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Étudier les migrations avec les données de recensement

Studying migration through census data

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Publié le mardi 21 février 2012 par Loïc Le Pape

Résumé

Appel à contributions pour le séminaire intitulé « étudier les migrations avec les données de recensement », qui aura lieu les 15 et 16 mai 2012 à Bordeaux. Ce colloque est organisé conjointement par l'Institut d'études démographiques de l'Université de Bordeaux (France), l'Institut national d'études démographiques (France), et le Centre d'estudis demografics (Barcelone). / Call for papers for a seminar in Bordeaux (15-16 May 2012) about "Studying migration through census data". This seminar is jointly organized by the Institut d’Etudes Démographiques de l’Université de Bordeaux (France), Institut National d’Etudes Démographiques (France), and Centre d’Estudis Demogràfics, Universitat Autonoma de Barcelona (Spain).

Annonce

English version : Studying migration through census data

A seminar in Bordeaux (15-16 May 2012), A joint organization by IEDUB , INED  and CED

Argument

Population censuses have two essential characteristics for the study of migration. On one hand, they are based on large numbers and provide fine geographical accuracy, thus allowing detailed studies of internal migration. Indeed, most censuses around the world include questions about the previous residence of persons enumerated and/or their place of birth. Moreover, even samples drawn from most of these censuses are numerous enough to study the populations of territories with more than 10 000 citizens. On the other hand, the fact that census dates are clustered lets provide, almost simultaneously, populations categorized by their geographical origin. For example, persons from a given country can be numbered abroad in various countries, so offering the possibility to study diasporas and, more generally, to apprehend the flows of international migration.

Up to recently, statistical institutes did not provide sufficiently detailed data for external researchers. The study of migration from census was essentially limited to internal migration and immigrant populations in one’s country. Over the past ten years, the provision of microdata by the statistical offices themselves, or through the IPUMS/IECM project, has considerably enlarged the possibilities for migration analysis from censuses. It has become possible to compare the factors of internal residential mobility in several countries, or to study in more detail the structure of some diasporas despite their relative dispersal.

However, those analyses present many methodological problems:

  • Differences in definitions of basic geographic levels across countries,
  • Variability of the question about the previous residence,
  • Imperfect quality of the data associated with this question,
  • Inaccurate simultaneity of the dates of censuses,
  • Reporting biases concerning the year of arrival for immigrants in their country of current residence...

This seminar aims both to examine the difficulties posed by census data to study internal and international migration, and to present the results that can nevertheless be obtained.

Papers concerning internal as well as international migration are welcome. Those involving an internationally comparative approach (comparison of "systems" of internal migration between countries, diaspora studies using census data in several countries) or methodological (compare census to another source for studying a same migratory behaviour) will be highly praised.

Submissions

You can send an abstract (1500 characters) to beatrice.valdes@ined.fr

before April 16, 2012

  • Acceptance will be notified by 23 April 2012.
  • Texts, and oral communications, may be submitted in English or French, but the Power Points will be in English at the seminar.

Version française : Etudier les migrations avec les données de recensement

Séminaire à Bordeaux (15-16 mai 2012), Organisé conjointement par  l’IEDUB , l’INED  et le CED

Argumentaire

Les recensements présentent deux caractéristiques essentielles pour l’étude des migrations. D’une part, ils s’appuient sur des effectifs importants tout en offrant une grande précision géographique pour permettre l’étude approfondie des migrations intérieures. En effet, la quasi-totalité des recensements du monde comprennent des questions sur la résidence antérieure des personnes recensées et/ou sur le lieu de naissance. De plus, même lorsqu’il s’agit d’échantillons tirés de ces recensements, les effectifs proposés restent suffisants pour étudier des populations de territoires comprenant plus de 10 000 habitants. D’autre part, le fait que les recensements soient réalisés par vagues permet de disposer, à peu près simultanément, de populations catégorisées en fonction de leur origine géographique. Autrement dit, ils offrent la possibilité de retrouver à une même date, dans plusieurs pays, les personnes originaires d’un autre pays, et constituent de ce fait un ensemble de sources permettant d’appréhender avec une précision variable les flux de migration internationale.

Auparavant, les instituts de statistiques ne fournissaient pas de données suffisament détaillées pour qu’un chercheur travaillant dans un pays tiers puisse facilement étudier la mobilité résidentielle intérieure ou les flux migratoires internationaux. De fait, l’étude des migrations à partir des recensements se limitait souvent à l’étude des migrations internes à leur pays d’exercice (issus d’exploitations particulières et souvent coûteuse), ou à l’étude des populations immigrées résidant dans ce pays. Depuis une dizaine d’années, la mise à disposition par les offices statistiques eux-mêmes, ou à travers le projet IPUMS/IECM, a considérablement élargie les possibilités d’analyse des migrations à partir des recensements. Il devient ainsi possible de comparer les facteurs de la mobilité résidentielle interne se manifestant dans plusieurs pays, ou d’étudier de façon relativement détaillée la structure de certaines diasporas malgré leur relative dispersion.

Pour autant, ces analyses posent un grand nombre de problèmes méthodologiques :

  • différence de définitions des échelons géographiques élémentaires entre les pays,
  • variabilité de la nature précise de la question sur la résidence antérieure,
  • qualité imparfaite des données associées à cette question,
  • simultanéité somme toute relative des dates de recensement,
  • biais de déclaration concernant l’année d’arrivée des immigrants dans leur pays de résidence actuelle…

Ce séminaire a à la fois pour objectif d’examiner les difficultés que posent les recensements pour étudier les migrations internes et internationales, tout en présentant les résultats très riches qui peuvent néanmoins être obtenus en mobilisant cette source.

Les communications portant sur les migrations internes, comme celles portant sur les migrations internationales, seront les bienvenues à ce séminaire. Celles comportant une démarche comparative internationale (comparaisons de « systèmes » de migration interne entre plusieurs pays, étude de diasporas à l’aide de recensements de plusieurs pays) ou méthodologique (comparaison du recensement avec une autre source pour étudier un même comportement migratoire) entrent aussi parfaitement dans le cadre de ce séminaire.

Modalités de participation

Vous pouvez envoyer un résumé (1500 caractères) à beatrice.valdes@ined.fr

avant le 16 avril 2012

  • La date de notification aux auteurs est fixée au 23 avril 2012.
  • Les textes, et les communications orales, peuvent être présentés en français ou en anglais, mais les Power Points devront être en anglais lors du séminaire.

Lieux

  • Bordeaux, France

Dates

  • lundi 16 avril 2012

Fichiers attachés

Mots-clés

  • Migrations, recensement, sources,

Contacts

  • Béatrice Valdes
    courriel : beatrice [dot] valdes [at] ined [dot] fr

Source de l'information

  • Béatrice Valdes
    courriel : beatrice [dot] valdes [at] ined [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Étudier les migrations avec les données de recensement », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 21 février 2012, http://calenda.org/207343