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Habiter l’usine, 1770-2000

Live-in workers, 1770-2000

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Publié le mardi 07 février 2012 par Loïc Le Pape

Résumé

Appel à communication pour les journées d'étude « habiter l'usine », les 8 et 9 novembre 2012 à Jujurieux (Ain). Ces journées entendent revenir sur le logement ouvrier au fil du grand mouvement d’industrialisation rurale qui court des années 1770 à la fin du 20ème siècle – donc essentiellement à la campagne –, tant en France qu’en Europe, voire au-delà, et principalement autour de trois problématiques : les formes du logement ouvrier, usine-pensionnat, usine-couvent, etc. ; l'organisation de la vie ouvrière au sein de ces établissements ; étude relationnelle du genre. Résumé d'une à deux pages, date limite : 15 avril 2012.

Annonce

Appel à communication aux journées d’étude Habiter l’usine (1770-2000) à Jujurieux (Ain), 8 et 9 novembre 2012.

Argumentaire

Le projet de ces journées d’étude est né autour de l’usine-pensionnat de Jujurieux (Ain) et des recherches conduites autour de cette maison de soieries lyonnaises, de ses dirigeants et de ses ouvriers.

Il s’agit donc de revenir sur le logement ouvrier au fil du grand mouvement d’industrialisation rurale qui court des années 1770 à la fin du 20ème siècle, et donc essentiellement à la campagne, tant en France qu’en Europe, voire au-delà.

Si les aspects architecturaux en sont relativement bien connus – « casernes », courées, cités ouvrières, etc… –, usines-pensionnats et bâtiments annexes des proto-fabriques ont été assez peu étudiés, exception faite de quelques monographies. A-t-on épuisé la typologie des logements ouvriers ? La pluri-activité refoule-t-elle le logement ouvrier dans les formes habituelles de l’habitat rural, ou celles-ci subissent-elles des adaptations ? Le logement ouvrier donne à voir, et donc à observer, des politiques et des pratiques paternalistes, des modalités de recrutement, des formes d’organisation de la vie familiale et, bien sûr, toute une sociabilité ouvrière, etc …

Ces journées d’étude permettront aussi de revenir sur trois problématiques plus spécifiques :

  • Dans les stratégies de recrutement de la main-d’œuvre, quelle est la place faite au logement ouvrier ? L’usine-pensionnat et l’usine-couvent sont-elles propres à la ruralisation que connaît la nébuleuse du travail de la soie à partir des années 1830, ou sont-elles adoptées dans d’autres secteurs que l’activité textile et dans d’autres régions ? Constituent-elles le fleuron du paternalisme ou coexistent-elles avec d’autres modalités de logement de la main-d’œuvre, et selon quelle périodisation ?
  • Comment s’organise la vie ouvrière au sein de l’usine-pensionnat ? Celle-ci est-elle aussi un lieu de formation professionnelle, voire d’instruction religieuse ou de formation générale ? Quelle y est la place des loisirs, de la promenade à la lecture et au cinéma ou aux sorties non autorisées ? Combien d’années y séjourne-t-on ? Est-elle un lieu d’intégration pour la main-d’œuvre d’origine étrangère pendant l’entre-deux-guerres, par exemple ? Autant de questions qui impliquent, entre autres, la reconstitution des trajectoires professionnelles et familiales.
  • Il convient enfin de mettre en œuvre une étude relationnelle du genre. L’usine-pensionnat est-elle toujours destinée aux jeunes filles ? Peut-on la comparer au logement sur place des apprentis dans tel ou tel atelier ? Est-elle un univers entièrement clos ? Quels rapports entretient-elle avec l’usine, avec la main-d’œuvre masculine et avec le village ?

Modalités de participation

Cet appel à communication s’adresse aux chercheurs de toutes les disciplines des sciences humaines et sociales sans exception : histoire, histoire de l’art, archéologie industrielle, ethnologie, anthropologie, sociologie, géographie et aménagement – avec une mention particulière pour les architectes qui pourraient être intéressés.

Les propositions de communication seront adressées sous la forme d’un résumé d’une à deux pages à l’adresse suivante : musees.paysdelain@cg01.fr

au plus tard le 15 avril 2012

Le programme du colloque sera adressé aux participants le 30 mai 2012.

Organisateurs

  • Conseil général de l’Ain / Conservation des musées de l’Ain et mission départementale des Soieries Bonnet, Jujurieux avec le concours de :
  • la DRAC Rhône-Alpes
  • du LARHRA (Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes, UMR 5190), Lyon
  • et du LER (Laboratoire d’études rurales, EA 3728), Lyon

Comité scientifique et de pilotage

  • Claude-Isabelle BRELOT, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Lyon 2, LER (Laboratoire d’études rurales, EA 3728)
  • Delphine CANO, conservateur départemental des musées de l’Ain
  • Florence CHARPIGNY, historienne, ingénieur d’études, LARHRA (Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes, UMR 5190)
  • Marina CHAULIAC, conseillère pour l’ethnologie, DRAC Rhône-Alpes
  • Nathalie FORON-DAUPHIN, responsable de la mission départementale d’inventaire et de valorisation des Soieries Bonnet
  • Myriam MATIC, assistante pour la mission des Soieries Bonnet
  • Henri PANSU, historien des Soieries Bonnet
  • François PORTET, ethnologue, LER (Laboratoire d’études rurales, EA 3728)
  • Aude ROYET, doctorante en histoire, LER

Lieux

  • Côte Levet (Ancienne chapelle des Soieries Bonnet)
    Jujurieux, France

Dates

  • dimanche 15 avril 2012

Mots-clés

  • usine-pensionnat, ouvrières, patronnat, industrie textile

Contacts

  • Soieries Bonnet
    courriel : musees [dot] paysdelain [at] cg01 [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Florence Charpigny
    courriel : Florence [dot] Charpigny [at] univ-lyon2 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Habiter l’usine, 1770-2000 », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 07 février 2012, http://calenda.org/207149