AccueilLes jeunes vulnérables face au dispositif d'aide sociale

Les jeunes vulnérables face au dispositif d'aide sociale

Vulnerable young people and the system of social care

Politiques publiques, pratiques professionnelles et trajectoires de jeunes

Public policy, professional practice, and young people’s trajectories

*  *  *

Publié le jeudi 05 avril 2012 par Loïc Le Pape

Résumé

Le colloque « Les jeunes vulnérables face au système d’aide » (politiques publiques, pratiques professionnelles et trajectoires de jeunes) se tiendra les 20 et 21 septembre 2012 à Rennes. Il est organisé conjointement par l’École des hautes études en santé publique et l’université de Rennes 2.

Annonce

Cet appel à communication fait suite à la conduite d’un projet financé par l’Agence Nationale de la Recherche intitulé « JUVENIL : jeunes vulnérables, perceptions et prises en charge dans les politiques locales sociales et de santé ».

La notion de vulnérabilité sociale, définie comme une zone intermédiaire entre intégration et désaffiliation (Castel, 1991 et 1995), est aujourd’hui bien souvent utilisée pour caractériser les risques associés à la précarité et aux nouvelles formes de pauvreté qui se développent à partir des années 1970. Lorsqu’elle s’applique à la population juvénile, la vulnérabilité prend cependant une dimension différente. En effet, « les caractéristiques de cette phase de la vie font que les jeunes ne possèdent pas la plupart des attributs – l’emploi, les revenus, la résidence autonome notamment – qui signifient l’intégration du sujet adulte à la société » (Galland, 1996, p. 183). Dans les pays occidentaux, les transitions vers l’âge adulte sont structurées par l’incertitude et le risque social (Beck, 1986 ; Castel, 2003). Les jeunes entrants sur le marché du travail subissent particulièrement les effets de la crise, ce qui se traduit, notamment, par de forts niveaux de chômage et d’emploi précaire (Ranci, 2010). Cependant la précarité initiale que les jeunes partagent désormais tous plus ou moins au moment de l’entrée dans la vie active a des résultats complètement différents au fil des itinéraires d’insertion et comporte sans doute des risques qui concernent plus particulièrement certaines catégories de cette population. Le taux de chômage est ainsi fortement corrélé au niveau de formation et l’écart des chances relatives d’accès à l’emploi ne fait que s’accroître entre les diplômés et les autres (Walther et Pohl, 2006). À moins donc de qualifier l’ensemble de la population juvénile de « vulnérable », il nous semble important de spécifier ce qui pourrait constituer les traits propres de la vulnérabilité juvénile.

D’autre part, dans un contexte général où les incertitudes pèsent sur les transitions vers l’âge adulte, les jeunes développent des stratégies d’adaptation, stratégies qui s’inscrivent dans le champ des possibles dessiné par les politiques internationales, nationales et locales, tout en contribuant à l’intégration sociale et à la signification subjective des parcours biographiques. Dans le cadre de ce colloque, nous souhaitons interroger l’articulation entre le quadrillage réalisé par les politiques s’adressant aux jeunes et la façon dont ceux-ci vont construire leur propre parcours dans ce contexte. Ce colloque s’intéressera ainsi à l’interaction entre, d’une part, des trajectoires individuelles, et, d’autre part, des contextes locaux d’action publique et des grandes tendances internationales et nationales de structuration des politiques publiques et des parcours juvéniles.

Dans cette perspective, quatre axes thématiques viendront structurer les réflexions lors de ce colloque :

1. Configurations locales et nationales de l’action publique en direction des jeunes vulnérables

Les dispositifs d’aide aux jeunes en difficulté sont fragmentés et dépendent largement des politiques menées au niveau local, ce qui introduit de fortes inégalités entre les territoires (Loncle, 2011). Par ailleurs, si la jeunesse focalise une partie significative de l’attention de l’opinion publique, les politiques publiques la concernant sont peu développées et souvent fortement sectorisées (Loncle, 2010). Les travaux sur les politiques de jeunesse, témoins concrets d’une forte segmentation de l’action publique en faveur de cette population, présentent le plus souvent des analyses sur un secteur particulier de l’action publique, bien que les travaux publiés en langue anglaise et provenant de la recherche européenne apparaissent mieux dotés (Leccardi et Ruspini, 2006 ; Bradley et Van Hoof, 2005 ; Walther et al., 2002 ; Wallace et Kovatcheva, 1998 ; Furlong et Cartmel, 1997 ). Ce colloque vise à dépasser le cloisonnement des travaux sur les politiques de jeunesse, en croisant les connaissances disponibles sur les politiques en direction des jeunes vulnérables (avec une acception large des domaines d’action considérés : social, santé, logement, éducation, justice…), au niveau international, national et au niveau local, du point de vue de leurs contenus, de leurs valeurs, des types de partenariat proposés et, d’une manière générale, de leur inscription territoriale.

2. Logiques d’intervention professionnelles dans les prises en charge proposées aux jeunes vulnérables

Face à l’installation de la crise économique, les politiques d’insertion ou d’activation ont délaissé leurs perspectives d’action globale ; elles ont été instrumentalisées autour des objectifs d’emploi et se sont exclusivement centrées sur l’individu et sur la construction de parcours individuels, tout en reconnaissant pourtant le caractère structurel des difficultés rencontrées (Cantelli et Genard, 2007). Dominées par la logique de l’urgence et du court terme, les politiques d’insertion ont, alors, participé à une forme de partition des publics en difficulté ainsi qu’à la déstabilisation des cadres du travail social (Autès, 2004 ; Ion et Ravon, 2005). Il est intéressant d’étudier la façon dont l’expression, par les intervenants, des problèmes auxquels ils étaient confrontés sur le terrain face à des situations de vulnérabilité grandissantes, et de leurs difficultés à tenir la relation d’aide, va ainsi rencontrer les nouvelles logiques des politiques d’insertion. Dans cette perspective, ce colloque s’intéressera aux travaux portant sur les modalités de prises en charge proposées aux jeunes vulnérables par les professionnels (méthodes d’accompagnement mais aussi marges de manœuvre vis-à-vis des institutions commanditaires, influence des logiques organisationnelles et des configurations locales…).

3. Parcours juvéniles et formes de vulnérabilité

Une réflexion approfondie sur les frontières de la vulnérabilité juvénile et sur les conditions d’entrée, de sortie et de passage des individus en son sein fait émerger plusieurs questions. Le recours à la notion de vulnérabilité sociale invite, tout d’abord, à réfléchir sur le choix des critères permettant de la qualifier et, par conséquent, sur les normes d’insertion sous-jacentes (bien-être, sécurité, autonomie, etc.) (Goyette et al., 2011). Appliqué à la population juvénile, il interroge également l’articulation entre les critères de vulnérabilité sociale et la compréhension de l’expérience et des parcours juvéniles, l’un comme l’autre étant caractérisés par des situations d’incertitude et s’inscrivant dans une logique processuelle (Soulet et Châtel, 2003 ; Châtel et Roy, 2008 ; Walther et al., 2002). Il conduit alors à s’interroger sur l’existence ou non d’une vulnérabilité spécifiquement juvénile, inhérente à cet âge de la vie. Il nécessite aussi de mettre en perspective les divers travaux menés sur les « jeunes en difficulté », les « jeunes précaires » ou encore les « jeunes en errance », afin d’examiner les points de convergences et de divergences. Ce colloque s’intéressera ainsi aux travaux portant sur les parcours juvéniles au regard de différentes normes d’insertion, dans une perspective quantitative ou qualitative.

4.    Construction des figures de la vulnérabilité juvénile par les politiques sociales et sanitaires et usages du système d’aide

L’interaction entre les politiques publiques et les dispositifs, d’une part, et les parcours des jeunes vulnérables, d’autre part, reste un domaine encore peu exploré :
  • Quel est l’impact des politiques publiques sur la réduction des inégalités ? En quoi participent-elles à l’orientation des trajectoires juvéniles ?
  • Comment les jeunes perçoivent-ils et utilisent-ils les systèmes d’aide ? Les politiques publiques et les dispositifs contribuent à orienter les trajectoires juvéniles et les catégorisations opérées par l’action publique sont génératrices d’identité (Goffman, 1968). Comment les jeunes réagissent-ils à cela dans leur utilisation des dispositifs à une étape de la vie où la construction identitaire se nourrit de l’image renvoyée par les autres ?
  • Quelle est l’influence de cette utilisation des dispositifs par les jeunes sur la structuration du système d’aide lui-même (Charbonneau, 2010) ?

Informations pratiques :

  • Ce colloque s’intéressera donc aux travaux portant sur la structuration des parcours juvéniles par les politiques publiques locales ou nationales ainsi que sur les travaux portant sur l’utilisation des dispositifs par les jeunes eux-mêmes.
  • Cet appel à communication se veut large, transversal et transdisciplinaire. Il valorise également une ouverture internationale permettant de faire émerger une approche comparative ainsi que les communications s’attachant à la valorisation des résultats de recherches empiriques.
  • Il s’adresse aux chercheurs et enseignants-chercheurs professionnels ainsi qu’aux doctorants en sciences sociales.
  • Il se tiendra en français et en anglais.

Les résumés des propositions de communication en français ou en anglais devront indiquer : nom, prénom, adresse électronique et institution d’attache du ou des auteur (s). Ils n’excéderont pas 2500 signes (espaces compris, notes et bibliographie incluses)

Ils devront être transmis sous format word, à colloque.juvenil@ehesp.fr

au plus tard le 15 avril 2012

  • Les avis du comité de sélection seront transmis aux auteurs au plus tard fin mai 2012. Les textes intégraux des présentations ne devront pas excéder 35 000 signes (espaces compris, notes et bibliographies incluses) et devront être transmis au plus tard le 3 septembre 2012.
  • Les communications seront présentées en français (avec un support de présentation en anglais) ou en anglais (avec un support de présentation en français). Les étrangers qui ne parlent pas du tout le français pourront être aidés par les membres du comité d'organisation pour la traduction de leur support de présentation.

Les frais d’inscription au colloque sont fixés à 50€.

Au moment de la sélection, des informations seront transmises aux participants sur les hôtels et autres modalités d’hébergement, sur les modalités de transport, etc.

Comité scientifique :

  • Présidente du Comité scientifique : Patricia Loncle, enseignante-chercheure EHESP, CRAPE, Université de Rennes 1, France.
  • Marc-Henry Soulet, professeur ordinaire, titulaire de la Chaire Sociologie, politiques sociales et travail social, Université de Fribourg, Suisse.
  • Martin Goyette, professeur agrégé, Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l'évaluation des actions publiques à l'égard des jeunes et des populations vulnérables (CRÉVAJ), École nationale d'administration publique, Montréal, Canada.
  • Isabelle Fréchon, Chargée de recherche CNRS/INED, Printemps, France.
  • Léa Lima, sociologue, maîtresse de conférences au CNAM, LISE, CNAM, France.
  • Emmanuelle Maunaye, maîtresse de conférences, CRAPE, université de Rennes 1, France.
  • Philippe Milburn, professeur des universités, Printemps, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, France.

Comité d’organisation :

  • Président du comité d’organisation : Olivier David, professeur des universités, université de Rennes 2, directeur du laboratoire ESO, France.
  • Valérie Becquet, maître de conférences, Université de Cergy-Pontoise, France.
  • Alain Thalineau, professeur des universités, CITERES, Université de Tours, France.
  • Sami Zegnani, maître de conférences, CRAPE, université de Rennes 1, France.
  • Virginie Muniglia, ingénieur d’études en sciences sociales à l’EHESP, doctorante en sociologie, ERIS-CMH, EHESS, France.
  • Céline Rothé, ingénieure d’études en sciences sociales, doctorante en science politique, CRAPE, Université de Rennes 1, France.
  • Frédérique Quidu, ingénieure d’études en statistiques, doctorante en science de gestion, EHESP, France
  • Eric Le Grand, sociologue, consultant, Rennes, France
  • Olivier Douard, sociologue, LERIS, Montpellier, France
  • Patricia Loncle, enseignante-chercheure EHESP, CRAPE, Université de Rennes 1, France

Bibliographie :

  • Astier I., Les nouvelles règles du social, Paris, PUF, coll. Le lien social, 2007
  • Autès M., Les Paradoxes du travail social, Paris, Dunod, 2ème édition, 2004 (1ère édition : 1999).
  • Beck U., Risk society: toward a new modernity, London, Sage, 1986.
  • Bradley H. and van Hoof J. (eds), Young People in Europe, Bristol, The Policy Press, 2005.
  • Callu E. et Fréchon I., « De la prise en charge à l’autonomie…  », Sociétés et jeunesses en difficulté [En ligne], n°8 | Automne 2009. URL : http://sejed.revues.org/index6447.html
  • Cantelli F. et Genard J.-L. (dir.), Action publique et subjectivité, LGDG, coll. « Droit et Société », Paris, 2007.
  • Castel R., « De l’indigence à l’exclusion, la désaffiliation. Précarité du travail et vulnérabilité relationnelle », in Donzelot, J. (dir.) Face à l’exclusion. Le modèle français, Paris, Esprit, 1991, pp. 137-168.
  • Castel R., L’insécurité sociale, qu’est-ce qu’être protégé ?, Paris, Seuil, 2003.
  • Castel R., Les Métamorphoses de la question sociale, Une chronique du salariat, Paris, Gallimard, coll. « Folio essais », 1995.
  • Charbonneau, J., « La comparaison internationale : un outil de repérage des réversibilités et irréversibilités institutionnelles », in Bessin M., Bidard C. et Grossetti M. (eds) Bifurcations. Les sciences sociales face aux ruptures et à l’événement, Paris : La Découverte, pp. 360-372, 2010.
  • Châtel V. et Roy S., Penser la vulnérabilité, Visages de la fragilisation du social, Québec, PUQ (coll. « Problèmes sociaux et interventions sociales »), 2008.
  • Destremeau B. et Messu M., « Le droit à l’assistance sociale à l’épreuve du local », Revue française de science politique, vol 58, n°5, octobre 2008, pp. 713-740.
  • Fréchon I., L’insertion sociale et familiale de jeunes femmes anciennement placées en foyer socio-éducatif, thèse doctorale de démographie et de sociologie, Catherine Bonvalet (dir.), 2003, Paris, Université de Paris X-Nanterre.
  • Furlong A. et Cartmel F., Young People and Social Change. Individualisation and Risk in late Modernity, Buckingham: Open University Press, 1997.
  • Galland O., « Jeunes, pauvreté et exclusion en France », Cahier 4, Travaux de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, Paris, La Documentation française, 2000, pp. 319-365.
  • Galland O., « Les jeunes et l’exclusion », in Paugam S. (dir.), L’exclusion, l’état des savoirs, Paris : éd. La Découverte (coll. « Textes à l’appui »), 1996, p. 183 1992.
  • Goffman E., Asiles, Paris, Editions de minuit, Coll. Le sens commun,1968.
  • Goyette M., Pontbriand A. et Bellot C. Les transitions à la vie adulte des jeunes en difficulté : concepts, figures et pratiques, Québec, Presses de l'Université du Québec, 2011.
  • IARD, Study on the state of young people and youth policy in Europe, Final reports, 2001.
  • Ion J. et Ravon B., « Institutions et dispositifs », dans Ion J. (dir.), Le Travail social en débat(s), Paris, La Découverte, coll. « Alternatives sociales », 2005, pp. 71-85.
  • Lafore R., « La décentralisation de l’action sociale. L’irrésistible ascension du "département providence" », Revue française des affaires sociales, n°4, 2004, pp. 19-34.
  • Lecardi C. and Ruspini E., A New Youth?. New people, generations and family life, Aldershot: Ashgate, 2006.
  • Lima L., L’État social et les jeunes : une comparaison France-Québec des systèmes d’assistance-jeunesse, sous la direction d’Eric Verdier, Université Aix-Marseille II, 2004.
  • Loncle P., « Evolution des politiques locales de jeunesse », Agora Débats Jeunesse, n°43, 2007, pp. 14-29.
  • Loncle P., « Partenariat local et exclusion sociale en France : expériences et ambiguïtés », Pôle sud, n°12, mai 2000, pp. 63-78.
  • Loncle P., L’action publique malgré les jeunes, Paris, L’Harmattan, 2003.
  • Loncle P., La jeunesse au local, comment analyser les spécificités locales dans les interventions publiques ?, Sociologie, n°2, vol. 2, 2011, http://sociologie.revues.org/947
  • Loncle P., Muniglia V., Rivard T. et Rothé C., « Les inégalités territoriales dans la décentralisation du fonds d’aide aux jeunes : enjeux d’appropriation organisationnelle et de philosophie de l’aide accordée aux jeunes », Revue française des affaires sociales, n°1, 2008.
  • Loncle, P., Politiques de jeunesse. Les défis majeurs de l’intégration, Presses universitaires de Rennes, 2010
  • Loncle P., « La jeunesse au local, comment analyser les spécificités locales dans les interventions publiques ? », Sociologie, n°2, vol2, 2011, pp. 129-147.
  • Maunaye E., « L’état de jeunesse. Entre recherche d’autonomie et besoin d’accompagnement », Territoires, n°472, 2006.
  • Mc Neish W. et Loncle P., « State policy and youth unemployment in the European Union, convergence versus national specificities », dans Walther A. et al. (eds), Young people and contradictions of inclusion, London, Policy Press, 2003, pp. 105-126.
  • Milburn, P. La réparation pénale à l’égard des mineurs, Paris, PUF, 2005.
  • Mingione E., Oberti M. and Pereirinha J., “Cities as Local Systems”, in C. Saraceno (ed.), Social Assistance Dynamics in Europe, National and Local Poverty Regimes, Bristol, Policy Press, 2002, pp. 35 79.
  • Soulet M.-H., Châtel V. (dir.), Agir en situation de vulnérabilité, Laval, Presses de l'Université Laval, 2003. Traduction en anglais, Coping and Pulling Through. Action Processes in Vulnerable Situations, London, Ashgate Publisher, 2004.
  • Thalineau A., Rivard T., Moulière M., Vivre le RMI des deux côtés du guichet, Syros, 1999
  • Thomas H., « Vulnérabilité, fragilité, précarité, résilience, etc. De l’usage et de la traduction de notions éponges en sciences de l’homme et de la vie », TERRA-Ed., Coll. "Esquisses", février 2008, http://terra.rezo.net/article697.html
  • Van de Velde C., Devenir adulte : sociologie comparée de la jeunesse en Europe, Paris : PUF (coll. « Le Lien social »), 2008.
  • Wallace C. et Kovatcheva S., Youth in Society, the construction and deconstruction of youth in East and West Europe, London: Macmillan Press, 1998.
  • Walther A. & Pohl A. (2006) Thematic Study on Policy Measures concerning Disadvantaged Youth, Final Report for the European Commission.
  • Walther A., Stauber B. & Pohl A., Youth – actor of social change. Final report, 2009. Online: www.up2youth.org [28.2.2011].
  • Walther A., Stauber B., Biggart A., Du Bois-Reymond M., Furlong A., Lopez Blasco A., Mørch S. & Pais J. M. (eds) Misleading trajectories – integration policies for young adults in Europe? Opladen, Lescke + Budrich, 2002.

Lieux

  • Avenue du Professeur-Léon-Bernard (EHESP)
    Rennes, France

Dates

  • dimanche 15 avril 2012

Fichiers attachés

Contacts

  • Virginie Muniglia
    courriel : colloque [dot] juvenil [at] ehesp [dot] fr

Source de l'information

  • Virginie Muniglia
    courriel : colloque [dot] juvenil [at] ehesp [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les jeunes vulnérables face au dispositif d'aide sociale », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 05 avril 2012, http://calenda.org/208013