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Masculins / féminins : dialogues géographiques et au-delà

Masculine/feminine : geographical dialogues and beyond

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Publié le lundi 13 février 2012 par Loïc Le Pape

Résumé

Ce colloque vise à interpeller, à approfondir, à débattre, à échanger sur l’accumulation de savoirs réflexifs, empiriques, méthodologiques ou opérationnels de la relation de genre traduit dans et par l’espace. / The conference aims to question, explore more deeply, debate and exchange views on the accumulation of reflexive, empirical, methodological or operational learning on the gender relation translated in and by space.

Annonce

Appel à communication pour le Colloque international Masculins/féminins : dialogues géographiques et au-delà…, biennale. Grenoble, les 10, 11, 12 décembre 2012

  • Cité des Territoires (IGA/IUG), MSH Alpes, IUT2.
  • UMR Pacte CNRS 5194, Université Grenoble I, Université Grenoble II
  • 10-12 déc. 2012 Grenoble (France)

Version française : Biennale : Pourquoi ? Où ? Pour qui ? De quoi ?

Il est fort à parier que les recherches interrogeant le rapport  genré à la spatialité, aux lieux, à l’action sont traversées par des controverses. Dans le champ de la géographie, les approches par genre ont été questionnées dans leur fondement épistémologique, leurs valeurs et leurs légitimités pour être aujourd’hui considérées comme un objet géographique, un « construit cognitif permettant d’appréhender un phénomène spatial » (Lévy et Lussault, 2003).  Il y a eu des moments, des lieux où cette controverse a été débattue (Lyon-Grenoble, 2004), (Bordeaux, 2010)… dévoilant ainsi les points aveugles et les effets d’occultation de la discipline dans l’analyse de la relation de genre à l’espace.

Le genre est un objet pour les sciences sociales ; il revêt donc un caractère pluriel d’inscriptions théoriques allant des marxistes, féministes, constructivistes, structuralistes, au poststructuralisme, au post-modernisme, au post-colonialisme, au post-socialisme dans des champs géographiques divers : géopolitique, géographie sociale, culturelle, géographie économique, géographie post-coloniale, géographie du pouvoir, du développement. Ces postures, souvent entremêlées, posent inéluctablement un point de vue sur le genre, sur ce qui conditionne les rapports masculins/féminins à la société, à l’autre et à soi. Les recherches passées et en cours sont hétérogènes.  Elles ont mis en exergue les relations masculins-féminins en tant que différenciation, hiérarchisation, variabilité, intersectionalité s’exprimant dans l’analyse des formes de rapport à l’espace et aux territoires, aux temps, aux échelles, aux  identités, à l’altérité, à la nudité, à la sexualité. Les champs privilégiés de recherches concernent les pratiques de  mobilités,  les pratiques de loisirs, le quotidien,  le rapport à l’imaginaire, les corps, les minorités, les arts, les formes de travail, les formes de gestion des ressources, les formes de pouvoir, les formes de collectifs, qu’ils soient sociaux, culturels, territoriaux, politiques… La liste n’est pas exhaustive et les débats ne sont pas clos, bien au contraire !

Fort de ces acquis et sous l’impulsion du conseil scientifique du colloque de Bordeaux, l’idée de structurer une biennale itinérante sur ces enjeux a pris forme. Le rendez-vous a été pris et la prochaine session aura lieu à Grenoble les 10, 11 et 12 décembre 2012, organisée par l’UMR PACTE-Territoires.  Elle vise à interpeller, à approfondir, à débattre, à échanger sur l’accumulation de savoirs réflexifs, empiriques, méthodologiques ou opérationnels de la relation de genre traduit dans et par l’espace.

Le colloque se déroulera sur trois journées et en quatre lieux :

  • à l’Institut de Géographie Alpine de Grenoble, le lundi 10 décembre 2012 (IGA),
  • à l’Institut d’Urbanisme de Grenoble, le mardi 11 décembre 2102 (IUG),
  • à la Maison des Sciences de l'Homme Alpes, le mercredi 12 décembre (MSH),
  • à l’Institut Universitaire Technologique de Grenoble2, pour deux soirées d’échanges les 10 et 11 décembre (IUT2), sur la question des métiers des territoires au masculin/au féminin.

Argumentaire

L’invitation n’est pas uniquement disciplinaire ; il s’agit de débattre du genre dans la discipline et de dialoguer avec les chercheurs issus des autres sciences humaines et sociales telles que l’urbanisme, la science politique, la sociologie, l’économie, l’anthropologie, l’histoire, la philosophie.

Le présent appel à communication s’adresse à la fois aux géographes, aménageurs, urbanistes, politistes, économistes, philosophes, anthropologues,sociologues… qui abordent les questions de genre, de société et d’espace dans leurs recherches. Il favorise également les travaux de recherches en lien avec les collectivités territoriales, les organisations internationales, les Organisations Non Gouvernementales, les associations, les bailleurs sociaux, les partenaires socioprofessionnels. Il invite fortement  les jeunes chercheur(e)s à proposer des communications et/ou posters relatifs à leurs travaux de thèse en lien avec le présent appel à communication.  Les propositions scientifiques présentant une écriture cinématographique (films, vidéos) sont d’autant plus intéressantes lorsqu’il est question d’une spatialisation des rapports de genre ; elles auront leur place dans la biennale. Des publications (ouvrage collectif, revues) sont prévues pour les articles qui s’inscriront au mieux dans les questionnements et les perspectives déclinés ci-dessous.

Trois  questions principales guideront  ce colloque :

  1. Du point de vue théorique : en quoi la dialectique masculins/féminins du rapport à l’espace peut-elle trouver dans « l’intersectionnalité » (le genre, la classe, la race, la sexualité, l’âge) un nouvel horizon ? Comment les pratiques, les processus  de domination et/ou de différenciation (sociales, sexuelles, spatiales) constituent-ils des agencements singuliers aux lieux, aux territoires, aux temps ? Quelles nouvelles normes ou catégorisations de genre liées à l’espace se construisent ou a contrario se dissolvent dans d’autres (en lien avec les discriminations notamment)? En quoi l’apport des théories du « care »  change-t-il notre point de vue éthique sur l’espace et la société ?
  2. Du point de vue empirique et méthodologique : de quelles manières peut-on observer, représenter, expliciter le rapport au genre, à l’hétéronormatif, à l’intersectionalité dans ses expressions spatiales, temporelles, culturelles, sociales, économiques, politiques?  Quels sont les postures retenues, les corpus d’information créés et les dispositifs méthodologiques développés pour relater des rapports de genre à l’espace ?
  3. Du point de vue des savoirs géographiques : dans quelle mesure les savoirs géographiques construits par l’approche de genre concernent de manière transversale des objets multiples (urbanités-ruralités-périurbanités, mobilités, tourisme, développement, territoires-territorialités, corps, cultures, minorités, ressources…) ? En quoi ils contribuent au débat pluridisciplinaire sur  les questions de  genre ? En quoi  les savoirs géographiques sur le genre permettent-ils de contribuer aux débats sur le genre dans la discipline et avec les autres disciplines ? Comment les études de genre ont-elles contribué à l’évolution des constructions conceptuelles propres à la discipline ?

Ces questions se déclineront de manière transversale dans les  trois perspectives de réflexions exposées de manière synthétique ci-dessous :

Perspective 1 : Genre, mouvements et circulations

Les pratiques individuelles sont révélatrices des modalités de fonctionnement et d’organisation des sujets sociaux dans leurs usages, leurs rapports aux lieux et aux temps. Les pratiques sexuées lisibles (Coutras, 1989) par les dissymétries et les hiérarchies de fréquentations, qui participent à la construction de limites, de frontières entre les espaces de pratiques des hommes et des femmes, et à la gestion des temporalités – voir  les comportements géographiques de « zapping territorial » (Friberg, 1993, Chardonnel, Louargant, 2007) – ont eu comme perspective de transcrire les rapports masculins/féminins dans la quotidienneté, explicitant de nouvelles territorialités (Louargant, 2003). Actuellement, l’analyse des mouvements révèle le caractère hybride des objets spatiaux composites dans des contextes métropolitains (Cattan, 2009, 2010). Ces derniers s’interconnectent, révélant ainsi des stratégies d’adaptation ou d’anticipation à l’évolution des contextes : métropolisation, migrations internationales (travail,  tourisme, exils, mariages). Ces comportements et pratiques de mobilités, de migrations sont potentiellement porteurs et significatifs d’hybridités (Saïd, 1983 ; Berdoulay,Entrikin, 1998), d’intersectionalité (W-Crenshaw, 1995 ; Bilge, 2010,  Marius-Gnanou, 2010) ou de métissages (Gouda, 2011), d’identités qui se déploient dans l’espace et la société.

Il est donc question de débattre de l’intérêt respectif de chaque posture dans l’observation et l’analyse de la relation de genre aux mouvements dans les pratiques de l’espace (loisirs, modes d’habiter, du quotidien, du virtuel, etc.), des spatialités et des territorialités émergentes ou dans l’expression des territoires d’un autre genre  (Jaurand, Leroy, 2011).

Perspective 2 : Genre, Corps et Altérité

Les principes de domination et de pouvoir sont constitutifs des rapports qu’entretiennent les individus et les collectifs à l’espace, à la société. Les individus sont aussi l’incarnation d’un corps social visible dans la production des espaces et des normes (Haraway, 1991). La naturalisation des rôles sexués (Butler, 1993) a conduit à penser ces corps de manière hétéronormative, en occultant les effets de la sexualité dans les rapports sociaux, en instituant de fait des rapports sociaux le plus souvent hétérosexuels, patriarcaux, virils ou homophobes (Raibaud, 2007) et en reléguant les corps sexuels non fixes, non producteurs de normes de genres. Or, la géographie des sexualités (Bell, Valentine, 1995 ; Blidon, 2008) induit des détournements de regards dans la manière de construire et de parler de l’espace public. C’est bien le rapport à « l’Autre » qui est interpellé ici, celui qui exprime les bornes imposées par une société oublieuse du corps ; des sexualités des individus, qui construit un corps vu comme un « habillage spatial du refus de l'Autre » et stigmatise des minorités (Hancock, 2005, 2011, Young, 1997). Le corps est donc un enjeu géopolitique postcolonial et s’exprime dans des lieux publics, dans l’expérience, dans le rapport à la plasticité, aux frontières, à l’art et au voyage qui est une expérience du corps (Staszak, 2003, 2011). Il est d’autant plus visible et dérangeant dans l’espace public si le corps est nu (Barthe, 2003). Il interroge également la question de la santé dans la prévention, la conception de la reproduction, de l’exploitation des corps.

Ici, il est donc question de débattre de l’intérêt de la production individuelle ou collective des corps et de la sexualité dans leur rapport de genre à l’espace, aux lieux, aux temps, aux arts, aux frontières, à l’espace public.

Perspective 3 : Genre, fragilités et ressources

La mise en évidence de rapports de genre dans les rapports de production, de reproduction, dans  les articulations entre les rapports marchands et non-marchands (Boserup, 1970) ont particulièrement été analysés dans les Suds.  Les accès différenciés entre hommes et femmes aux compétences, aux savoirs, aux gestions des ressources environnementales, de la biodiversité (Granié, Guétat, 2005, 2008), aux ressources économiques et culturelles (Bensahel, Louargant, 2005) ont montré les impacts, les effets et les transformations des rapports de genre sur les territoires, en identifiant l’émergence de nouvelles capacités, de nouveaux rapports sociaux et spatiaux. Par ailleurs, les apports des travaux sur les rapports de genre en relation aux formes de travail et à l’industrialisation (Hanson, Pratt, 1995 ; Massey, 1995) ont ciblé de manière accrue les impacts spatiaux de la division du travail en termes d’inégalités, au regard des effets de genre et des effets de classe. Or, dans le contexte post-industriel actuel, la reproduction des inégalités de genre, de race, d’âge et de situation socioéconomique (Mac Dowell, 2011) pose avec une acuité contemporaine un dilemme redistribution/reconnaissance et la question de la justice sociale dans nos sociétés (Fraser, 2005 ; 2010). Cela suggère de manière explicite et implicite de s’intéresser à la façon dont les rapports aux masculins et aux féminins s’expriment dans leur capacité à se recréer ou à refaire du lien entre les genres et entre les individus. Le récit du développement est ambigu, car il est porteur d’une vision du progrès à la fois social (dans sa dimension émancipatrice) et technique (notamment discuté aujourd’hui autour de l’idée de soutenabilité). L’incorporation d’une catégorie de discours, d’un récit émancipateur par les institutions internationales et inscrit dans les théories du développement humain pensé en termes de bien-être (Amartya Sen, 1987, 1992), ont eu pour objet de montrer les capacités d’agir des femmes en réseaux et la transformation du masculin dans le champ du développement et de l’action : participation, empowerment, micro-crédits (Marius-Gnanou, 2003 ; Louargant, 2003). Les rapports masculins/féminins peuvent en être modifiés, posant d’ailleurs autant la question de la dynamique des féminités que des masculinités, lorsque  les rôles de chacun et chacune évoluent dans le champ du développement et de l’action.

Il est donc ici question de débattre de l’intérêt d’expliciter avec une nouvelle vue les rapports, les apprentissages genrés face aux vulnérabilités et aux fragilités (économiques, environnementales, culturelles, sociales, etc.), quelles soient urbaines, rurales, périurbaines, métropolitaines ou environnementales, présentes sur les territoires des Nords et des Suds. Il peut s’agir également de situer comment ces fragilités s’expriment dans les espaces publics par des interfaces sociétales (art, publicité, médias), dans leur prise en considération dans les politiques publiques, urbaines et territoriales et dans la construction d’un projet émancipateur ou de mobilisations traduisant les formes de  citoyenneté en acte.

Responsable scientifique : Sophie Louargant, Maître de conférences, géographie et aménagement du territoire, UMR PACTE, CNRS 5194, GRENOBLE.

Modalités de proposition

Les résumés, 2000 signes en français et en anglais, doivent être déposés sur la plate-forme de dépôt suivante : http://biennale-genre.sciencesconf.org/

avant le 30 avril 2012

  • Les auteur recevront un retour avant le 29 juin 2012
  • Les textes (30 000 signes) sont attendus pour le 10 octobre 2012.

Comité Scientifique

  • Anne-Laure Amilhat-Szary, Maître de conférences -HDR, géographie (IUF), UMR Pacte, CNRS 5194, Grenoble 1,
  • Sonia Chardonnel, Chargée de recherche, géographie, CNRS, UMR Pacte, CNRS 5194, Grenoble 1,
  • Francine Barthe,Maître de conférences- HDR, géographie, Espaces, Nature et Culture CNRS -Paris, Paris,
  • Marianne Blidon, Maître de conférences, géographie,  UMR Géographie- cités, CNRS, 8504, Paris, Idup, Paris,
  • Nadine Cattan, Directrice de Recherche, géographie,  CNRS, UMR Géo-cités, 8504, Paris,
  • Sylvette Denèfle, Professeure, sociologie, Directrice de la Maison des Sciences de l'Homme de Tours, Université François Rabelais, UMS CNRS 1835, Tours
  • Claire Hancock, Maître de Conférences-HDR, géographie, ED Ville, Territoires, Transports, Paris-Est,
  • Hélène Guétat, Professeure, géographie, UMR EVS CNRS 5600, CNRS, Lyon 3,
  • Elsa Guillalot, Maître de conférences, politiste, UMR Pacte, CNRS 5194, Grenoble 2,
  • Luc Gwiazdzinski, Maître de conférences, géographie, UMR Pacte CNRS 5194, Grenoble 1,
  • Myriam Houssay-Holzschuch, Professeure, géographie, UMR Pacte CNRS 5194, Grenoble 1,
  • Emmanuel Jaurand, Professeur, géographie, UMR ESO, CNRS 6590, Rennes,
  • Rachel Linossier, Maître de conférences, Aménagement et urbanisme, UMR Pacte, CNRS 5194, Grenoble 2
  • Sophie Louargant, Maître de conférences, géographie et aménagement du territoire, UMR Pacte CNRS 5194, Grenoble 2,
  • Dominique Mansanti, maître de conférences, science politique, UMR Pacte CNRS 5194,
  • Emmanuel Matteudi, Maître de conférences HDR, Urbanisme, UMR Pacte, CNRS 5194, Grenoble 2,
  • Kamala Marius-Gnanou, Maître de Conférences, UMR Ades, CNRS 5185, Bordeaux 3,
  • Sarah Mekdjian, Maître de conférences, géographie, UMR Pacte CNRS 5194, Grenoble 2,
  • Nasima Moujoud, maître de conférences, anthropologie, UMR Larhra, CNRS 5190, Equipe Genre et Sociétés, Grenoble 2,
  • Liliane Perrin-Bensahel, Maître de conférences- HDR, économie UMR Pacte, CNRS 5194,  Grenoble 2,
  • Mauro Spotorno, Professeur, géographie, Università degli studi di Genova, Diss Gell, Italie,
  • Yves Raibaud, Maître de conférences -HDR, UMR Ades, CNRS 5185, Bordeaux 3,
  • Dominique Rigaux, Professeur, Historienne,  Directrice de la Maison des Sciences de l'Homme Alpes, Crhipa, Grenoble 2,
  • Dominique Royoux,  Professeur associé, Icotem-Ruralités, Poitiers,
  • Raymonde Sechet,  Professeure, géographie, UMR Eso, CNRS 6590, Rennes,
  • Philippe Teillet, Maître de conférences, science politique,  UMR Pacte, CNRS 5194, Grenoble 2,
  • Dina Vaiou, Technical University of Athens, Greece, Professor, Urban Department of Urban and Regional Planning, National Technical University of Athens,
  • Jean-François Staszak, Professeur, géographie, , Université de Genève,
  • Marcus Zepf, Professeur, urbanisme, UMR Pacte UMR Pacte CNRS 5194, Grenoble 2.

Programme prévisionnel

  • Lundi 10 Décembre 2012
    • Institut de Géographie Alpine, UMR Pacte, Territoires CNRS 5194. Localisation : 14 bis, Rue Marie Reynoard, 38000 Grenoble – Cité des Territoires
    • Accueil 8h30-9h30
    • 10h00 Ouverture colloque
    • 11h00 Conférences Plénières
    • 12h30 Clôture du matin
    • Buffet sur place
    • 14h00-16h30 Ateliers
    • 18h-20h -Table-rondeForum Un œil sur les métiers du territoire : l’égalité au féminin et au masculin (Institut Universitaire Technologique 2, UPMF-Grenoble2
    • Localisation : 2, Place Doyen Gosse, 38000 Grenoble).
    • Buffet : IUT sur place
  • Mardi 11 Décembre 2012
    • Institut d’Urbanisme de Grenoble, UMR Pacte, Territoires CNRS 5194. Localisation : 14, Rue Marie Reynoard, 38000 Grenoble – Cité des territoires
    • 8h30 Accueil cafe
    • 9h0011h00 Conferences plénières 
    • 11h00-12h30 Ateliers
    • Buffet sur place
    • 14h-16h00 Ateliers
    • 16h30  Synthèse
    • Soirée libre
    • 17h30-19h30 -Table-rondeForum Un œil sur les métiers du territoire : l’égalité au féminin et au masculin. (Institut Universitaire Technologique 2,  UPMF-Grenoble2
    • Localisation : 2, Place Doyen Gosse, 38000 Grenoble)
    • Repas libre
  • Mercredi 12 Décembre 2012
    • Maison des Sciences de l'Homme-Alpes Adresse postale : MSH-Alpes BP 4738040 Grenoble cedex9. Localisation : 1221 avenue centrale, Domaine universitaire, St Martin d'Hères Téléphone : 04-76-82-73-00. Télécopie : 04-76-82-73-01. http://www.msh-alpes.fr/
    • Société, Espace et Genre : lectures pluridisciplinaires
    • 9h00 Accueil
    • 9h3012h00 Conférences plénières 
    • Buffet sur place
    • 14h-15h00 : Session  Posters jeunes chercheur(e)s
    • 16h00 : Points de vue et clôture du colloque 

English presentation: A Biennial, but why, where, for whom and about what?

There is every reason to suppose that research into male/female relations to spatiality, place or action gives rise to controversy. In the field of geography gender-based approaches have been questioned with regard to their epistemological basis, their values and their legitimacy, and are now seen as a geographical object, a ‘cognitive construct enabling us to grasp a spatial phenomenon’ (Lévy et Lussault, 2003). There have been times and places for such controversy to be debated (Lyon-Grenoble, 2004), (Bordeaux, 2010), revealing the discipline’s blind spots and screening effects in its analysis of the gender-based relation to space.

Gender is a subject for the social sciences; it is consequently plural in character, written into various forms of theory ranging from marxism, feminism, constructivism and structuralism to post-structuralism, post-modernism, post-colonialism and post-socialism in diverse fields of geography: geopolitics, social, cultural and economic geography, post-colonial geography, the geography of power and development. These postures, often entangled, inevitably adopt a point of view on gender, on what conditions the male/female relation to society, to others and self. Past and ongoing research is heterogeneous. It has highlighted the male/female relation as an instance of differentiation, hierarchization, variability, intersectionality expressing itself in the analysis of the forms of relation to space, time, scales, identities, otherness, nudity, sexuality. The prime fields of research concern mobility and leisure practices, everyday life, the relation to the imaginary, bodies, minorities, art, various forms of work, of resource management, power and of collective organization be they social, cultural, territorial or political ... in the north and south, the centre and the periphery. This list is not exhaustive and debate is very much still open!

Building on this acquis and the impetus given by the Scientific Committee of the Bordeaux symposium, the idea of basing an itinerant biennial on these issues took shape. The next meeting place has been decided and the next session will be held in Grenoble from 10 to 12 December 2012, organized by UMR Pacte-Territoires. It aims to question, explore more deeply, debate and exchange views on the accumulation of reflexive, empirical, methodological or operational learning on the gender relation translated in and by space.

Our call for papers does not only concern members of our discipline. The aim is to address gender in geography and to dialogue with researchers from human and social sciences such as town planning, political science, sociology, anthropology, history and philosophy.

The symposium will be spread over three days and three locations: the Institut de Géographie Alpine (IGA) in Grenoble on Monday 10 December; the Institut d’town planning (IUG) also in Grenoble, on Tuesday 11 December, and MSH Alpes, on the University Campus, on Wednesday 12 December, with two evening exchanges on 10 and 11 December at IUT2 in Grenoble on the question of territory-related jobs from gender perspective.

Lieux

  • Grenoble, France

Dates

  • lundi 30 avril 2012

Mots-clés

  • genre, vulnérabilités, ressources, mouvements, circulations, corps, altérité, Gender, movement, circulation of persons, body, otherness, fragility, resources

Contacts

  • Sophie Louargant
    courriel : louargan [at] iut2 [dot] upmf-grenoble [dot] fr

Source de l'information

  • Catherine Morel
    courriel : catherine [dot] morel [at] umrpacte [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Masculins / féminins : dialogues géographiques et au-delà », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 13 février 2012, http://calenda.org/207203