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Le tournant spatial dans les études de genre

Gender and the spatial turn

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Publié le vendredi 27 avril 2012 par Elsa Zotian

Résumé

Appel à communication pour les journées d'étude « Le tournant spatial dans les études de genre », organisées par le CEDREF (centre d'enseignement, de documentation et de recherches pour les études féministes) les 16 et 17 novembre 2012. Interdisciplinary Workshop "Gender and the spatial turn", 16-17th november 2012, Call for papers

Annonce

Argumentaire

L’intérêt pour la dimension spatiale des phénomènes sociaux connaît actuellement un renouveau dans les sciences humaines et sociales, si bien que certains auteurs parlent de tournant spatial pour désigner ce nouveau regard (Warf, Arias, 2009). Ce tournant spatial se manifeste à travers un intérêt renouvelé pour les notions de lieu, d'échelle, d’espace et de territoire, ainsi que de la façon dont elles s’articulent à d’autres catégories de la recherche en sciences humaines et sociales. Les travaux sur le genre s’inscrivent dans cette tendance, qu’on pense par exemple au succès de la revue Gender, Place and Culture.
Nous proposons, au cours de ces deux journée d'études interdisciplinaires de réfléchir à l’apport de la perspective spatiale aux études de genre, à partir des thèmes suivants :

1. Intersectionnalité et situation spatiale :

Quelles sont articulations possibles entre l’étude des situations spatiales des femmes et des hommes et les autres aspects sociaux et identitaires (race, classe, sexualité…) pris en compte dans les approches de l’intersectionnalité ?

2. Catégories spatiales et catégories du genre :

Comment l’entrée par le genre permet-elle de renouveler la réflexion sur des notions géographiques comme celle de lieu, d’espace, d’échelle et de territoire ? Comment, à l’inverse, l’entrée par l’espace permet-elle de questionner certaines catégories des études sur le genre ? Les interactions entre le genre et les structures spatiales : comment des conflits genrés peuvent-ils émerger autour des questions d’appropriation spatiale et de droit à l’espace ? Dans quelle mesure les mobilisations féministes peuvent-elles contribuer à l’appropriation et à la transformation des espaces ?

3. Interactions entre genre et structures spatiales

Quelles connections y a-t-il entre les conflits de genre et les problèmes des droits spatiaux et d'appropriation spatiale? Dans quelle mesure les mobilisations féministes participent à informer et transformer les espaces?

3. Les limites de l’approche spatialiste :

L’approche spatiale se focalise souvent sur certains lieux et échelles. Le « fétichisme spatial » peut-il être un obstacle à la compréhension des inégalités et, plus généralement, des relations de genre ?

4. L’utilisation de méthodes géographiques dans les études féministes et de genre :

On entend par méthodes géographiques l’ensemble des méthodes visant à connaître et à représenter la dimension spatiale des sociétés : cartographie, suivis de trajectoires, parcours commentés….Dans quelle mesure ces méthodes peuvent-elles contribuer à la mise en évidence de cartographies du pouvoir et de pratiques spatiales de résistance ?

Conditions de soumission

Les propositions de communications – en anglais ou en français - pourront être envoyées sous la forme d’un résumé de 500 mots maximum aux adresses suivantes :
lucia.direnberge@gmail.com et camilleschmoll[@yahoo.fr

avant le 30 mai

Comité Scientifique

  • Azadeh Kian, Professeure de sociologie, Université Paris Diderot, CSPRP, directrice du
  • CEDREF.
  • Nadine Cattan, Directrice de recherche au CNRS, directrice de l’UMR 8504 Géographie-cités
  • Amélie Le Renard, Chargée de recherche CNRS, Université de Versailles – Saint-Quentin en
  • Yvelines, CMH-PRO
  • Marylène Lieber, Chercheuse associée au Centre d'études français sur la Chine
  • contemporaine (CEFC), MAPS, Université de Neuchâtel
  • Renate Ruhne, Enseignante-chercheuse en Géographie, Université de Bern
  • Dina Vaiou, Professeure d’Etudes de genre et d’aménagement, Université Nationale
  • Technique d’Athènes

Comité d’organisation

  • Lucia Direnberger, doctorante au CSPRP, Cedref, Université Paris Diderot
  • Camille Schmoll, maîtresse de conférences en géographie, Géographie-cités et CEDREF,
  • Université Paris Diderot

Arguments

The spatial dimension of social processes and human activities has attracted an increasing interest in recent years, leading to what has been defined as a “spatial turn” in social sciences and the humanities (Warf, Arias, 2009). A growing attention has been raised on notions such as space, scale, place and territory and the way they intersect with other social categories. Accordingly, within gender and feminist studies, the spatial dimension of social processes has become a common place topic, as testified for instance by the growing success of the journal “Gender, place and culture”.

The purpose of this workshop is to look at recent advances and debates regarding the spatial approach within gender and feminist studies. We encourage proposals focusing on the following questions:

1. Intersectionality and situatedness:

What are the possible articulations between women and men spatial situatedness and other dimensions of intersectionality (class, race, sexuality…)?

2. Spatial categories and gender categories:

May a gender approach contribute to rethink spatial categories such as scale, place and territory? Inversely how does a spatial approach call into question common place categories of gender analysis?

3. The interactions between gender and spatial structures:

What is the connection between gender conflicts and issues of spatial rights and space appropriation? How may feminist mobilization contribute to reshape and transform spaces?

4. Limits and pitfalls of the “spatialist” approach:

The spatial approach is focused on specific spaces and scales. To which extent may “space fetishism” be an obstacle for the comprehension of gender relations and inequalities?

 

5. The use of geographic methods within feminist and gender studies:

To which extent geographical methods such as cartography, commented trajectories… may contribute to trace cartographies of power and the emergence of sites of resistance? What are the limits and pitfalls of such methods?

To submit

  • Paper proposals can be sent in French or English

before May, 30th, 2012.

  • Proposals should not exceed 500 words and should be sent to the following email addresses:
lucia.direnberger@gmail.com et camilleschmoll@yahoo.fr

Scientific committee

  • Azadeh Kian, Professor, Political Science, University Paris Diderot, CSPRP, director of CEDREF
  • Nadine Cattan, Director of Research, CNRS, director of Géographie-cités
  • Amélie Le Renard, Researcher, CNRS, University of Versailles – Saint-Quentin en Yvelines,
  • CMH-PRO
  • Marylène Lieber, Researcher, Sociology, French Research Centre on Contemporary China
  • (CEFC) and MAPS, University of Neuchâtel
  • Renate Ruhne, Lecturer, Cultural Geography, University of Bern
  • Dina Vaiou, Professor, Urban Analysis and Gender Studies, National Technical University
  • Athens

Organizers

  • Camille Schmoll, Associated Professor, Géographie-cités, CEDREF, University Paris Diderot
  • Lucia Direnberger, PhD student, CSPRP, Cedref, University Paris Diderot

Lieux

  • 59 rue Nationale (Université Paris 7-Denis Diderot)
    Paris, France

Dates

  • mercredi 30 mai 2012

Mots-clés

  • phénomènes sociaux, genre, gender studies

Contacts

  • Lucia Direnberger
    courriel : lucia [dot] direnberger [at] gmail [dot] com
  • Camille Schmoll
    courriel : camilleschmoll [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Juliette Hueber
    courriel : juliette [dot] hueber [at] inha [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Le tournant spatial dans les études de genre », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 27 avril 2012, http://calenda.org/208337