du transport, de l’urbanisme, de l’habitat, de l’industrie… On retrouve dans la plupart des pays de tels programmes d’action publique, adossés aux grands accords internationaux, déclinés selon les spécificités énergétiques, économiques et sociales nationales. La transition énergétique dans laquelle nos sociétés tendent à s’inscrire se heurte à l’incapacité des systèmes techniques et des politiques publiques à réduire les consommations. Les regards se tournent alors vers les acteurs sociaux ou vers les consommateurs et leurs comportements d’usage. Outre des analyses en termes de politiques publiques, et de stratégies industrielles, les problématiques énergétiques impliquent une approche sociotechnique consistant à penser et traiter l’interaction entre la technique et le social. Il s’agit de déchiffrer les enjeux, les pratiques, les représentations sociales et les logiques d’action qui sous-tendent la conception, la production, la commercialisation et l’usage des technologies énergivores. Inversement, comment questionner la part des innovations sociales (c’est-à-dire non technologiques) ? L’enjeu sociétal d’accélérer la diffusion des technologies, des modes d’organisation et des pratiques sociales contribuant à une meilleure efficience énergétique, suppose de caractériser les conditions de mise en œuvre de dispositifs énergétiques performants, d’identifier les attentes et d’analyser les modes de réception et d’appropriation par les différentes catégories d’acteurs appelés à les promouvoir et à les utiliser.

L’objectif de ces 1ères Journées de sociologie de l’énergie est de mieux comprendre la place et les apports de la sociologie de l’énergie dans l’espace public, au travers autour de cinq grandes thématiques.

1) Les enjeux d’une sociologie de l’énergie

Pourquoi faire une sociologie de l’énergie ? Comment définir une sociologie de l’énergie ? Quels sont les grands enjeux institutionnels, politiques, industriels, techniques, environnementaux, sociaux, culturels ? Comment concilier sciences de l’ingénieur et sciences de la société dans le domaine de l’énergie ? Comment sont traitées les interfaces entre sociologie et technologie, chez les industriels dans le développement de technologies innovantes, chez les sociologues dans leur manière d’appréhender les systèmes techniques énergétiques ? Quelle est la place du social dans les technologies comme les réseaux et compteurs énergétiques intelligents, les nouveaux équipements domotiques, les bâtiments économes, les divers appareils électroménagers et les TIC… ? Dans quelle mesure les connaissances sociologiques influencent-elles les orientations industrielles, techniques et politiques ? Quelle est la place de l'innovation sociale dans la transition énergétique (co-housing, communautés du type transition towns, mouvement de la Décroissance, etc.) ?

2) Les objets de la sociologie de l’énergie

Les sciences économiques et sociales évoquent un changement de paradigme en matière d’énergie avec la transition annoncée d’une société de la consommation vers une société de sobriété et la préservation des ressources. La reconfiguration du rôle de l’individu est centrale avec l’exacerbation du modèle de « consommateur responsable », de « nouveau citoyen » et la multiplication de ses identités : usager, expert profane, prescripteur voire auto-producteur d’énergie. Comment interroger ces nouvelles formes de consommation et la reconfiguration des responsabilités individuelles ? Quels sont les résultats saillants des études sur ce supposé nouveau consommateur d’énergie ? Les représentations, valeurs et pratiques individuelles ou familiales évoluent-elles vraiment vers la maîtrise des énergies, et selon quelles modalités ? Les études sociologiques se multiplient sur les phénomènes de consommation et les jeux d’acteurs dans le domaine de l’énergie. Les phénomènes de mise à l’agenda médiatique et politique et ceux de la réception par les publics sont moins étudiés, alors qu’ils représentent un pivot important de compréhension des mutations en cours, comme les modes de construction des politiques industrielles et des accords internationaux. Comment sont traitées les controverses sur l’énergie au sein de la sphère publique ? Quelles réponses la sociologie apporte-t-elle à l’inertie des comportements énergétiques ? Comment questionne-t-elle les difficultés à communiquer en matière de MDE ? Comment interroge-t-elle la pertinence des supports d’information (campagnes de sensibilisation, marketing vert, labels et étiquettes énergie) ? Quelle analyse fait-elle des outils tels que les « nudges verts » présentés comme innovants ? En quoi peut-elle contribuer à l’évaluation des effets des politiques d’économie d’énergie ?

3) Les approches de la sociologie de l’énergie : les modèles et cadres théoriques mobilisés

La socio-anthropologie des techniques et la sociologie de l’innovation sont convoquées pour interroger l’histoire des choix en matière d’énergie. La sociologie politique intervient également lorsqu’il s’agit de questionner l’émergence sur la scène publique des problèmes socio-économiques consécutifs à la manière dont nos sociétés gèrent les problèmes associés à l’énergie (gestion des risques, gestion de la transition énergétique, résorption de la précarité énergétique…). La sociologie des mouvements sociaux, la sociologie des controverses, la sociologie de la famille et des loisirs ou encore l’analyse stratégique sont également mobilisées dans les travaux sur l’énergie. On peut alors s’interroger sur les conditions de mise en œuvre et de validité de ces cadres théoriques dans le champ des problématiques énergétiques et, à l’inverse, questionner la manière dont ce champ enrichit les modèles théoriques. La capacité de la sociologie de coopérer avec d’autres sciences et de produire des connaissances interdisciplinaires, des concepts et des cadres d’analyse pertinents est également une des clefs du développement de la sociologie de l’énergie

4) Les méthodes de la sociologie de l’énergie

Existe-t-il des approches méthodologiques spécifiques à la sociologie de l’énergie, notamment lorsqu’il s’agit d’appréhender les interactions entre les techniques et les humains, ou de conduire des expérimentations sociotechniques ? Les coopérations avec les sciences de l’ingénieur et la nécessité, dans certaines études, de combiner les approches techniques et les approches sociologiques n’ouvrent-elles pas de nouvelles perspectives méthodologiques ? Comment la sociologie s’enrichit-elle des approches techniques ? De quelle manière la sociologie, confortée en cela par d’autres sciences humaines et sociales (comme l’histoire, la psychologie sociale, mais aussi la géographie), contribue-t-elle à une meilleure compréhension de la transition énergétique ?

Des exposés de cas concrets d’études, de recherches, d’expérimentations ou d’interventions en sociologie de l’énergie, la mise en question de protocoles méthodologiques innovants, seront les bienvenus pour compléter la panoplie des outils d’investigation de la discipline.

5) Acteurs, métiers et compétences

Quels sont les acteurs coproducteurs du savoir sociologique autour des questions énergétiques ? Quelles sont les différentes postures adoptées par ces acteurs (registre de la science, du marché, du politique, du technique…) ? Groupes d’experts, acteurs de la société civile, collectivités territoriales, entreprises, comment interagissent-ils ? Voit-on émerger une nouvelle cartographie d’outils et d’acteurs (des outils institutionnels comme l’Agenda 21, les Plans Climat.., des réglementations, des outils techniques ou de diagnostic comme les audits énergétiques, les programmes de Maîtrise de la Demande d’Energie…) ? Comment sont élaborés ces outils, comment sont-ils appropriés, comment sont-ils mis en œuvre et comment sont-ils évalués ? Les comportements des groupes professionnels face à ces questions énergétiques restent à l’heure actuelle peu étudiés, alors qu’ils constituent des enjeux importants. D’une part, on peut s’interroger sur les possibilités de développement de compétences spécifiques et de métiers nouveaux (installateurs d’équipements à énergie renouvelable, diagnosticien énergétique, responsables du développement durable, spécialistes du marketing vert, lobbyistes…) ? Quel sera leur potentiel en termes de création d’emplois ? Quelle place sont-ils amenés à prendre dans l’espace institutionnel, les entreprises et les organismes publics ? Quelles missions leurs sont attribuées, quelles sont leurs marges de manœuvre et leur légitimité ? D’autre part, à une échelle plus large, l’interrogation porte sur le rôle des cultures professionnelles dans l’appropriation par le corps social des normes de réduction de la consommation d’énergie : frein ou moteur du changement ? Dans quelle mesure ces normes et injonctions induiront-elles des transformations des identités, des pratiques et des « juridictions » professionnelles ? A un autre niveau, comment les consommateurs et les usagers sont-ils associés au projet de transition énergétique ? Quelle place leur accorde-t-on dans ce projet essentiellement construit sur l’idée que la solution passe par la technique ? Comment perçoivent-ils et s’approprient-ils cette panoplie d’équipements (équipements domestiques à Haute Performance Energétique, matériaux innovants, maison passive ou positive…) ? Ne développent-ils pas des formes spécifiques d’adaptation, de nouveaux savoirs pratiques ? Quelle est la place de l’innovation sociale du côté des usages ?

INFORMATIONS RELATIVES A LA SOUMISSION DES CONTRIBUTIONS SCIENTIFIQUES

Les propositions de contributions se présenteront sous le format d’une page (3000 signes), ainsi organisée :

  • Titre en français
  • Auteurs (nom, prénom, appartenance institutionnelle, mails) Résumé en français de la proposition, 5 mots clefs en français
  • Titre en anglais
  • Résumé en anglais 5 mots clefs en anglais
  • Police de caractères "Times New Roman" en 12 points. Merci de nommer votre document par le nom de famille du premier auteur.

Les propositions seront envoyées avant le 15 avril 2012, simultanément à : beslay@univ-tlse2.fr et zelem@univ-tlse2.fr

Les auteurs seront informés de l’avis du comité scientifique vers le 31 mai 2012 Les communications pourront se faire en anglais et en français

Comité scientifique

Christophe Beslay (Univ Toulouse II), Dominique Desjeux (Paris V), Charles Gadéa (Univ Saint-Quentin en Yvelines), Alain Gras (CETCOPRA, Univ. Paris 1), Salvador Juan (Univ Caen), Véronique Beillan/Isabelle Moussaoui (EDF R&D), Chris Pickvance (Univ Kent), Hal Wilhite (Univ Oslo), Rolf Wuestenhagen, (Univ St Gall, Suisse), Marie-Christine Zélem (CERTOP¬CNRS)

Comité d’organisation

Christophe Beslay (Univ Toulouse II), Chantal Derkenne/Sylvie Geissmann (ADEME), Nicolas Gayet/Sylvie Déjoux (ARPE), Marie Carlo/Maud Minoutschin (GDF-SUEZ), François Ménard (PUCA), Bénédicte Riey (OREMIP), Anne Razous (CERTOP), Marie-Christine Zélem (CERTOP-CNRS).

Les auteurs retenus devront adresser leur texte intégral avant le 15 juillet 2012, en français ou en anglais, selon un format qui leur sera indiqué ultérieurement. Un recueil des résumés sera distribué à l’ensemble des communicants lors de leur inscription. A l’issue des journées, les contributions les plus pertinentes feront l’objet d’une publication.

English version

Call for papers . 1st International Colloquium on the Sociology of Energy, Université de Toulouse II-Le Mirail, France, October 25–26, 2012

The 1st International Colloquium on the Sociology of Energy, hosted by CERTOP-CNRS in partnership with AISLF Research Committees 16, 23 and 32, and the RT1 of the French Association of Sociology, will be held on Thursday, October 25 and Friday, October 26, 2012 at the University of Toulouse II-le Mirail in France. 

Over the last decade or so, a great deal of sociological research has been undertaken in the field of energy. However, thus far, due to the lack of an organised scientific community, this research has remained dispersed. In light of the current climate and energy situation and the ensuing debates, it would appear to be an appropriate time to collate and compare the various contributions and analyses in the sector at an international level. The aim is to convene scientists from different backgrounds (public and private companies, research laboratories, engineering/consulting firms), develop an international network with a view to holding regular meetings, as well as pool knowledge and theoretical and methodological approaches.

This first international colloquium on the sociology of energy will include plenary lectures and thematic workshops. It is also planned to call upon 'key witnesses' from outside the world of sociology.

A pressing matter: the energy transition

Energy issues are becoming an increasingly focal part of social and political concerns. Energy consumption, greenhouse gas emissions and other related environmental and health impacts are relevant to all human activities. Factors of various natures – physical (increasing scarcity of conventional resources, worsening of greenhouse effect, etc.), technical (structuring effect of the market, technical macro-systems and technical innovations) and political (international conferences, Environment Round Table, industrial policies, etc.) –, combined with their socio-economic consequences (technological drift, fuel poverty, social exclusion, lack of technical democracy, etc.), mean that action must be taken urgently to ensure a more diverse energy mix and secure energy savings. 

Energy demand-side management (DSM) has become an essential component of sustainable development reference frameworks and a key public action priority in the areas of transport, town planning, the environment and industry. Most countries have such public action programmes, which draw on major international agreements, with a national dimension based on the specific energy, economic and social situation in the country. The energy transition that our societies are starting to embark upon is being hampered by the inability of technical systems and public policies to reduce consumption. Attention has thus turned towards consumers and their behaviour.

In addition to analyses of public policies and industrial strategies, energy-related challenges require a socio-technical approach that considers and addresses the issue of the interaction between technical and social factors. This entails deciphering the thinking, the practices, the social perceptions and logic of action that underpin the design, production, marketing and use of energy intensive technologies. Conversely, how do we examine the role of social (i.e. non-technological) innovations ? If society is to ensure swifter dissemination of technologies, organisational modes and social practices that contribute to increased energy efficiency, the conditions required to roll out high energy-saving appliances need to be defined, the expectations of the different categories of stakeholders promoting and using them need to be identified and the way in they perceive and take ownership of them must be analysed.

The objective of the 1st Colloquium on the Sociology of Energy is to better understand the role and contribution of the sociology of energy in the public arena by examining five main themes.

1) Challenges in the field of the sociology of energy

Why study the sociology of energy? How do we define the sociology of energy ? What are the main institutional, political, industrial, technical, environmental, social and cultural challenges ? How can the science of engineering and social sciences coexist within the field of energy ? How are the interfaces between sociology and technology addressed, by industrialists when developing innovative technologies, and by sociologists in the way in which they approach the technology of energy systems ? What is the role of social factors in technologies, such as smart grids and meters, new automation systems, energy saving buildings, household appliances and ICTs, etc.? To what extent do sociological considerations influence industrial, technical and political orientations ? What is the role of social innovation in the energy transition (co-housing, ‘transition town’ communities, the de-growth movement, etc.) ?

2) The purpose of the sociology of energy

Socio-economic sciences refer to a new energy paradigm and the forthcoming transition from a consumer society to a frugal, resource-efficient society. The reconfiguration of the role of the individual is central to this, with a heightened focus on the notion of the 'responsible consumer', the 'new citizen' and their multi-faceted identities: user, lay expert, prescriber and even a producer of their own energy. How do we examine these new forms of consumption and the reconfiguration of individual responsibilities ? What are the main results of the studies on this supposed new energy consumer? Is a transformation of the perceptions, values and habits of individuals or families in terms of controlling energy consumption really underway and, if so, what shape is it taking ? 

Increasing numbers of sociological studies are being carried out into consumer phenomena and the categories of stakeholders in the energy sector. Aspects relating to media coverage, policy agenda setting and public perception in this field have been studied less, despite the fact that they play a key role in gauging the understanding of the changes underway, such as the ways in which industrial policies and international agreements are being constructed. 

How are controversial energy issues addressed in the public sphere ? How can sociology help to alleviate the lack of change in energy consumption behaviour ? How does it examine DSM communication difficulties ? How does it examine the relevance of information tools (public awareness campaigns, green marketing, energy labels) ? What analysis is it making of tools, such as 'green nudges', which are presented as innovations? How can it contribute to assessing the effects of energy saving policies ? 

3) Approaches within the field of the sociology of energy: models and theoretical frameworks used

Social anthropology of techniques and the sociology of innovation are used to examine the history of energy choices. Political sociology also plays a role when examining the emergence in the public arena of socio-economic problems stemming from the way in which our societies manage energy-related issues (risk management, management of the energy transition, alleviation of fuel poverty, etc.). The sociology of social movements, the sociology of controversy, the sociology of the family and leisure activities and strategic analysis are also used in energy studies. We can therefore examine the conditions needed to implement and ensure the validity of these theoretical frameworks in the field of energy-related issues and, conversely, examine how this field can enhance the theoretical models.

4) The sociology of energy and its methods

Are there any methodological approaches specific to the sociology of energy, in particular when attempting to understand the interactions between techniques and human beings or undertaking socio-technical experiments? Does collaborative work with the engineering sector and the need, in some studies, to combine technical and sociological approaches pave the way for new methodological perspectives ? What can sociology learn from technical approaches ? How does sociology, with the help of other humanities and social sciences (such as history, social psychology, as well as geography), contribute to a better understanding of the energy transition ?

We welcome any presentations of specific cases of studies, research, experiments or actions on the issue of the sociology of energy, as well as any examinations of innovative methodological protocols that will add to the range of investigative tools used in this field.

5) Stakeholders, professions and skills 

Which stakeholders contribute to developing sociological knowledge in the field of energy ? From what angle do these stakeholders look at the issue (from a scientific, market-oriented, political or technical viewpoint, etc.) ? How do groups of experts, members of civil society and local and regional authorities interact with each other ?

Can we see the emergence of a new mapping of tools and stakeholders (institutional tools, such as Agenda 21, Climate Plans, etc., regulations, technical or diagnostic tools, such as energy audits, energy demand-side management programmes, etc.) ? How are these tools developed? How do the users take ownership of them? How are they implemented and how are they evaluated ? 

Within organisations, how are new skills and energy-specific occupations developed (fitters of renewable energy equipment, energy diagnosticians, sustainable development officers, green marketing specialists, lobbyists, etc.) ? What is the status of these new professions within the institutional sphere, companies and public bodies? Which tasks are they allocated, how much flexibility are they given and how legitimate are they ?

At another level, how are consumers and users being involved in the energy transition project ? What role are they being given within a project that is fundamentally based on the premise that any solution will be of a technical nature ? How do they perceive and take ownership of this range of equipment (high energy performance domestic appliances, innovative materials, energy passive or positive houses, etc.) ? Do we not see them developing specific ways of adjusting and acquiring new practical knowledge? What role does social innovation play for users ?

INFORMATION RELATING TO THE SUBMISSION OF SCIENTIFIC PAPERS

Proposals for papers shall be presented on a single page (3000 characters), set out as follows:

  • Title in French 
  • Contributors (surname, first name, institution they work for, email addresses)
  • Summary of the proposal in French
  • 5 key words in French
  • Title in English
  • Summary in English
  • 5 key words in English
  • Font: Times New Roman. Character size: 12.

The surname of the first-named contributor should be used for the name of the document.

Proposals must be sent by April 15, 2012 to both of the following addresses and in the same email: beslay@univ-tlse2.fr and zelem@univ-tlse2.fr

The authors will be informed of the opinion of the scientific committee around May 31, 2012

English and French can be used for all correspondence 

Scientific committee

Christophe Beslay (Univ Toulouse II), Dominique Desjeux (Paris V), Charles Gadéa (Univ Saint-Quentin-en-Yvelines), Salvador Juan (Univ Caen), Chris Pickvance (Univ Kent), Hal Wilhite (Univ Oslo), Marie-Christine Zélem (CERTOP-CNRS) 

Organising committee

Chantal Derkenne/Sylvie Geissmann (ADEME), Nicolas Gayet/Sylvie Déjoux (ARPE), François Ménard (PUCA), Veronique Beillan/Isabelle Moussaoui (EDF R&D), Marie Carlo/Maud Minoutschin (GDF SUEZ), Bénédicte Riey (OREMIP), Anne Razous (CERTOP)

  • The contributors selected shall send their full paper by July 15, 2012, in French or in English, using a format that will be communicated to them subsequently.
  • A set of summaries will be distributed to all contributors when they enrol.
  • At the end of the colloquium, the most relevant contributions will be published.

Lieux

  • 5 allées Antonio Machado (Université de Toulouse II - Le Mirail)
    Toulouse, France

Dates

  • dimanche 15 avril 2012

Mots-clés

  • maîtrise de la demande d'énergie, développement durable, action publique, approche socio-technique

Contacts

  • Marie-Christine Zélem
    courriel : zelem [at] univ-tlse2 [dot] fr
  • Christophe Beslay
    courriel : beslay [at] univ-tlse2 [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Anne Razous
    courriel : anne [dot] razous [at] univ-tlse2 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Premières journées de sociologie de l’énergie », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 03 février 2012, http://calenda.org/207100