AccueilMobilités grecques : migrations, réseaux, contacts en Méditerranée, de l’époque archaïque à l’époque hellénistique

Mobilités grecques : migrations, réseaux, contacts en Méditerranée, de l’époque archaïque à l’époque hellénistique

Greek mobilities: migrations, networks, and Mediterranean contacts, from the archaic age to the Hellenistic period

*  *  *

Publié le jeudi 10 mai 2012 par Elsa Zotian

Résumé

Les 1er et 2 juin 2012, est organisé à la Maison de l’Archéologie et de l’Ethnologie René Ginouvès un colloque intitulé « Mobilités grecques. Migrations, réseaux, contacts en Méditerranée de l’époque archaïque à l’époque hellénistique ». Au moment où les questions de diasporas, de mobilités et de transferts culturels émergent et s'affirment dans le champ pédagogique universitaire et chez les spécialistes des mondes anciens, il a semblé pertinent de proposer une réflexion collective qui porte sur l’arrière-fond conceptuel des travaux récents mais qui propose aussi une mise en pratique critique de ces concepts à partir d'études consacrées à la Méditerranée grecque.

Annonce

Présentation

Les 1er et 2 juin 2012, est organisé à la Maison de l’Archéologie et de l’Ethnologie René Ginouvès un colloque intitulé Mobilités grecques. Migrations, réseaux, contacts en Méditerranée de l’époque archaïque à l’époque hellénistique. La tenue de ce colloque répond à un triple constat. Elle prend tout d’abord en compte l’émergence d’une réflexion profondément renouvelée sur les questions de mobilité et d’échanges dans l’espace méditerranéen. La discussion autour du phénomène colonial - quand ce n’est la contestation de la notion même de colonisation grecque - vient illustrer l’apport au débat historiographique de ces nouvelles perspectives.

Le second constat est celui de l’émergence désormais bien affirmée de la thématique des réseaux dans les sciences humaines en général et dans la réflexion des historiens en particulier. On sait combien cette notion a pu être sollicitée avec bonheur par les historiens des mondes médiévaux et modernes. Pour l’Antiquité, elle est aussi au cœur des travaux de nombre d’historiens, notamment de ceux d’I. Malkin, pour ne prendre qu’un exemple parmi les plus récents et un auteur parmi les plus actifs dans ce champ de réflexion.

Enfin, le renoncement à la notion d’hellénisation, comprise comme un phénomène à sens unique et vertical, a ouvert la voie à des analyses bien plus complexes fondées sur les concepts d’ethnicité et de transferts culturels, qui remettent profondément en question la notion d’identité culturelle ou ethnique, grâce aux apports théoriques de la sociologie, de l’ethnologie ou de l’anthropologie.

On le voit, la sollicitation de notions nouvelles, l’importation en histoire de concepts forgés dans d’autres champs des sciences humaines a eu pour heureuse conséquence d’inciter à déconstruire certaines évidences intellectuelles pour les historiens de la Méditerranée antique. L’usage de ces concepts est aujourd’hui largement diffusé. Il reste que c’est là un processus en cours. On ne peut nier par ailleurs que cet usage relève parfois plus de la facilité cosmétique que d’une indiscutable rigueur intellectuelle. La notion de « réseau colonial » renvoie, par exemple, à des réalités très diverses selon les régions et selon les chercheurs et conduit parfois à créer des solidarités artificielles entre communautés. Par ailleurs, le renoncement explicite ou non à la notion de colonisation, s’il a son utilité, n’est pas sans conséquence négative lorsqu’il conduit à masquer les questions de violence, d’appropriation et de conquête territoriale. Dans ce contexte intellectuel, ce colloque se donne un objectif simple. Il s’agit de proposer un bilan sur l’apport des concepts de réseau, d’ethnicité, de transfert et de mobilité à l’étude des communautés grecques entre l’époque archaïque et le début de l’époque hellénistique. Ce cadre chronologique large doit aussi permettre une réflexion sur les transformations des formes de mobilité des Grecs dans le temps long et à l’échelle de la Méditerranée. Nous proposons à chacun des intervenants de réfléchir à ses propres usages de ces notions et à leur utilité intellectuelle dans son domaine de recherche, à partir d’un thème précis. On l’aura compris, au moment où les questions de diasporas, de mobilités et de transferts culturels émergent dans le champ pédagogique universitaire, il nous a semblé pertinent de proposer une réflexion collective qui porte sur l’arrière-fond conceptuel des travaux récents mais qui propose aussi une mise en pratique critique de ces concepts.

Programme

Vendredi 1er juin 2012

13h00 : Acceuil

  • 13h30-14h00 : Laurent Capdetrey (Université Bordeaux 3) et Julien Zurbach (Ecole normale supérieure, Paris), organisateurs
    Introduction

I. Contacts et ethnicité

Modérateur : Bernard Legras, Université Paris 1

  • 14h00-14h30 : Irad Malkin (Université de Tel Aviv) et Christel Muller (Université de Reims)
    Vingt ans d'ethnicité : bilan historiographique et application du concept aux études anciennes
  • 14h30-15h00 : Madalina Dana (Université Paris 1)
    Mobilité et destins croisés : les réseaux culturels des cités du Pont

15h00-15h30 : Discussion

15h30-16h00 : Pause

  • 16h00-16h30 : Pascal Arnaud (Université Lyon 2)
    La mer, vecteur de la diaspora grecque
  • 16h30-17h00 : Anne-Emmanuelle Veïsse (Université Paris 1)
    Ethniques et ethnicité dans l’Égypte du IIIe siècle av. J.-C.
  • 17h00-17h30 : Francis Prost (Université Paris 1)
    La diffusion des modèles urbains dans l’Antiquité grecque : quel réseau ?

17h30-18h00 : Discussion

Samedi 2 juin 2012

II. Mobilités et migrations

Modérateur : Roland Etienne, Université Paris 1

  • 9h00-9h30 : Claudia Moatti (Université Paris 8)
    Les « mobilités » en Méditerranée : approche conceptuelle et historiographique
  • 9h30-10h00 : Graham Oliver (Université de Liverpool)
    Démographie des migrations et mobilités dans la Méditerranée grecque à l'époque classique et à la haute époque hellénistique

10h00-10h30 : Discussion

10h30-11h00 : Pause

  • 11h00-11h30 : Christophe Pébarthe (Université Bordeaux 3)
    Surveiller et bouger. Mobilités grecques et institutions
  • 11h30-12h00 : Jean-Manuel Roubineau (Université Rennes-2)
    Le statut de parépidémos dans les cités grecques

12h00-12h30 : Discussion

III. Réseaux

Modérateur : Pierre Rouillard, Université Paris Ouest Nanterre-CNRS)

  • 14h00-14h30 : Michel Gras (CNRS, Ecole française de Rome)
    Stratigraphies conceptuelles de la Méditerranée archaïque
  • 14h30-15h00 : Jean-Christophe Sourisseau (Université Aix-en-Provence)
    Documentation archéologique et « réseaux d’échanges » archaïques en Méditerranée occidentale : enjeux, méthodes, propositions et confrontation théoriques

15h00-15h30 : Discussion

15h30-16h00 : Pause

  • 16h00-16h30 : Gérald Finkielsztejn (Antiquités Nationales d'Israël, Jérusalem)
    Réseaux rhodiens
  • 16h30-17h00 : Damien Agut (Collège de France)
    Echanges et réseaux entre l’Egypte et le monde grec des Saïtes au IIIe siècle av.J.-C

17h00-17h30 : Discussion

  • 17h30-18h00 : Laurent Capdetrey (Université Bordeaux 3) et Julien Zurbach (Ecole normale supérieure, Paris)
    Conclusion

Lieux

  • 21 allée de l’Université (Maison de l’Archéologie et de l’Ethnologie René Ginouvès, alle du Conseil, 4e étage)
    Nanterre, France

Dates

  • vendredi 01 juin 2012
  • samedi 02 juin 2012

Fichiers attachés

Mots-clés

  • ethnicité, réseaux, transferts culturels, colonisation, migrations, mobilités

Contacts

  • Laurent Capdetrey
    courriel : laurent [dot] capdetrey [at] montaigne [dot] u-bordeaux [dot] fr
  • Julien Zurbach
    courriel : julien [dot] zurbach [at] efa [dot] gr

Source de l'information

  • Laurent Capdetrey
    courriel : laurent [dot] capdetrey [at] montaigne [dot] u-bordeaux [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Mobilités grecques : migrations, réseaux, contacts en Méditerranée, de l’époque archaïque à l’époque hellénistique », Colloque, Calenda, Publié le jeudi 10 mai 2012, http://calenda.org/208473