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Logiques mémorielles et temporalités migratoires

Memorial logic and migratory temporalities

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Publié le mercredi 16 mai 2012 par Julien Gilet

Résumé

La migration, entendue comme réalité socio-historique, et comme thématique scientifique, constitue un contexte particulièrement intéressant pour observer différentes logiques mémorielles. La remémoration est tout à la fois un processus de mobilisation dans le présent d’expériences passées, une activité sociale essentielle dans la fabrication et la gestion des relations interpersonnelles, à différentes échelles, intimes, familiales, collectives, voire communautaires, et un enjeu des dispositifs politiques nationaux et internationaux.

Annonce

La migration, entendue comme réalité socio-historique, et comme thématique scientifique, constitue un contexte particulièrement intéressant pour observer différentes logiques mémorielles. La remémoration est tout à la fois un processus de mobilisation dans le présent d’expériences passées, une activité sociale essentielle dans la fabrication et la gestion des relations interpersonnelles, à différentes échelles, intimes, familiales, collectives, voire communautaires, et un enjeu des dispositifs politiques nationaux et internationaux. Or si les mémoires connaissent des temps et des rythmes différents, les migrations sont elles aussi multiformes et s’inscrivent dans des temporalités extrêmement variées. Ces mobilités – circulations, déplacements - se caractérisent dans la dynamique par des séquences plus ou moins longues de mouvements et d’arrêts, d’allers et de retours, qui contrastent avec certaines formes pérennes instituées comme rites sociaux par des communautés et/ou organisées plus largement par des institutions sociopolitiques.

Caractériser le phénomène migratoire comme une recomposition spatiale et sociale des relations individuelles et collectives, implique la mise en question des références et des appartenances, des ancrages et des ambitions, donc des modalités spécifiques de mobilisation du passé : qu’il  s’agisse par exemple pour les acteurs de la migration de transformer leur récit biographique, en fonction de leur expérience présente et des dispositifs légaux encadrant leur statut d’étrangers, et pour les institutions nationales et internationales d’encadrer et de contrôler ces mobilités. C’est donc la relation entre mobilisation du passé et diversité des formes migratoires que ce colloque voudrait interroger, de manière comparative, pour contribuer au renouvellement de la discussion établie de longue date sur les corrélations épistémologiques entre mémoires et migrations.

Lundi 21 mai

Pérennisation des migrations

  • 10 h Accueil des participants (Pierre Rouillard, Michael Dietler, Michèle Baussant)
  • 10 h 30 - 11 h 30 Augustin Holl (professeur, université Paris Ouest Nanterre La Défense) : L’expansion bantoue : dynamiques des populations et dynamiques environnementales
  • 11 h 30 - 12 h 30 Bruno Dumézil (maître de conférence, université Paris Ouest Nanterre la Défense) : Migrations et choix religieux dans l’Europe barbare
  • 12 h 30 - 13 h Discussion animée par Rémi Hadad (doctorant, laboratoire Préhistoire & technologies)
  • 13 h - 14 h déjeuner sur place
  • 14 h - 15 h Nacira Guénif-Souilamas (maître de conférence, université Paris XIII / Centre de recherche interuniversitaire Expérience, ressources culturelles, éducation) : Régime asymétrique de façonnage et d’expression d’une mémoire, entre migration et minorité
  • 15 h - 16 h Stéphane Dufoix (maître de conférences, université Paris Ouest Nanterre La Défense / Sophiapol) : Dire et faire diaspora. Usages politiques et sociaux de la formativité
  • 16 h - 16 h 15 pause café
  • 16 h 15 - 17 h 15 Tessa Murphy (Lecturer, University of Chicago) : Migrations of Slaves and Free People to the so-called ‘Neutral’ Islands of the Lesser Antilles in the Early 18th Century
  • 17 h 15 - 18 h Discussion animée par Irène Dos Santos (post-doctorante, Centre de recherche en anthropologie / université nouvelle de Lisbonne)

Mardi 22 mai

Les modes d’expression de l’expérience migratoire

  • 10 h - 11 h Michèle Leclerc-Olive (Institut de relations internationales et stratégiques / école des hautes études en sciences sociales) : épistémologies et narrativité des expériences fragmentaires
  • 11 h - 12 h Stefan Le Courant (doctorant, Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative) : Témoigner d’une vie de sans-papier. Migration et mémoire d’Ibrahim Kanouté
  • 12 h - 12 h 45 Discussion animée par Norah Benarrosh (doctorante, Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative)
  • 12 h 45 - 14 h déjeuner sur place
  • 14 h - 15 h Audrey Celestine (maître de conférence, université de Lille III) : We didn’t drop from the sky: récits du passé et enjeux du présent pour les Portoricains de New York
  • 15 h - 16 h Noël Salazar (Lecturer in Anthropology, University of Leuwen) : Toward a Critical Anthropology of Migration Imaginaries
  • 16 h - 16 h 30 pause café
  • 16 h 30 - 17 h 30 Irial Glynn (Lecturer in History, University College Dublin) and Olaf Kleist (Lecturer in Political Science, Freie Universität, Berlin) : History, Memory and Migration
  • 17 h 30 - 18 h Discussion animée par Stefan Le Courant (doctorant, Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative)

Mercredi 23 mai

Acteurs des mouvements migratoires

  • 10 h - 11 h Liliane KuczYnski (CNRS / Laboratoire d’anthropologie urbaine) : Anthropologie et migrations ouest-africaines en France : une évolution des problématiques
  • 11 h - 12 h Thomas Lacroix (CNRS / Migrations internationales, espaces et sociétés) : Mémoires d’exil et mémoires diasporiques : porosité et conflits. Exemples marocains et polonais
  • 12 h -12 h 45 Discussion animée par Azita Bathaie (doctorante, Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative)
  • 12 h 45 - 14 h déjeuner sur place
  • 14 h - 15 h Norah Benarrosh (doctorante, Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative) : Le transport autoproduit comme outil du transnationalisme migrant : une analyse du microbus des Roms roumains de Montreuil
  • 15 h - 16 h Olivier Clochard (CNRS / Laboratoire Aménagement, développement, environnement, santé et sociétés) : La rétention administrative à travers le prisme des travaux sur les camps et la prison
  • 16 h - 16 h 10 pause café
  • 16 h 10 - 17 h Discussion animée par Katerina Kerestetzi (post-doctorante, Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative)

Lieux

  • 21 allée de l'Université (Maison Archéologie & Ethnologie, René-Ginouvès)
    Nanterre, France

Dates

  • lundi 21 mai 2012
  • mardi 22 mai 2012
  • mercredi 23 mai 2012

Contacts

  • Carine Constans
    courriel : carine [dot] constans [at] cnrs [dot] fr

Source de l'information

  • Carine Constans
    courriel : carine [dot] constans [at] cnrs [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Logiques mémorielles et temporalités migratoires », Colloque, Calenda, Publié le mercredi 16 mai 2012, http://calenda.org/208566