AccueilLa guerre des talents aura-t-elle lieu ?

La guerre des talents aura-t-elle lieu ?

When will the brain war come?

Travailler dans l'administration publique au XXIème siècle

Working in public administration in the 21st century

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Publié le mercredi 15 février 2012 par Loïc Le Pape

Résumé

Dans un contexte de restrictions budgétaires et de réformes, le secteur public est amené à recruter des talents, ces hauts et moins hauts potentiels chargés « d’en faire plus et mieux avec moins ». En concurrence directe avec le secteur privé, comment faire de l’administration publique un employeur réellement attractif plutôt qu’un choix par défaut dans un contexte d’accès à l’emploi difficile ?

Annonce

Dans la perspective de la publication de ses prochains numéros, le Comité scientifique du Centre d’études et de recherches en administration publique (CERAP) informe les auteurs intéressés par des questions administratives, des éventuelles opportunités de publication au sein de la Revue Pyramides.

 Nous lançons un appel à contributions pour le numéro 23 de la Revue Pyramides. Le thème en sera : « La guerre des talents aura-t-elle lieu ? Travailler dans l’administration publique au XXIème siècle ? »

Un résumé est à envoyer par email (cerap@ulb.ac.be) à Florence Daury, pour être ensuite soumis au Comité de rédaction qui décidera de l’opportunité de la publication.

Argumentaire

 Annoncée depuis plusieurs années, la guerre des talents nous prévient dès son évocation : l’usage d’un vocabulaire militaire suppose que la chasse aux (nouveaux) talents dans le secteur public ne se fera pas sans peine. Les hauts et moins hauts potentiels chargés d’« en faire plus et mieux avec moins » dans un contexte de restrictions budgétaires, seraient en voie de raréfaction sous les effets conjugués du départ à la retraite des baby boomers et des réformes de l’administration publique.

Au fil des multiples enquêtes et études menées par les cabinets de recrutement et les services des ressources humaines, l’innovation et la stratégie sont présentées comme les clés essentielles pour réussir la transition générationnelle et organiser une coopération harmonieuse entre les générations au travail. Pour identifier, attirer et retenir les talents, la fonction publique se trouve en concurrence directe avec le secteur privé. Qu’a-t-elle à offrir de plus ou de mieux sur un marché où l’argent représente le nerf de la guerre ? A contrario, les talents de demain n’escomptent pas uniquement des atouts financiers de leur emploi. Dès lors, comment faire de l’administration publique un employeur réellement attractif plutôt qu’un choix par défaut dans un contexte d’accès difficile à l’emploi ?

La guerre des talents se manifeste à plusieurs niveaux :
  • les services des ressources humaines doivent être à la fois le reflet des valeurs de leur organisation et un soutien individuel aux carrières. Ils aspirent à se hisser à la hauteur des organes stratégiques, sans quoi ils resteraient des services du personnel, au sens classique du terme. Quelle est la réalité sur le terrain ?
  • le mode de sélection dans la fonction publique qui, traditionnellement, se fait par le diplôme ne correspondrait plus à la diversité des profils nécessaire au bon fonctionnement des services publics. D’autres facteurs (l’expérience, les langues, les traits de personnalité des candidats, comportements…) sont pris en compte pour identifier les futures recrues. Vers quels modes de sélection se dirige-t-on et avec quelles conséquences ?
  • quelles sont les motivations des candidats ? Quels sont les critères retenus pour entrer dans la fonction publique plutôt que dans le secteur privé ? Comment ces motivations évoluent-elles au long de la carrière ? Qu’en est-il des projets de rémunérations variables en fonction de critères de performance ? Quels sont les impacts des systèmes d’évaluation sur les trajectoires de carrière et la satisfaction au travail ?
  • de quelle manière la fonction publique soigne-t-elle son attractivité ? Des perspectives de carrières stimulées par la formation, la mobilité interne et la mobilité entre administrations ? Des fonctions intrinsèquement intéressantes ? Un équilibre avec la vie privée, la prise en compte du bien-être au travail ? Ces avantages existent-ils réellement ou n’est-ce qu’un slogan ? Qu’en est-il de la sécurité de l’emploi dans un contexte où coexistent des agents et fonctionnaires « statutaires » et des personnels « contractuels » ?
  • comment gérer les particularités générationnelles (générations X et Y) et les rapports de travail entre les générations ? A l’heure des départs massifs à la retraite, comment assurer la transmission des savoirs ?
  • au-delà des caractéristiques générales de l’emploi public, celui-ci concerne également nombre de « métiers » et de postes à forte expertise (informaticiens, économistes, juristes, …) impliquant des changements technologiques ou conceptuels et la nécessité d’une reconversion permanente. Qu’en est-il de ces personnels tant sur le plan de l’attractivité du service public que de celui de l’évolution de carrière ?
  • le secteur privé et la fonction publique collaborent davantage, dans le cadre d’externalisation de prestations ou de montage Public Private Partnership. Les méthodes du privé influencent le public mais l’inverse peut également être observé, en particulier en matière de gestion des ressources humaines et en management où des sociétés privées insistent de plus en plus souvent sur des valeurs comme la loyauté, le sens de la mission et du service rendu. Toutefois il est permis de se poser la question des limites à cette hybridation des pratiques.

Dans le cadre de cet appel à contribution, sont attendues des contributions portant sur les administrations belges mais également sur les administrations d’autres pays, des études de cas, des expériences et des réflexions sur des métiers particuliers, des changements à l’œuvre ou à prévoir en matière de gestion des ressources humaines.

Calendrier des échéances pour le numéro 23 de Pyramides 

  • Date d’envoi des résumés : 1er juillet 2012
  • Choix de la rédaction aux auteurs : 15 juillet 2012
  • Date d’envoi des articles : 1er novembre 2012

Consignes aux auteurs

 Les propositions de textes destinées à être publiées dans la revue Pyramides doivent impérativement être envoyés par fichier électronique (au format Word) à l’adresse suivante : cerap@ulb.ac.be.

avant le 1er juillet 2012

Ils seront soumis à un Comité de lecture. Ce dernier tiendra compte d’éléments tels que : l’intérêt et l’originalité de la proposition, la clarté du cadre conceptuel et la prise en compte de la littérature pertinente en regard du sujet abordé, la démarche méthodologique (dans le cas, en particulier, d’une analyse de données de terrain), la qualité de l’analyse ou de l’argumentation (dans le cas, en particulier, d’une contribution à caractère plus théorique). La qualité de l’écriture et le style de l’auteur seront également pris en considération dans l’évaluation du projet de contribution. Il est également demandé aux contributeurs de relire attentivement leur texte avant envoi (orthographe, coquilles typographiques, …). Dans la mesure où Pyramides s’adresse à des lecteurs appartenant aussi bien au monde académique qu’à un public de praticiens, il est recommandé aux auteurs d’user d’un style d’écriture aussi accessible que possible.

Les auteurs des propositions sont invités à respecter les règles énoncées ci-dessous.

  1. Les textes soumis ne doivent pas excéder 45.000 signes (espaces compris – hors bibliographie et notes) ;
  2. La numérotation des pages ne doit pas être prévue. Elle se fera automatiquement lors de la composition finale (ne rien prévoir dans les zones en-tête et pied de page) ;
  3. Les notes sont à insérer au bas des pages correspondantes, en utilisant obligatoirement la numérotation en continu, avec départ au chiffre 1 ;
  4. Les intertitres peuvent être numérotés de la façon suivante : 1.1. , 1.1.1., 1.1.2., etc…, toujours suivi d’un point..
  5. Page de titre : la première page du texte soumis indique le titre de l’article, le (les) prénom(s) complet(s) et le (les) nom(s) de l’auteur(e) (des auteur(e)s) suivis d’un renvoi à une note de bas de page précisant la (les) fonctions de l’auteur(e) (des auteur(e)s) ainsi que ses coordonnées électroniques.
  6. Page de titre : elle comportera également un résumé d’une quinzaine de lignes maximum.
  7. Bibliographie – références bibliographiques : dans le texte, les références sont appelées entre parenthèses et sans prénom : (Crozier, 1963), (Crozier, 1963 ; Rocard, 1987). A partir de trois auteurs : (Paquette et al. 1998). La liste des références est non numérotée et organisée par ordre alphabétique en fin d’article par noms d’auteurs et par ordre chronologique pour un même auteur. Toutes les références comprises dans la bibliographie doivent correspondre à des références citées dans le texte (et inversement). Elles doivent être complètes. Pour les articles de revues il y a lieu d’indiquer, le volume, le numéro ainsi que les pages (pp. XX-XX). Elles seront présentées selon les modèles illustrés ci-dessous :
    1. Ouvrage : Rocard, M., Le cœur à l’ouvrage, Paris, Seuil, 1987, pp. 247-248.
    2. Article de revue (indiquer tous les auteurs) : Ifrah, B., « Genèse de l’évaluation des politiques publiques en France », Revue de Sciences administratives, Volume 5, n°2, 1994, pp. 672-685.
    3. Chapitre d’ouvrage collectif avec coordinateur : Pradel, M., « La sociologie de l’administration en Suisse » in : Savary, P. (Ed.), La sociologie de l’administration en Europe, Lausanne, Editions du Miroir, 1999, pp. 675-698.
    4. Ouvrage collectif avec coordinateur : Laurillon, M. (Ed.), La crise de l’emploi, Paris, PUF, 2000.

Pour toute information complémentaire : Florence Daury, cerap@ulb.ac.be, tél : +32 (0)2 650 42 79

Comité scientifique :

  • Jean-Noël Brouir
  • Pascal Delwit
  • Gisèle De Meur
  • Marianne Dony
  • Anne Drumaux
  • Alain Eraly
  • Steve Jacob
  • Christophe Magdalijns
  • Anne Morelli
  • Philippe Quertainmont
  • Benoît Rihoux
  • Alain Trosch
  • Frédéric Varone

Lieux

  • Bruxelles, Belgique

Dates

  • mardi 01 mai 2012

Mots-clés

  • ressources humaines, génération X, génération Y, fonction publique, talent, talents, guerre des talents, carrière, rapports de travail

Contacts

  • Florence Daury
    courriel : cerap [at] ulb [dot] ac [dot] be

URLS de référence

Source de l'information

  • Luc Wilkin
    courriel : wilkin [at] ulb [dot] ac [dot] be

Pour citer cette annonce

« La guerre des talents aura-t-elle lieu ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 15 février 2012, http://calenda.org/207258