AccueilMobilités et changements de catégories. Portée et limites des données longitudinales

Mobilités et changements de catégories. Portée et limites des données longitudinales

Mobilities and changes in categories. The scope and limits of longitudinal data

Dix-neuvièmes journées d’études sur les données longitudinales dans l’analyse du marché du travail

19th study day on longitudinal data in the analysis of the work market

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Publié le mardi 27 mars 2012 par Loïc Le Pape

Résumé

De nombreuses recherches ont déjà démontré l'apport des données longitudinales pour déchiffrer le passage d'un état à un autre, et signaler des états transitoires, précaires ou durables, plus ou moins réversibles, plus ou moins ajustés aux attentes et aux dispositifs, en particulier entre formation et emploi. Des catégories ont été construites à l'appui de réflexions interdisciplinaires, telles que celles de transition, de cheminement long, de parcours, de carrières et bien d'autres. Dans un contexte sociétal où tout semble changer en même temps et où il est difficile de démêler les effets structurels et conjoncturels, ces avancées incitent aujourd'hui à attaquer de front la question complexe de la mobilité, qui a bien sûr été abordée mais n'a jamais fait l'objet central d'un appel à contribution des JDL.

Annonce

Présentation 

De nombreuses recherches ont déjà démontré l'apport des données longitudinales pour déchiffrer le passage d'un état à un autre, et signaler des états transitoires, précaires ou durables, plus ou moins réversibles, plus ou moins ajustés aux attentes et aux dispositifs, en particulier entre formation et emploi. Des catégories ont été construites à l'appui de réflexions interdisciplinaires, telles que celles de transition, de cheminement long, de parcours, de carrières et bien d'autres.

Dans un contexte sociétal où tout semble changer en même temps et où il est difficile de démêler les effets structurels et conjoncturels, ces avancées incitent aujourd'hui à attaquer de front la question complexe de la mobilité, qui a bien sûr été abordée mais n'a jamais fait l'objet central d'un appel à contribution des JDL. Du reste, le pluriel convient mieux. En partant des acquis de spécialistes de la mobilité sociale, peuvent être distinguées les mobilités observées classiquement et d'autres formes plus complexes et plus difficiles à reconstruire.

Mobilités observées classiques

  • Mobilités sur le marché du travail: Les changements de statut d'activité et d'emploi (entre inactivité et activité, entre chômage et emploi; entre emploi précaire et emploi durable), ne sont pas de même nature et n'ont pas les mêmes effets que les changements de position professionnelle (construction des carrières, réorientations professionnelles, mobilités internes ou mobilités externes au sein d'un groupe, de la fonction publique d'État ou territoriale, ou entre entreprises...). En particulier, les mobilités d'emploi sont-elles devenues plus discriminantes que les mobilités professionnelles? On accueillera volontiers les travaux portant sur une catégorie ou une profession particulière (par exemple, les intérimaires des grands chantiers de travaux publics, les travailleurs pauvres mais aussi certaines professions libérales ...)
  • Mobilités dans le système de formation Les parcours dans le système de formation, initiale ou continue, sont de moins en moins linéaires et tendent à s'allonger, surtout si on se réfère aux traductions de la Formation tout au long de la vie. Les points d'orientation se multiplient, les bifurcations et réorientations sont nombreuses aussi bien pour les étudiants et apprentis que pour les actifs (changement de filière, de spécialité, retours en formation, etc.). Ces mobilités enrichissent et complexifient l'analyse des parcours de formation. Ces discontinuités qui ont d'abord affecté les formations professionnelles sont-elles en voie de s'étendre aux formations générales ou de conduire à une restructuration des filières, comme le suggère par exemple la professionnalisation de nombreuses licences ? Ou encore, devront-elles inéluctablement faciliter le retour en formation initiale des adultes ?
  • Mobilités spatiales: elles peuvent être cycliques (pendulaires, saisonnières ou annuelles) ou de rupture; de portée locale, interrégionale ou internationale. Elles répondent à des registres de motivation très divers: on peut penser aux mobilités «systémiques» ou institutionnelles en cours de formation pour des jeunes éloignés de l'établissement de formation, pour les apprentis se partageant entre CFA et entreprise, pour les jeunes amenés à changer de ville pour poursuivre leurs études; mais aussi aux mobilités liées à une stratégie de contournement de la carte scolaire ou d'évitement de groupes stigmatisés. Ces registres de motivation interagissent entre eux: ainsi, les mouvements migratoires des étudiants répondent à la fois à des contraintes (par exemple pour poursuivre des études après un BTS ou un DUT) et des choix en raison de critères d'attractivité. On évoquera également les enjeux des mobilités spatiales en phase d'insertion professionnelle ou après les premières années de vie active.

Programme

Jeudi 24 Mai

Plénière

8.30 – 9.00 Accueil : P. Caro, Directeur Car Céreq Caen, Directeur ESO Caen (UMR6590)

9.00 –  9.15 Introduction : J-L. Chaix, Directeur Scientifique Céreq : Regards rétrospectifs et perspectives

  • 9.15 –  9.45 L-A. Vallet, M. Ichou : CREST-INSEE : Performances scolaires, décisions d’orientation et leur importance relative Dans la formation des inégalités sociales d’éducation – Évolution en France en quatre décennies
  • 9.45 – 10.15 Y.Grelet : Le Céreq, 40 ans d’enquêtes sur l’insertion des jeunes
  • 10.15 – 10.45 G. Boudesseul : La mobilité dans les actes des JdL, 1994-2011

10.45 – 11.15 Discussion

11.15 – 11.30 Pause

Discrimination spatiale et captivité dans l’insertion des jeunes

  • 11.30 – 12.00 L. Rougé : Les jeunes dans les espaces de faible densité : d’une expérience de l’autonomie au risque de la captivité
  • 12.00 – 12.30 T. Bunel : Sentiment de discrimination et parcours professionnels

Repas

Sessions parallèles

Méthodologie et bases de données

Points de départs / d’arrivée des mobilités et qualité de l’emploi

  • 14.00 – 14.30 J. Bechtel : Appréhender les mobilités résidentielles des jeunes et des étudiants au travers des recensements : un exercice rendu difficile par la variabilité des concepts et des méthodes.
  • M. Guergoat-Larivière : Transitions vers l’emploi de qualité et formation continue : quelles relations ?
  • 14.30 – 15.00 Y. Brinbaum, G. de Larquier, G. Rieucau : Recherches d’emploi et mobilités sur le marché du travail : une analyse comparée de l’enquête Génération et de l’enquête Emploi
  • V. Di Paola, V. Mora : De l'ancrage dans une profession à la stabilisation en emploi
  • 15.00 – 15.30 J. Girès : La mobilité sociale intergénérationnelle : une étude empirique des limites méthodologiques à partir du cas de la Belgique
  • A. Dupray D. Epiphane : Des signes annonciateurs de l’imprévisible ? Le cas des bifurcations professionnelles en début de carrière.
  • 15.30 – 16.00 A. Testenoire, D. Trancart : Approches différenciées de l’analyse des données longitudinales : un exemple d’illustration à partir de l’enquête « Santé et Itinéraires Professionnels »
  • M. Portela, C.  Signoretto : Ruptures d’emploi et qualité de l’emploi : une analyse des mobilités des jeunes sortants du système éducatif.

16.00 -  16.30 Pause

Formation continue, alternance et reclassement

  • 16.30 – 17.00 A. Dupray,  A. Petrovitch : La formation par apprentissage, une construction de ressources locales ? Une comparaison des mobilités géographiques des apprentis et des scolaires
  • 17.00 – 17.30 N. Jonas : Les compétences des adultes

Un facteur complexe de la mobilité

  • 17.30 – 18.00 O. Joseph, I. Recotillet : Stages en cours d’études et insertion professionnelle – Une comparaison secteur privé/secteur public
  • 18.00 – 18.30 V. Simmonet, D. Trancart : Trajectoires professionnelles et taux de retour à l’emploi des bénéficiaires du RMI, de l’API ou du rSa.

Une soirée est prévue dans le Centre ville de Caen

Vendredi 25 Mai

Sessions parallèles

Mobilités résidentielles et professionnelles

Professions mobiles

  • 9.00 – 9.30 A. Gentil : Trajectoires et processus de socialisation des salariés mobiles du tourisme, trois manières d’habiter l’espace temps saisonnier : l’ambulant, l’habitué et le locale.
  • B. Drut, R. Duhautois : Pourquoi Ibrahimovic joue à Milan et Legittimo à Lecce ?
  • 9.30 – 10.00 M. Marie : Intérêts et limites des données notariales PERVAL pour l'étude des mobilités résidentielles : l'exemple de l'aire urbaine de Caen
  • N. Bosse, C. Guégnard : Mobilités et trajectoires dans la galaxie des professions intermédiaires
  • 10.00 – 10.30 T. Couppié, C. Gasquet : Trajectoire résidentielle et cheminement professionnel des jeunes : les différentes interprétations d’une domiciliation dans un quartier sensible
  • P. Costey : Devenir contremaître à la Société Métallurgique de Normandie. Quelques déterminants des parcours de mobilité professionnelle
  • 10.30 – 11.00 E. Cahuzac, V. Di Paola, I. Recotillet : Couple, enfants et mobilité professionnelle : 10 ans d'observation longitudinale
  • A. Delanoe, V. Gosseaume, G. Podevin : Les carrières courtes des officiers du transport maritime : mythe et réalité

11.00 -  11.15 Pause

Avenirs incertains : des emploi-jeunes aux élites

  • 11.15 – 11.45 B. Gomel, A. Lopez : Trajectoires et mobilités après un « emploi jeune » …
  • 11.45 – 12.15 C. Marry : Cosmopolites, internationaux et nationaux : mobilités géographiques et professionnelles de cadres marocains diplômés de grandes écoles françaises

Repas

Avenirs contraints : les modes d’organisation des établissements d’enseignement supérieur et des entreprises

  • 13.30 – 14.00 C. Béduwé, E. Cahuzac, B. Reynès, G. Tahar : Impact du CDD sur les débuts de carrière
  • 14.00 – 14.30 N. Jauniaux, I. Reginster, B. Ghaye, B. Talbot, C. Mainguet : Mobilités spatiale et académique des étudiants entrant dans l’enseignement supérieur, sur le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles
  • 14.30 – 15.00 C. Bonnard, J-F. Giret, P. Lemistre : La mobilité géographique des ingénieurs
  • 15.00 – 15.30 B. Hillau : Compétence professionnelle et structuration longitudinale des organisations

15.30 – 16.00 Synthèse I. Recotillet

16.00 -  16.30 Discussion et suites

Informations pratiques

Inscription obligatoire :

  • Inscription Doctorant avant le 31/03/2012 : 60 €
  • Inscription avant le 31/03/2012 : 80 €
  • Inscription après le 31/03/2012 : 100 €
  • Diner de gala : 20 €

Contacts :

  • Gérard Boudesseul : gerard.boudesseul@unicaen.fr  T 02 31 56 65 98
  • Laurence Lafitte : laurence.lafitte@unicaen.fr  T 02 31 56 62 02

 Lieu :

  • Université de Caen Basse-Normandie, Campus 1, Bâtiment A  (Plan)
  • Voiture : suivre périphérique nord : sortie n° 5, direction Centre Ville
  • Tramway : lignes A et B, stations : Université Bus : lignes 2 et 4, station : Université

Lieux

  • Esplanade de la Paix (Université de Caen Basse-Normandie, Campus 1, Bâtiment A)
    Caen, France

Dates

  • jeudi 24 mai 2012
  • vendredi 25 mai 2012

Fichiers attachés

Mots-clés

  • mobilités, longitudinal, parcours, marché du travail, formation, orientation, emploi

Contacts

  • Laurence Lafitte
    courriel : laurence [dot] lafitte [at] unicaen [dot] fr
  • Gérard Boudesseul
    courriel : gerard [dot] boudesseul [at] unicaen [dot] fr

Source de l'information

  • Céline Vivent
    courriel : celine [dot] vivent [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Mobilités et changements de catégories. Portée et limites des données longitudinales », Colloque, Calenda, Publié le mardi 27 mars 2012, http://calenda.org/207879