AccueilOù est passé le peuple ? / ¿Dónde se ha metido el pueblo?

Où est passé le peuple ? / ¿Dónde se ha metido el pueblo?

Have the working classes gone with the wind?

Revue Espace et société

Espaces et Sociétés journal

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Publié le mercredi 08 février 2012 par Julien Gilet

Résumé

Appel à articles de la revue Espaces et sociétés : où est passé le peuple ? Bien que les classes populaires demeurent une composante majeure des sociétés capitalistes développées, leur habitat et le mode de vie correspondant sont peu étudiés dans la recherche urbaine actuelle, à l’exception des zones urbaines qualifiées de « sensibles» en raison des troubles dont elles sont fréquemment le théâtre. C’est à combler ce manque que vise cet appel à articles.

Annonce

Version française : Où est passé le peuple ?

Cet appel à articles est né d’un constat : la thèse de la moyennisation de la société dans les anciens pays industriels a fait perdre de vue les classes populaires, que ce soit dans les discours politiques ou les médias. Celles-ci auraient disparu ou seraient en passe de disparaître, formant une sorte de relique de la société industrielle aujourd’hui dépassée. Le traitement médiatique des classes populaires se limite de plus en plus à l’angle sécuritaire de même que les travaux scientifiques les plus médiatisés sur ce thème.

C’est à dissiper l’impression trompeuse d’une évaporation des classes populaires que devrait contribuer ce dossier. Celles-ci demeurent, en effet, une composante majeure des sociétés capitalistes avancées en Europe occidentale, pour ne rien dire des pays dits « émergents » où la prolétarisation progresse à grands pas. Certes, leur composition s’est profondément modifiée à la suite de la restructuration de l’appareil productif, de l’impact des différentes « révolutions technologiques » et du renouvellement des modalités d’organisation du travail.

L’habitat des classes populaires a connu lui aussi une évolution qui concourt à accréditer l’idée postulée de leur disparition. Bien que leur présence soit parfois encore notable au cœur des agglomérations et même dans la proche banlieue, dans certains quartiers anciens dégradés ou des ensembles de logements sociaux, leur effacement résulte des effets conjugués de la spéculation immobilière et des opérations urbanistiques. La tendance lourde est à l’exil, moins souhaité que subi, des citadins les moins fortunés vers des périphéries de plus en plus éloignées : le périurbain, au-delà de la banlieue, et même jusque dans les zones encore rurales à la périphérie des agglomérations. Sans parler des petites villes industrielles sinistrées par les fermetures et les délocalisations, où l’ancienne classe ouvrière et ses descendants survivent tant bien que mal entre « petits boulots », officiels ou non, et aide sociale.

Pour chaque auteur, il s’agira au préalable de définir ce qu’il entend par « classes populaires ». Un certain nombre de critères peuvent faire consensus : tâches d’exécution, faible autonomie et aliénation dans le travail, rémunération couvrant – à peine – la seule reproduction de la force de travail… D’autres, en revanche, renvoient à des appréciations inspirées par des présupposés d’ordre idéologique voire politique dont on respectera la diversité. On pourra également approfondir la question de la fragmentation interne des classes populaires (ouvriers, employés, chômeurs de longue durée, travailleurs pauvres, part de différentes populations immigrées en leur sein) et notamment celle de la formation en son sein d’un sous-prolétariat durablement exclu de la sphère du travail légal.

L’un des axes de recherche pourra partir des lieux de vie des classes populaires, et des différentes fractions qui les composent, pour analyser certains types d’habitat et les modes de vie correspondants. Comment se distribuent-ils dans l’espace et quels sont-ils (immeubles vétustes, logements collectifs publics, maisons, caravanes…) ? Comment ces espaces ont-ils évolué ? Quelles sont les caractéristiques matérielles et sociales de ces lieux (type et condition de logement) ? Quelle est la part de contrainte (et de quel type) et de choix dans cette localisation ? Quels en sont les effets sur la vie quotidienne (déplacements, accès à l’emploi, aux équipements collectifs, aux lieux de loisirs) ? Et les implications en termes de vie sociale (repli versus solidarité…) et d’identité (isolement, marginalisation…) ? Des articles pourront aussi aborder ces questions sous l’angle de la division de genre : quelle est la place particulière des femmes des classes populaires et quels sont les effets spécifiques de ce lieu d’habitation sur leur vie au quotidien ? D’autres expliqueront comment parviennent à se loger les migrants sans qualification, souvent sans papiers, à l’intersection entre rapports de classe et rapports de race, avec la prégnance ou la réactivation de rapports néo-coloniaux (recruteurs, niches migratoires).

Un autre axe de recherche pourra porter sur la façon dont les politiques d’aménagement du territoire et d’urbanisme contribuent directement à l’effacement spatial des classes populaires : revalorisation élitiste des centres urbains, remaniements du parc de logements sociaux en faveur de la « mixité sociale », politique socialement sélective de « métropolisation » reproduisant sur une échelle élargie le clivage entre centre et périphérie… On s’intéressera également aux trajectoires résidentielles des classes populaires, en se demandant où finissent par s’installer les habitants chassés par les opérations de « requalification urbaine » ou ceux qui n’ont pas les moyens de se loger au centre des agglomérations.

Cependant, cet effacement n’est pas uniquement physique, il est également symbolique. Dans les discours des élus locaux et des aménageurs, mais aussi ceux de nombre de chercheurs, l’euphémisation est de règle : on ne parle pas de « peuple » pour éviter de se faitre taxer de populisme, ni de dominés, d’exploités ou d’opprimés sous peine d’être soupçonnés de confondre science et politique. Les classes populaires ne sont plus désignées que par des appellations scientifiquement incontrôlées aux connotations moralisantes : « catégories modestes », « couches défavorisées », « populations vulnérables », « exclus »… Demander « où est passé le peuple ? », c’est aussi s’interroger sur l’effet de ces catégories mobilisées par les aménageurs ou les chercheurs sur l’invisibilisation même des classes populaires et donc soulever les questions politiques que cela pose, en rappelant que le savoir est toujours un savoir situé (socialement et politiquement).

Coordination du dossier : Jean-Pierre Garnier et Anne Clerval

Calendrier

10 septembre 2012 : date limite de remise des articles

15 octobre 2012 : informations aux auteurs

Adresses pour la correspondance de préférence en version électronique par courriel :

ou par voie postale en quatre exemplaires :

Anne Clerval, Université de Paris-Est Marne-la-Vallée, Bâtiment Bois de l’étang - Bureau C 126, 5 boulevard Descartes , Champs-sur-Marne, 77454 Marne-la-Vallée Cedex2

Attention :

  • Dorénavant la revue ne demande plus de propositions d’articlesmais directement les articles.
  • Les articles ne dépasseront pas 42 000 signes (espaces compris) en incluant : texte, notes, références bibliographiques, annexes, mais hors résumés.
  • Les conseils aux auteurs figurent dans chaque numéro.
  • Les normes de présentation et les conseils aux auteurs sont disponibles sur le site de la revue : http://www.espacesetsocietes.msh-paris.fr/conseils.html

English version: Have the working classes gone with the wind?

The starting point of this call for papers is the well-known “averaging process” of society in formerly industrial countries. It is used as an alibi for paying little attention to the working classes, either in political or in media discourses. Working classes are presumed already gone, or going through a process of extinction and becoming nothing more than an historical trace of an outdated industrial society. In the media and in some mediatic “scientific” investigations, the working classes now only appear as trouble makers requiring a tougher police control.

This special issue will argue against the assumption that the working classes have vanished. As a matter of fact, they remain a major component of advanced capitalist societies within Western Europe and in emerging countries as well, in which proletarianisation is quickly increasing. Nevertheless their internal composition has been deeply changed by a set of intertwined reasons: the re-structuration of productive machinery, the impact of various “technological revolutions” and the changes in work organisation.

Working class housing also is changing, giving more credibility to their presumed evaporation but its presence in the inner-city and in nearby suburbs is still significant in dilapidated neighbourhoods and/or in suburban social housing estates. However property market speculation and urban planning contribute to rendering the working classes invisible. Exile is the increasing trend, not by choice but by constraint. The deprived are moving further into the suburbs and the rural areas. In small industrial towns also, the shutting down of factories is a disaster, as well as their removal into cheap-labour countries. Ex-workers and their sons and daughters survive in a precarious job market (formal and/or informal) and social assistance.

Every author should first define what he/she means by “working classes”. Some criteria should appear consensual: repetitive tasks, low autonomy, pay hardly covering everyday essential requirements of such alienating work. Other various criteria are linked with ideological and/or political pre-requisites: the issue of the working classes’ internal fragmentation might be of interest − blue and white collars, long-term unemployed, working poor, ratio of immigrants and/or foreign workers, etc. Special attention also might be given to the constitution of an “underclass” with no access to the formal work sphere.

A first research focus is the residential situation of various working classes groups, analysing their housing forms and their ways of life. What are the spatial distribution and the nature of such housing: dilapidated buildings, one-family houses, tower blocks, caravans, etc.? Which spatial transformations appear? What are the material and social features of these places in terms of housing tenure and quality? How much choice and constraint bring people to such areas? What are the consequences on everyday life in terms of transportation and access to jobs, to public services and to leisure facilities? What are the implications in terms of social life (withdrawal into one’s shell vs. solidarity) and of identity (loneliness, marginalisation)? These issues might be considered across gender lines: the specific place of working class females and the effects of housing localisation on women’s everyday life. Another interesting issue is the housing condition of unskilled and/or undocumented migrant workers, crossing race and class lines, also including the persistence of neo-postcolonial relations.

A second research focus is the direct urban planning contribution to the spatial invisibility of working classes: elitist regeneration of the inner-city, redistribution of social housing aiming at more “social mix”, metropolitanisation policies as tools for the reproduction on a wider scale of the cleavage “centre vs. periphery”? Working classes’ residential paths are another interesting issue: what is the final settlement of people expelled out of their homes by regeneration policies and of those who cannot afford any longer to live in the inner-city?

The invisibilisation process is both physical and symbolic. Local authorities and planners, but also many researchers, speak of neither “working”, nor “dominated, exploited, and/or oppressed classes”. They use euphemisms with a moralising connotation such as: “modest, disadvantaged, vulnerable and/or excluded populations”. “Have the working classes gone with the wind?” also means questioning the impact of these denominations on the working classes’ invisibilisation process. It raises political issues, as knowledge always is politically and socially embedded.

Co-ordination of this issue:

  • Jean-Pierre Garnier
  • Anne Clerval

Deadlines:

  • 10.09.2012: reception of full papers

  • 15.10.2012: feedback to the authors

Correspondence adress:

Per post (4 copies):

Anne Clerval
Université de Paris-Est Marne-la-Vallée
Bât. Bois de l’étang, bureau C 126
5, boulevard Descartes
Champs-sur-Marne
77454 Marne-la-Vallée cedex2

Notes:

  • Only full papers are assessed.
  • Paper maximum length is 42 000 signs, including text, spaces, footnotes, references and appendices (abstracts are not taken into account in the paper length).
  • Advice to authors appears in every issue.
  • Advice to authors and manuscript presentation norms are on the website: http://www.espacesetsocietes.msh-paris.fr/conseils.html

Convocatoria de artículos : ¿Dónde se ha metido el pueblo?

Esta convocatoria nació de una constatación: la tesis de una «mesocratización» de la sociedad en los antiguos países industrializados ha hecho perder de vista a las clases populares, tanto en los discursos políticos como en los medios de comunicación. Pareciera que éstas hubiesen desaparecido o estuviesen en vías de desaparecer, constituyendo una especie de vestigio de una sociedad industrial hoy superada. El tratamiento mediático de las clases populares se limita cada vez más al enfoque securitario, al igual que sucede en los escritos científicos que gozan de una mayor divulgación.

Este número monográfico debería contribuir a disipar la engañosa impresión de que las clases populares se hubiesen evaporado. De hecho, siguen siendo un componente fundamental de las sociedades capitalistas avanzadas en Europa occidental auque, ciertamente, su composición se ha transformado profundamente como consecuencia de la reestructuración del aparato productivo, del impacto de las distintas “revoluciones tecnológicas” y del cambio en las modalidades de la organización del trabajo.

 El espacio habitado por las clases populares ha sufrido también una evolución que ha contribuido a dar credibilidad a esa supuesta desaparición. A pesar de que, en ocasiones, su presencia es todavía notable en el corazón de las ciudades e incluso en las periferias próximas, en ciertos barrios antiguos degradados o en conjuntos de viviendas sociales, su progresiva invisibilización resulta de los efectos conjugados de especulación inmobiliaria y operaciones urbanísticas. La tendencia dominante es el exilio, más sufrido que deseado, de los ciudadanos pobres hacia periferias cada vez más alejadas: al entorno periurbano, más allá de las periferias continuias, o incluso a las zonas todavía rurales alrededor de las áreas urbanas, por no hablar de los pequeños núcleos urbanos industriales siniestrados por los cierres y las deslocalizaciones fabriles, donde la antigua clase obrera y sus descendientes sobreviven mal que bien con “pequeños trabajos”, oficiales o no, y ayudas sociales.

Para los autores, lo primero será definir lo que se entiende por “clases populares”.  Algunos criterios pueden ser objeto de consenso: tareas de ejecución en la división social del trabajo, poca autonomía y enajenación laboral, remuneración que apenas cubre la simple reproducción de la fuerza de trabajo… Otros, en cambio, pueden remitir a apreciaciones inspiradas por presupuestos de orden ideológico, o incluso político, cuya diversidad será respetada. Se podrá igualmente profundizar en la cuestión de la fragmentación interna de las clases populares (obreros, empleados, parados, trabajadores pobres, parte de les distintas poblaciones inmigrantes) y, en particular, en la de la formación de un sub-proletariado excluido de forma durable de la esfera del trabajo legal.

Uno de los ejes de investigación podrá tomar como punto de partida los lugares de vida de las clases populares y de las distintas fracciones que las componen, y analizar ciertos tipos de hábitat y los modos de vida correspondientes ¿Cómo se distribuyen en el espacio y cuál es su forma edificada (edificios vetustos, viviendas colectivas públicas, casas, caravanas…) ? ¿Cómo han evolucionado esos espacios? ¿Cuáles son las características materiales y sociales de esos lugares (tipo  y condiciones de alojamiento)? ¿Cuánto tiene de obligada (y cómo se fuerza) o de elegida esa localización? ¿Cuáles son los efectos sobre la vida cotidiana (desplazamientos, acceso al empleo, a los equipamientos colectivos, a los lugares de esparcimiento)? ¿Y cuáles las implicaciones en términos de vida social (repliegue o solidaridad…) y de identidad (aislamiento, marginación…)? Los artículos también podrán enfocar estas cuestiones desde una perespectiva de género: ¿Cuál es el lugar de las mujeres en las clases populares y cuáles son los efectos específicos de los lugares de residencia sobre su existencia diaria? También pueden explicar cómo se alojan los inmigrantes no cualificados, a menudo sin papeles, en referencia a la intersección entre las relaciones de clase y las relaciones de raza, con la herencia o la reactivación de relaciones neo-coloniales (reclutadores,  nichos migratorios).

 Otro eje de investigación podrá tener por objeto el modo con que las políticas de urbanismo y ordenación del territorio contribuyen directamente a invisibilizar el espacio de las clases populares: recualificación elitista de los centros urbanos, reestructuración del parque de viviendas sociales en favor de la “mezcla social”, política socialmente selectiva de “metropolitanización” que reproduce a una escala ampliada la separación social entre centro y periferia… Se puede interesar también por las trayectorias residenciales de las clases populares preguntándose dónde acaban estableciéndose los habitantes expulsados por las operaciones de “recualification urbana” o los que no tienen los recursos suficientes para alojarse en las áreas urbanas centrales.

Sin embargo, esta invisibilización no es solamente física, también es simbólica. En los discursos de los políticos locales y de los profesionales del urbanismo, así como de numerosos investigadores, el eufemismo es la regla: no se habla de «pueblo» para evitar de ser acusado de «populismo», ni de dominados, explotados u oprimidos, so pena de ser sospechoso de mezclar ciencia y política. Las clases populares ya no son designadas sino a través de apelaciones científicamente no controladas con connotaciones moralizantes: “categorías modestas”, “capas desfavorecidas”, “poblaciones vulnerables”, “excluidos”… Preguntar “dónde se ha metido el pueblo” es también interrogarse sobre el  impacto de estas nociones empleadas por urbanistas e investigadores a propósito de la propia invisibilización de las clases populares y, por lo tanto, plantear cuestiones políticas que van aparejadas con ello, recordando que el saber es siempre un saber que toma posición (social y  políticamente).

Coordinación del monográfico : Jean-Pierre Garnier y Anne Clerval

Calendario

10 septiembre 2012: fecha límite de recepción de artículos

15 octubre 2012: información a los autores

Dirección para la correspondencia preferentemente en formato digital por correo electrónico

o por correo postal, enviando cuatro copias : Anne Clerval, Université de Paris-Est Marne-la-Vallée, Bâtiment Bois de l’étang - Bureau C 126, 5 boulevard Descartes , Champs-sur-Marne, 77454 Marne-la-Vallée Cedex2

Atención:

  • La revista ya no recibe proposiciones de artículos. Deben remitirse directamente artículos completos y acabados.
  • Los artículos no tendrán más de 42000 signos (espacios incluidos) contando texto, notas, referencias bibliográficas y anexos, pero sin contar resúmenes.
  • Los consejos a los autores figuran en cada número de la revista.
  • Las normas de presentación y los consejos a los autores están disponibles en la página web de la revista: http://www.espacesetsocietes.msh-paris.fr/conseils.html

Comité de rédaction

  • Jean-Yves Authier,
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  • Jean Remy,
  • Thomas Sauvadet,
  • Stéphanie Vermeersch

Dates

  • lundi 10 septembre 2012

Fichiers attachés

Mots-clés

  • domination, dépossession, éviction, marginalisation, précarisation, paupérisation, stigmatisation, ségrégation

Contacts

  • Joëlle Jacquin
    courriel : joelle [dot] jacquin [at] paris-valdeseine [dot] archi [dot] fr

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Source de l'information

  • Joëlle Jacquin
    courriel : joelle [dot] jacquin [at] paris-valdeseine [dot] archi [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Où est passé le peuple ? / ¿Dónde se ha metido el pueblo? », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 08 février 2012, http://calenda.org/207187