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Villes méditerranéennes et exil au tournant du XXIe siècle

Mediterranean cities and exile at the turn of the 21st century

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Publié le jeudi 03 mai 2012 par Elsa Zotian

Résumé

Le colloque international « Villes méditerranéennes et exil au tournant du XXIe siècle », aura lieu à l’auditorium de la Maison de la Région au 61, La Canebière à Marseille, les 19 et 20 octobre 2012.

Annonce

"Villes méditerranéennes et exil au tournant du XXIe siècle", colloque international les 19 et 20 octobre 2012, Auditorium de la Maison de la Région, 61, La Canebière à Marseille.

Présentation

Ce colloque fait suite à deux colloques internationaux tenus en 2008 à l’Université San Francisco de Quito (Equateur) et à la Sorbonne, Paris III, qui ont donné lieu à deux publications.

La Méditerranée est un espace complexe d’échanges d’hommes et de marchandises entre les côtes qui la bordent, un espace composé, pour reprendre Fernand Braudel, de deux « scènes » : les péninsules et les mers. Sur ces scènes, en fonction des périodes, se jouent des exils, partant aussi bien des pays méditerranéens eux-mêmes que d’autres pays dans le monde, que les villes méditerranéennes accueillent avec une caisse de résonances spécifique. Il y a l’exil de celui qui est expulsé de sa patrie, l’exil intérieur propre à toute dictature, en particulier celui des colonisés, ou encore l’exil économique de celui qui part chercher fortune ailleurs. L’écrivain exilé, quant à lui, peut souffrir l’exil intérieur par rapport au discours officiel à l’instar d’un Milan Kundera en Tchécoslovaquie, subir l’exil politique comme Ovide sur les bords de la Mer Noire, ou encore n’avoir jamais la possibilité de revenir sur les lieux de son enfance tel Le Clézio. Dans tous ces cas, comme dans celui des communautés, victimes de la guerre ou d’exactions ciblées, une violence s’exerce sur l’exilé, plus ou moins brutale.

La violence est-elle alors toujours associée à l’exil, au moins une violence d’arrachement et de transplantation ? Quelle est sa nature et ses modalités ? La ville d’exil peut être un lieu de refuge et/ou d’hostilité, un lieu de mémoire par substitution dans lequel on cultive les comparaisons pour le rendre habitable, ou encore devenir un lieu imaginaire dont on fictionnalise l’espace, une « Inde de l’esprit » selon l’expression de Salman Rushdie.

Dans le cadre particulier des villes méditerranéennes, comment s’exerce la violence de l’exil et se transporte-t-elle dans l’écriture ? Y a-t-il une esthétique de la violence propre à ce type d’exil lorsque la rencontre des langues favorise l’invention langagière. Les cultures méditerranéennes urbaines ne procurent-elles pas une saveur particulière à l’exil, une texture unique à l’écriture du poète hors la cité ?

La ville méditerranéenne est enfin un lieu de culture, d’un point de vue patrimonial (architecture, musées) et anthropologique (modes de vie). La culture peut-elle alors être un refuge ou une médiation permettant de s’approprier le lieu ? Vecteur de rencontres, elle engendre des heurts et des mélanges. Les termes de diaspora, de nomadisme et de déterritorialisation n’induisent-elles pas une approche transnationale des cultures ?

Le colloque sera l'occasion de creuser ces pistes de réflexion autour de l’articulation entre ville, exil, violence et culture à partir de l’espace méditerranéen au tournant du XXIème siècle. Il touchera diverses aires culturelles (hispanophone, germanophone, francophone, arabophone...) et privilégiera l’étude de la littérature, en tenant aussi compte des travaux sur les arts (photographie, peinture, musique…).

Modalités de participation

Les propositions de contribution (une page) devront parvenir à l’adresse électronique suivante : virginieruiz@yahoo.fr

avant le 15 juillet 2012

Comité scientifique

  • Dante Barrientos Tecún, Professeur à l’Université d'Aix-Marseille, Pôle Langues, Langage et Cultures, UFR Art, Lettres, Langues et Sciences humaines.
  • Virginie Ruiz, Professeur agrégée d’espagnol, Docteur en Études hispano-américaines, Ecole Doctorale "Civilisations et Sociétés euro-méditerranéennes et comparées", Université du Sud Toulon-Var.
  • Michel Gironde, Docteur en littérature générale et comparée de l'Université Paris III, Sorbonne Nouvelle. Membre de RETINA International – Recherches Esthétiques et Théorétiques sur les Images Nouvelles et Anciennes.

Lieux

  • 61 La Canebière
    Marseille, France

Dates

  • dimanche 15 juillet 2012

Mots-clés

  • Méditerranée, exil, immigration, interculturalité

Contacts

  • Virginie Ruiz
    courriel : virginieruiz [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Virginie Ruiz
    courriel : virginieruiz [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Villes méditerranéennes et exil au tournant du XXIe siècle », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 03 mai 2012, http://calenda.org/208370