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Liens négatifs, liens perdus, liens latents

Negative ties, lost ties and latent ties

VIIe Journées ReSTo

7th ReSTo study days

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Publié le mardi 27 mars 2012 par Elsa Zotian

Résumé

Les travaux sur les relations sociales se développent ces dernières années permettant d’éclairer un certain nombre de faits sociaux comme l’accès à l’emploi, l’appui sur des réseaux professionnels ou personnels, l’évolution des relations amicales, etc. L’étude des réseaux sociaux porte en général sur les liens existants, leur création, leur mobilisation, mais il existe très peu de recherches sur les liens négatifs, les liens perdus ou les liens latents. L’objectif de cette journée d’étude est de permettre aux chercheurs de différentes disciplines d'échanger et de partager sur ce thème. L’analyse des réseaux sociaux est définie comme l’étude des relations qu’un individu (ou un groupe) entretient avec d’autres, compte tenu de la forme que prennent ces relations. L’analyse de l’ensemble des relations permet d’identifier des groupes pertinents et comprendre comment la structure contraint les comportements tout en émergeant des interactions. Les travaux nombreux qui portent sur les réseaux sociaux peuvent s’intéresser soit à la nature des relations entre les individus ou groupes, à leur fréquence, à leur contenu. Une approche plus globale s’intéresse à la structure des réseaux, à leur densité, à l’éventuelle centralité de certains individus. D’autres enfin essayent de comprendre comment évoluent les réseaux sociaux dans le temps, au fil d’événements particuliers. Mais les travaux existants portent essentiellement sur les liens actifs, par exemple ayant permis l’accès à une ressource, c’est-à-dire mobilisés ou mobilisables.

Annonce

Programme

Cette journée d’étude se concentrera sur un autre aspect des réseaux sociaux qui vise à explorer et à caractériser les liens négatifs, perdus ou latents. L’inimitié rentre dans ce cadre mais les liens négatifs peuvent aussi être définis comme des relations sociales dont l’existence, au lieu de permettre un accès à une ressource, l’interdit ou la limite. Par exemple, le fait d’être connu d’un milieu professionnel local, dans lequel tous sont en relation, risque de constituer un obstacle à l’accès à l’emploi d’un salarié licencié pour vol de matériel dans son entreprise. Les relations existent, elles sont actives et c’est ce qui exclut de fait le candidat.
On pourrait également qualifier de lien négatif une relation qui, malgré une proximité affective, cognitive ou professionnelle, ne permet pas la mobilisation de certaines ressources spécifiques. Ainsi, certains créateurs d’entreprise vont s’interdire de demander un financement à leur famille craignant que la relation avec celle-ci ne soit modifiée.  La crainte de transformer la relation existante élimine la possibilité de faire appel à ce lien dans un contexte particulier.  La configuration de ces liens peut ainsi être étudiée dans des contextes aussi divers que l’emploi, la création d’entreprise, la sociabilité, l’accès à  des informations concernant la santé, l’accès à l’eau, etc.
De la même manière, si des travaux précisent le mécanisme de formation des liens, peu d’études se sont penchées sur les liens perdus, c’est-à-dire des liens qui ont existé et été actifs à un moment donné mais qui, pour de multiples raisons (conflit, déménagement, simple perte de contact) ne le sont plus quelque temps plus tard.
Enfin les liens latents qui peuvent être caractérisés comme un sous-ensemble des liens perdus dans la mesure où ils restent actifs dans la mémoire des individus, sont non mobilisés habituellement, mais peuvent être mobilisés dans certaines circonstances (déménagement, passage dans une ville, besoin d’une information spécifique ou rencontre imprévue). Plus largement, les liens latents  seraient  des liens  potentiels qui nécessitent des circonstances particulières pour émerger.

Jeudi 5 Avril 2012

12h Accueil, buffet

  • 13h30 Alexis Ferrand : « Quelques qualités du zéro dans les réseaux (personnels) »
  • 14h Renato Roda : “On negative genesis : the role of nodes and network attributes in the emergence of hostile relationships”
  • 14h30Renata Hosnedlova : « Les tensions relationnelles dans les réseaux personnels des immigrés peuvent-elles expliquer les incohérences dans les intentions de retourner : le cas des ukrainiens à Madrid »
  • 15hCécile Plessard : « Les relations non effectives et négatives : des indicateurs identitaires et relationnels pertinents »

15h30 Pause

  • 16hClaire Bidart, Ainhoa de Federico et Miranda Lubbers “Dynamics of personal networks from teens to adulthood”
  • 16h30Carmen Marquez : « Relations négatives dans l'enseignement secondaire à Huelva »

17h00 Assemblée du groupe ReSTo, et du RT 26 de l'AFS

Soirée repas

Vendredi 6 avril 2012

  • 10h Natacha Detré : « Réseaux d’influence et signature relationnelle des artistes iconographes »
  • 10h 30Marie Pierre Bès : « Réseaux personnels et liens latents : le cas des doctorants »

11h Pause

  • 11h30 Nathalie Chauvac : « Les liens négatifs dans l’emploi »
  • 11h30Adrien Defossez et Marie-Pierre Bès : « De l’inefficacité du réseau social : le cas des liens sociaux non activés »
  • 12h00Claire Bidart et Michel Grossetti à propos de leur ouvrage « La vie en réseau : Dynamique des relations sociales »

Catégories

Lieux

  • 5 allée Antonio Machado (Université Toulouse le Mirail, salle du Château et salle D 30)
    Toulouse, France

Dates

  • jeudi 05 avril 2012
  • vendredi 06 avril 2012

Mots-clés

  • réseaux sociaux, liens négatifs, sociologie

Contacts

  • Nathalie Chauvac, Laurence Cloutier, Grégori Akermann, Adrien Defossez ~
    courriel : liens [at] univ-tlse2 [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Nathalie Chauvac
    courriel : chauvac [at] univ-tlse2 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Liens négatifs, liens perdus, liens latents », Colloque, Calenda, Publié le mardi 27 mars 2012, http://calenda.org/207871