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Les Rencontres de la Revue des livres

Revue des Livres journal debates

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Publié le jeudi 10 mai 2012 par Elsa Zotian

Résumé

Le cycle des Rencontres de la RdL réunit les membres du collectif éditorial de la revue et ses lecteurs pour une discussion avec l’auteur(e) d’un livre ou d’un article qui constitue une contribution d’importance aux débats intellectuels, scientifiques et politiques contemporains. La programmation des séances de ce cycle des Rencontres de la RdL est établie au fur et à mesure de l’année en fonction de l’actualité éditoriale.

Annonce

Programme

Mardi 25 octobre 2011, à 19h

Les Dettes illégitimes. Quand les banques font main basse sur les politiques publiques, de François Chesnais

« De nombreux pays européens — la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Espagne, voire la France — auraient, nous dit-on, vécu « au-dessus de leurs moyens ». Parce qu’ils ne taxent pas la fortune et le capital et qu’ils ne luttent pas contre l’évasion fiscale vers les paradis fiscaux, les gouvernements se sont effectivement lourdement endettés auprès des fonds de placement étrangers, mais aussi des banques européennes. Celles-ci ont des bilans fragiles. Elles ont créé trop de crédit par rapport à leurs dépôts et fonds propres. Elles ont été sauvées à l’automne 2008. Elles exigent de l’être une seconde fois. Les politiques de rigueur budgétaire et de réduction salariale exigées par l’Union européenne, la BCE et le FMI sont socialement injustes. Elles enfoncent l’Europe dans la récession.

« Se pose ainsi la question de l’annulation des dettes publiques et dans la foulée celle de la socialisation des banques, BCE incluse. Certains plaident pour le rééchelonnement des dettes. Dans ce livre, c’est leur dénonciation qui est défendue. »

Mardi 17 novembre 2011, à 19h

The Slave Ship, de Marcus Rediker

« L’historien Marcus Rediker pourrait aussi être appelé un « historieur » : son travail consiste à raconter des histoires, à rassembler des faits (qui chacun, considéré isolément, pourrait paraître anodin) et à faire émerger leur signification par leur inscription dans une continuité de luttes, de refus, d’efforts, d’appels. L’Hydre aux mille têtes révèle « l’histoire cachée de l’Atlantique révolutionnaire » en proposant la mise en récit de documents hétérogènes, de notations éparpillées, de micro-événements apparemment anecdotiques, qui ne prennent un sens révolutionnaire que par cette mise en récit. L’historien d’en bas ne peut faire justice à ceux d’en bas qu’en mobilisant une inventivité narrative. Il ne lui suffit pas de respecter la discipline historienne qui l’astreint à ne considérer que des « documents historiques » : il doit se faire storyteller pour restituer aux gestes ainsi documentés leur nature émancipatrice. » (Yves Citton)

Mardi 23 janvier 2012, à 19h

« Nous assistons à l’écroulement d’un monde, des forces immenses sont sur le point d’être déchaînées », un entretien avec Frédéric Lordon publié dans la RdL (n° 3, janv-février 2012).

« On peut, et c’est mon cas, trouver préférables les projets de dépassement des actuelles nations puisque, sous les bons agencements institutionnels, ils augmentent les puissances individuelles et étendent les chances de paix. Mais s’il n’y a à choisir qu’entre, d’une part des agencements générateurs de violence économique et négateurs de la souveraineté politique, et d’autre part les solutions nationales, alors pour ma part je n’hésite pas un seul instant. Et tout ceci à la condition de voir au moins que les entreprises de « dépassement » ne sont finalement jamais que des projets de reconstruction de nation mais à une échelle étendue. Pour peu qu’on se soit donné comme boussole absolue le principe de souveraineté, c’est-à-dire avoir admis sa clôture intrinsèque, on peut nommer nation tout ensemble se proposant de le déployer et, partant, mieux se faire à l’idée que la « nation » ainsi redéfinie est un principe indépassable, même s’il est toujours possible à ceux qui en ont le loisir d’en penser le point asymptotique : la nation-monde – mais alors à la condition de ne plus prétendre faire de la politique dans la conjoncture présente. »

Mercredi 11 avril 2012, à 19h

Beauté fatale. Les nouveaux visages d’une aliénation féminine, de Mona Chollet

« Soutiens-gorge rembourrés pour fillettes, obsession de la minceur, banalisation de la chirurgie esthétique, prescription insistante du port de la jupe comme symbole de libération : la « tyrannie du look » affirme aujourd’hui son emprise pour imposer la féminité la plus stéréotypée. » (Présentation de l’éditeur)

Mmercredi 30 mai 2012, 19h

L’Enjeu du salaire, de Bernard Friot (La Dispute, 2012)

Dans L’Enjeu du salaire, Bernard Friot affirme que nous ne parvenons plus à saisir le caractère révolutionnaire du salaire  et des institutions qui lui sont liées, la qualification personnelle et la cotisation. Pour briser le chantage à l’emploi et à la dette, et assurer un contrôle populaire sur l’économie et le travail, il nous faudrait pourtant selon lui porter plus loin ces institutions : attribuer à chacun à sa majorité une qualification et donc un salaire, et ainsi faire disparaître le marché du travail ; étendre la cotisation en créant une cotisation économique pour un financement de l’investissement sans crédit et donc sans dette. Nous pourrions ainsi nous « libérer de la convention capitaliste du travail avec sa propriété lucrative, son marché du travail et ses forces de travail, ses marchandises à la valeur d’usage si discutable produites par des travailleurs soumis à la dictature du temps de travail et n’ayant aucune maîtrise des fins et des moyens de leur travail. »

En association avec le Lieu-Dit et la librairie L’Atelier

Lieux

  • 6 rue Sorbier (Le Lieu-Dit)
    Paris, France

Dates

  • mercredi 30 mai 2012
  • mardi 25 octobre 2011
  • jeudi 17 novembre 2011
  • lundi 23 janvier 2012
  • mercredi 11 avril 2012

URLS de référence

Source de l'information

  • Jerome Vidal
    courriel :

Pour citer cette annonce

« Les Rencontres de la Revue des livres », Informations diverses, Calenda, Publié le jeudi 10 mai 2012, http://calenda.org/208467