AccueilL'année 1936. Traductions et retraductions vers le français

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Publié le mardi 15 mai 2012 par Loïc Le Pape

Résumé

L'année 1936 est restée dans les mémoires notamment en France par la victoire du Front populaire, et dans le contexte international par la gravité et la violence des événements politiques survenus en Espagne, Allemagne, Italie, etc. Dans la vie intellectuelle, quelles sont les incidences du politique sur l’activité et les stratégies, individuelles autant que collectives, en matière de traduction ? Existe-t-il, autour de cette année, des médiations spécifiques entre les champs politique et intellectuel favorisant la traduction à partir de certaines langues, ou de certaines catégories d’auteurs ou de textes ? Incluant la pratique traductologique dans les autres pays francophones (Belgique, Canada, Suisse), le colloque contribuera au projet d'une « Histoire des traductions en langue française ».

Annonce

Colloque international, Université François-Rabelais, Tours, 21-23 mars 2013 : L’année 1936, Traductions et retraductions vers le français

Présentation

À la suite du colloque d’octobre 2010 consacré à l’année 1886 – qui se proposait à la fois d’esquisser un panorama des œuvres traduites ou retraduites et de tenter de mesurer ce qui, au cours de cette année (et autour de cette année), avait facilité l’accès de lecteurs francophones à des ouvrages, littéraires ou non, traduits ou retraduits – le colloque « L’année 1936 » adoptera une perspective analogue. Cette année est restée dans les mémoires notamment en France par la victoire électorale du Front populaire, et dans le contexte international par la gravité et la violence des événements politiques (guerre civile en Espagne, guerre d’Éthiopie, Axe Berlin-Rome, remilitarisation de la Rhénanie, entre autres).

Dans la vie intellectuelle, quelles sont les incidences du politique sur l’activité et les stratégies, individuelles autant que collectives, en matière de traduction ? Existe-t-il, autour de cette année, des médiations spécifiques entre les champs politique et intellectuel favorisant la traduction à partir de certaines langues, ou de certaines catégories d’auteurs ou de textes ? Comment s’articule enfin le lien entre conjonctures intellectuelles et pratiques éditoriales dans une situation marquée en France comme dans d’autres pays francophones par des tensions économiques et la concentration du marché littéraire, accélérée par des phénomènes comme la publication en format de poche, pratique récente importée du monde anglo-saxon ? À titre d’exemple, la publication d’ouvrages marquants tels que le Retour de l’URSS de Gide a-t-elle impulsé des traductions du russe, et par quels circuits éditoriaux ? L’assassinat de Garcίa Lorca et la mort d’auteurs tels que Kipling et Gorki (et, en fin d’année, de Pirandello et Unamuno) ont-ils eu un impact sur la traduction de leurs œuvres ? 

Sans exclure des études ponctuelles de type monographique (« l’œuvre X de l’écrivain Y traduite par Z »), les organisateurs souhaitent privilégier des communications proposant des vues synthétiques, par exemple (toujours à propos de l’année 1936) :

  • Étude statistique sur la publication de traductions en 1936 et immédiatement en amont et en aval (nombre, langues représentées, genres littéraires, domaines) ; analyse d’instruments bibliographiques tels que l’Index translationum, créé en 1932 sous l’égide de la Société des Nations.
  • Émergence de nouvelles littératures-sources (on pourra prendre le cas d’une littérature peu connue).
  • Que connaît-on de telle littérature (ou de tel genre d’une littérature étrangère) ?
  • Publication de textes traduits dans une revue ou un corpus de revues et, dans le cas des revues, l’incidence des événements politiques sur les choix d’auteurs et de textes traduits.
  • Le rôle d’acteurs institutionnels (traducteurs ou critiques littéraires, par exemple).
  • Le rôle des exilés dans la production de traductions (Allemands, Espagnols).
  • Comment conçoit-on la traduction d’auteurs anciens (grecs, latins) ?
  • Quelles œuvres retraduit-on en français (pour la 1re fois) ?
  • Y a-t-il des traductions concurrentes ? des querelles entre traducteurs ? des débats dans la presse à propos de traductions ?
  • Existe-t-il des programmes (scolaires, universitaires) de littérature étrangère dans les pays francophones (France comprise, naturellement) ? lesquels ? avec quelles perspectives ?
  • Importance de la traduction dans différents domaines intellectuels ou scientifiques. Quel est son rôle pour la formation de certaines disciplines ?
  • La traduction dans les domaines francophones hors de France (Suisse, Belgique, Canada en particulier).
  • Publication de traductions hors de l’espace francophone (URSS, Grèce, par exemple).
  • Traduction et colonialisme.
  • Traduction et langues régionales.

Ce colloque s’inscrit dans le développement d’une entreprise plus vaste, celle d’une Histoire des traductions en langue française, dirigée par Jean-Yves Masson et Yves Chevrel, retenue et subventionnée par l’Agence nationale de la recherche dans un projet en cours. Il fait suite à un premier colloque, « Traduire en langue française en 1830 », organisé par Christine Lombez en novembre 2008 à l’université de Nantes (actes à paraître en 2010) et au colloque « L’Année 1886. Pourquoi et comment (re)traduire en français (Belgique, Canada, France, Suisse) ? » organisé sous la direction scientifique d’Yves Chevrel par Lucile Arnoux-Farnoux, Bernard Banoun et Sylvie Humbert-Mougin en octobre 2010 (actes à paraître) et vise, comme ces deux colloques, à s’interroger sur un moment particulier à l’aide d’une coupe transversale.

Le titre même du colloque indique le souhait des organisateurs de prendre en compte au moins quatre pays dans lesquels le français est langue officielle, et de confronter, si possible, leurs pratiques (leurs théories, leurs politiques, etc.) en matière de traduction et de retraduction.

Le colloque se tiendra à la Faculté des Lettres et Langues, 3, rue des Tanneurs, 37041 Tours Cedex 1. Langue de travail : français (de préférence), allemand, anglais ; autres éventuellement. Les actes seront publiés en français.

Modalités de participation

Les propositions de communication, sous forme d’un résumé d’environ 250 mots, sont à envoyer aux organisateurs

avant le 31 mai 2012.

Elles seront examinées par le comité scientifique avant le 1er juillet 2012 et la liste des propositions retenues arrêtée début juillet 2012.

Organisation :

  • Michaela Enderle-Ristori, EA 6297 ICD, université François-Rabelais, Tours. Contact : enderle-ristori@univ-tours.fr
  • Bernard Banoun, EA 3556 REIGENN, Paris-Sorbonne, membre associé d’ICD. Contact : Bernard.Banoun@hotmail.fr

Comité scientifique :

  • Yves Chevrel (université de Paris IV-Sorbonne)
  • Lieven d’Hulst  (université de Louvain)
  • Jean-Yves Masson (université de Paris IV-Sorbonne)
  • Gisèle Sapiro (CNRS)
  • Michaela Wolf (université de Graz)

Équipes EA 6297 ICD / ANR HTLF / EA 3556 REIGENN

Lieux

  • 3 rue des Tanneurs (Université François-Rabelais)
    Tours, France

Dates

  • jeudi 31 mai 2012

Fichiers attachés

Mots-clés

  • traduction, année 1936, langues, édition, littérature, politique, histoire culturelle

Contacts

  • Michaela Enderle-Ristori
    courriel : enderle-ristori [at] univ-tours [dot] fr
  • Bernard Banoun
    courriel : bernard [dot] banoun [at] paris-sorbonne [dot] fr

Source de l'information

  • Michaela Enderle-Ristori
    courriel : enderle-ristori [at] univ-tours [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L'année 1936. Traductions et retraductions vers le français », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 15 mai 2012, http://calenda.org/208577