AccueilRévoltes et transitions dans le monde arabe : vers un nouvel agenda urbain ?

Révoltes et transitions dans le monde arabe : vers un nouvel agenda urbain ?

Revolts and transitions in the Arab world: towards a new urban agenda?

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Publié le vendredi 24 février 2012 par Julien Gilet

Résumé

Ce colloque international, organisé par le CEDEJ, se tiendra à Institut français d’Égypte (Le Caire) les 7, 8, 9 novembre 2012. Il vise à débattre de la dimension urbaine des grands changements qui touchent actuellement le monde arabe, depuis les origines des épisodes révolutionnaires de 2011 jusqu’aux expériences actuelles de démocratisation, en passant par les phases de transition politique et de crise économique et sociale plus ou moins longues dans lesquelles les États sont encore pris.

Annonce

Version française :

Les soulèvements populaires qui ont touché le monde arabe en 2011 ont largement concerné les villes, grandes et moyennes, de la région, et fortement impliqué les sociétés urbaines. Les élections qui ont suivi dans certains pays (Tunisie et Égypte notamment) pourraient avoir, quant à elles, de fortes conséquences sur les manières de gouverner les espaces urbains.

2011 est une année qui met en question le passé de l’action urbaine conduite par les régimes tombés ou bousculés, mais également son avenir. Sans savoir clairement quel sera le résultat de la « Révolution », et tout en mesurant bien que l’on se situe au début d’un processus qui sera nécessairement long, on peut déjà affirmer que les défis pour définir un nouveau modèle de développement urbain seront nombreux.

Ce colloque international vise donc à débattre de la dimension urbaine des grands changements qui touchent actuellement le monde arabe, depuis les origines des épisodes révolutionnaires de 2011 jusqu’aux expériences actuelles de démocratisation, en passant par les phases de transition politique et de crise économique et sociale plus ou moins longues dans lesquelles les États sont encore pris. L’objectif est bien de (re)considérer les processus d’urbanisation et les pratiques urbaines à l’aune de l’actualité politique, économique et sociale particulièrement brulante dans la région depuis le début de la décennie. En croisant les regards de chercheurs en sciences sociales et d’experts travaillant sur le Maghreb, le Moyen-Orient et la Péninsule arabique, ce colloque ambitionne de participer au renouvellement des études urbaines sur le monde arabe, de moins en moins dissociables des analyses économiques et politiques qui peuvent en être faites.

Cinq thèmes sont proposés dans cet appel à contributions :

Les dimensions urbaines des révoltes

2011 marque une année de rupture majeure et inédite pour nombre de pays arabes, aux prises avec des mobilisations dont l’ampleur et l’intensité ont exprimé un désir de changement politique radical. Ces mouvements protestataires sont souvent partis de villes moyennes et périphériques (Tunisie, Lybie, Syrie). Au-delà des politiques coercitives des régimes tombés ou encore en place, ces mouvements, qui dépassent le strict cadre des capitales semblent mettre au jour le développement inéquitable des territoires, aussi bien entre que dans les villes.

Ces révoltes reflètent-elles l’épuisement de modèles de développement fondés en grande partie sur la capture d’une rente foncière par une oligarchie d’hommes d’affaires liés aux dirigeants des partis au pouvoir ?

Traduisent-elles par ailleurs les frustrations engendrées par les effets d’affichage des régimes mettant en avant des stratégies de développement (économique, social, « humain », etc.) aux résultats mitigés sur le quotidien des populations, et par les effets négatifs de la privatisation d’une partie des services urbains et des biens publics, notamment dans le cas de l’Égypte ?

Cet axe accueillera des contributions qui pourront donc se consacrer à l’étude des dimensions  urbaines des révolutions arabes. À ce titre, refaire le point sur les mobilisations « pré-révolutionnaires » autour d’enjeux tels que l’accès au logement et aux principaux services urbains, notamment dans les quartiers dits non réglementaires, apparait tout à fait nécessaire.

Vivre dans des villes en révolte et en transition

Les révoltes en elles-mêmes se sont territorialisées : elles ont d’une part contribué à mettre en lumière un certain nombre de villes jusqu’à présent très discrètes autant sur les cartes politiques du monde arabe que dans la littérature scientifique sur la région : Sidi Bouzid en Tunisie, Benghazi en Lybie, Dera et Homs en Syrie, Taez au Yémen, Sohar en Oman, etc. De plus, une série de places centrales et de lieux emblématiques de l’urbanité locale porteront longtemps les stigmates de ces révoltes : la place Tahrir du Caire, qui demeure le cœur actif de la révolution égyptienne inachevée, la place du Changement (Taghir) à Sanaa, imaginée et baptisée ainsi par les protestataires à quelques kilomètres de la place de la Libération (Tahrir) occupée par les hommes de Saleh avant les premières grandes manifestations de février 2011, ou encore la place de la Perle à Manama, détruite par l’armée bahreïnie pour empêcher qu’elle ne soit érigée par les manifestants en haut-lieu de la contestation du pouvoir en place. Des communications seront les bienvenues pour éclairer les processus d’appropriation, de contrôle et de contournement de ces lieux et territoires revenus sur la scène médiatique.

L’objectif est également de faire remonter des analyses in situ des villes en situations de révoltes et/ou de transitions. Les contributions fondées sur des enquêtes ethnographiques sur les modes de vie, de travail et de déplacement dans pareils contextes semblent indispensables. Des retours sont également attendus sur ce qui change dans une période de baisse de contrôle politique, d’État fragilisé, de discrédit de la police, etc… À titre d’exemple, les conséquences directes des révoltes sont visibles sur les morphologies urbaines, au-delà des seuls théâtres des protestations. Dans certaines agglomérations, la spéculation immobilière n’a jamais été aussi dynamique, si l’on en juge par le rehaussement des immeubles de trois étages en moyenne dans certains quartiers périurbains du Caire par exemple, les investisseurs ne se cachant pas d’avoir profité de la chute du régime de Moubarak pour contourner la réglementation urbanistique.

Héritages du passé : inventaire et remise en cause de l’action urbaine des « anciens régimes »

Plusieurs questionnements peuvent être abordés ici.

Les grands projets urbains et touristiques impliquant les anciens pouvoirs : le « printemps arabe » a-t-il porté un coup d’arrêt (temporaire ou définitif ?) à un certain nombre de projets urbains négociés entre les anciens pouvoirs autoritaires et de puissantes multinationales, à l’image de Grand Caire 2050 ou des grands projets touristiques et commerciaux financés par des sociétés émiraties en Syrie, dont il est aujourd’hui permis de douter de la réalisation ?

La gouvernance urbaine et territoriale d’avant : les découpages administratifs et les responsabilités politiques sont-ils remis en question. Si tel était le cas, au nom de quels nouveaux types de discours justifiant la demande de changement ? S’appuyant sur quelles visions critiques de la centralisation ?

Sur le front de l’habitat, les carences des politiques urbaines sont-elles mises en lumière ? Quelle évaluation peut-on faire de l’action publique en la matière (villes nouvelles, quartiers informels, réglementations) ? Comment se manifeste la volonté de rupture aujourd’hui ?

Élections et nouveaux pouvoirs politiques : l’agenda urbain en question

Des contributions seront les bienvenues pour analyser la dimension urbaine des programmes ou, à défaut, des discours électoraux formulés par les différents partis au cours des élections qui ont eu lieu en 2011. Les bons scores obtenus par les islamistes en Tunisie et en Égypte peuvent en partie être expliqués par leur présence et leur action depuis de nombreuses années dans les quartiers populaires délaissés par les anciens régimes. Les islamistes seront-ils en mesure d’inscrire des actions ponctuelles telles que l’apport de services spécifiques dans le cadre d’une stratégie globale de planification urbaine ? Quels seront leurs interlocuteurs en la matière ? Quel sera le rôle joué par les autres forces politiques en présence ?

Pour les nouveaux gouvernements et chambres parlementaires en place, un nouvel agenda urbain se dessine-t-il ? Quels nouveaux champs d’action pour l’aménagement urbain devraient également être mis à l’agenda ?

Les régimes bousculés ou les pouvoirs en transition ne peuvent plus ignorer les mécontentements qui émanent des résidents des quartiers informels : peut-on observer des signes de changement ?

S’oriente-t-on vers de nouveaux découpages administratifs et l’octroi de compétences aux autorités locales, particulièrement en faveur des métropoles où, du fait de l’hyper-centralisme propre aux gouvernements autoritaires, gouvernorats et municipalités se confondent encore souvent ? La mise en place de nouveaux pouvoirs élus à l’échelle nationale produira-t-elle de nouveaux modes de gouvernance locale valorisant les échelles de la proximité et limitant la fragmentation des espaces ?

Refonder un développement urbain durable : propositions de la société civile et des bailleurs

2011 est une année qui permet d’observer également l’évolution des stratégies des opérateurs de l’aide internationale dans les pays arabes. Comment les bailleurs multilatéraux et bilatéraux changent-ils de stratégie de développement et de financement alors que se dessine aujourd’hui une nouvelle géographie politique dans la région ?

Au niveau de la société civile, le champ s’est-il effectivement ouvert ? Quels collectifs se structurent ou sont rendus plus visibles après le déclenchement des révoltes ? Quels sont les thèmes de discussion, de revendication ? Quels nouveaux chantiers de réflexion, de débats se mettent en place ? Qui les portent ? Quelles nouvelles priorités se fixent du côté des associations et des ONG ?

Modalités de soumission :

Ce colloque multidisciplinaire est disposé à recueillir des communications valorisant des travaux récents de terrain, ou des expertises et analyses critiques. Des études de cas ou des analyses plus comparatistes seront les bienvenues, émanant de jeunes chercheurs, de (post)doctorants et de chercheurs confirmés. Nous encourageons par ailleurs vivement les propositions de contributions (retours d’expériences par exemple) émanant d’ONG, d’associations, d’experts nationaux et internationaux, etc.

Les propositions de communications (5000 signes), accompagnées d’une courte biographie ou CV, peuvent être envoyées en français ou en anglais.

Date limite pour l’envoi d’une proposition : 15 mai 2012

Résumés à envoyer à : barthelp@enpc.fr et roman.stadnicki@cedej-eg.com

Organisation :

Organisé par le Pôle « Ville et développement durable » du CEDEJ (http://www.cedej-eg.org/), ce colloque s’inscrit également dans deux programmes de recherche en cours :

  • Ville durable au sud de la Méditerranée (projet MeRsi), cofinancé par l’Agence Universitaire de la Francophonie-Bureau Moyen-Orient et le CEDEJ
  • Système Régional Moyen-Orient (SYSREMO) : Géographies de la mondialisation, émergence d’un système régional au Moyen-Orient, financé par l'Agence Nationale de la Recherche, France (ESO-Rennes).

Organisateurs :

Dr Pierre-Arnaud BARTHEL (Université Paris-Est – LATTS-CNRS)

Dr Roman STADNICKI (CEDEJ, Le Caire)

English Version

This international colloquium, organised by the CEDEJ at the French Institute of Egypt (Cairo) on november 7,8,9 2012, aims to discuss the urban dimension of the great changes in the Arab world, from the origins of the 2011 revolutionary episodes to the present experiences of democratisation, along with phases of political transition and socio-economic crisis in which states are still entangled.

The 2011 popular uprisings in the Arab world widely affected large and medium cities of the regions, at same time as they deeply involved urban societies. About the following elections in some countries (notably Tunisia and Egypt), they could have a decisive impact on the ways of governing urban areas.

The 2011 year put into question urban action from the past, as it was led by collapsed or disrupted regimes, and of the future. At the beginning of a necessarily long process, we still do not know what result this “Revolution” will have. Nonetheless, it is already possible to assert that a new urban development model will present many challenges.

This international colloquium aims to discuss the urban dimension of the great changes in the Arab world, from the origins of the 2011 revolutionary episodes to the present experiences of democratisation, along with phases of political transition and socio-economic crisis in which states are still entangled. Our objective is to (re)consider processes of urbanisation and urban practices, by the yardstick of the political, economic and social issues relevant in the region since the beginning of the decade. Researchers in social sciences and experts on Maghreb, Middle-East and Arabian Peninsula will compare their different points of view. Thus, this colloquium aims to contribute to the revitalization of urban studies in the Arab world, as aligned to economic and political analysis.

Five topics structure this call for contributions :

The urban dimensions of revolts

2011 is a major and unseen break year for many Arab states. The extent and intensity of mobilizations expressed a desire of radical political change. Most of theses protest movements start from medium and outlying cities (Tunisia, Libya, Syria). Beyond the coercive politics led by regimes, some of them having collapsed when the others are still in place, these movements seem to reveal the unequal development of territories, between as well as in the different cities.

Do these revolts reflect the exhaustion of development models mostly based on a ground rent and its capture by businessmen close to the political leaders?

Are they revealing the frustration of populations disappointed by the official strategies of development (economic, social, “human”, etc)? These strategies had indeed mixed results on the daily life. In the Egyptian case particularly, privatizing part of the urban services and public goods has been clearly harmful.

This axis will be composed of contributions studying the urban dimensions of Arab revolutions. Thus, going back over the “pre-revolutionary” mobilizations, concerning issues such as housing and basic urban services access, notably in “informal” areas, seems to be essential.

Living in cities in revolt and transition

Revolts themselves have been territorialized. They highlighted several cities that were very discrete before, on the political maps of the Arab world and in the scientific literature about the region: Sidi Bouzid in Tunisia, Benghazi in Libya, Dera and Homs in Syria, Taez in Yemen, Sohar in Oman, etc. Central squares and emblematic places from the local urbanity will be bearing the stigma of these revolts for a long time: Tahrir square in Cairo, which remains the active heart of the unfinished Egyptian revolution; Change square (Taghir) in Sana’a, so-called by the protesters, few kilometers away from the Liberation square (Tahrir), occupied by Saleh’s men before the great demonstrations of February 2011; or Pearl square in Manama, destroyed by the Bahrain army to prevent demonstrators from making it the hot-spot of resistance activities. These places and territories hit the headlines. Strategies to bypass, control and take over them are worth studying.

The aim is also to present in situ analysis of cities in revolt and/or in transition. Contributions based on ethnographic surveys about ways of living, working and travelling in such situations would be essential. Specific explanations are expected about the major changes within the framework of decreasing political control, weakened state, undermining police authority, etc.

For instance, revolts had direct and obvious consequences on urban morphologies, even in places where no riot occurred.

In some towns, property speculation has never been so dynamic. On average, three floors have been added to buildings in some outlying districts of Cairo. Investors took advantage of the fall of Mubarak regime to get round the town-planning regulations. They made no secret of it.

Legacies of the past: details and questions about urban action of the « former regimes »

Many questions can be tackled here.

The great urban and tourist projects involving the former powers: did the “Arab spring” stop (temporarily or permanently?) some of the urban projects negotiated between the former authoritarian powers and multinational firms, for instance the Cairo 2050 Master Plan, or the tourist and commercial projects funded by Emirates companies in Syria, which the execution is now very uncertain ?

Urban and territorial governance before: are the administrative division and political responsibilities put into question? If change is actually demanded, by what means (what are the new kinds of discourses and how centralization is now criticized?)?

In the field of housing, are the shortcomings of urban policies highlighted?

How could we assess public action in that matter (new towns, informal districts, regulations)? A desire to break with the past can be seen. How is it expressed today?

Elections and new political powers: the urban agenda in question

Contributions on the urban dimension of political programmes or electoral discourses, formulated by the different parties during the 2011 elections, will be appreciated. Islamist breakthrough in Tunisia and Egypt could be partly explained by their long presence and action in popular districts neglected by former regimes. Will the Islamists be able to develop punctual actions, such as new specific services, in line with a global town planning? Who will be their interlocutors in that matter? What role will play the other political forces?

Will the new governments and parliamentary chambers have to follow a new urban agenda? What are the new scopes to place on this agenda?

Discontentment from the informal districts cannot be ignored anymore by disrupted regimes or transitional powers. Is there any tangible sign of change?  

Are we moving towards new administrative divisions and devolution to local authorities, especially to major regional cities? Indeed hyper-centralism is characteristic of authoritarian governments. This resulted in considerable confusion between governorates and municipalities. However new authorities have just been nationally elected and established. Will it lead to new methods of local governance, promoting proximity and limiting spatial fragmentation? 

Rethinking sustainable urban development: proposals from civil society and silent partners

In 2011, there was also an evolution of the strategies developed by operators in charge of foreign aid to Arab nations. How do the multilateral and bilateral partners change their development and financing strategy, while a new political geography is taking shape in the region?

Can we really talk about a wider range of possibilities for the civil society? After the outbreak of revolts, what where the structured or most visible groups? What are the new issues in debate and projects under discussion? Who is bringing them?

Are the associations and NGOs establishing new priorities?

Submission procedure:

This multidisciplinary colloquium is willing to collect communications highlighting recent fieldworks, or experts’ reports and critical analyzes. Case studies or comparative analyzes will be welcome, from young researchers, (post)doctoral students and experienced researchers. We strongly encourage proposals (eg feedbacks) from NGOs, associations, national and international experts, etc.Proposals for papers (5000 signs), and a brief biography or CV, can be sent in French or English.

Deadline for submission: May 15, 2012

Abstracts should be sent to: barthelp@enpc.fr and roman.stadnicki@cedej-eg.com

Organisation:

Organized by the Pole "City and Sustainable Development" of the CEDEJ (http://www.cedej-eg.org/), this colloquium is also part of two ongoing research programs:

  • Sustainable City in the South Mediterranean (MeRsi project), co-funded by the Agence Universitaire de la Francophonie (Academic Agency of French-speaking countries)- Middle East Office and the CEDEJ;
  • SYSREMO: Global Geographies : Towards a regional system in the Middle East, funded by the Agence Nationale de la Recherche (National Agency for Research), France (ESO-Rennes).

Organizers:

Dr Pierre-Arnaud BARTHEL (Université Paris-Est – LATTS-CNRS)

Dr Roman STADNICKI (CEDEJ, Cairo)

Lieux

  • Institut français d'Égypte
    Le Caire, Égypte

Dates

  • mardi 15 mai 2012

Mots-clés

  • printemps arabes, révoltes, sociétes urbaines agenda urbain, ville durable, urbanisme, Méditerranée

Contacts

  • roman stadnicki
    courriel : roman [dot] stadnicki [at] cedej-eg [dot] org
  • Pierre-Arnaud Barthel
    courriel : pierre-arnaud [dot] barthel [at] enpc [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • roman stadnicki
    courriel : roman [dot] stadnicki [at] cedej-eg [dot] org

Pour citer cette annonce

« Révoltes et transitions dans le monde arabe : vers un nouvel agenda urbain ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 24 février 2012, http://calenda.org/207425